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les Camerounais doivent se mobiliser pour avoir un chef d’État légitime

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les Camerounais doivent se mobiliser pour avoir un chef d’État légitime
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Le journaliste et écrivain Jean Bruno Tagne critique la gouvernance actuelle du Cameroun. Pour lui, la présidentielle d’octobre 2025 est une occasion pour changer de dirigeant à la tête de l’État.

« Aucun président légitime ne peut faire preuve d’indifférence face à la dégradation de sa capitale, aux interruptions d’eau et d’électricité, ou encore au sacrifice des soldats au front », a-t-il déclaré.

Selon lui, la manière dont un leader accède au pouvoir influence sa relation avec les citoyens. Un président soutenu par le peuple se préoccupe de son bien-être, conscient que son avenir politique repose sur le soutien électoral.

Jean Bruno Tagne exhorte donc les Camerounais à se mobiliser en vue de 2025 pour revendiquer un chef d’État véritablement légitime, en soulignant l’importance d’un processus électoral transparent et juste.

Lire l’intégralité de la publication de Jean Bruno Tagne :

« Si le président avait vraiment été élu…

Aucun dirigeant véritablement élu par son peuple ne peut laisser sa capitale dans un tel état de délabrement pendant des mois.

Aucun président qui tient sa légitimité du peuple ne peut rester silencieux après la mort brutale d’autant de soldats au front alors qu’ils défendaient l’intégrité du territoire.

Aucun chef d’État issu du suffrage universel ne peut être insensible aux problèmes d’accès à l’électricité, à l’eau potable et aux infrastructures de base auxquels son peuple fait face…

En vérité, je vous le dis, – et je l’ai écrit dans mon livre Accordée avec fraude – on ne dirige un pays que de la manière dont on est arrivé au pouvoir.

Quand c’est le peuple qui vous a porté à la tête du pays, vous faites attention au moindre de ses desiderata. Parce qu’il tient son arme fatale pour vous sanctionner en cas de défaillance : le bulletin de vote. Votre réélection en dépend.

Or quand vous arrivez au pouvoir par je ne sais quel tour de passe-passe institutionnel et vous y maintenez pendant des lustres par la corruption à grande échelle, la brutalité aveugle et la fraude électorale systématique, les désirs du peuple et ses aspirations ne représentent rien à vos yeux. Vous ne lui devez rien. Votre légitimité ne vient pas de lui.

En clair, si les Camerounais veulent être respectés, s’ils veulent la moindre considération, s’ils veulent un mieux-être, ils doivent s’organiser pour avoir en 2025 et pour l’avenir, un vrai président. Un président légitime ».

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les Jeunes Patriotes préparent une veillée pour célébrer les 44 ans de Paul Biya au pouvoir

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les Jeunes Patriotes préparent une veillée pour célébrer les 44 ans de Paul Biya au pouvoir
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L’Association des Jeunes Patriotes du Cameroun et de la Diaspora s’apprête à rendre un vibrant hommage à l’homme du 6 novembre 1982, Son Excellence Paul Biya.

En conférence de presse le lundi 26 octobre 2026 à Ebolowa, Roger Davy Ella Enguele, le secrétaire général du bureau exécutif national de l’Association des Jeunes Patriotes du Cameroun et de la Diaspora, a confié aux journalistes accrédités que l’initiative dans ses deux déclinaisons consiste dans un premier volet à organiser le 5 novembre 2026 une méga veillée de sensibilisation et de remobilisation des jeunes, des femmes et des hommes autour de la célébration du 44ᵉ anniversaire de l’accession à la magistrature suprême du président de la République Son Excellence Paul Biya au quartier Mbanga.

La deuxième articulation sera une séquence d’éducation au patriotisme et au loyalisme qui sera axée sur une orientation pour une ruée massive vers les urnes pour les élections municipales et législatives à venir dans la ville d’Ebolowa et ses environs.

Ces interventions, a précisé Roger Davy Ella Enguele, sont accompagnées et soutenues de bout en bout par les chefs des communautés anglophones, Bamileke, Haoussa, et les leaders des autres communautés des ressortissants des autres régions de l’Est, du Centre, du Littoral, du département de l’Océan qui ont souscrit entièrement à cette démarche. Car si Mbanga est un quartier cosmopolite, il reste également et pour toujours un bastion infranchissable du RDPC, donc une propriété exclusive de Son Excellence Paul Biya.

La pensée politique de Paul Biya

Lorsqu’il prête serment pour la première fois le 6 novembre 1982, Paul BIYA axe son action sur la démocratisation de la vie politique, la libéralisation sociale et économique, la rigueur dans la gestion, la moralisation des comportements et le renforcement de la coopération internationale.

Le nouveau chef de l’État décide d’asseoir son pouvoir sur la structure politique la mieux organisée de l’époque, l’ancien parti unique : l’Union Nationale Camerounaise (UNC). Il est élu président du Parti le 14 septembre 1983. Il organise ensuite une élection présidentielle anticipée et est élu Président de la République en janvier 1984, réélu en avril 1988 et en octobre 1992. Ce dernier scrutin est la première élection présidentielle au suffrage universel direct avec multiplicité de candidatures dans l’histoire du Cameroun. En novembre 1997 et en octobre 2004, il est réélu pour un mandat de sept ans.

Paul BIYA décide alors d’accélérer les réformes politiques pour engager résolument le pays dans la voie de la modernisation, la démocratisation et la participation du plus grand nombre au processus de prise de décision. En mars 1985, il redynamise l’UNC, lors d’un mémorable Congrès tenu à Bamenda, en réorganisant ses structures et en la rebaptisant Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC).

Puis il encourage ses compatriotes à s’intéresser à la vie politique et à exprimer librement leurs idées. Il n’en fallait pas plus pour susciter un foisonnement d’initiatives de toutes tendances. Y compris au sein même de son propre parti, le RDPC. Paul BIYA dira plus tard : «le nom Rassablement Décmocratique du Peuple Camerounais (RDPC) n’est pas dû au hasard. Il s’agissait, en effet, d’abord, de rassembler, sans exclusive, nos concitoyens de bonne volonté, pour qui l’unité et la stabilité de notre pays sont les biens les plus précieux. Il s’agissait aussi de démocratiser une société politique qui avait eu sans doute ses mérites à un moment de notre histoire nationale, mais qui paraissait incapable d’évoluer. Il s’agissait enfin de rapprocher le pouvoir du peuple souverain, afin que celui-ci soit mieux associé à la conduite des affaires publiques . Ce sont ces objectifs que le RDPC s’est efforcé d’atteindre progressivement. D’abord en s’appliquant à lui-même les règles de pluralisme, ensuite, en donnant la parole à la base pour qu’elle puisse s’exprimer. C’est dire que lorsque le vent d’Est a abordé le rivage de l’Afrique, nous avions déjà entamé le processus démocratique« .

Le « vent d’Est » dont parle le chef de l’État stimule, en 1990, moult initiatives politiques de toutes colorations. Même si les premiers partis d’opposition ne sont reconnus et légalisés qu’en début février 1991, l’année 1990 marque l’apothéose du processus démocratique camerounais. Cette année-là, le Cameroun a renoué de manière irréversible avec la démocratie pluraliste.

C’est l’aboutissement du travail mené avec méthode, tact et réalisme par Paul BIYA dès son accession à la Magistrature suprême le 6 novembre 1982. Son expérience à la tête de l’État lui a permis de consolider les acquis démocratiques (élections pluralistes, Constitution moderne) et d’engager une profonde réforme de l’État. En outre, la paix et l’unité ont été préservées, voire renforcées.

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