Les évêques camerounais viennent de lancer un message fort à l’issue de leur 50e réunion annuelle à Yaoundé. Durant cette session clôturée ce samedi 3 mai 2025, ils ont insisté sur un point : la prière comme arme pour des élections apaisées. Un appel qui résonne alors que le pays se prépare pour la présidentielle d’octobre et les régionales.
C’est à Mvolyé, quartier abritant le siège de l’Église catholique locale, que les évêques ont bouclé une semaine de débats. Dans leur communiqué final, ils reviennent sur leur lettre pastorale dédiée aux élections. Leur recommandation phare ?« Persévérer dans la prière pour que ces scrutins soient porteurs de paix et de grâce pour le Cameroun ». Un message répété avec ferveur, surtout dans un contexte où les tensions politiques peuvent monter rapidement.
Mgr Andrew Nkea, archevêque de Bamenda et tête de l’assemblée épiscopale, enfonce le clou :« Chaque citoyen doit accomplir son devoir civique ». Pas question de rester spectateur, donc. Les évêques rappellent que voter dans le calme et la réflexion est aussi une forme de responsabilité collective.
Pourquoi cet accent sur la spiritualité ? Les religieux savent que les élections présidentielles, surtout en Afrique, peuvent diviser. En invitant les fidèles à prier, ils cherchent à ancrer ces moments-clés dans un esprit de dialogue et de sérénité. Une manière de rappeler que la foi et l’action citoyenne ne sont pas incompatibles.














