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8 000 Camerounais menacés d’expulsion des États-Unis

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8 000 Camerounais menacés d’expulsion des États-Unis
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Dans environ deux mois, près de 8 000 Camerounais actuellement aux États-Unis bénéficiant du statut de protection temporaire (TPS) risquent d’être expulsés vers le Cameroun, à l’exception des personnes en instance d’asile ou des personnes ayant engagé des démarches pour finaliser leur mariage.

En avril, le gouvernement Trump a annoncé qu’il ne prolongerait pas le TPS pour les Camerounais au-delà du 4 juin, date fixée par l’administration Biden pour les prochaines prolongations du TPS.

La question du TPS est curieusement intéressante : les Camerounais ont obtenu le TPS grâce à l’administration Biden, mais ces mêmes Camerounais (ou du moins la plupart d’entre eux) ont fait volte-face et ont insulté le président Biden.

La plupart détestaient Biden, non pas parce qu’il leur avait fait du mal, mais simplement parce que Biden et son parti, le Parti démocrate, défendaient les droits des homosexuels, un tabou pour le Camerounais moyen.

Les Camerounais ont oublié que le parti de Biden est également le même parti qui défend les droits des immigrants, y compris ceux originaires du Cameroun. Ils ont préféré exprimer leur soutien à Donald Trump au seul motif que ce dernier se qualifie de « chrétien » et a juré de mettre fin à tout ce qui touche à l’homosexualité et à la communauté LGBTQ+.

Les Camerounais ont été davantage enthousiasmés par cette annonce, même si le mouvement LGBTQ+ n’entravait ni ne perturbait en rien leur vie.

Parallèlement, les Camerounais aux États-Unis ont choisi de ne pas lire les signes avant-coureurs lorsque Trump accusait les migrants haïtiens de manger des chats et des chiens – une accusation que son propre vice-président, J.D. Vance, a plus tard admise comme un mensonge inventé par lui-même.

Trump accusait également les immigrants d’avoir introduit la criminalité et la drogue aux États-Unis, et si nos compatriotes camerounais avaient été assez sages pour discerner le sous-texte du message, ils auraient compris qu’eux aussi n’étaient pas en sécurité.

Ils pensaient être exemptés. Que Trump ne ciblerait que les Haïtiens et les Mexicains. Ils avaient lourdement tort. Cela me rappelle la citation du théologien allemand Martin Niemöller :

D’abord, ils sont venus chercher les communistes (ou les Haïtiens dans ce cas)
Et je n’ai rien dit
Parce que je n’étais ni communiste ni Haïtien
Ensuite, ils sont venus chercher les socialistes
Et je n’ai rien dit
Parce que je n’étais pas socialiste
Ensuite, ils sont venus chercher les syndicalistes
Et je n’ai rien dit
Parce que je n’étais pas syndicaliste
Ensuite, ils sont venus chercher les Juifs
Et je n’ai rien dit
Parce que je n’étais pas Juif
Ensuite, ils sont venus me chercher
Et il n’y avait plus personne
Pour me défendre

Le président Biden a veillé à ce que les Camerounais bénéficient du TPS et d’un statut de travailleur pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs familles. Si Biden avait pu briguer un troisième mandat, il aurait prolongé encore davantage le TPS pour les Camerounais.

Pourtant, ces mêmes Camerounais qui ont bénéficié de la générosité de Biden n’ont pas tardé à chanter les louanges de Donald Trump, celui-là même qui leur annonce aujourd’hui catégoriquement qu’ils seront expulsés vers leur pays d’origine, le Cameroun.

C’est un bref rappel aux Camerounais : les États-Unis ne sont pas le Cameroun et nous devrons faire face à une société plus libérale une fois sortis du Cameroun. Les droits des homosexuels ne sont peut-être pas un problème pour nous au Cameroun, mais aux États-Unis, leur peuple a décidé qu’ils le sont.

Les droits des homosexuels et des immigrants sont largement soutenus par les démocrates américains. Les Camerounais sont majoritairement anti-avortement, mais parallèlement, le Parti républicain, qui défend des positions anti-avortement, défend également des positions anti-immigration.

Les Camerounais aux États-Unis devront donc choisir entre être anti-avortement et être quand même expulsés vers le Cameroun, ou défendre les droits des homosexuels et au moins conserver leur statut TPS. En réalité, un compromis est nécessaire.

Les Camerounais qui bénéficiaient du statut TPS sous Biden, ce même Biden que la plupart d’entre eux ont insulté, vont maintenant découvrir à leurs dépens qu’être homosexuel ou choisir d’avorter ne les regarde pas. Votre affaire est de vivre votre vie et de prêcher l’Évangile, et de laisser le reste à Dieu.

Dire à Trump combien vous l’aimez ne vous incitera pas à le traiter avec gentillesse. De nombreux Latinos lui ont également exprimé leur soutien et ont voté pour lui, mais il ne les a pas épargnés non plus. Il expulse de nombreux Latinos vers l’Amérique du Sud et l’Amérique centrale, ce qui constitue un signal d’alarme pour les Camerounais aux États-Unis.

Nous ne pouvons qu’espérer que le Congrès américain fera pression pour une sorte d’intervention qui empêchera nos frères camerounais aux États-Unis d’être expulsés vers le Cameroun, où la menace très réelle d’arrestation ou de meurtre pèsera sur certains d’entre eux s’ils retournent, en particulier dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

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BVMAC : la SFI envisage de couvrir jusqu’à 53 % de l’emprunt de 13 milliards d’Alios Finance Cameroun

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BVMAC : la SFI envisage de couvrir jusqu’à 53 % de l’emprunt de 13 milliards d’Alios Finance Cameroun
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(Investir au Cameroun) – La Société financière internationale (SFI) envisage de souscrire jusqu’à 12 millions de dollars, soit environ 6,9 milliards de FCFA, à l’emprunt obligataire de 13 milliards de FCFA lancé par Alios Finance Cameroun sur le marché financier de la Cemac. Si elle est approuvée, cette participation permettrait à l’établissement spécialisé dans le crédit-bail de sécuriser près de 53 % du montant recherché.

L’investissement reste toutefois soumis à l’approbation du conseil d’administration de la SFI, filiale du Groupe de la Banque mondiale chargée du financement du secteur privé. La tranche sur laquelle l’institution pourrait se positionner n’a pas non plus été précisée.

Ces informations figurent dans le document de l’opération présenté le 29 juillet 2026 à Douala aux investisseurs potentiels. Les souscriptions, ouvertes jusqu’au 7 août, portent sur 1,3 million d’obligations d’une valeur nominale de 10 000 FCFA chacune.

Seulement 6,1 milliards resteraient à placer

En cas de validation, la participation de la SFI réduirait à environ 6,1 milliards de FCFA le montant restant à placer auprès des autres investisseurs. Au-delà de son poids financier, l’arrivée de cette institution multilatérale pourrait jouer un rôle d’investisseur d’ancrage et renforcer l’attractivité de l’opération.

Cette éventuelle souscription ne constitue cependant ni une garantie de remboursement ni une couverture des risques supportés par les autres détenteurs d’obligations. Elle traduirait plutôt la volonté de la SFI de soutenir les financements en monnaie locale et le développement du marché régional des capitaux.

Selon Ange Claver Kouassi, responsable pays principal de la SFI pour le Cameroun et la République centrafricaine, le modèle d’Alios Finance constitue une solution alternative au crédit bancaire classique. Le crédit-bail permet notamment aux entreprises de financer des équipements productifs en adaptant les remboursements à leur cycle d’activité.

Dans un environnement où les PME éprouvent des difficultés à obtenir des financements de moyen et long termes, l’institution entend également contribuer à la mobilisation de ressources en FCFA au bénéfice du secteur privé.

Des coupons relevés par rapport à 2025

L’emprunt est structuré en deux tranches. La première, d’une maturité de trois ans, offre un coupon annuel brut de 6,60 %. La seconde, remboursable sur cinq ans, est rémunérée à 7,20 % brut par an.

Ces taux sont supérieurs à ceux proposés lors de l’opération de 2025. Alios Finance offrait alors 6 % sur trois ans et 7 % sur cinq ans. Le relèvement atteint ainsi 60 points de base sur la première tranche et 20 points de base sur la seconde. Il renchérit le coût de la ressource pour l’émetteur, mais vise aussi à rendre les titres plus attractifs pour les investisseurs.

Ernest Pouhe, directeur général d’Attijari Securities Central Africa, chef de file des arrangeurs, estime que le marché régional dispose désormais de la capacité nécessaire pour mobiliser des montants importants au profit d’émetteurs privés de référence.

Un objectif annuel pouvant atteindre 22 milliards de FCFA

Alios Finance revient sur le marché obligataire un an après avoir mobilisé 9,002 milliards de FCFA sur les 10 milliards initialement recherchés, soit un taux de réalisation d’environ 90 %.

La participation envisagée de la SFI pourrait donc aider l’établissement à atteindre intégralement son nouvel objectif, contrairement à l’émission précédente. Le succès définitif de l’opération dépendra néanmoins de l’approbation de l’investissement par la SFI et de la demande exprimée par les autres souscripteurs avant la clôture.

Selon le directeur général d’Alios Finance Cameroun, Olivier Baman, cette émission s’inscrit dans une stratégie visant à mobiliser entre 15 et 22 milliards de FCFA de ressources nouvelles chaque année, afin de soutenir une croissance annuelle de l’activité de l’ordre de 10 %.

Les fonds levés serviront à financer l’acquisition d’engins et d’équipements par les entreprises clientes d’Alios Finance, principalement dans le commerce, l’industrie et le bâtiment et travaux publics.

Frédéric Nonos

Lire aussi:

27-07-2026 – BVMAC : Alios Finance sollicite 13 milliards de FCFA pour renforcer ses capacités de financement

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Justice : Rebecca Enonchong obtient la levée des scellés apposés par la SRC et la restitution de ses biens

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Le Tribunal de première instance de Douala a donné raison à l’entrepreneure camerounaise Rebecca Enonchong dans le litige qui l’oppose à la Société de Recouvrement […]

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Finance islamique : Afriland et la SID préparent une ligne de financement de 32,8 milliards de FCFA pour les PME

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Finance islamique : Afriland et la SID préparent une ligne de financement de 32,8 milliards de FCFA pour les PME
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(Investir au Cameroun) – Afriland First Bank et la Société islamique pour le développement du secteur privé (SID, ou ICD en anglais) préparent une ligne de financement islamique de 50 millions d’euros, soit 32,8 milliards de FCFA, destinée aux PME et à d’autres entreprises privées camerounaises. L’opération reste cependant au stade de la structuration et ne constitue pas encore un financement définitivement acquis.

Les deux institutions ont signé une déclaration d’intention à Bakou, en marge des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque islamique de développement, organisées du 16 au 19 juin 2026. Dans un communiqué publié le 25 juin, la SID présente l’opération comme une ligne de financement « proposée » de 50 millions d’euros.

La conversion en FCFA repose sur la parité fixe de 655,957 FCFA pour un euro. Les 50 millions d’euros correspondent ainsi précisément à 32,797 milliards de FCFA, arrondis à 32,8 milliards.

Une enveloppe encore à structurer

La déclaration d’intention ouvre la voie aux travaux de structuration, mais ne garantit pas encore la mise à disposition des ressources. La SID indique qu’elle conduira et soutiendra l’arrangement ainsi que la mobilisation des capitaux nécessaires au financement des activités d’Afriland.

Ni Afriland ni la SID ne précisent, à ce stade, la part qui sera apportée directement par l’institution multilatérale, l’identité d’éventuels cofinanceurs, la maturité de la ligne, son coût ou le calendrier prévisionnel des décaissements. Les critères détaillés de sélection des entreprises bénéficiaires n’ont pas davantage été publiés.

Cette réserve est d’autant plus importante que les deux institutions n’ont pas signé une convention définitive de financement. Au cours des mêmes Assemblées annuelles, la SID a, par exemple, conclu avec AFG Bank Cameroon un « final term sheet » pour une ligne islamique de 20 millions d’euros. Le document signé avec Afriland, qualifié d’« expression of intent », situe l’opération à une étape plus préliminaire.

Cinq secteurs ciblés

Selon Afriland First Bank, les ressources attendues seront rétrocédées aux entreprises à travers des financements conformes aux principes de la charia. Les projets éligibles devraient principalement concerner l’agriculture, l’agro-industrie, la santé, l’industrie manufacturière et les transports.

La banque présente cette opération comme un moyen d’accroître les ressources disponibles pour les investissements productifs et de diversifier les instruments de financement proposés aux PME.

« Le fait qu’Afriland First Bank figure parmi les institutions retenues pour conclure des accords avec l’ICD constitue une marque de confiance et de reconnaissance internationale de notre modèle de finance islamique », a déclaré Hervé Ayissi, directeur général adjoint de la banque.

La portée économique de l’opération dépendra néanmoins des conditions finalement accordées aux entreprises : durée des crédits, coût des ressources, garanties exigées et rythme de décaissement. Ces paramètres détermineront notamment si la ligne permettra réellement d’améliorer l’accès des PME aux financements de moyen et long termes.

Près de 2 % de l’encours de crédits d’Afriland

Rapportée arithmétiquement aux activités d’Afriland, l’enveloppe envisagée représente environ 2 % de son encours de crédits. Selon les chiffres communiqués par la banque, celui-ci atteignait 1 667 milliards de FCFA au 31 décembre 2025. Les dépôts de la clientèle ressortaient à 1 950 milliards, pour un total de bilan de 2 550 milliards de FCFA.

Afriland affirme également avoir mobilisé plus de 1 200 milliards de FCFA au profit des entreprises privées en 2025. Ces données, reprises par la presse économique, restent toutefois des chiffres communiqués par l’établissement et non des données prudentielles détaillées publiées par la Commission bancaire de l’Afrique centrale.

La nouvelle opération prolonge une coopération déjà ancienne avec la SID. Afriland chiffre à 63 millions d’euros le montant cumulé de quatre précédentes lignes de financement. La banque ne fournit cependant pas le détail des montants individuels, des décaissements et des pays bénéficiaires.

À titre de repère, la SID avait annoncé en avril 2018 une ligne de 45 millions d’euros en faveur d’Afriland First Group. Cette opération concernait plusieurs marchés africains et ne peut donc pas être entièrement rattachée aux activités camerounaises de la banque.

La transformation de la nouvelle déclaration d’intention en convention définitive constituerait la prochaine étape décisive. Elle permettra de connaître le volume effectivement mobilisé, les conditions financières de la ligne et le calendrier de mise à disposition des ressources aux entreprises.

Mercy Fosoh

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