Actualités locales
les professionnels des médias en guerre contre la poliomyélite
Un briefing des journalistes et blogueurs de la Région du Sud a été organisé le 17 Avril 2025 à Ebolowa par la Délégation Régionale de la Santé publique du Sud. C’était en prélude au premier tour de la campagne de vaccination contre la poliomyélite.
Au regard des enjeux que revêt cette campagne, l’un des points majeurs de l’ordre du jour de cette rencontre a consisté à recueillir l’engagement formel et l’approbation des professionnels des médias et des blogueurs de la région du Sud à œuvrer aux côtés des pouvoirs publics pour traquer la poliomyélite dans tous ses retranchements.
La contribution des professionnels des médias a été actée immédiatement. Comme par le passé en pareille circonstance la mobilisation des journalistes et blogueurs sera totale et optimale. Ils se sont engagés à un combat acharné contre cet ennemi national.
Pour Henry Fouman, journaliste Chef de Chaîne de la Radio Glory FM- Ebolowa ,participant, «c’est une situation qui nous concerne également et donc nous avons l’obligation de nous y impliquer. Donc nous avons aménagé des espaces appropriés pour communiquer en dehors des éditions de journaux. Nous comptons jouer à fond notre partition dans cette bataille. »
Un plan d’action bien ficelé
Les différentes prises de parole des journalistes et blogueurs conviés à ces échanges ont été axés sur l’élaboration des différents cahiers des charges des activités à mener dans les médias sollicités. Ceci dans l’optique de rallier le plus grand nombre de ménages à cette cause.
Ils vont, conformément aux objectifs fixés, diffuser largement la bonne information, passer les bandes annonces, persuader la frange de la population encore réfractaire et mettre un accent sur l’interaction entre les populations et le personnel de santé, ceci pour permettre d’atteindre les cent soixante huit enfants ciblés dans cette campagne.
«Nous attendons donc des médias une sensibilisation à une fréquence de deux à trois fois par semaine pour véhiculer des messages en français et en langues locales. Nous sollicitons des professionnels des médias un accompagnement accru des équipes sur le terrain« , ajoute le Docteur Nirata Todoum Coordinateur Régional du Programme Élargi de Vaccination dans la Région du Sud.
Une situation épidémiologique qui interpelle.
La nouvelle campagne de vaccination contre la poliomyélite impose une implication de tous les maillons afin de rallier un maximum de ménages à cette cause. Les experts du programme élargi de vaccination ont de ce fait mis à leur disposition les documents nécessaires de cette campagne.
Après une journée d’échanges et de partage sur les contours de cette campagne, les professionnels des médias de la Région du Sud ont promis de faire feu de tous bois pour lutter contre la poliomyélite dans la région du Sud.
Venus des quatre départements, ils ont démontré toute leur détermination à jouer pleinement leur partition dans cette bataille. Un indicateur clair qu’au regard des enjeux que revêt cette campagne, la presse locale va peser de tout son poids aux côtés des pouvoirs publics.
Pour le Docteur Nirata Todoum Coordinateur Régional du Programme Élargi de Vaccination dans la Région du Sud, «nous comptons énormément sur les médias pour diffuser les messages essentiels concernant les activités qui vont meubler cette campagne« .
Les journalistes exerçant dans la Région du Sud sont donc vent debout pour contribuer à botter hors de la Région du Sud la poliomyélite.
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Actualités locales
Dette rétrocédée : CAMTEL et CAMWATER concentrent 50,3 % d’un encours de 845 milliards de FCFA

(Investir au Cameroun) – A fin juin 2026, l’encours des prêts extérieurs contractés par l’État camerounais puis rétrocédés à 11 entreprises et établissements publics s’établit à 845,2 milliards de FCFA, soit 2,4 % du PIB. Selon la dernière Conjoncture mensuelle de la dette publique de la Caisse autonome d’amortissement (CAA), ces financements couvrent 43 projets, principalement dans les télécommunications, l’eau, l’électricité, le logement et l’agro-industrie.
Cet encours recule de 3,7 % sur un an et de 2,9 % par rapport à fin mai 2026. Il augmente toutefois de 20,2 milliards de FCFA, soit 2,4 %, comparativement aux 825 milliards enregistrés à fin mars 2026.
CAMTEL et CAMWATER concentrent 50,3 % de l’encours
La dette rétrocédée demeure fortement concentrée. CAMTEL affiche le premier encours, avec 230,4 milliards de FCFA, notamment au titre des projets de déploiement du réseau national à haut débit et d’extension du backbone national. L’entreprise publique de télécommunications représente ainsi 27,3 % du portefeuille.
CAMWATER suit avec 194,9 milliards de FCFA, correspondant principalement à des programmes d’adduction d’eau potable, de réhabilitation des installations et d’extension des réseaux dans plusieurs villes. Sa part atteint 23,1 %.
Ensemble, CAMTEL et CAMWATER concentrent 425,3 milliards de FCFA, soit 50,3 % de l’encours total, selon les calculs effectués à partir des données de la CAA.
La Société nationale de transport de l’électricité (SONATREL) arrive en troisième position avec 134,9 milliards de FCFA, notamment pour la remise à niveau du réseau de transport d’électricité. Elle est suivie par Electricity Development Corporation (EDC), qui affiche 112,1 milliards de FCFA liés, entre autres, au barrage de Lom Pangar et aux programmes de développement hydroélectrique sur la Sanaga.
Ces quatre opérateurs cumulent 672,3 milliards de FCFA, soit 79,5 % de l’ensemble de la dette rétrocédée. Des encours plus modestes sont portés par la Sodecoton, avec 27,4 milliards de FCFA, CAMPOST, avec 17,1 milliards, et la Société immobilière du Cameroun, avec 16,8 milliards.
Un passif de l’État distinct de la dette directe des entreprises
La rétrocession permet à une entreprise publique de bénéficier des conditions de financement négociées par l’État auprès d’un bailleur extérieur. Le gouvernement contracte le prêt en son nom, puis transfère les ressources à l’entité chargée de réaliser le projet, dans le cadre d’une convention de rétrocession.
Cette catégorie doit être distinguée de la dette directement contractée par les entreprises et établissements publics auprès de banques, de fournisseurs ou d’autres créanciers. Dans la nomenclature de la CAA, les 845,2 milliards de FCFA restent intégrés à la dette extérieure de l’administration centrale, puisque l’État demeure l’emprunteur vis-à-vis des bailleurs.
Les engagements cumulés correspondant aux 43 projets atteignent 1 574 milliards de FCFA. L’encours représente ainsi 53,7 % de cette enveloppe. Ce ratio ne peut toutefois pas être interprété comme la part exacte restant à rembourser sur des financements qui auraient tous été décaissés.
Les engagements peuvent intégrer des ressources non encore tirées. Par ailleurs, plusieurs prêts sont libellés en dollars, en euros, en yuans ou en droits de tirage spéciaux. Leur contre-valeur en FCFA peut donc évoluer sous l’effet des variations de change, indépendamment des remboursements effectués.
La baisse annuelle ne mesure pas uniquement les remboursements
L’encours a diminué de 32,8 milliards de FCFA par rapport à juin 2025, lorsqu’il atteignait environ 878 milliards. Cette contraction ne permet cependant pas d’affirmer que les bénéficiaires ont remboursé un montant équivalent au cours de la période.
L’évolution d’un encours résulte simultanément des amortissements, des nouveaux décaissements et des variations de change. La hausse de 20,2 milliards de FCFA observée entre mars et juin 2026, malgré la baisse enregistrée sur un an, illustre ces mouvements.
Une partie des prêts remonte par ailleurs à plusieurs années. Certaines conventions bénéficiant à CAMTEL ont été signées en 2007, 2009, 2012 et 2015, tandis que plusieurs financements de CAMWATER datent de la période 2007-2018. La persistance de ces encours traduit la longue maturité des prêts mobilisés pour les infrastructures publiques.
La publication de la CAA ne précise toutefois pas, pour chaque bénéficiaire, les remboursements effectués au premier semestre 2026, les éventuels arriérés envers l’État ou les sommes que le Trésor aurait dû prendre en charge à leur place. L’encours de 845,2 milliards de FCFA mesure donc le volume des financements encore comptabilisés, mais ne suffit pas, à lui seul, à évaluer la qualité du remboursement de chaque entreprise publique.
Amina Malloum
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BVMAC : la SFI envisage de couvrir jusqu’à 53 % de l’emprunt de 13 milliards d’Alios Finance Cameroun

(Investir au Cameroun) – La Société financière internationale (SFI) envisage de souscrire jusqu’à 12 millions de dollars, soit environ 6,9 milliards de FCFA, à l’emprunt obligataire de 13 milliards de FCFA lancé par Alios Finance Cameroun sur le marché financier de la Cemac. Si elle est approuvée, cette participation permettrait à l’établissement spécialisé dans le crédit-bail de sécuriser près de 53 % du montant recherché.
L’investissement reste toutefois soumis à l’approbation du conseil d’administration de la SFI, filiale du Groupe de la Banque mondiale chargée du financement du secteur privé. La tranche sur laquelle l’institution pourrait se positionner n’a pas non plus été précisée.
Ces informations figurent dans le document de l’opération présenté le 29 juillet 2026 à Douala aux investisseurs potentiels. Les souscriptions, ouvertes jusqu’au 7 août, portent sur 1,3 million d’obligations d’une valeur nominale de 10 000 FCFA chacune.
Seulement 6,1 milliards resteraient à placer
En cas de validation, la participation de la SFI réduirait à environ 6,1 milliards de FCFA le montant restant à placer auprès des autres investisseurs. Au-delà de son poids financier, l’arrivée de cette institution multilatérale pourrait jouer un rôle d’investisseur d’ancrage et renforcer l’attractivité de l’opération.
Cette éventuelle souscription ne constitue cependant ni une garantie de remboursement ni une couverture des risques supportés par les autres détenteurs d’obligations. Elle traduirait plutôt la volonté de la SFI de soutenir les financements en monnaie locale et le développement du marché régional des capitaux.
Selon Ange Claver Kouassi, responsable pays principal de la SFI pour le Cameroun et la République centrafricaine, le modèle d’Alios Finance constitue une solution alternative au crédit bancaire classique. Le crédit-bail permet notamment aux entreprises de financer des équipements productifs en adaptant les remboursements à leur cycle d’activité.
Dans un environnement où les PME éprouvent des difficultés à obtenir des financements de moyen et long termes, l’institution entend également contribuer à la mobilisation de ressources en FCFA au bénéfice du secteur privé.
Des coupons relevés par rapport à 2025
L’emprunt est structuré en deux tranches. La première, d’une maturité de trois ans, offre un coupon annuel brut de 6,60 %. La seconde, remboursable sur cinq ans, est rémunérée à 7,20 % brut par an.
Ces taux sont supérieurs à ceux proposés lors de l’opération de 2025. Alios Finance offrait alors 6 % sur trois ans et 7 % sur cinq ans. Le relèvement atteint ainsi 60 points de base sur la première tranche et 20 points de base sur la seconde. Il renchérit le coût de la ressource pour l’émetteur, mais vise aussi à rendre les titres plus attractifs pour les investisseurs.
Ernest Pouhe, directeur général d’Attijari Securities Central Africa, chef de file des arrangeurs, estime que le marché régional dispose désormais de la capacité nécessaire pour mobiliser des montants importants au profit d’émetteurs privés de référence.
Un objectif annuel pouvant atteindre 22 milliards de FCFA
Alios Finance revient sur le marché obligataire un an après avoir mobilisé 9,002 milliards de FCFA sur les 10 milliards initialement recherchés, soit un taux de réalisation d’environ 90 %.
La participation envisagée de la SFI pourrait donc aider l’établissement à atteindre intégralement son nouvel objectif, contrairement à l’émission précédente. Le succès définitif de l’opération dépendra néanmoins de l’approbation de l’investissement par la SFI et de la demande exprimée par les autres souscripteurs avant la clôture.
Selon le directeur général d’Alios Finance Cameroun, Olivier Baman, cette émission s’inscrit dans une stratégie visant à mobiliser entre 15 et 22 milliards de FCFA de ressources nouvelles chaque année, afin de soutenir une croissance annuelle de l’activité de l’ordre de 10 %.
Les fonds levés serviront à financer l’acquisition d’engins et d’équipements par les entreprises clientes d’Alios Finance, principalement dans le commerce, l’industrie et le bâtiment et travaux publics.
Frédéric Nonos
Lire aussi:
27-07-2026 – BVMAC : Alios Finance sollicite 13 milliards de FCFA pour renforcer ses capacités de financement
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