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Le ministre René Sadi défend la liberté de la presse malgré les critiques

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Le ministre René Sadi défend la liberté de la presse malgré les critiques
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Le gouvernement camerounais a déclaré que la liberté de la presse était une réalité dans le pays et que les journalistes exerçaient en toute liberté et sécurité.

Cette déclaration a été faite par le ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi, le 3 mai, alors que les journalistes du monde entier commémoraient la Journée mondiale de la liberté de la presse.

«Le Cameroun est aujourd’hui un État de droit et une démocratie où les journalistes exercent leur profession en toute liberté et sécurité», a déclaré le ministre.

«Contrairement à certaines allégations exprimées ici et là, non seulement le Cameroun est un modèle de richesse et de diversité médiatique en Afrique, mais de plus, les journalistes ne sont soumis à aucune persécution et aucun d’entre eux n’est privé de liberté en raison de l’exercice de leur profession.»

Déclaration du ministre incohérente avec la réalité

Malgré les déclarations du ministre, le Comité pour la protection des journalistes a classé le Cameroun au deuxième rang des pays où les journalistes sont emprisonnés en Afrique, après l’Érythrée.

Au moins cinq journalistes sont actuellement derrière les barreaux au Cameroun. Ce pays d’Afrique centrale est réputé pour ses peines plus lourdes.

Les détentions fréquentes de journalistes sont dues à des infractions liées à leur profession.

Kingsley Njoka, Mancho Bibixy, Ahmadou Vamoulke, Thomas Awah et Tsi Conrad ne sont que quelques-uns des noms emprisonnés.

Par ailleurs, certains ont tout simplement été tués. Samuel Wazizi, Martinez Zogo, Bibi Ngota et Jean Ola Bebe font partie des malheureux qui ne pourront plus jamais exercer le journalisme. Ils sont morts et n’ont pas encore obtenu justice.

La justification de la liberté de la presse au Cameroun par le ministre, selon les observateurs, est discutable. Le ministre René Emmanuel Sadi a reconnu et regretté « la persistance, voire la résurgence, d’un certain nombre de dysfonctionnements et d’abus » à l’encontre des journalistes au Cameroun.

Il a également regretté la montée des discours de haine, des fausses informations et de la violence dans les médias. « Ces manquements, que nous avons constamment dénoncés, portent clairement atteinte aux droits humains, ainsi qu’à l’image de notre société, véhiculée par les médias auprès du grand public, tant au niveau national qu’international », a-t-il déclaré.

« Les réseaux sociaux constituent également le canal privilégié par lequel ces dérives sont délibérément amplifiées par des acteurs de tous bords, souvent mus par le désir de faire sensation et de proférer délibérément des contre-vérités aussi évidentes que choquantes. »

Le ministre a réitéré l’affirmation du gouvernement camerounais selon laquelle la pluralité des médias dans le pays illustre la liberté de la presse. Il a indiqué qu’actuellement, le Cameroun compte 700 publications enregistrées, 200 stations de radio, 100 chaînes de télévision et plus de 200 câblo-opérateurs.

Cela justifie, selon lui, la liberté de la presse. « Toutes ces entreprises exercent leurs activités en toute liberté, sans autres restrictions que celles qui leur sont objectivement imposées par le règlement intérieur de leur profession et le respect des lois et règlements de la République », a-t-il déclaré.

« Cette évolution remarquable est la conséquence directe de la mise en place d’un cadre juridique et institutionnel propice à la liberté d’entreprendre et à la liberté de publication dans le domaine de la presse au Cameroun, autant d’acquis majeurs que nous devons à la volonté du Président de la République, Paul Biya. »

Appel à l’autorégulation

Bien qu’il ait affirmé que les journalistes sont libres, il a affirmé qu’ils devraient s’autoréguler avant l’État.

« Le Gouvernement appelle une fois de plus, par ma voix, à la mise en place d’un système d’autorégulation professionnelle, qui permettra aux journalistes de s’organiser eux-mêmes afin d’assainir de l’intérieur les pratiques professionnelles propres à leur profession », a-t-il déclaré.

Selon le ministre, le gouvernement reste attentif aux conditions de vie et de travail des médias, qui souffrent, il faut le reconnaître, d’un manque de moyens de fonctionnement. »

Le ministre René Sadi défend la liberté de la presse malgré les critiques
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Pipeline Tchad-Cameroun : le droit de transit rapporte 222,2 milliards de FCFA en six ans

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Pipeline Tchad-Cameroun : le droit de transit rapporte 222,2 milliards de FCFA en six ans
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(Investir au Cameroun) – Entre 2020 et 2025, le Trésor public camerounais a encaissé 222,2 milliards de FCFA au titre du droit de transit du pétrole tchadien, selon les données compilées par le ministère des Finances dans le Document de programmation économique et budgétaire à moyen terme 2027-2029. Rapporté aux six exercices concernés, ce montant représente une moyenne annuelle de 37 milliards de FCFA.

Dépourvu de façade maritime, le Tchad utilise l’oléoduc Tchad-Cameroun pour acheminer son pétrole brut jusqu’au terminal maritime situé au large de Kribi, dans la région du Sud. En contrepartie du passage du brut sur son territoire, le Cameroun perçoit une redevance calculée sur chaque baril transporté.

Une moyenne annuelle multipliée par près de 3,5

Les recettes enregistrées entre 2020 et 2025 traduisent un changement d’échelle par rapport aux premières années d’exploitation de l’oléoduc. Selon le Comité de pilotage et de suivi des pipelines (CPSP), le Cameroun avait encaissé 85,5 milliards de FCFA de droits de transit au cours des huit années ayant suivi la mise en service de l’infrastructure, le 3 octobre 2003.

La moyenne annuelle ressortait alors à environ 10,7 milliards de FCFA, contre 37 milliards sur la période 2020-2025. Elle a donc été multipliée par près de 3,5. Sur une période pourtant plus courte de deux ans, les recettes récentes dépassent de 136,7 milliards de FCFA celles des huit premières années.

Cette comparaison ne suffit cependant pas à décrire une progression exponentielle. Le rendement du pipeline dépend à la fois du tarif appliqué à chaque baril, des volumes effectivement transportés et du taux de change entre le dollar et le FCFA. En l’absence d’une ventilation annuelle détaillée des 222,2 milliards de FCFA, la contribution respective de ces différents facteurs ne peut pas être isolée.

Les 200 milliards de 2004-2013 couvrent une assiette plus large

COTCO, l’entreprise chargée de l’exploitation de la portion camerounaise de l’oléoduc, avait indiqué qu’environ 200 milliards de FCFA avaient été reversés au Trésor public entre 2004 et 2013.

Ce montant ne correspondait toutefois pas au seul droit de transit. Il intégrait également l’impôt sur les revenus ainsi que différents droits et taxes acquittés par l’entreprise. Il ne peut donc pas être directement comparé aux 222,2 milliards de FCFA enregistrés entre 2020 et 2025, qui se rapportent exclusivement à la redevance de transit.

La part exacte du droit de transit dans les 200 milliards de FCFA annoncés par COTCO n’avait pas été précisée. La comparaison la plus homogène reste ainsi celle établie avec les 85,5 milliards encaissés pendant les huit premières années d’exploitation.

Une nouvelle revalorisation attendue depuis octobre 2023

La progression des recettes a notamment été soutenue par la revalorisation du tarif de transit. Initialement fixé à 0,41 dollar par baril lors de la mise en service de l’oléoduc, celui-ci a été relevé en 2013, puis en 2018, pour atteindre 1,321 dollar par baril.

Selon le mécanisme convenu entre les parties, une nouvelle révision devait intervenir à compter du 1er octobre 2023. Aucune nouvelle valeur n’a cependant été rendue publique à ce jour.

Le pipeline continue, en attendant, d’alimenter les recettes publiques. À fin mai 2026, le Cameroun avait déjà encaissé 15,1 milliards de FCFA de droits de transit, selon le CPSP. Ce résultat ne permet pas encore de préjuger du montant qui sera enregistré sur l’ensemble de l’exercice, mais confirme le poids de cette infrastructure dans les revenus tirés par le Cameroun du transit du brut tchadien.

BRM

Lire aussi:

15-06-2026 – Pipeline Tchad-Cameroun : plus de 15 milliards de FCFA de droits de transit encaissés par le Cameroun à fin mai 2026

25-06-2026 – COTCO : l’ancien ministre tchadien Mahamat Assouyouti prend la présidence du conseil d’administration

20-01-2014 – Le pipeline Tchad-Cameroun a généré 200 milliards de FCfa au Trésor public camerounais en 10 ans

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