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Le port de Douala et les chargeurs tchadiens formalisent leur collaboration

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Le port de Douala et les chargeurs tchadiens formalisent leur collaboration
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Les deux parties ont signé un protocole d’accord visant à faciliter le transit au Port de Douala des marchandises en provenance ou en direction du Tchad par des tarifs préférentiels et des conditions plus attractives.

Le Port Autonome de Douala (PAD) et le Conseil des Chargeurs Tchadiens (Coc-Tchad) renforcent leurs liens. Les responsables des deux entités ont procédé le 28 avril dernier à Douala, à la signature d’un protocole d’accord pour la facilitation du transit des marchandises à destination ou en provenance du Tchad. «Les échanges sont en cours depuis l’année dernière. Les relations entre les deux parties existaient déjà et le présent protocole vise à structurer notre cadre de coopération en droite ligne avec les orientations gouvernementales», a expliqué le Directeur Général du PAD, Cyrus Ngo’o.

Le protocole d’accord conclu pour une durée de quatre ans renouvelable porte de manière générale sur plusieurs axes. Concrètement, pour le PAD, il sera question de réduire les délais de transit via le port de Douala, de concourir à la simplification des procédures portuaires pour le transit des marchandises tchadiennes ; de mettre en œuvre des couloirs/guichets spécifiques dans les installations portuaires au traitement des marchandises tchadiennes en transit au Port de Douala. Le Port de Douala s’engage aussi à appliquer une tarification préférentielle pour les marchandises tchadiennes en transit via le Port de Douala, de poursuivre la mise à disposition des ristournes aux chargeurs tchadiens et de sensibilisation des chargeurs, CAD et transporteurs tchadiens d’organiser de manière régulière à la représentation du PAD à N’Djamena des sessions de formation et de sensibilisation des chargeurs tchadiens sur les procédures de transit en vigueur au Port de Douala.

De son côté, le conseil des chargeurs tchadiens, s’engage à transmettre au PAD de manière régulière toute statistique sur le commerce extérieur tchadien ; relayer en permanence auprès des chargeurs tchadiens les stocks des marchandises en attente au Port de Douala ; encourager les chargeurs tchadiens à fréquenter la représentation du PAD à N’Djamena pour les solutions à leurs préoccupations de transit via le Port de Douala. Le Coc Tchad devra organiser des sensibilisations des chargeurs et autres intervenants tchadiens afin de les familiariser aux procédures et avantages du transit via le Port de Douala. Il doit aussi Œuvrer auprès de l’État tchadien à la mise en exploitation rapide de la zone logistique attribuée au Tchad au Port de Douala etc.

Pour la mise en œuvre et le suivi-évaluation de ce protocole d’accord, les parties vont mettre en place un comité paritaire placé sous la co-présidence du Directeur Général du Port Autonome de Douala et du Directeur Général du Conseil des Chargeurs du Tchad. Ce Comité sera composé de huit membres pour chacune des parties. Par cet accord, les chargeurs tchadiens vont également intégrer le conseil d’administration du PAD.

Réactions

Joseph Nguene Nteppe, Chef de division de la coopération PAD

« Les délais de passage ne doivent pas dépasser 7 jours »

« Les engagements vont dans le sens des intérêts de nos opérateurs économiques et de nos deux Etats. Il était temps de formaliser un certain nombre de facilités qui existaient déjà parce qu’il vaut toujours mieux consolider les acquis en les consignant sur le papier parce que les paroles s’envolent, mais les écrits restent. Les délais de passage portuaire au port de Douala se sont beaucoup améliorés depuis quelques années à travers d’importants investissements qui ont été fait sur le plan logistique. Aujourd’hui, il est question de veiller à ce que les marchandises ne durent pas plus de 7 jours pour les opérateurs qui veulent aller le plus vite possible. Je voudrais vous rassurer que pour des opérateurs diligents, ils peuvent enlever leurs marchandises au port de Douala, 3 à 4 jours après l’arrivée du navire. Il est question de veiller à ce que les marchandises en transit qui souffrent du passage sur les corridors, qui représentent un autre segment supplémentaire, puissent bénéficier de cette célérité, de cette fluidité dans le passage portuaire. »

HAMID DJOUMINO, Directeur Coc Tchad

« Nous cherchons des facilités pour les opérateurs économiques tchadiens »

« Il faut savoir que les relations entre le Tchad et le Cameroun sont des relations de sang. Le Port autonome de Douala est notre port naturel et est très stratégique pour nous. Nous avons signé un accord avec la Guinée équatoriale, la Libye, le Nigeria et d’autres pays frontaliers. Partout, on cherche des facilités pour les opérateurs économiques tchadiens. Aujourd’hui on a signé un protocole d’accord avec le port de Douala pour des facilités. Les chargeurs tchadiens vont ainsi bénéficier de cette convention. Donc nous sommes dans une synergie pour trouver des facilités pour les chargeurs tchadiens. »

Auguste Mbappe Penda, Directeur conseil national des chargeurs

« Près de 80% des marchandises du Tchad passent par le port de Douala »

« Il faut déjà relever que les conventions internationales obligent nous, les pays qui avons le littoral de donner accès aux pays qui n’ont pas de littoral. Environ 80% des marchandises du Tchad passent par le port autonome de Douala. Donc il était très important de formaliser les rapports d’échange que le conseil des chargeurs du Tchad entretient aussi bien avec le port autonome de Douala qu’avec le conseil des chargeurs du Cameroun, et toutes les entreprises de la place portuaire. Nous sommes des pays frères. Nous avons des relations de bon voisinage qui ne pouvaient que se concrétiser par la signature de cette convention aujourd’hui. Ironie du sort, au moment où nous sommes en train de signer la convention entre le Pad et le Coc-Tchad, les deux premiers ministres de nos deux pays sont en train d’inaugurer le port de Bongor. Tout cela montre le dynamisme, la fraternité et la solidarité qu’il y a entre les deux pays et qui est entretenu au plus haut niveau des deux pays. »

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Sa femme devient sa patronne au travail :il veut divorcer et créer une surprise

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Sa femme devient sa patronne au travail :il veut divorcer et créer une surprise
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Que se passe-t-il lorsqu’un couple doit désormais gérer une relation professionnelle en plus de la vie conjugale ? Une histoire inhabituelle fait beaucoup parler sur les réseaux sociaux après qu’un homme aurait décidé de mettre fin à son mariage lorsque son épouse est devenue sa supérieure hiérarchique.

Quand la vie de couple rencontre les rapports professionnels

Le mariage et le travail ne font pas toujours bon ménage. Une situation particulière rapportée sur internet raconte l’histoire d’un homme qui aurait mal vécu le changement de statut de son épouse dans son environnement professionnel.

Selon les informations relayées, la femme aurait obtenu une promotion qui l’a placée au-dessus de son mari dans l’entreprise. Un changement qui, au lieu de renforcer leur complicité, aurait créé des tensions dans leur relation.

Au départ, cette évolution professionnelle pouvait pourtant apparaître comme une bonne nouvelle pour le couple. Une réussite personnelle, une reconnaissance des efforts accomplis… Mais dans certains foyers, les équilibres peuvent rapidement changer lorsque les rôles habituels sont bouleversés.

Car derrière un simple changement de poste se cachent parfois des questions plus profondes : le regard de l’autre, l’orgueil, la confiance ou encore la manière dont chacun accepte la réussite de son partenaire.

Une promotion qui aurait bouleversé leur équilibre

Dans beaucoup de couples, voir son conjoint réussir est une source de fierté. Pourtant, certaines situations deviennent plus compliquées lorsque cette réussite modifie la dynamique quotidienne.

Dans cette affaire, l’homme aurait estimé difficile d’accepter que son épouse devienne sa responsable directe au travail. Une situation qui aurait progressivement installé un malaise dans leur relation.

Le problème ne serait donc pas uniquement lié au poste occupé par la femme, mais plutôt à la nouvelle organisation entre les deux partenaires. Comment rester simplement un couple une fois arrivé au bureau ? Comment séparer les décisions professionnelles des émotions personnelles ?

Ce sont des questions auxquelles de nombreux couples confrontés à une situation similaire doivent répondre.

Les réactions des internautes divisées

L’histoire a rapidement suscité de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux. Certains internautes comprennent difficilement la décision de l’homme et estiment qu’une évolution professionnelle ne devrait pas remettre en cause un mariage.

D’autres, en revanche, reconnaissent que travailler sous les ordres de son conjoint peut parfois créer une pression supplémentaire. Les critiques, les décisions ou les désaccords professionnels peuvent être plus difficiles à gérer lorsqu’ils continuent à la maison.

« Le respect doit exister dans les deux sens », avancent certains internautes dans les discussions. Pour eux, la réussite de l’un des partenaires ne devrait pas être perçue comme une menace par l’autre.

La réussite professionnelle des femmes change les habitudes dans les couples

Cette histoire remet aussi sur la table un sujet plus large : l’évolution des relations dans les couples modernes.

Pendant longtemps, dans certaines sociétés, l’homme était souvent considéré comme celui qui devait avoir la position dominante financièrement ou professionnellement. Mais les réalités changent. De plus en plus de femmes occupent aujourd’hui des postes à responsabilité et deviennent parfois les principales sources de revenus du foyer.

Ce changement peut demander une adaptation pour certains couples. La difficulté n’est pas forcément la réussite de l’un ou de l’autre, mais la capacité à construire une relation basée sur le respect et le soutien mutuel.

À y regarder de plus près, beaucoup de conflits ne naissent pas d’un changement extérieur, mais de la manière dont les personnes choisissent de l’interpréter.

Quand l’ego s’invite dans la vie professionnelle

Dans une entreprise, la hiérarchie repose normalement sur les compétences et les responsabilités. Mais lorsque le supérieur est aussi le partenaire de vie, les émotions peuvent facilement entrer en jeu.

Une remarque professionnelle peut être prise comme une critique personnelle. Une décision de travail peut être mal comprise. Et petit à petit, la frontière entre bureau et maison devient plus difficile à maintenir.

C’est justement là que certaines relations rencontrent des difficultés. Non pas parce que l’un réussit plus que l’autre, mais parce que le couple n’arrive plus à trouver un nouvel équilibre.

Des histoires similaires ont déjà alimenté les débats, notamment autour des couples confrontés aux changements de carrière, aux différences de revenus ou aux nouvelles responsabilités de l’un des partenaires.

Un débat qui dépasse cette histoire particulière

Au-delà du cas de cet homme et de son épouse, cette situation pose une question qui concerne de nombreux couples : peut-on accepter pleinement la réussite de son partenaire lorsque celle-ci change les rapports établis ?

Dans un monde professionnel où les carrières évoluent rapidement, les couples sont parfois obligés de réinventer leur fonctionnement. Certains y voient une opportunité de grandir ensemble, d’autres vivent ces changements comme une source de tensions difficiles à surmonter.

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Elle avale le caca en pleine vidéo intime avec son partenaire

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Une vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux suscite de nombreuses réactions depuis sa diffusion. Entre surprise, critiques et débats autour des limites du contenu publié en ligne, la séquence est devenue un véritable sujet de discussion sur la toile.

Une vidéo qui attire rapidement l’attention sur internet

Sur les réseaux sociaux, certains contenus peuvent prendre une ampleur inattendue en seulement quelques heures. C’est le cas d’une vidéo devenue virale ces derniers jours et qui provoque de nombreux commentaires parmi les internautes.

Partagée sur plusieurs plateformes, la séquence a rapidement attiré l’attention en raison de son caractère jugé choquant par une partie du public. Beaucoup d’utilisateurs ont exprimé leur étonnement face aux images diffusées, tandis que d’autres se questionnent sur les raisons qui poussent certaines personnes à publier ce type de contenu.

Avec la vitesse de circulation des informations aujourd’hui, une vidéo peut passer d’un simple partage à un phénomène très commenté en un temps record. Une réalité qui montre encore une fois le pouvoir des réseaux sociaux.

Les réactions se multiplient sur les plateformes numériques

Depuis la diffusion de la vidéo, les réactions ne cessent d’apparaître dans les commentaires. Certains internautes dénoncent un contenu qu’ils considèrent comme déplacé, alors que d’autres s’interrogent davantage sur la volonté de faire le buzz.

Sur Facebook, TikTok ou encore X, les débats se sont rapidement installés. Plusieurs utilisateurs estiment que la recherche de visibilité pousse parfois certaines personnes à aller toujours plus loin pour obtenir des vues et des réactions.

Ce genre de polémique n’est pas nouveau sur internet. Régulièrement, des contenus inattendus ou controversés deviennent viraux, provoquant des discussions parfois très animées sur les comportements adoptés en ligne.

La course au buzz au cœur des discussions

Derrière cette nouvelle polémique, une question revient souvent : jusqu’où certaines personnes sont-elles prêtes à aller pour attirer l’attention ?

Les réseaux sociaux ont changé les habitudes. Aujourd’hui, une publication peut toucher des milliers de personnes en quelques minutes. Cette rapidité offre de nouvelles opportunités, mais elle peut aussi entraîner des dérives.

Pour certains observateurs, la recherche permanente de vues et d’abonnés encourage une forme de surenchère. Chaque contenu doit être plus surprenant que le précédent pour réussir à capter l’attention du public.

Pourtant, cette stratégie peut avoir des conséquences importantes. Une fois qu’une vidéo devient virale, il devient très difficile de contrôler sa diffusion ou d’effacer complètement les traces laissées sur internet.

Les internautes s’interrogent sur les limites des contenus en ligne

Cette affaire relance également le débat sur la responsabilité des utilisateurs des réseaux sociaux. Faut-il tout publier au nom de la liberté d’expression ? Où placer la limite entre divertissement, provocation et respect des personnes ?

Ces questions reviennent régulièrement avec la multiplication des vidéos virales. Beaucoup d’internautes partagent parfois des contenus sans réfléchir à leur origine ou aux conséquences possibles.

La viralité fonctionne souvent de manière imprévisible. Une vidéo publiée dans un objectif précis peut rapidement dépasser son auteur et toucher un public beaucoup plus large que prévu.

Une polémique qui illustre les nouveaux défis du numérique

Au-delà de cette séquence particulière, cette histoire met en lumière un phénomène bien connu : sur internet, l’extraordinaire attire immédiatement l’attention.

Les contenus qui provoquent une émotion forte — surprise, colère ou incompréhension — ont souvent plus de chances d’être partagés massivement. C’est ce mécanisme qui explique pourquoi certaines vidéos deviennent rapidement incontournables sur les réseaux.

Dans cet environnement où tout peut devenir viral en quelques clics, la question de la responsabilité numérique reste plus que jamais au centre des discussions. Les réactions provoquées par cette vidéo montrent une nouvelle fois à quel point les réseaux sociaux peuvent transformer un simple contenu en véritable phénomène médiatique.

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Nice : une femme meurt après une injection de botox clandestine

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Nice : une femme meurt après une injection de botox clandestine
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Un rendez-vous esthétique qui vire au drame. À Nice, une jeune femme de 25 ans est décédée lundi après une injection pratiquée sans la moindre formation médicale. Trois personnes sont aujourd’hui dans le viseur de la justice.

Le déroulé du drame, minute par minute

Ce lundi 27 juillet, aux alentours de 15 heures, la jeune femme se rend dans un salon d’esthétique niçois pour des injections de botox au niveau des fessiers. Ce qui devait être une prestation de routine tourne rapidement au cauchemar. Les secours sont appelés en urgence après un malaise brutal de la victime. À leur arrivée, les policiers constatent qu’elle est en arrêt cardiorespiratoire.

Le parquet de Nice a détaillé la chronologie exacte des faits dans un communiqué : « Après avoir subi une injection de lidocaïne, produit anesthésiant, avant l’injection du botox, elle faisait immédiatement un malaise. Malgré une tentative de réanimation pratiquée par la personne ayant procédé à l’injection puis une intervention rapide des secours, la jeune femme décédait sur place. »

Trois personnes interpellées, deux placées en détention

Trois jours après ce décès, coup de théâtre judiciaire : deux femmes ont été placées en détention provisoire ce jeudi, a annoncé le procureur de la République. Le parquet précise leur profil respectif : « une née en 1990 ayant pratiqué l’injection et une née en 1998 apparaissant comme la gérante du salon où l’acte avait été pratiqué ».

Un troisième protagoniste, un homme né en 1992, a lui été placé sous contrôle judiciaire. Le parquet le décrit comme « présent au moment des faits et mari de la femme ayant réalisé l’injection ». Il avait été interpellé dans un second temps, après avoir emporté, à la demande de sa compagne, des produits présents sur les lieux.

Une pratique clandestine depuis plusieurs années

L’enquête révèle un système bien plus large qu’un simple accident isolé. La femme ayant pratiqué l’injection ne disposait d’aucune formation ni d’aucune autorisation pour ce type d’acte. Domiciliée en région parisienne, elle intervenait pourtant depuis 2022 via « le bouche-à-oreille », selon les précisions du parquet de Nice. En vacances dans le Var au moment des faits, elle a été sollicitée par la gérante du salon pour réaliser cette intervention.

Son mari, présenté au commissariat le mardi suivant, a affirmé « ne pas savoir que l’activité de sa femme était illégale », tout en restituant spontanément les produits qu’il avait emportés. La gérante du salon, elle, a livré une version différente de son propre rôle : elle affirme avoir ouvert son établissement en juillet 2024 pour y proposer des soins du visage et du blanchiment dentaire, louant ensuite ses locaux à des « intervenants extérieurs sans savoir, selon ses dires, ce qui y était pratiqué ». Elle a toutefois fini par reconnaître avoir elle-même réalisé des injections, avant d’arrêter cette activité.

Un salon sans existence légale, des produits venus d’Asie

Sur son site internet, l’établissement se présentait pourtant comme un simple « cabinet d’esthétique », proposant soins des ongles, lissages, extensions de cheveux ou de cils — rien qui laisse deviner la réalité des pratiques qui s’y déroulaient. Le parquet est catégorique sur ce point : l’enseigne apparaissait « sans existence administrative et fiscale, la gérante étant par ailleurs connue pour des manquements dans le cadre de procédures de contrôle ».

La perquisition menée dans les locaux n’a fait que confirmer les soupçons des enquêteurs. Outre 1 500 euros en liquide, ils ont saisi « de nombreux produits neufs et usagés, notamment des médicaments, des seringues et des produits injectables manifestement en provenance d’Asie ».

Une urgence de santé publique, selon les professionnels du secteur

Pour le parquet de Nice, ce drame ne constitue pas un cas isolé mais s’inscrit bien dans une tendance de fond : les investigations en cours « s’inscrivent dans un contexte de développement de ces activités illicites et dangereuses ». Un constat partagé, et alarmant, du côté des professionnels de santé eux-mêmes.

Dans un communiqué, le Dr Éric Essayagh, médecin esthétique à Nice et coprésident du Cercle des bonnes pratiques en médecine esthétique, n’a pas mâché ses mots : « Aujourd’hui, nous estimons que plus de 40 % des injections esthétiques sont réalisées en dehors du cadre médical, dans des appartements, des instituts ou des lieux qui échappent à tout contrôle. » Un chiffre qui donne la mesure d’un phénomène déjà identifié depuis plusieurs années par les autorités sanitaires, confrontées à la multiplication des cas graves liés à des injections pratiquées par des personnes sans qualification médicale reconnue.

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