La cour d’Oslo a décidé de prolonger la détention provisoire de Lucas Ayaba Cho jusqu’au 30 juin 2025, rejetant une nouvelle demande de libération sous caution. C’est la quatrième fois que cette prolongation est décidée depuis son arrestation en septembre 2024, confirmant ainsi la poursuite des procédures judiciaires engagées contre lui.
Lucas Ayaba Cho est une figure majeure du mouvement séparatiste ambazonien. Il dirige lesAmbazonia Defence Forces(ADF), la branche armée duGouvernement provisoire d’Ambazonie(Ambazonia Governing Council, ou AgovC), dont il est également à la tête. Il a été interpellé à Oslo le 24 septembre 2024. Les autorités norvégiennes l’accusent d’incitation à commettre des crimes contre l’humanité au Cameroun, dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, en proie à un conflit armé depuis plusieurs années.
Les raisons avancées par la cour
Pour justifier le maintien en détention, le tribunal du district d’Oslo a évoqué le risque de destruction de preuves et de fuite. D’après certaines informations, Ayaba Cho envisageait de quitter la Norvège pour s’installer en Angleterre avant son arrestation, ce qui a pesé dans la balance.
De leur côté, ses avocats rejettent toutes les accusations et dénoncent un dossier à caractère politique. Ils ont déjà déposé plusieurs recours pour contester la détention, sans succès jusqu’à présent. Les juges ont systématiquement rejeté leurs demandes.
Une affaire qui dépasse les frontières
L’arrestation et la détention prolongée de Lucas Ayaba Cho attirent l’attention de nombreuses organisations de défense des droits humains. Celles-ci appellent à un procès équitable et à une procédure transparente. L’affaire met également en lumière le rôle que certains membres influents de la diaspora peuvent jouer dans des conflits à l’étranger, notamment à travers des discours ou des actions susceptibles d’alimenter la violence.
Au 9 mai 2025, Lucas Ayaba Cho reste incarcéré en Norvège, en attente de la suite des procédures judiciaires. De nouvelles audiences sont prévues dans les mois à venir. L’issue de ce dossier pourrait avoir un impact important sur le droit international, notamment en ce qui concerne la responsabilité des leaders étrangers dans des conflits armés.














