Le 24 mars 2025, Brenda Biya, fille du président camerounais Paul Biya, a pris la parole sur Instagram pour défendre les droits des personnes LGBTQ+, tout en pointant du doigt ce qu’elle qualifie d’hypocrisie sociétale. Dans une publication sans filtre, elle a déploré le fossé entre les déclarations publiques d’inclusivité et le manque de soutien réel. Un message fort, partagé alors que des membres du parti présidentiel CPDM célébraient ses 40 ans d’existence et appelaient son père, âgé de 92 ans, à se représenter après 43 ans au pouvoir.
« Le soutien n’est souvent qu’une façade »
La jeune femme n’a pas mâché ses mots : si de nombreux pays et individus affichent une prétendue ouverture envers la communauté LGBTQ+, les discriminations restent ancrées. Elle dénonce ce double discours où, derrière les encouragements publics, se cachent préjugés et hostilité.
« J’aimerais souligner l’hypocrisie de la société face à la cause LGBTQ+. Pourquoi pousse-t-on les gens à faire leur coming out en promettant du soutien, alors que la plupart des pays crachent sur tout ce qui s’y rapporte ? », interroge-t-elle.
Brenda Biya a aussi évoqué son vécu : après avoir été célébrée pour son coming out en tant que lesbienne en juin 2024, elle a subi un revirement brutal de la part de certains soutiens initiaux. Un changement de ton qui l’a laissée « isolée et trahie ».
« Pour être claire : les mêmes qui me portaient aux nues hier me méprisent aujourd’hui », assène-t-elle.
« Arrêtons les faux-semblants »
Elle appelle à abandonner les gestes symboliques pour construire un changement concret. « Je suis fatiguée de ce récit selon lequel la société soutient les LGBTQ+. La vérité, c’est que la majorité discrimine encore. Il est temps de cesser de faire semblant », insiste-t-elle.
Pour elle, seule une discussion honnête sur l’acceptation peut briser les tabous, loin des « narratives trompeurs ».
Un rappel des combats restants
Son message souligne les défis persistants : malgré des avancées locales, l’égalité réelle reste lointaine. « Le chemin est encore long », reconnaît-elle, encourageant à affronter les réalités plutôt qu’à se bercer d’illusions.
Un coming out qui avait fait vibrer les réseaux
En juin 2024, Brenda Biya avait créé le buzz en partageant des photos d’elle embrassant Layyons Valença, mannequin brésilienne. « Je suiscr8zyde toi, et je veux que le monde le sache », écrivait-elle en légende.
Une révélation saluée par des associations locales commeTravailler pour notre bien-être, qui y voyaient un pas vers la décriminalisation de l’homosexualité au Cameroun. Des militants internationaux avaient aussi salué son courage, espérant que sa visibilité ébranlerait les lois répressives du pays.
Une voix qui persiste
Aujourd’hui, Brenda Biya continue d’utiliser sa plateforme pour éclairer les luttes LGBTQ+, exigeant un soutien qui aille au-delà des symboles. Son combat ? Transformer les paroles en actes, pour que l’acceptation ne soit plus un slogan, mais une réalité.















