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Voyage chaotique des Lions indomptables en Afrique du Sud
Les Lions indomptables passent par Joburg sans y passer la nuit, et sont déjà bel et bien arrivés déjà à Mbombela en vue de leur match contre l’Eswatini.
Le mardi 18 mars 2025, la délégation camerounaise des Lions indomptables a quitté Yaoundé en début d’après-midi à bord d’un vol spécial à destination de Nelspruit, ville sud-africaine rebaptisée Mbombela. L’arrivée de l’équipe a eu lieu aux premières heures de ce mercredi vers 3h.
L’accueil de la délégation par Solomon Azoh-Mbi le Haut-commissarire du Cameroun au pays de Nelson Mandela, iat et l’installation de la délégation se sont déroulés sans encombre, notamment grâce à l’agent de liaison de la sélection camerounaise, envoyé en mission avancée depuis dimanche, selon Thierry Ndoh, le Team press officer des Lions indomptables.
En raison de la longueur et de la fatigue du voyage, le staff technique, mené par Marc Brys, a décidé de réorganiser le programme initial pour permettre aux joueurs de récupérer et d’éviter les conséquences d’un voyage éprouvant pendant le match.
La conférence d’avant match et la reconnaissance de l’aire de jeu, initialement prévues, ont été annulées en raison de l’arrivée tardive de l’équipe. Un scénario similaire s’était déjà produit en novembre 2024 toujours en Afrique du Sud lors d’un match contre la Namibie comptant pour les éliminatoires de la CAN Maroc 2025.
Les Lions indomptables sont arrivés en retard à Mbombela en raison d’un vol décalé et d’un débarquement chaotique à Johannesburg.
Le vol prévu pour décoller à 12h de Yaoundé a finalement décollé avec retard, et l’avion spécial a atterri à Johannesburg à 18h50 et non à Nelspruit qui dispose pourtant de deux aéroports…
Mais les ennuis ne s’arrêtaient pas là. L’avion n’a pas pu atterrir directement à Mbombela, comme prévu et les joueurs et leurs encadreurs ont dû passer par les contrôles d’immigration à Johannesburg. C’est là que les choses ont commencé à mal tourner.
« Nous avons eu des soucis avec un joueur dont le document administratif ne permettait pas d’entrer sur le sol sud-africain », explique une source dans la délégation camerounaise. « Le personnel de l’ambassade du Cameroun à Pretoria est intervenu pour tenter de résoudre le problème. »
Après plusieurs heures passées sur place , les membres de la délégation ont pu quitter l’aéroport vers minuit et se rendre à Nelspruit en bus, pour un trajet de 330 km. Les joueurs ont vécu des moments difficiles, et certains ont exprimé leur frustration sur les réseaux sociaux.
« C’est trop, je n’ai même pas la force de parler », a écrit l’international Moumi Ngamaleu. « Que Dieu nous garde et nous protège du mal. »
Il est à noter que selon les usages de la FIFA, les voyages sur longue distance doivent se faire en avion, pour éviter les fatigues excessives des joueurs. Mais dans ce cas, les Lions indomptables ont dû faire une partie du trajet en bus, ce qui a ajouté à leur fatigue.
Les nouvelles recrues de la sélection camerounaise, comme Danny Namaso et Nathan Ngoumou Minpole, ont vécu une expérience difficile pour leur premier match avec les Lions indomptables.
Le match Eswatini-Cameroun, comptant pour la 5e journée des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026, se jouera ce mercredi à partir de 17h.
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« Et s’il appartenait au RDPC, aurait-on le même discours ? »

La controverse autour de l’affaire impliquant le député Pierre Kwemo et un fonctionnaire relance le débat sur l’immunité parlementaire, l’égalité devant la loi et le traitement des accusations d’abus de pouvoir au Cameroun.
Dans une tribune, Alex Nguepi critique ce qu’il considère comme une indignation sélective de certains acteurs du débat public, tout en affirmant que les faits reprochés doivent être établis conformément à la loi.
L’auteur réagit aux appels à la levée de l’immunité parlementaire de Pierre Kwemo, visé par des accusations d’agression contre un fonctionnaire. Il estime que les demandes de sanctions doivent s’inscrire dans une exigence constante de justice, indépendamment de l’appartenance politique des personnes concernées.
« La loi ne peut pas être un fouet pour l’opposition et un parapluie pour les puissants », écrit-il, résumant ainsi le principal argument de sa tribune.
Lire la tribune d’Alex Nguepi :
AFFAIRE KWEMO : QUAND LES DONNEURS DE LEÇONS ONT LA MÉMOIRE COURTE !
J’ai suivi avec un étonnement difficile à dissimuler certains individus réclamer la levée de l’immunité parlementaire du président Kwemo, au motif qu’il aurait agressé un fonctionnaire.
Mais dites-moi, depuis quand certains Camerounais sont-ils devenus les gardiens exclusifs de la morale et de l’État de droit ? Et surtout, depuis quand la défense des institutions est-elle devenue une affaire d’indignation à géométrie variable ?
Avez-vous réellement oublié les autres affaires, ou faites-vous simplement semblant de ne pas vous en souvenir ?
Devrais-je vous rappeler le cas de l’honorable Nourane Foster, députée du PCRN, qui avait été agressée par des hommes en tenue ? Quelles suites ont été données à cette affaire ?
Devrais-je vous rappeler les citoyens ordinaires, humiliés, brutalisés et malmenés au quotidien par certains fonctionnaires qui abusent de leur autorité, sans que l’on assiste à la même mobilisation pour réclamer des sanctions ?
Devrais-je vous rappeler ces élus qui subissent les abus de certains hommes en tenue se comportant comme si leur uniforme leur conférait un pouvoir absolu ?
Pourquoi votre indignation se réveille-t-elle avec autant de vigueur aujourd’hui, mais semble-t-elle dormir profondément lorsqu’il s’agit d’autres victimes ?
Vous brandissez les textes qui protègent les fonctionnaires. Très bien ! Mais avez-vous également le courage de rappeler que ces fonctionnaires sont soumis à la loi et que leur statut ne leur donne aucun droit de maltraiter les citoyens ?
L’État de droit ne peut pas être un principe que l’on invoque contre ses adversaires et que l’on oublie lorsqu’il faut demander des comptes à ceux qui détiennent le pouvoir.
Soyons sérieux !
Je ne cautionne pas ce qui s’est passé dans l’affaire Kwemo. Si des faits répréhensibles ont été commis, ils doivent être établis et traités conformément à la loi. Mais je refuse que certains transforment cette affaire en tribunal politique, où la sévérité des jugements dépend de la couleur politique de la personne mise en cause.
Et si l’honorable Kwemo appartenait au RDPC, aurions-nous assisté au même spectacle ?
Voilà la question que les donneurs de leçons devraient avoir le courage de se poser !
Ce qui me dérange, ce n’est pas que l’on exige le respect de la loi. C’est que certains semblent découvrir l’existence de cette loi uniquement lorsqu’un responsable de l’opposition se retrouve au centre d’une controverse.
Quand un opposant est mis en cause, certains réclament immédiatement des sanctions exemplaires. Mais lorsque des citoyens dénoncent des abus commis par des agents de l’État, où sont ces mêmes voix ? Où sont ces défenseurs autoproclamés de la République ?
La loi ne peut pas être un fouet pour l’opposition et un parapluie pour les puissants !
Il est temps que nous sortions de cette hypocrisie politique qui consiste à défendre les principes uniquement lorsqu’ils servent nos intérêts.
Le Cameroun n’a pas besoin de défenseurs sélectifs de la justice. Il a besoin de citoyens capables de condamner les abus, quel que soit leur auteur, et de défendre les droits de chacun, quelle que soit son appartenance politique.
Quant à ceux qui veulent aujourd’hui faire de l’affaire Kwemo un exemple, qu’ils commencent par appliquer leurs propres exigences à toutes les situations comparables.
La justice n’est pas une affaire de camp. L’État de droit n’est pas une arme contre l’opposition. Et l’immunité parlementaire ne doit être ni un bouclier contre la justice ni un prétexte pour régler des comptes politiques.
Au Cameroun, nous devons apprendre à défendre les principes plutôt que les personnes, et à condamner les abus plutôt qu’à choisir les coupables en fonction de nos affinités politiques.
CAR LE VÉRITABLE PROBLÈME DE NOTRE PAYS N’EST PAS SEULEMENT L’INJUSTICE : C’EST AUSSI LE SILENCE COMPLICE DE CEUX QUI NE LA DÉNONCENT QUE LORSQU’ELLE FRAPPE LEURS ADVERSAIRES !
Alex Nguepi
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