Coup dur pour des milliers de Camerounais aux États-Unis. L’administration Trump a décidé de mettre fin au Statut de protection temporaire (TPS) accordé à environ 7 900 ressortissants camerounais, les exposant à une possible expulsion. La mesure a été annoncée par le Département de la Sécurité intérieure (DHS), qui estime que les conditions actuelles au Cameroun ne justifient plus une telle protection.
C’est Kristi Noem, secrétaire à la Sécurité intérieure, qui a entériné cette décision, soutenue par Tricia McLaughlin, son adjointe, qui a précisé que la révocation du TPS pour le Cameroun avait été actée le 7 avril.
Mis en place pour protéger les personnes originaires de pays en proie à des conflits armés ou à des catastrophes naturelles, le TPS offre un répit temporaire contre l’expulsion, ainsi qu’un permis de travail. Sa durée varie de six à dix-huit mois et peut être renouvelée à la discrétion des autorités américaines.
Mais les Camerounais ne sont pas les seuls à être concernés. Quelque 14 600 Afghans, précédemment éligibles à ce statut, pourraient également perdre leur protection dès le mois de mai, à la suite de cette même vague de durcissement migratoire menée par l’exécutif américain.
Cette décision marque une nouvelle étape dans la politique migratoire inflexible de Donald Trump, qui continue de remettre en cause les mécanismes de protection humanitaire jusque-là garantis par les États-Unis.














