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Tony Elumelu, président de United Bank for Africa (UBA) : « le Président Biya me traite comme un fils, et je le considère comme un père »

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Tony Elumelu, président de United Bank for Africa (UBA) : « le Président Biya me traite comme un fils, et je le considère comme un père »
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Vous êtes actuellement au Cameroun pour assister aux Rencontres Économiques du Cameroun, où vous avez prononcé un discours d’ouverture. De quoi s’agissait-il exactement ?

J’ai été ravi d’assister à cet événement et d’écouter la présentation du Président. J’ai eu l’honneur de prononcer le discours d’ouverture des Rencontres Économiques du Cameroun, une initiative du secteur privé que je trouve formidable. Depuis mon arrivée, j’ai rencontré le Premier ministre ainsi que d’autres responsables, ce qui montre que le secteur privé et le secteur public collaborent pour la croissance économique du pays. Mon intervention portait sur l’importance de cette collaboration pour le développement économique.

J’ai partagé mon expérience en tant que président du groupe Heirs Holdings, qui est actif dans les services financiers, l’énergie et d’autres secteurs stratégiques sur quatre continents : l’Amérique, l’Europe, le Golfe et l’Afrique. J’ai notamment insisté sur le rôle clé de l’énergie et de la sécurité énergétique pour la transformation des entreprises et la croissance économique.

L’Afrique ne pourra se développer que si le secteur privé est pleinement impliqué dans la création de valeur et d’opportunités. Il est difficile de vous parler sans évoquer la Tony Elumelu Foundation et ses nombreuses initiatives en faveur des jeunes entrepreneurs africains. Vous étiez récemment aux Émirats arabes unis, où vous avez annoncé de nouveaux partenariats.

Pouvez-vous nous faire le point sur les actions récentes de votre fondation ?

La Tony Elumelu Foundation, que mon épouse et moi avons créé en 2010, a investi 100 millions de dollars (62,5 milliards de FCFA) pour soutenir plus de 21 000 jeunes entrepreneurs africains, dont 700 au Cameroun. Nous avons établi des partenariats avec des organisations comme l’Union européenne, le PNUD, le Comité international de la Croix rouge (CICR), ainsi qu’avec divers gouvernements et fondations présidentielles. Chaque année, environ 400 000 personnes postulent à notre programme, mais nous n’avons les capacités que pour en soutenir 1 000.

Nous avons déjà investi environ 3 millions de dollars (1,8 milliard de FCFA) au Cameroun pour soutenir plus de 700 jeunes entrepreneurs et souhaitons en faire davantage. Les jeunes entrepreneurs camerounais, comme ceux d’autres pays africains, sont ambitieux, innovants et motivés, mais ils ont besoin de soutien pour réussir. Notre engagement est de leur offrir les ressources nécessaires pour concrétiser leurs projets.

Quel est votre lien avec le Président Paul Biya ? Quelles facilités vous-a-t-il accordé pour faire des affaires au Cameroun ?

Le Président Biya me traite comme un fils, et je le considère comme un père. Mais au-delà de cette relation, notre engagement au Cameroun est avant tout économique. UBA est très impliquée dans le financement des infrastructures du pays, notamment le stade d’Olembé, et nous accompagnons également le gouvernement dans divers projets financiers. Nous opérons au Cameroun comme une entreprise locale et nous contribuons activement à son développement. Outre la banque, nous avons des ambitions dans d’autres secteurs, comme l’énergie, les hydrocarbures, l’hôtellerie et les transports. Je porte plusieurs casquettes, chacune représentant un engagement profond envers le développement de l’Afrique.

En tant que Président de la United Bank for Africa, je m’efforce de soutenir la croissance économique à travers des services financiers innovants. Mais mon engagement ne s’arrête pas là. Je suis également PDG de Heirs Energies, une entreprise pionnière dans les énergies renouvelables en Afrique, qui œuvre activement pour accélérer la transition énergétique sur le continent. Par ailleurs, je préside Transcorp Power, une filiale du groupe nigérian Transcorp, spécialisée dans la production d’énergie via des centrales électriques.

Le Cameroun qui nous a toujours réservé un accueil chaleureux et respectueux, représente un terrain fertile pour de nouveaux investissements. Nous croyons fermement qu’il y a encore beaucoup à faire, et nous sommes déterminés à contribuer à son développement économique et énergétique. En tant qu’Africains, nous sommes fiers de pouvoir investir dans un pays qui nous traite comme des partenaires de valeur, et nous sommes impatients de participer à son essor.

Vous avez toujours eu une passion pour la jeunesse et vous insistez souvent sur leur rôle dans l’avenir de l’Afrique. Quel message souhaitez-vous adresser aux jeunes entrepreneurs camerounais qui nous regardent ?

Mon message est simple : pensez sur le long terme, rêvez grand, restez disciplinés et concentrés. Travaillez dur et adoptez une approche d’investissement. Quand vous commencez à gagner de l’argent, ne dépensez pas tout immédiatement. Épargnez et réinvestissez. Beaucoup de jeunes entrepreneurs veulent trop vite un certain style de vie, mais il faut d’abord capitaliser pour assurer la croissance de son entreprise. Je dis toujours aux entrepreneurs africains : notre succès ne doit pas être individuel ou familial, mais collectif. Nous devons penser en termes de génération, de nation et de continent.

C’est pourquoi la Tony Elumelu Foundation joue son rôle en favorisant la prospérité et en offrant des opportunités aux jeunes. Le véritable héritage, ce n’est pas l’argent que l’on accumule, mais l’impact positif que l’on laisse sur les communautés et les vies humaines.

Lors de votre dernière visite au Cameroun, vous avez annoncé la construction du siège régional de la UBA pour l’Afrique centrale. Où en est ce projet ?

Nous sommes en train d’analyser plusieurs paramètres avant de démarrer officiellement le projet. Cependant, j’ai aussi évoqué aujourd’hui un problème majeur : la bureaucratie, qui freine parfois la transformation économique et le progrès. Le projet avance, mais nous devons encore surmonter certaines barrières administratives.

Quelle est aujourd’hui la position de UBA sur le marché bancaire camerounais ?

Selon les dernières informations que j’ai obtenues de notre directeur financier, UBA Cameroun est actuellement la deuxième banque la plus rentable du pays et occupe la cinquième ou sixième place en termes de taille. Nous pensons qu’il y a encore beaucoup d’opportunités à saisir, car l’économie camerounaise a un fort potentiel de croissance. Nous voulons être un acteur clé de cette transformation en soutenant aussi bien les grandes entreprises que les PME.

Un entrepreneur camerounais nous a contactés pour nous signaler des difficultés d’accès à la plateforme d’inscription de la Tony Elumelu Foundation. Il semble que le Cameroun ne figure pas parmi les pays éligibles cette année. Que répondez-vous à cette préoccupation ?

J’ai récemment reçu un email similaire et j’ai immédiatement demandé à mon équipe d’enquêter. Ils ont réglé le problème pour cette personne, et nous allons vérifier s’il concerne d’autres candidats. Notre objectif est de garantir un accès équitable à toutes les opportunités offertes par la fondation. Si certains entrepreneurs camerounais rencontrent encore des difficultés, je les invite à me transmettre leurs plaintes directement, et nous ferons le nécessaire pour y remédier.

Nous avons créé cette fondation pour démocratiser la chance et permettre à chaque jeune Africain d’avoir une opportunité de réussir, quel que soit son milieu d’origine.

Le Cameroun organisera une élection présidentielle en octobre prochain, et certains analystes estiment que cela représente un risque pour les investissements. En tant qu’investisseur, avez-vous des inquiétudes à ce sujet ?

Je ne suis pas un homme politique, mais en tant qu’homme d’affaires, nous analysons toujours les risques. Il existe plusieurs types de risques : politiques, économiques, financiers, cybernétiques, etc. Notre rôle est d’identifier ces risques et de voir comment les atténuer. Nous ne faisons pas de spéculations politiques, mais nous évaluons toujours l’environnement des affaires pour prendre des décisions éclairées.

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Jessica Edima choque la toile avec de nouvelles vidéos privées

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Jessica Edima choque la toile avec de nouvelles vidéos privées
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La créatrice de contenu camerounaise Jessica Edima fait l’objet de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux après une polémique survenue lors d’un direct sur TikTok. L’affaire a rapidement pris de l’ampleur, suscitant de nombreuses réactions en ligne.

Une vive controverse après un live TikTok

Tout est parti d’un échange en direct sur TikTok entre Jessica Edima et une autre créatrice de contenu. Au cours du live, cette dernière a formulé des accusations à l’encontre de Jessica Edima concernant son mode de vie.

Quelques heures plus tard, des contenus présentés sur les réseaux sociaux comme étant liés à la jeune influenceuse ont commencé à circuler. À ce stade, leur authenticité n’a pas été officiellement établie.

Jessica Edima dément les accusations

Face à la polémique, Jessica Edima a publié une vidéo pour répondre aux critiques. Elle explique que ses visites dans certains hôtels sont liées à sa passion pour la décoration intérieure.

« Si je pars dans les hôtels, c’est parce que je suis une fan de la décoration. J’y vais souvent pour copier certaines décorations, prendre certaines photos, essayer de me distraire, c’est tout. J’aime la déco, découvrir de nouveaux endroits, j’y vais pour copier ces décos, car j’ai un petit don en décoration », affirme la tiktokeuse.

Elle ajoute que sa situation financière est parfois difficile et qu’elle ne cherche pas à donner une image trompeuse de son quotidien.

« Il y a des jours où je n’ai même 25f, mais je ne montre pas cela sur Internet… Je gère et c’est tout. Ce n’est pas parce que je viens vous montrer ce que j’ai, que j’ai tout le temps. Non, Il y a des jours où je n’ai même pas 5f pour manger. Je n’ai pas besoin de ça pour mener cette vie, de base, je suis bailleresse. »

Elle évoque ses différentes sources de revenus

Jessica Edima indique qu’elle perçoit des revenus provenant d’un bien immobilier mis en location. Elle affirme également exercer une activité de vente en ligne.

« Donc chaque fin du mois, j’ai un argent qui me permet soit de régler mes factures, soit de payer mon loyer à moi, et je fais aussi la vente en ligne. Je poste tout le temps mes articles. »

L’influenceuse assure qu’elle mène une vie simple et qu’elle ne cherche pas à afficher une image de richesse sur les réseaux sociaux.

« J’ai quoi ? Je poste quoi ici qui vous impressionne ? J’ai l’argent et je suis toujours dans cette chambre ? Je n’ai rien. Je me bats à mon petit niveau et je vis à mon petit rythme. »

« Je n’ai pas besoin de faire ça », affirme Jessica Edima

Dans sa prise de parole, Jessica Edima rejette les accusations portées contre elle. Elle explique que ses relations amicales ne doivent pas être interprétées comme une preuve qu’elle partage le mode de vie de certaines personnes.

« Vous allez venir dire que la petite fille ci fait ça, ce n’est pas parce que tu marches avec des personnes qui font ça que forcément, tu le fais. Je marchais même avec des personnes qui fumaient, mais je n’ai jamais pris une cigarette pour mettre dans ma bouche. En amitié, je ne regarde pas la vie que tu mènes, je regarde juste ton fond, ton cœur et c’est tout », a déclaré la créatrice de contenu camerounaise.

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Abdul Halim al-Attar : le réfugié syrien qui vendait les stylos avec sa fille a obtenu une énorme aide financière

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Abdul Halim al-Attar : le réfugié syrien qui vendait les stylos avec sa fille a obtenu une énorme aide financière 
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Une simple image dans les rues de Beyrouth qui a bouleversé le monde entier

Une photographie prise dans les rues de Beyrouth, au Liban, a changé à jamais la destinée d’un père de famille syrien. L’image montrait Abdul Halim al-Attar, un réfugié syrien qui tentait de survivre en vendant des stylos dans la rue, avec une scène particulièrement émouvante : un plateau rempli de stylos dans une main et sa petite fille endormie, Reem, âgée de seulement quatre ans, posée sur son épaule.

Cette scène, capturée par un photographe alors qu’Abdul cherchait simplement à gagner quelques dollars pour nourrir ses enfants, est rapidement devenue un symbole de la difficulté vécue par des millions de réfugiés à travers le monde.

À cette époque, Abdul Halim al-Attar avait fui la guerre en Syrie et vivait dans des conditions extrêmement précaires au Liban. Comme beaucoup d’autres familles déplacées par le conflit syrien, il devait trouver des moyens de survivre malgré l’absence de ressources stables et les nombreuses difficultés administratives et économiques.

Mais cette photographie allait transformer son existence.

Un père syrien obligé de vendre des stylos pour nourrir ses enfants

Avant de devenir connu à travers le monde, Abdul Halim al-Attar menait une vie marquée par les épreuves. Originaire de Syrie, il avait quitté son pays en raison de la guerre qui ravageait sa région.

Installé à Beyrouth avec ses enfants, il faisait partie des nombreux réfugiés syriens qui tentaient de reconstruire leur vie loin des violences. Sans emploi stable, il arpentait quotidiennement les rues de la capitale libanaise pour vendre des stylos aux passants.

Son objectif était simple : trouver suffisamment d’argent pour offrir un minimum de confort à ses enfants.

Chaque jour, il parcourait les rues sous la chaleur avec son plateau de stylos, espérant réaliser quelques ventes. Sa situation était difficile, mais il refusait d’abandonner.

La photographie montrant sa fille Reem dormant paisiblement sur son épaule alors qu’il essayait de vendre ses produits a profondément touché les internautes. Elle représentait le combat silencieux de nombreux parents réfugiés prêts à tout pour protéger leurs enfants.

La photo qui devient virale et attire la solidarité internationale

Après sa publication sur les réseaux sociaux, l’image d’Abdul Halim al-Attar a rapidement fait le tour du monde.

Des milliers de personnes ont été touchées par cette scène montrant un père démuni mais déterminé à prendre soin de sa famille. Face à l’émotion suscitée par la photographie, une campagne de financement participatif a été lancée afin de lui venir en aide.

L’objectif initial était pourtant très modeste : récolter seulement 5 000 dollars pour permettre à Abdul d’améliorer légèrement ses conditions de vie.

Mais la mobilisation a largement dépassé toutes les attentes.

Grâce à la générosité d’inconnus venus de plusieurs pays, la campagne a finalement permis de récolter environ 191 000 dollars.

Cette somme représentait bien plus qu’une aide financière. Pour Abdul Halim al-Attar, elle constituait une véritable opportunité de reconstruire son avenir et celui de ses enfants.

Une nouvelle vie après le soutien de milliers d’inconnus

Avec l’argent récolté, Abdul Halim al-Attar a d’abord pensé à assurer la sécurité de sa famille.

Lui qui vivait auparavant dans une simple pièce a pu déménager avec ses enfants dans un logement plus adapté. Cette nouvelle habitation lui a offert des conditions de vie beaucoup plus dignes après des années marquées par la précarité.

L’une de ses grandes priorités était également l’éducation de ses enfants. Son fils, qui avait été privé d’école pendant près de trois ans à cause de la guerre et de l’exil, a pu reprendre le chemin des classes.

Pour Abdul, permettre à ses enfants d’étudier représentait une victoire essentielle. Il ne voulait pas seulement survivre au jour le jour, mais offrir à sa famille une véritable perspective d’avenir.

Le réfugié syrien transforme son aide en projets professionnels

Contrairement à ceux qui auraient pu simplement utiliser cet argent pour améliorer leur propre situation, Abdul Halim al-Attar a décidé d’investir une partie des fonds dans des activités économiques.

Avec cette nouvelle stabilité financière, il a lancé plusieurs commerces au Liban.

Il a notamment ouvert une boulangerie, un restaurant spécialisé dans les kebabs ainsi qu’un autre établissement de restauration. Ces projets lui ont permis de générer des revenus réguliers et de ne plus dépendre uniquement de l’aide extérieure.

Mais son initiative ne s’est pas arrêtée là.

Abdul a également choisi d’embaucher d’autres réfugiés syriens qui, comme lui, cherchaient désespérément une source de revenus.

Grâce à ses entreprises, il a créé des emplois pour environ 16 autres réfugiés syriens.

Son succès personnel est ainsi devenu une opportunité pour d’autres familles confrontées aux mêmes difficultés.

Un geste de solidarité envers sa communauté

L’histoire d’Abdul Halim al-Attar ne se résume pas uniquement à une réussite individuelle.

Après avoir retrouvé une certaine stabilité, il a également décidé de partager une partie de l’argent reçu avec des proches et des personnes de son entourage qui traversaient encore des moments difficiles.

Il a consacré plusieurs milliers de dollars à aider des membres de sa famille et des amis qui avaient besoin de soutien.

Ce choix illustre une autre dimension de son parcours : pour Abdul, l’aide reçue devait servir à créer un impact plus large que son propre foyer.

Il considérait cette opportunité comme une responsabilité.

Une histoire devenue un symbole d’espoir pour les réfugiés

Le parcours d’Abdul Halim al-Attar est devenu un exemple de résilience et de solidarité.

Son histoire rappelle que derrière les chiffres sur les crises migratoires se cachent des millions de destins humains, des parents, des enfants et des familles qui cherchent simplement une chance de reconstruire leur existence.

Cette photographie prise dans une rue de Beyrouth a permis au monde de découvrir le visage d’un père qui refusait d’abandonner malgré les difficultés.

Elle a aussi montré le pouvoir de la solidarité internationale lorsque des personnes décident d’agir ensemble.

Une photo, une opportunité et un nouveau départ

L’histoire d’Abdul Halim al-Attar restera comme celle d’un homme dont la vie a basculé grâce à une simple photographie.

En quelques jours, il est passé du statut de réfugié syrien vendant des stylos dans les rues de Beyrouth à celui d’entrepreneur capable de soutenir sa famille et d’aider d’autres personnes dans la même situation.

Son parcours démontre qu’une opportunité peut changer une destinée, mais aussi que la réussite prend encore plus de valeur lorsqu’elle profite aux autres.

Cette image d’un père portant sa fille endormie restera longtemps comme un symbole : celui d’un homme qui, malgré les épreuves de la guerre et de l’exil, a trouvé la force de reconstruire sa vie et d’ouvrir une nouvelle porte à toute une communauté.

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Bachelor Afrique : Les nudes de Blanche Bahoken mettent la toile en feu

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Bachelor Afrique : Les nudes de Blanche Bahoken mettent la toile en feu
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Blanche Bahoken, candidate camerounaise de Bachelor Afrique 2024, est au cœur d’un scandale qui a enflammé la toile il ya quelques jours

Une publication peut disparaître en quelques secondes, mais ses conséquences peuvent durer des années. Avec l’explosion des réseaux sociaux, les affaires liées à la diffusion non consentie de contenus privés rappellent une réalité souvent oubliée : derrière chaque image partagée se trouve une personne, une histoire et une dignité à protéger.

Le piège de la viralité sur Internet

Aujourd’hui, une vidéo ou une photo peut circuler très rapidement sur les plateformes numériques. Un simple partage, une capture d’écran ou un transfert dans un groupe de discussion peut suffire à rendre un contenu visible par des milliers de personnes.

Beaucoup d’internautes pensent qu’un clic n’a pas de conséquence. Pourtant, chaque personne qui relaie un contenu participe à sa propagation.

Sur les réseaux sociaux, la recherche du buzz prend parfois le dessus sur le respect de la vie privée. Certains utilisateurs partagent des contenus par curiosité, pour faire rire ou simplement pour obtenir des réactions. Mais derrière cette apparente légèreté, les conséquences peuvent être lourdes.

Une atteinte profonde à la vie privée

La vie privée est un droit fondamental. Chacun doit pouvoir contrôler son image, ses informations personnelles et les moments qu’il choisit de partager.

Lorsqu’un contenu intime est diffusé sans l’accord d’une personne, ce n’est pas seulement une publication en ligne. C’est une atteinte à son intimité.

La victime peut ressentir de la honte, de la colère, de l’incompréhension ou un profond sentiment d’impuissance. Certaines personnes changent leurs habitudes, évitent les lieux publics ou se coupent complètement des réseaux sociaux.

Le plus difficile, souvent, est de savoir que le contenu peut réapparaître à tout moment.

La responsabilité des internautes

Une idée revient souvent : « Je n’ai fait que partager, je ne suis pas responsable ». Pourtant, cette affirmation est trompeuse.

Partager un contenu privé contribue à son exposition. Même lorsqu’on n’est pas l’auteur initial de la diffusion, on participe à la chaîne de propagation.

Avant de publier ou de transférer une image, une question simple devrait être posée : « Est-ce que cette personne aurait accepté que ce contenu soit diffusé ? »

Si la réponse est inconnue, la prudence doit toujours l’emporter.

Les personnalités publiques ne perdent pas leurs droits

Les influenceurs, artistes, sportifs ou candidats d’émissions de télévision sont souvent très exposés. Certains internautes pensent qu’une personne connue accepte automatiquement de renoncer à sa vie privée.

C’est faux.

Avoir une présence publique ne signifie pas que tout est permis. Une personnalité publique reste une personne avec des droits, des émotions et une famille.

La popularité attire l’attention, mais elle ne donne pas une autorisation pour diffuser des contenus personnels sans consentement.

Le danger du jugement collectif

Sur Internet, les jugements arrivent souvent avant les faits. Une rumeur peut prendre une ampleur considérable en quelques heures.

Des milliers de personnes commentent une situation qu’elles ne connaissent pas toujours. Certaines insultent, accusent ou condamnent sans avoir vérifié les informations.

Cette culture du jugement instantané peut causer des dégâts importants.

Derrière un compte TikTok, Instagram ou Facebook, il y a un être humain qui doit ensuite vivre avec les conséquences des commentaires et des attaques.

Que faire lorsqu’un contenu privé circule ?

Lorsqu’une personne découvre qu’un contenu privé circule sans son accord, plusieurs réflexes peuvent aider :

  • éviter de partager davantage le contenu ;
  • signaler les publications aux plateformes concernées ;
  • conserver les preuves nécessaires (captures d’écran, liens, informations sur les comptes) ;
  • demander conseil auprès des autorités compétentes ou d’un professionnel du droit.

Réagir rapidement peut permettre de limiter la diffusion.

L’éducation numérique devient indispensable

La protection de la vie privée ne dépend pas uniquement des lois. Elle passe aussi par l’éducation des utilisateurs.

Les jeunes, notamment, doivent comprendre que ce qui est publié sur Internet peut laisser des traces pendant longtemps.

Une photo envoyée dans un moment de confiance peut être utilisée contre une personne des années plus tard. C’est pourquoi la prudence est essentielle dans les échanges numériques.

Les parents, les écoles et les acteurs du numérique ont un rôle important à jouer pour apprendre les bons réflexes.

Les réseaux sociaux doivent rester des espaces responsables

Les plateformes numériques offrent de nombreuses opportunités : créer une communauté, développer une activité, partager des idées ou découvrir de nouvelles personnes.

Mais leur utilisation demande aussi de la responsabilité.

La liberté d’expression ne donne pas le droit de violer l’intimité d’autrui. La curiosité ne justifie pas l’humiliation. Et la recherche de quelques milliers de vues ne devrait jamais se faire au prix de la souffrance d’une autre personne.

Chaque internaute peut contribuer à un environnement numérique plus respectueux en adoptant un réflexe simple : réfléchir avant de partager.

Car sur Internet, un contenu peut faire le tour du monde en quelques minutes, alors que réparer les conséquences humaines peut prendre beaucoup plus de temps.

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