Une tentative d’enlèvement de nouveau-né à l’hôpital de district de Nkwen, survenue le 28 avril 2025, continue de faire parler d’elle. L’affaire a choqué l’opinion publique et soulevé de nombreuses questions sur les motivations de l’auteur des faits.
Depuis cet incident, les autorités sanitaires ont décidé de réagir rapidement pour renforcer la sécurité dans les établissements de santé et rassurer les familles.
Une visite d’urgence pour évaluer la situation
Le lendemain, mardi 29 avril, le Délégué régional de la santé publique du Nord-Ouest,Dr Ambe Lionel, s’est rendu sur place en compagnie du médecin-chef de district. Objectif : comprendre ce qu’il s’est passé, évaluer les failles dans le système et rassurer la population.
Comment les faits se sont déroulés
D’après des témoins présents sur place, les faits ont eu lieu dans la matinée du 28 avril. Une jeune femme, habillée en personnel médical avec blouse et masque, est entrée dans la maternité privée de l’hôpital en se faisant passer pour une soignante venue faire un contrôle de routine. Elle a ainsi réussi à convaincre une mère de lui remettre son bébé.
Mais son plan a échoué grâce à la vigilance d’un agent de sécurité posté à la sortie. Comme elle ne respectait pas les procédures prévues pour la sortie d’un nouveau-né, le garde a immédiatement eu des soupçons. Elle a été stoppée avant d’avoir pu quitter les lieux, et la police a été prévenue dans la foulée.
La nouvelle de la tentative d’enlèvement s’est vite répandue, provoquant la colère de plusieurs habitants venus spontanément sur place. Certains étaient prêts à faire justice eux-mêmes, mais les forces de l’ordre présentes à proximité sont intervenues rapidement pour calmer la situation et ouvrir une enquête.
Sécurité à l’hôpital : des failles pointées du doigt
Lors de sa visite, le Dr Ambe a rencontré la direction de l’hôpital, dirigée par le Dr Ngum. Ensemble, ils ont passé en revue les dispositifs de sécurité en place. Si le système de vidéosurveillance a été salué pour sa couverture des zones sensibles, plusieurs problèmes ont été relevés :
Manque de contrôle d’accès aux services sensibles
Absence de badges d’identification pour le personnel
Aucune procédure de protection spécifique pour les nouveau-nés
Des réformes immédiates pour éviter que cela ne se reproduise
Face à ces constats, le Délégué a annoncé une série demesures urgentespour renforcer la sécurité :
Mise en place de badges obligatoires pour accéder aux zones sensibles
Enregistrement systématique des visiteurs à l’entrée
Port obligatoire de tenues identifiables et de badges de couleur selon le rôle du personnel
Limitation des stages aux candidats qualifiés et vérifiés
Système de bracelets d’identification assortis pour les mères et leurs bébés
Il a aussi proposé de mettre en place uneCharte du patient, pour informer les usagers de leurs droits et responsabilités au sein de l’hôpital.
Un agent de sécurité salué pour son sang-froid
Le Dr Ambe a personnellement félicité les équipes de l’hôpital, en particulier le vigile qui a su réagir à temps et empêcher le drame. Il a également rendu visite à la mère concernée, lui a exprimé son soutien et a demandé quetous les frais médicaux liés à l’incident soient pris en charge par l’hôpital.
Un message fort sur la sécurité dans les hôpitaux
Alors que l’enquête se poursuit, les autorités sanitaires régionales se veulent rassurantes. Le Dr Ambe a assuré quele gouvernement est pleinement engagé à améliorer la sécurité dans tous les établissements de santé, pour éviter qu’un tel événement ne se reproduise.














