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Fiscalité : le Cameroun veut exempter les travailleurs chinois de la double imposition pour séduire les investisseurs

(Investir au Cameroun) – Au Parlement, les élus ont reçu de l’exécutif un projet de loi portant ratification de la convention fiscale entre le Cameroun et la Chine. Ce texte vise à éliminer la double imposition sur les revenus et à lutter contre la fraude et l’évasion fiscales.
En plus d’éliminer la double imposition pour les contribuables concernés, la convention prévoit la suppression de plusieurs prélèvements, dont l’impôt sur les sociétés, l’impôt sur le revenu des personnes physiques, ainsi que les contributions au Crédit Foncier, au Fonds National de l’Emploi et d’autres taxes sur les salaires. « La Convention va également permettre d’améliorer la législation existante en matière de lutte contre la fraude et l’évasion fiscales », souligne l’exposé des motifs du texte.
Pour le gouvernement, « cet important instrument juridique offre l’occasion aux États camerounais et chinois de renforcer les liens d’amitié et de coopération qui existent déjà entre eux, en facilitant et en intensifiant notamment le flux de leurs échanges commerciaux et de leurs investissements ».
Le texte soumis à l’examen des élus justifie que la Convention favorisera la mise en place de meilleures conditions pour promouvoir les investissements et attirer les investisseurs étrangers au Cameroun. Elle prévoit plusieurs avantages fiscaux, notamment des taux préférentiels d’imposition des revenus d’investissement, le principe de non-discrimination garantissant les droits des contribuables, ainsi qu’une coopération renforcée entre les deux administrations fiscales pour lutter contre l’évasion fiscale internationale.
En octobre 2023, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, qui avait signé la convention pour le compte du Cameroun, avait rappelé que les négociations autour de ce document avaient duré dix ans. « Il est important de relever que la signature de cette convention s’inscrit dans le cadre d’un vaste chantier de densification de notre réseau de conventions fiscales, lancé il y a une dizaine d’années, dans l’optique d’améliorer et de renforcer l’attractivité du territoire camerounais vis-à-vis des investisseurs étrangers », avait déclaré le ministre.
Il est à noter que, selon le ministère des Relations extérieures, le Cameroun compte 60 000 travailleurs expatriés actifs sur son territoire. Or, la loi de finances 2025 prévoit l’institution de frais de visa annuels correspondant à 5 % du montant des honoraires des contrats de travail des consultants individuels et experts étrangers. Par cette disposition, le gouvernement entend améliorer la collecte de cette recette non fiscale, dont le montant s’élève à 5 milliards de FCFA en 2024, avec un objectif affiché de 14 milliards de FCFA.
Par ailleurs, la Chine est le premier partenaire économique et commercial du Cameroun. En 2023, les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint près de 1 178,1 milliards de FCFA, marquant une hausse de 24,1 % par rapport à 2022, selon l’Institut national de la statistique (INS). La Chine a conservé sa position de premier fournisseur du Cameroun, avec une part de marché de 18,9 %, devançant l’Inde et la France.
Ludovic Amara
Lire aussi:
27-01-2025- Emplois : près de 60 000 travailleurs expatriés en activité au Cameroun (Minrex)
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« les cheveux sont-ils réellement un problème de discipline ou de sagesse ? »

L’homme politique Hilaire Kamga interroge sur le problème des cheveux longs dans les établissements scolaires.
Le sujet sur le drame survenu au lycée technique de Nsam a été l’un des thèmes de débat de ce dimanche 25 octobre 2026. Hilaire Kamga, invité à l’émission Canal Presse de Canal 2 international, a réagi en posant des questions sur les cheveux longs, un modèle généralement interdit dans nos écoles.
« Ce n’est pas parce que cette pratique néocoloniale de couper les cheveux existe qu’on doit nécessairement la faire perdurer. De mon point de vue, il faut aussi s’intéresser à ses conséquences, et c’est là que se situe le véritable problème.
Des études ont été menées. Les enfants dont les cheveux sont maintenus courts depuis la maternelle jusqu’en classe de terminale ne connaissent pas véritablement le trésor qu’ils portent sur leur tête. Ils ne savent pas qu’ils peuvent utiliser différentes formes de tresses pour mettre en valeur leur beauté. Que se passe-t-il lorsqu’ils arrivent à l’université ? Ils se tournent naturellement vers les mèches et les perruques, qui ne correspondent pas à leurs cheveux naturels. Pour moi, la question disciplinaire est fondamentale et doit être respectée. Mais il est temps de poser la véritable problématique : les cheveux sont-ils réellement un problème de discipline ou de sagesse ? », a déclaré Hilaire Kamga.
Invité à la même émission, René Descartes Akono, le communicant du parti au pouvoir, le RDPC, a indiqué que le problème sur le drame du lycée technique de Nsam ne se trouvait pas sur la question des cheveux. Pour lui, il convient d’étudier les réelles circonstances des décès des deux élèves.
« La cause de la mort de ce garçon ne vient pas de l’établissement, ni de la manière dont la discipline y est appliquée, ni des cheveux. Il est mort dans la rue. Il faut donc se demander pourquoi celui qui conduisait était autorisé à conduire une moto et à transporter des passagers dans ce type de rue. C’est sur tous ces aspects qu’il faut se pencher et orienter les questions. Il faut renforcer les contrôles sur qui conduit quoi, car beaucoup d’autres personnes peuvent encore mourir pendant que nous continuons à débattre des cheveux. Maintenant, il y a un autre événement qui s’est produit au lycée : la question de la discipline. On peut débattre de la manière dont elle est appliquée, des limites de l’autorité du proviseur et de la nécessité de laisser les enfants entrer dans l’établissement, avec ou sans cheveux longs », a-t-il déclaré.
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Dette extérieure : deux fonds Franklin Templeton déclarent 2 milliards de FCFA d’obligations camerounaises

(Investir au Cameroun) – Deux fonds d’investissement liés au gestionnaire américain Franklin Templeton détenaient, au 30 juin 2026, des obligations souveraines camerounaises d’un montant nominal cumulé de 3,11 millions d’euros, soit environ 2,04 milliards de FCFA. Ces titres, rémunérés au taux annuel de 5,95 %, arrivent à échéance le 7 juillet 2032. Les positions sont détaillées dans leurs états de portefeuille déposés auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC), le régulateur américain des marchés financiers.
Le principal détenteur identifié, Templeton Global Dynamic Income Fund, déclarait 2,89 millions d’euros de nominal, soit environ 1,90 milliard de FCFA. Au 30 juin 2026, ces obligations étaient valorisées à 2,96 millions de dollars dans son portefeuille.
Le deuxième fonds, Putnam Master Intermediate Income Trust, détenait 220 000 euros de nominal, équivalant à 144,3 millions de FCFA, pour une valeur de marché de 225 216 dollars.
Ce dernier a été renommé Franklin Master Intermediate Income Trust en juillet 2026. Annoncé le 15 mai, ce changement de dénomination n’a pas modifié son symbole boursier PIM à la Bourse de New York. L’inventaire arrêté au 30 juin porte donc encore son ancienne dénomination.
Une position déjà présente en 2023, mais réduite depuis
Les archives réglementaires américaines montrent que Putnam Master Intermediate Income Trust détenait des obligations camerounaises avant son intégration à Franklin Templeton.
Au 31 mars 2023, le fonds déclarait 360 000 euros de nominal, évalués à 279 603 dollars. Cette position précédait le rachat de Putnam Investments par Franklin Templeton, finalisé le 1er janvier 2024.
Au 30 septembre 2025, le nominal détenu était descendu à 320 000 euros, pour une valeur de marché de 309 844 dollars. Neuf mois plus tard, il n’atteignait plus que 220 000 euros. La diminution représente 100 000 euros, soit 31,25 % du nominal déclaré à fin septembre 2025.
Les documents consultés ne précisent ni les dates des transactions ni les opérations à l’origine de cette évolution. Ils établissent néanmoins que le fonds n’est pas un nouvel investisseur apparu en 2026 sur cette dette.
Un troisième portefeuille du groupe américain comporte également des titres camerounais. Dans son état arrêté au 31 janvier 2026, Franklin Emerging Market Debt Opportunities Fund déclarait 2,13 millions d’euros de nominal, soit près de 1,4 milliard de FCFA, valorisés à 2,22 millions de dollars.
Cette dernière position correspond toutefois à une date différente de celles des deux premiers fonds. Elle ne peut donc pas être additionnée aux 3,11 millions d’euros constatés au 30 juin pour établir l’exposition totale de Franklin Templeton à cette échéance. Les documents examinés ne permettent pas non plus de déterminer si d’autres véhicules du groupe détiennent les mêmes obligations.
Des titres issus de l’emprunt international de 2021
Les obligations identifiées se rattachent à l’emprunt international de 685 millions d’euros, soit environ 450 milliards de FCFA, émis par le Cameroun en juin 2021. Cette opération, assortie d’un coupon annuel de 5,95 %, visait principalement à refinancer l’eurobond de 2015, dont le taux atteignait 9,5 %.
Dans une communication publiée le 30 juin 2021, le ministère camerounais des Finances indiquait que l’émission avait attiré 205 investisseurs. Les demandes avaient atteint 2,258 milliards d’euros, mais l’État avait plafonné les souscriptions retenues à 685 millions d’euros.
Les états de portefeuille déposés auprès de la SEC permettent d’identifier nominativement certains fonds détenant ces obligations plusieurs années après leur émission. Ils ne permettent toutefois pas de savoir si ces investisseurs ont participé à la souscription initiale ou acheté leurs titres ultérieurement sur le marché secondaire.
Les 2,04 milliards de FCFA recensés dans les deux portefeuilles au 30 juin 2026 correspondent au montant nominal des obligations détenues, et non à de nouveaux financements encaissés par le Trésor camerounais. Leur valeur de marché, distincte de ce nominal, est comptabilisée en dollars dans les documents américains.
Baudouin Enama
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