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Paul Biya relance sa présence en ligne, soupçons d’IA et campagne déguisée ?

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Paul Biya relance sa présence en ligne, soupçons d’IA et campagne déguisée ?
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Le président camerounais « absent », Paul Biya, a récemment lancé une campagne sur les réseaux sociaux pour renouer avec la population en abordant régulièrement les problèmes du pays. Cependant, certains Camerounais pensent que ces publications sont générées par l’IA.

Depuis un mois, l’homme de 92 ans publie quotidiennement sur les plateformes sociales – Facebook et X.

La plupart de ses messages portent sur des questions cruciales qui touchent les Camerounais : discours de haine, tribalisme, régionalisme, mauvaise gouvernance, entre autres.

Dans certains de ses messages, il salue les contributions de la société civile à un Cameroun meilleur.

Cependant, des problèmes comme le tribalisme, le régionalisme, le chômage et les discours de haine, qu’il dénonce sans relâche, sont les mêmes que ceux que son régime, selon ses détracteurs, n’a pas su résoudre depuis 42 ans.

Généré par l’IA ?

Récemment, certains Camerounais, qui ont observé la structure de ses messages, pensent que le président utilise ChatGPT pour les générer.

Ceux qui partagent cet avis estiment que les sorties du président Biya ne reflètent pas la nature de ses discours traditionnels.

Un des récents messages publiés par Biya sur les réseaux sociaux indique : «Notre mission est d’assurer le bien-être global de chaque citoyen, où qu’il réside ou travaille, sans parti pris.»

Il a publié ce message il y a trois jours.

Dans les commentaires, les réactions sont tout autre.
«Président Paul Biya, ceci est totalement faux, Excellence. En réalité, ce message est généré par l’IA à des fins de contenu et de campagne, et vous ne pensez absolument rien de tout cela», déclare le Dr Success Nkongho.

Si certains ont décrit le président comme un « orateur motivateur » et d’autres comme « notre nouveau blogueur », d’autres, comme l’utilisateur Facebook Bal Bah, ont tout simplement considéré le message de Biya comme un « énorme mensonge ».

De nombreux Camerounais, principalement des jeunes, affirment ne pas être sensibles au flot de messages qu’il abreuve ses abonnés en ligne.

Selon Ngu Mallex, un utilisateur de Facebook, les Camerounais se réjouiraient si le président Biya annonçait sa démission.

« Ce que nous voulons maintenant, c’est du changement. Si vous aimez vraiment les Camerounais, reposez-vous et laissez-nous vivre l’expérience d’un autre dirigeant. Vous avez fait de votre mieux ; reposez-vous», a-t-il commenté.

D’autres souhaitent simplement un président comme Ibrahim Traoré du Burkina Faso.

L’homme de 35 ans a gagné l’admiration de nombreux Africains, y compris des Camerounais, depuis son accession au pouvoir par un coup d’État en 2022.

«Notre seule mission maintenant, c’est la mission Burkina Faso. Pas de temps pour le Cameroun. Une fois que nous aurons terminé là-bas, nous examinerons votre mission, Monsieur», a commenté Nta Tambe sur une publication Facebook du président Paul Biya.

Messages de campagne ?

La manière dont Paul Biya fait campagne auprès des Camerounais est restée la même depuis son accession à la présidence en 1982.

Lors de l’élection présidentielle de 2018, le président Paul Biya, avant les élections, a commencé à publier des messages sur tous les sujets, sous forme de réflexions.

Mais après sa victoire, il a cessé de publier ces réflexions et s’est contenté de partager des décrets et des audiences avec des personnalités importantes sur ses réseaux sociaux.

À six mois à peine de l’élection présidentielle, Paul Biya a adopté une nouvelle forme de constance sur les réseaux sociaux, publiant parfois des sujets sur lesquels son administration a été critiquée.

Pour certains observateurs, il s’agit d’une manière subtile de signaler sa présence et sa disponibilité pour un nouveau mandat, en octobre.

À 92 ans, Paul Biya est l’un des plus anciens dirigeants élus au monde et le deuxième président le plus ancien au pouvoir après le président de la Guinée équatoriale.

Le parti de Paul Biya, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), l’exhorte à se présenter aux prochaines élections.

Pourtant, il est indécis. S’il se présente aux élections d’octobre et remporte la victoire, il aura 99 ans à l’expiration de son mandat en 2032.

Paul Biya relance sa présence en ligne, soupçons d’IA et campagne déguisée ?
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Pipeline Tchad-Cameroun : le droit de transit rapporte 222,2 milliards de FCFA en six ans

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Pipeline Tchad-Cameroun : le droit de transit rapporte 222,2 milliards de FCFA en six ans
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(Investir au Cameroun) – Entre 2020 et 2025, le Trésor public camerounais a encaissé 222,2 milliards de FCFA au titre du droit de transit du pétrole tchadien, selon les données compilées par le ministère des Finances dans le Document de programmation économique et budgétaire à moyen terme 2027-2029. Rapporté aux six exercices concernés, ce montant représente une moyenne annuelle de 37 milliards de FCFA.

Dépourvu de façade maritime, le Tchad utilise l’oléoduc Tchad-Cameroun pour acheminer son pétrole brut jusqu’au terminal maritime situé au large de Kribi, dans la région du Sud. En contrepartie du passage du brut sur son territoire, le Cameroun perçoit une redevance calculée sur chaque baril transporté.

Une moyenne annuelle multipliée par près de 3,5

Les recettes enregistrées entre 2020 et 2025 traduisent un changement d’échelle par rapport aux premières années d’exploitation de l’oléoduc. Selon le Comité de pilotage et de suivi des pipelines (CPSP), le Cameroun avait encaissé 85,5 milliards de FCFA de droits de transit au cours des huit années ayant suivi la mise en service de l’infrastructure, le 3 octobre 2003.

La moyenne annuelle ressortait alors à environ 10,7 milliards de FCFA, contre 37 milliards sur la période 2020-2025. Elle a donc été multipliée par près de 3,5. Sur une période pourtant plus courte de deux ans, les recettes récentes dépassent de 136,7 milliards de FCFA celles des huit premières années.

Cette comparaison ne suffit cependant pas à décrire une progression exponentielle. Le rendement du pipeline dépend à la fois du tarif appliqué à chaque baril, des volumes effectivement transportés et du taux de change entre le dollar et le FCFA. En l’absence d’une ventilation annuelle détaillée des 222,2 milliards de FCFA, la contribution respective de ces différents facteurs ne peut pas être isolée.

Les 200 milliards de 2004-2013 couvrent une assiette plus large

COTCO, l’entreprise chargée de l’exploitation de la portion camerounaise de l’oléoduc, avait indiqué qu’environ 200 milliards de FCFA avaient été reversés au Trésor public entre 2004 et 2013.

Ce montant ne correspondait toutefois pas au seul droit de transit. Il intégrait également l’impôt sur les revenus ainsi que différents droits et taxes acquittés par l’entreprise. Il ne peut donc pas être directement comparé aux 222,2 milliards de FCFA enregistrés entre 2020 et 2025, qui se rapportent exclusivement à la redevance de transit.

La part exacte du droit de transit dans les 200 milliards de FCFA annoncés par COTCO n’avait pas été précisée. La comparaison la plus homogène reste ainsi celle établie avec les 85,5 milliards encaissés pendant les huit premières années d’exploitation.

Une nouvelle revalorisation attendue depuis octobre 2023

La progression des recettes a notamment été soutenue par la revalorisation du tarif de transit. Initialement fixé à 0,41 dollar par baril lors de la mise en service de l’oléoduc, celui-ci a été relevé en 2013, puis en 2018, pour atteindre 1,321 dollar par baril.

Selon le mécanisme convenu entre les parties, une nouvelle révision devait intervenir à compter du 1er octobre 2023. Aucune nouvelle valeur n’a cependant été rendue publique à ce jour.

Le pipeline continue, en attendant, d’alimenter les recettes publiques. À fin mai 2026, le Cameroun avait déjà encaissé 15,1 milliards de FCFA de droits de transit, selon le CPSP. Ce résultat ne permet pas encore de préjuger du montant qui sera enregistré sur l’ensemble de l’exercice, mais confirme le poids de cette infrastructure dans les revenus tirés par le Cameroun du transit du brut tchadien.

BRM

Lire aussi:

15-06-2026 – Pipeline Tchad-Cameroun : plus de 15 milliards de FCFA de droits de transit encaissés par le Cameroun à fin mai 2026

25-06-2026 – COTCO : l’ancien ministre tchadien Mahamat Assouyouti prend la présidence du conseil d’administration

20-01-2014 – Le pipeline Tchad-Cameroun a généré 200 milliards de FCfa au Trésor public camerounais en 10 ans

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