Le calvaire des Lions Indomptables dépasse le simple cadre des terrains de football. Alain Denis Ikoul, profondément déçu, dénonce avec véhémence l’amateurisme flagrant au sein de la fédération camerounaise, qui a conduit à des situations embarrassantes, telles que des joueurs bloqués à l’aéroport à cause de défauts de visa. Ce genre de négligence, selon Ikoul, frôle l’irresponsabilité et démontre un total manque de respect envers les Lions et le peuple camerounais.
« Si l’on en arrive à de telles situations, où des joueurs sont empêchés de participer à des compétitions internationales à cause de simples erreurs administratives, c’est que nous avons atteint les sommets de l’amateurisme », déclare-t-il. Un tel dysfonctionnement remet en question la compétence des anciens footballeurs placés à des postes stratégiques au sein de la fédération, car leur véritable place, selon Ikoul, pourrait bien être uniquement sur les terrains ou sur les bancs de touche.
La réunion de lundi dernier au Ministère semblait avoir apporté des assurances quant à la régularité des documents de voyage des 26 joueurs. Pourtant, des erreurs graves se sont produites : un joueur est arrivé avec un passeport bulgare, créant un véritable imbroglio administratif. « Comment la fédération a-t-elle pu laisser une telle erreur se produire, surtout après avoir assuré que tous les documents étaient en ordre ? » s’interroge-t-il. Pour Ikoul, cette négligence est inacceptable et démontre une incompétence criante au sein des responsables.
« À la fédération, ni le team manager ni le coordonnateur n’ont fait leur travail, qui consiste à garantir que les joueurs aient des passeports conformes », poursuit-il. Malgré ces erreurs, il en appelle à la force et à la résilience des Lions Indomptables, qui doivent se surpasser dans ces moments difficiles.
Enfin, Ikoul critique l’idée d’un rassemblement des Lions en Afrique du Sud, affirmant que les conditions de visa dans ce pays rendent cette option irréaliste. Pour lui, la solution aurait été de revenir au Cameroun, où l’État aurait pu prendre des mesures immédiates pour résoudre ce problème.
Le message est clair : il est temps de prendre des mesures sérieuses pour sauver l’honneur du football camerounais et mettre fin à ce cycle de négligence.
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