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Le Camerounais Ndansi Elvis Nukam honoré par la Fondation Obama pour son engagement en santé
Ndansi Elvis Nukam, expert et défenseur de la santé camerounais basé aux États-Unis, a été distingué pour ses efforts visant à faciliter l’accès aux soins de santé aux États-Unis, au Cameroun et ailleurs en Afrique.
Ce Camerounais a été récompensé pour avoir perpétué l’héritage de l’Affordable Care Act (ACA) des États-Unis.
Promulguée en 2010, l’Affordable Care Act est une loi de réforme globale des soins de santé qui vise à étendre la couverture maladie, à réduire les coûts des soins et à améliorer la qualité des soins.
Pour son rôle majeur dans la perpétuation de l’héritage de cette loi, Ndansi Elvis a été honoré ce week-end par la Fondation Barack Obama, une organisation à but non lucratif basée à Chicago et fondée en 2014 par l’ancien président américain Barack Obama.
Ce Camerounais a été distingué, aux côtés de cinq autres personnes. Cette reconnaissance intervient alors que les États-Unis commémoraient, le dimanche 23 mars 2025, le 15e anniversaire de l’Affordable Care Act (ACA).
Selon la Fondation Obama, près de 50 millions de personnes ont bénéficié d’une couverture santé de qualité et abordable grâce à cette loi.
« Alors que nous célébrons cette étape importante, nous savons également que ce travail n’est pas terminé. L’ACA a constitué une avancée cruciale, et il nous appartient désormais de poursuivre sur cette lancée pour garantir que les soins de santé soient un droit pour chaque Américain », a déclaré la Fondation Obama.
« Cet héritage perdure grâce au travail des professionnels de santé et des défenseurs des droits des personnes engagées dans la fourniture de soins de santé à leur communauté. Nous avons récemment rencontré six leaders, tous anciens membres du réseau Obama, qui œuvrent à l’amélioration des soins de santé dans le monde », a-t-elle ajouté.
Ndansi Elvis, boursier Obama de 2018 à 2019 à l’Université Columbia de New York, a retracé, lors de son échange avec la Fondation Obama, son parcours dans le domaine de la santé.
Ndansi, actuellement responsable de la santé mondiale des populations chez Carna Health et consultant à la Fondation Bill & Melinda Gates, a expliqué que son inspiration pour travailler dans le secteur de la santé lui venait de deux sources : « Mon expérience personnelle de grandissant à Misaje, un village reculé du Cameroun, et le dévouement extraordinaire de ma mère, Roseline Ndansi. »
« Au début des années 1980, ma mère travaillait dans un petit centre de santé du village de Dumbo. Bien qu’elle ne fût qu’aide-soignante, elle était pour les villageois leur seule « Docta »… J’ai grandi en la regardant travailler sans relâche, avec courage et compassion, dans des situations de vie ou de mort, tout en maintenant les normes les plus strictes en matière de prévention des infections. Elle m’a appris que les soins de santé sont plus que de la médecine : c’est du service, du sacrifice et de l’amour pour l’humanité. Plus tard, j’ai réalisé qu’elle n’était ni médecin ni même infirmière diplômée, et pourtant elle a fait plus pour sauver des vies que bien des professionnels qualifiés ne pourraient le faire », se souvient Ndansi.
Interrogée sur le meilleur aspect de son travail dans le domaine de la santé, Ndansi a été catégorique.
Il a déclaré : «L’aspect le plus gratifiant de ce travail est de constater l’impact direct de nos efforts : voir une mère accoucher en toute sécurité dans une clinique que nous avons contribué à mettre en place, entendre le rire des enfants qui ont reçu des soins médicaux, ou voir des maisons s’illuminer pour la première fois grâce à l’électricité. Je trouve de la joie dans la résilience et l’espoir des communautés que nous servons. Cela me rappelle que ce travail ne se limite pas aux soins de santé… il s’agit de préserver la dignité humaine et de donner à chacun la possibilité de s’épanouir.»
Commentant l’Affordable Care Act, Ndansi a déclaré que cette loi a réaffirmé la conviction fondamentale que les soins de santé sont un droit et non un privilège.
Il a déclaré que cette loi a élargi l’accès aux soins à des millions de personnes aux États-Unis, «tout comme je m’efforce de le faire dans les communautés mal desservies en Afrique. Je constate une vision commune entre l’ACA et mon travail : tous deux visent à éliminer les obstacles à l’accès aux soins de santé et à garantir que personne ne soit laissé pour compte.»
Ndansi a souligné que l’engagement du président Obama en faveur de l’équité dans les soins de santé est une source d’inspiration et que son leadership continue de « nourrir la mission de ceux d’entre nous qui travaillent à rendre les soins de santé accessibles, peu importe où les gens vivent ».
Des origines modestes
Né d’une famille modeste dans la petite ville de Misaje, dans le département de Donga Mantung, région du Nord-Ouest, Ndansi Elvis, la quarantaine, s’est hissé au sommet grâce à son travail acharné et son dévouement.
Avant de s’installer aux États-Unis, ce Camerounais basé dans le New Jersey était un entrepreneur, un médecin et un homme politique accompli dans son pays.
Il était un leader de jeunesse de premier plan et a été pendant plusieurs années président national de la jeunesse de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (PNUD).
En 2013, Ndansi Elvis était candidat aux élections législatives dans la circonscription de Donga Mantung Ouest (Ako et Misaje), mais la chance ne lui a pas souri.
Outre la politique, Ndansi Elvis dirigeait une chaîne d’entreprises au Cameroun, notamment la clinique de la Fondation Unite for Health, qui offrait des soins de santé aux Camerounais des villes de Yaoundé, Bamenda, Ndop et maintenant Misaje.
En 2018, Ndansi Ndansi, fondateur et président d’Unite for Health, figurait parmi les douze participants sélectionnés pour devenir boursiers de la Fondation Obama parmi des centaines de candidatures du monde entier.
Au cours de ce programme d’un an, Ndansi et ses pairs ont participé aux Projets Mondiaux de Columbia, une initiative dans le cadre de laquelle des professeurs et des chercheurs de l’Université Columbia à New York s’associent à des gouvernements, des organisations à but non lucratif, le secteur privé et des organisations intergouvernementales pour créer des solutions concrètes à des problèmes concrets.
En 2019, Ndansi Elvis a reçu une lettre de félicitations de Barack et Michelle Obama pour avoir terminé avec succès le programme. Il a quitté Columbia enrichi d’une connaissance approfondie du développement et des politiques internationales, et d’une formation pratique en collaboration avec l’équipe de la Fondation Obama.
Plus tôt en 2016, Ndansi Elvis figurait également parmi les Jeunes Leaders Africains lauréats de la Bourse Mandela Washington, un programme d’échange du Département d’État américain, où il a étudié le leadership civique au Wagner College de Staten Island, dans l’État de New York.
Il est cofondateur et modérateur de la Cameroon Townhall for Healthcare professionals, une plateforme qui rassemble plus de 2 400 professionnels de santé camerounais de 36 pays qui se réunissent virtuellement toutes les deux semaines depuis 2021 pour partager leurs connaissances et leurs idées sur la manière d’améliorer le système de santé camerounais.
Le ministre de la Santé publique, le Dr Manaouda Malachie, a été invité à trois reprises sur la plateforme.
Sur le plan académique, Ndansi Elvis est titulaire d’une licence en sciences infirmières de l’Université de Buea, suivie d’une maîtrise en sciences infirmières, d’une maîtrise en santé publique et d’un Executive MBA attendu à l’Université Howard aux États-Unis.
Ndansi est actuellement docteur en santé publique et candidat au doctorat en santé publique dans l’une des meilleures universités de santé publique au monde : la London School of Hygiene and Tropical Medicine, au Royaume-Uni.
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« le FSNC est désormais hors-jeu, ce qui est naturellement regrettable pour notre démocratie »

Armand Noutack II, l’ancien militant du MRC, demande à la députée Nourane Foster de prier pour le blocage d’Odza.
La suspension du FSNC, parti politique d’Issa Tchiroma, fait partie de l’actualité brûlante au Cameroun en ce moment. C’est donc tout naturellement que les commentaires et réactions des uns et des autres se multiplient sur la question. Armand Noutack II, qui trouve cette décision regrettable pour la démocratie, en profite pour passer un message à Nourane Foster, députée démissionnaire du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN).
« Le FSNC est désormais hors-jeu, ce qui est naturellement regrettable pour notre démocratie. La « députée PCRN qui se dit désormais du Paris Saint-Germain » doit maintenant prier, jeûner et si possible faire même des rituels pour le blocage de Odza, ainsi son fauteuil sera assuré au Parlement. Exactement comme avec le boycott de 2020. Depuis son départ, elle fait les yeux doux aux CAVERNEUX NAÏFS de ODZA tout en espérant, en PRIANT jour et nuit, que le Moulinex leur donne un coup de pied aux fesses avant 2027 », écrit-il.
À titre de rappel, le FSNC a été suspendu hier, le 27 octobre 2026, par le ministère de l’Administration territoriale. Il est reproché au parti, l’appel à l’insurrection, l’atteinte à l’intégrité territoriale, à l’unité nationale et à la souveraineté nationale, l’incitation à la violence ayant occasionné des destructions de biens publics et privés, des troubles graves à l’ordre public et la résidence de l’un des dirigeants statutaires à l’étranger.
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« voilà où mène le manque de discernement »

L’ex-secrétaire général du FSNC Jeanne Nsoga approuve la suspension du parti politique d’Issa Tchiroma.
Sur sa page Facebook, Jeanne Nsoga, l’ancienne secrétaire générale du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC), donne son avis sur la suspension de ex-parti politique. Elle pense que ladite suspension signée par Atanga Nji, le ministre de l’Administration territoriale (Minat), est normale. Elle affirme que le parti politique d’Issa Tchiroma fait autre chose que la politique.
« Ce document devrait être affiché dans toutes les écoles de formation politique au Cameroun. La politique ne consiste pas à sacrifier la jeunesse sur l’autel de ses ambitions puériles. Ce n’est pas ça, faire de la politique. Faire de la politique, c’est construire un chemin pour la jeunesse. Pas l’envoyer au feu pour brûler à sa place. Des Camerounais l’ont fait en 1990. Les choix étaient assumés, aucun n’a quitté le navire, parce qu’aucun n’avait sacrifié un autre. Voilà où mène le manque de discernement : quand on appelle à l’insurrection depuis un salon climatisé, ce sont les enfants des autres qui se retrouvent devant le Tribunal militaire de Yaoundé. Quand on confond le courage avec la provocation, ce sont les jeunes qui paient, avec leur avenir, leur casier judiciaire, leur liberté. L’arrêté du MINAT suspendant le FSNC pour 3 mois ce 27 octobre 2026 n’est pas qu’une sanction administrative. C’est le constat d’un échec moral. On ne joue pas avec la colère d’un peuple. On ne surfe pas sur la frustration des jeunes comme on surfe sur une vague. Parce que quand la vague retombe, ce sont eux qui se noient. La vraie grandeur en politique, c’est de savoir retenir son camp quand il veut tout casser. Pas de l’exciter pour exister. Au-delà des partis, il y a une leçon », a-t-elle écrit.
À titre de rappel, le FSNC parti politique d’Issa Tchiroma a été suspendu hier 27 octobre 2026 par le ministre de l’Administration territoriale. La suspension s’étend sur une période de trois mois. Il est reproché au parti, l’appel à l’insurrection, l’atteinte à l’intégrité territoriale, à l’unité nationale et à la souveraineté nationale, l’incitation à la violence ayant occasionné des destructions de biens publics et privés, des troubles graves à l’ordre public et la résidence de l’un des dirigeants statutaires à l’étranger.
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