Dernières actualités
Transformation Rurale : Les Chaînes de valeur agricoles freinées par les défis logistiques
Le Programme de Développement des Chaînes de Valeur Agricoles (PD-CVA) charrie espoir et renouveau pour des milliers agriculteurs au Cameroun. Soutenue par la Banque africaine de développement (BAD) et bénéficiant d’un financement de plus de 58,5 milliards de FCFA, soit 9,291 millions d’euros, l’initiative, lancée officiellement en 2017 par le gouvernement camerounais sous la houlette de BAD, vise à renforcer la sécurité alimentaire tout en rendant les filières agricoles plus compétitives. Le projet se concentre sur trois filières végétales stratégiques à savoir le plantain, l’ananas et le palmier à huile. Ces filières ont été choisies selon l’institution financière en raison de leur niveau élevé d’intégration et de maturité, de leurs débouchés commerciaux et des opportunités qu’elles offrent en matière de transformation. La Banque estime que leur importance économique, tant en termes de génération de revenus que de création d’emplois, ainsi que leur impact sur la sécurité alimentaire, en font des axes prioritaires du développement agricole.
DES USINES ENCOURS D’INSTALLATION
Dans la filière de l’ananas, les retombées de ce projet, mis en œuvre depuis 2017, se concrétisent déjà sur le terrain. Si en 2023, le Cameroun recule d’une place et se classe au 37ᵉ rang des exportateurs mondiaux d’ananas frais, derrière des concurrents africains comme la Côte d’Ivoire, qui occupe la 19ᵉ position avec 0,4 % de parts de marché, grâce au PD-CVA, la production locale d’ananas connaît un regain d’activité depuis 2024. Les produits sont aujourd’hui commercialisés en grande quantité. Selon les données de cette institution financière multinationale de développement, 3 000 tonnes d’ananas ont récemment trouvé leur chemin vers les marchés de l’Union européenne, tandis que 5 000 tonnes ont été destinées aux pays de la zone de la communauté économique des États de l’Afrique centrale (Cemac). Ce total de 8 000 tonnes témoigne de l’effort concerté pour relancer la filière locale et repart à la conquête du marché mondial.
Le PD-CVA ne s’arrête pas là. Pour la Banque africaine de développement, « le projet contribuera effectivement à l’atteinte de l’objectif de développement à terme. Le projet reste pertinent sur les plans du renforcement de la sécurité alimentaire et de l’amélioration de la compétitivité des filières cibles. La dimension liée au développement des chaînes de valeur permet d’accroître l’implication des producteurs ainsi que des acteurs du secteur privé dans les activités de transformation. Actuellement, trois usines d’extraction d’huile de palme sont en cours d’installation, accompagnées de cinq unités de transformation de bananes plantains et de deux unités de production de jus d’ananas », lit-on dans le rapport sur l’état d’exécution et sur les résultats du PD-CVA.
Cependant, malgré ces avancées significatives, certains défis subsistent. La distribution annuelle d’environ 5 000 000 de graines prégermées pour le palmier à huile, par exemple, reste un chantier en retard selon la Banque africaine de développement. Ce retard témoigne des défis logistiques et techniques auxquels le programme doit encore faire face pour atteindre pleinement ses ambitions. Sur le terrain, les initiatives individuelles se multiplient. Le dynamisme commercial se traduit par la multiplication des liens entre pépiniéristes et agriculteurs.
Ainsi, on compte à la date du 31 décembre 2024, une cohorte de 20 pépiniéristes spécialisés dans l’ananas, 30 pour le palmier à huile, et 64 pour la banane plantain. Ces partenariats stratégiques renforcent non seulement la chaîne de valeur, mais aussi la confiance entre les acteurs du secteur, essentiels à la réussite du programme. Dans le cadre du projet, et afin de renforcer les compétences des acteurs ruraux, l’institution financière rapporte la mise en place des actions de 13 sessions de formation pour la banane plantain, 3 pour le palmier à huile et 4 pour l’ananas. De plus, 8 sessions spécifiques destinées aux femmes ont été organisées, portant sur l’élaboration de business plans et l’alphabétisation bancaire. Enfin, des modules sur la gestion des coopératives, le leadership et l’élaboration d’un guide simplifié pour intégrer la dimension genre dans les coopératives au Cameroun ont également été développés.
LE RETARD DANS L’EXÉCUTION DES ACTIVITÉS
À l’origine, le projet prévoyait la construction d’infrastructures communautaires essentielles, notamment 30 magasins et entrepôts, 15 marchés, 30 petits systèmes d’adduction d’eau potable (AEP), ainsi que 30 km d’extension de réseau électrique triphasé. Il incluait également la construction et l’équipement d’un laboratoire dédié au contrôle de qualité. À la date du 31 décembre 2024, soit un an avant l’échéance prévue du projet PD-CVA, qui arrive à son terme, la BAD observe que « les travaux avancent pour 37 systèmes d’adduction d’eau potable (AEP) dans les localités ciblées au sein des bassins de production. Concernant les magasins, l’analyse des offres des soumissionnaires a été réalisée et le dossier transmis à la Banque africaine de développement (BAD).
Pour l’extension du réseau électrique, la convention négociée avec ENEO a été soumise à la Banque pour l’approbation (ANO). En ce qui concerne la construction du laboratoire, un contrat avec un bureau d’études techniques (BET) pour les études architecturales et techniques a été signé », précise l’institution africaine tout en soulignant les retards accumulés dans l’exécution du projet. En effet, la Banque africaine de développement explique dans son rapport que le projet connaît un retard dans l’exécution des activités, en raison de la suspension survenue entre le 12 juin 2020 et avril 2022. Cela a entraîné une seconde prolongation des délais d’exécution, désormais fixés au 31 décembre 2025.
Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Dernières actualités
La BDEAC va lever 54 milliards FCFA pour financer trois projets verts au Cameroun
La Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) s’apprête à mobiliser près de 53,75 milliards de FCFA pour financer trois projets environnementaux au Cameroun dans le cadre du premier portefeuille prioritaire du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo (F2BC). Les données contenues dans la Liste des projets du 1er Programme prioritaire du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo (F2BC) indiquent que cette enveloppe est destinée à des initiatives portant sur la restauration des mangroves, la valorisation économique de la jacinthe d’eau invasive ainsi que la lutte contre l’érosion côtière et fluviale.
Le projet le plus important attribué au Cameroun est le Programme intégré de restauration des mangroves, classé dans la catégorie « Gestion durable des écosystèmes et protection côtière ». Son coût est estimé à 58,6 millions de dollars, soit environ 33,1 milliards de FCFA. Selon les données du portefeuille prioritaire du F2BC, ce projet vise à restaurer 5 000 hectares de mangroves tout en développant une économie locale liée à ces écosystèmes. Les résultats attendus incluent la création de 800 emplois verts et une capacité de séquestration supérieure à 2,5 millions de tonnes équivalent CO₂.
Le deuxième projet concerne l’Économie circulaire pour la jacinthe d’eau invasive, rattaché aux programmes transverses du Fonds Bleu dans les domaines de l’économie circulaire et de la bioéconomie. Son coût est évalué à 19,04 millions de dollars, soit environ 10,77 milliards de FCFA. Cette initiative vise à transformer une plante considérée comme nuisible en activité économique structurée. Les données du document évoquent la collecte de 3 500 tonnes de jacinthe d’eau, la génération de revenus annuels estimés à 87,7 millions de dollars, soit environ 49,5 milliards de FCFA, ainsi que la restauration de plus de 500 hectares de plans d’eau et la création de plus de 500 emplois.
Le troisième volet retenu pour le Cameroun porte sur un Programme intégré de lutte contre l’érosion côtière et fluviale, pour lequel le financement recherché atteint 17,5 millions de dollars, soit environ 9,89 milliards de FCFA. Les objectifs annoncés comprennent la stabilisation de 25 kilomètres de littoral, la protection de 150 hectares, la création de 400 emplois verts et une réduction de 30 % des pertes économiques annuelles liées à l’érosion. Ces trois initiatives s’inscrivent dans une opération plus large pilotée par la BDEAC. Le 26 mai prochain à Brazzaville, l’institution financière régionale réunira les principaux bailleurs internationaux dans le cadre d’une table ronde destinée à enclencher la capitalisation effective du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo.
Le montant recherché est fixé à 5,32 milliards de dollars, soit environ 3 200 milliards de FCFA. Selon les informations contenues dans la Liste des projets du 1er Programme prioritaire du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo (F2BC), les ressources recherchées doivent soutenir un portefeuille initial de 63 projets répartis dans 17 pays, selon une approche qui entend se distinguer des modèles traditionnels de financement environnemental. Les initiatives ciblent prioritairement la préservation des massifs forestiers, la transition vers les énergies renouvelables afin de réduire la dépendance au bois de chauffe, ainsi que le développement de l’agroforesterie.
Chaque projet a été conçu de manière à générer un retour sur investissement mesurable, rompant ainsi avec une logique classique d’aide au développement. La même source précise également que la banque régionale a engagé une réorganisation de ses mécanismes internes afin de rassurer les investisseurs internationaux sur les questions de gouvernance
Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Dernières actualités
La SIC s’appuie sur le Minrex pour promouvoir ses projets immobiliers auprès de la diaspora
La Société immobilière du Cameroun (SIC) souhaite désormais s’appuyer sur l’appareil diplomatique camerounais pour mieux faire connaître ses projets immobiliers auprès des Camerounais vivant à l’étranger. Le mardi 19 mai 2026, le ministre des Relations extérieures, Lejeune Mbella Mbella, et le directeur général de la SIC, Ahmadou Sardaouna, ont signé un protocole d’accord définissant un cadre de coopération entre les deux institutions. L’objectif affiché est de renforcer la visibilité internationale des projets immobiliers de l’entreprise publique, tout en facilitant la recherche de partenaires techniques et financiers.
Le premier actif immobilier placé au cœur de cette stratégie est « Le Mfoundi », présenté comme le premier complexe immobilier haut de gamme développé par la SIC à Yaoundé. Selon les données rendues publiques lors d’une conférence de presse organisée le 23 septembre 2025, ce projet, lancé en 2022, affichait alors un taux d’exécution de 99 %. L’ensemble comprend 152 appartements de haut standing, allant d’une à cinq chambres, auxquels s’ajoutent des espaces commerciaux ainsi que des aires de stationnement. Les prix communiqués par l’entreprise varient entre 30 millions et près de 500 millions de FCFA.
Lors de cette même rencontre, la direction commerciale de l’entreprise avait indiqué que 52 appartements avaient déjà trouvé preneurs, pour des ventes cumulées évaluées à 6 milliards de FCFA. C’est également à cette occasion que la SIC avait clairement identifié la diaspora comme une clientèle stratégique. L’entreprise expliquait alors qu’un protocole d’entente avait été conclu avec le ministère des Relations extérieures afin de « faciliter le marketing autour de la vulgarisation de ce complexe ainsi que des futurs projets de la SIC ». La convention signée le 19 mai 2026 apparaît ainsi comme la formalisation d’une démarche engagée plusieurs mois auparavant.
Au-delà de la commercialisation du complexe de Yaoundé, cette stratégie vise également les futurs projets immobiliers de l’entreprise publique. En effet, la cérémonie du 23 septembre 2025 avait aussi servi de cadre à l’annonce d’un nouveau programme immobilier à Douala. La SIC avait alors révélé son intention de développer, dans le quartier Bonapriso, un complexe résidentiel évalué à 25 milliards de FCFA.
Le financement de ce projet doit être assuré avec l’appui de trois établissements bancaires camerounais : NFC Bank, Commercial Bank Cameroon (CBC) et Union Bank of Cameroon (UBC). Selon les déclarations du directeur général de la SIC, ce futur ensemble immobilier devrait reprendre les principales caractéristiques du projet développé dans la capitale politique.
C’est précisément cette nouvelle génération de programmes immobiliers que la SIC cherche désormais à faire connaître plus largement à travers le réseau diplomatique camerounais, avec l’ambition d’élargir sa clientèle potentielle au sein de la diaspora et d’accroître la visibilité de ses projets sur les marchés internationaux.
Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Dernières actualités
Après le 1er mai… Et maintenant ? : Et si le Cameroun faisait enfin du bonheur au travail une priorité nationale !
Le Cameroun vient une fois de plus de célébrer la Fête Internationale du Travail. Comme chaque année, le 1er mai aura été marqué par les défilés, les discours officiels, les décorations, les repas d’entreprise et les célébrations diverses organisées à travers le pays. Mais une fois les fanfares éteintes et les festivités terminées, une question essentielle demeure : que reste-t-il réellement pour les travailleurs ? Car derrière les uniformes impeccables et les sourires de circonstance, beaucoup continuent de vivre le stress ; la fatigue psychologique ; le manque de reconnaissance ; des tensions relationnelles ; parfois même une profonde démotivation.
Et pourtant, une évidence s’impose désormais partout dans le monde : aucune entreprise, aucune administration et aucune nation ne peut durablement performer sans prendre soin des femmes et des hommes qui la font vivre. Comme le rappelle Richard Branson : « Prenez soin de vos employés, ils prendront soin de votre entreprise. »
Le bien-être au travail n’est plus seulement une question sociale. Il devient un enjeu stratégique.
UNE ÉVOLUTION QUI INTERPELLE
Le Cameroun a récemment progressé dans le classement mondial du bonheur, passant de la 104ème à la 100ème place. Une progression encourageante. Mais cette avancée restera fragile tant que nos lieux de travail ne deviendront pas de véritables espaces : d’équilibre ; de respect ; d’écoute ; d’épanouissement et de dignité humaine. Car nous passons au travail une part importante de notre vie. Le travail n’est donc pas seulement un moyen de subsistance. C’est aussi un espace humain, relationnel et psychologique.
LE MANAGEMENT HUMAIN : LE TOURNANT SILENCIEUX
Longtemps perçu comme un luxe ou une idée naïve, le bonheur au travail s’impose progressivement comme une exigence moderne du management. Et certaines entreprises commencent à ouvrir la voie. Le 9 avril dernier, à l’occasion de la conférence de presse marquant les 15 ans de BGFIBank Cameroun, son Directeur Général, M. Abakal Mahamat, a pris une position particulièrement forte dans notre contexte : faire du bonheur des collaborateurs un objectif stratégique prioritaire.
Son ambition ? Créer un environnement où les employés sont heureux de venir travailler… et presque réticents à repartir. Dans un environnement professionnel encore souvent marqué par la rigidité et la contrainte, cette déclaration mérite d’être saluée. Car elle traduit une prise de conscience importante : la performance ne se décrète pas. Elle se construit. Et surtout… elle se vit.
UNE RÉALITÉ ENCORE CONTRASTÉE
Oui, certaines grandes entreprises commencent à investir dans le développement personnel ; les activités sportives ; les politiques de reconnaissance ; les espaces d’écoute ou encore le bien-être des collaborateurs. Mais dans beaucoup de PME, le bonheur au travail reste encore secondaire. Et dans l’administration publique, malgré quelques efforts, la dynamique demeure timide. Pourtant, l’enjeu est profondément national.
PEUT-ON ÊTRE HEUREUX AU TRAVAIL AU CAMEROUN ?
La question peut sembler provocatrice. Mais elle mérite d’être posée honnêtement. Entre les pressions économiques, les difficultés sociales, les rigidités hiérarchiques et parfois le manque de reconnaissance, beaucoup répondront spontanément : non. Et pourtant… La réponse est oui. Mais pas automatiquement.
Le bonheur au travail suppose une double évolution : une transformation des organisations mais aussi une évolution des mentalités individuelles. Car le bonheur au travail ne se construit pas uniquement d’en haut. Il se cultive aussi de l’intérieur.
DES LEVIERS SIMPLES EXISTENT POURTANT
Contrairement aux idées reçues, promouvoir le bonheur au travail ne nécessite pas toujours des investissements lourds. Chaque travailleur peut déjà : redonner du sens à son travail ; développer des relations positives ; prendre soin de son équilibre personnel ; exprimer ses idées et cultiver la gratitude.
Et les entreprises peuvent également : humaniser le management ; valoriser les efforts ; créer des espaces de dialogue ; intégrer la santé mentale ; renforcer le sentiment d’appartenance et donner davantage de sens au travail.
CE QUE DOIT DEVENIR LE 1ER MAI
Le 1er mai ne peut plus être uniquement un jour de célébration. Il devrait progressivement devenir : un moment national de réflexion sur la qualité humaine du travail. Un moment où chaque organisation se pose une question simple : comment améliorer concrètement la vie de celles et ceux qui y travaillent ? Car au fond, une entreprise forte est d’abord une entreprise humaine.
LE MOMENT DU CHOIX
Le Cameroun est aujourd’hui face à un choix important : continuer à considérer le bonheur au travail comme un luxe ou en faire progressivement un levier stratégique : de performance ; de stabilité sociale ; d’engagement et de développement humain ? La question concerne les entreprises, les managers, les travailleurs, les institutions et la société toute entière.
LE BONHEUR AU TRAVAIL N’EST PLUS UNE OPTION
Le bonheur au travail n’est ni une utopie, ni un privilège réservé à quelques multinationales. C’est une nécessité : économique, sociale et humaine. Et si, finalement, la vraie modernité du management camerounais commençait par une chose simple : remettre l’humain au cœur du travail ? À travers ses réflexions, ses actions et ses projets, l’Académie du Bonheur entend contribuer à faire émerger au Cameroun une véritable culture du management humain, du vivre-ensemble et du bonheur au travail.
Car nous en sommes convaincus : des travailleurs plus épanouis construisent des entreprises plus fortes… et une nation plus équilibrée. Et si le Cameroun décidait, lui aussi, de faire du bonheur au travail une priorité nationale ?
Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
-
Société1 year agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures
-
Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation
-
Politique1 year agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures
-
Politique1 year agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?
-
Actualités locales2 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !
-
Société1 year ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun
-
Faits divers2 years agoFrais de retrait Orange Money Cameroun : Tout ce que vous devez savoir
-
Société2 years agoVoici l’origine des noms de 20 quartiers de Yaoundé
