Depuis 1982, Paul Biya dirige le Cameroun d’une main de fer. À 91 ans, il semble pourtant prêt à briguer un nouveau mandat lors de l’élection présidentielle de 2025. Si cette candidature n’a pas été officiellement annoncée, les spéculations vont bon train et il ne fait plus de doute pour certains observateurs que le président sortant pourrait se représenter.
Les discussions autour de sa possible réélection sont alimentées par son absence prolongée des événements publics, ainsi que par des rumeurs concernant sa santé. Toutefois, le gouvernement a fermement démenti ces spéculations, assurant que Paul Biya se porte bien. Une vidéo récente de l’homme politique, montrant sa présence à une rencontre officielle, a permis de mettre fin aux rumeurs de décès.
En dépit de sa santé fragilisée par l’âge, la constitution camerounaise stipule que, en cas de vacance du pouvoir, c’est le président du Sénat, Marcel Niat Njifenji, qui assurerait l’intérim. Cependant, le flou autour de la succession présidentielle persiste, suscitant de nombreuses interrogations au sein de la population.
Alors que certains soutiennent la candidature de Biya comme un gage de stabilité, d’autres pointent du doigt la nécessité d’une transition politique et d’une relève pour le bien-être du pays. Le Cameroun se trouve donc à un tournant crucial de son histoire politique.















