Albert Dzongang, conseiller spécial de l’opposant Maurice Kamto, a une nouvelle fois été convoqué ce jeudi 27 mars 2025 par la légion de gendarmerie du Littoral, à Douala. Une convocation formelle lui a été notifiée mercredi 26 mars, après une première présentationsur invitationla veille, lors de laquelle il a refusé de s’exprimer sans ses avocats.
Une audition sous tension
Mardi 25 mars, Dzongang s’était rendu à la gendarmerie suite à un échange avec le préfet du Wouri. Mais sur place, l’ancien député a opposé une condition : aucune audition sans la présence de ses défenseurs. Problème : aucune convocation officielle ne lui avait été remise à ce moment-là. La procédure a finalement été régularisée le lendemain, enclenchant un nouveau bras de fer.
Les accusations en cause
Les autorités lui reprochent une vidéo diffusée le 14 mars, dans laquelle il serait accusé d’« incitation aux émeutes », d’« appel à la justice populaire »et de« manquements au respect »envers Paul Atanga Nji, le ministre de l’Administration territoriale. Le clip contiendrait également des allégations sur une prétendue« déloyauté »de 80 % de l’armée camerounaise – des déclarations jugées inflammatoires.
Kamto dénonce un « harcèlement »
Face à cette nouvelle convocation, Maurice Kamto, président national du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), a dénoncé mercredi soir un« harcèlement systématique »contre son collaborateur. Une critique récurrente dans l’opposition camerounaise, qui dénonce régulièrement des pressions judiciaires à caractère politique.
L’affaire s’annonce sensible, alors que le pays navigue entre tensions sociales et défis sécuritaires.















