Invitée sur LE DEBRIEF DE L’ACTU le vendredi 14 mars 2025 sur Canal 2 International, l’ancienne journaliste Priscille Messene a livré un plaidoyer vibrant en faveur de Samuel Eto’o, fraîchement élu au comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF). À ses yeux, l’icône camerounaise incarne un espoir pour l’émancipation du football africain et son rayonnement sur la scène internationale.
Un leader qui défie l’ordre établi
Comparant l’ancien attaquant du FC Barcelone à un véritable « grain de sable dans l’engrenage », Priscille Messene souligne son franc-parler et son intransigeance face aux compromis douteux, des qualités qui le placent au centre des débats dans les hautes sphères du football.
« Pourquoi Samuel Eto’o se démarque-t-il de ses prédécesseurs ? Parce qu’il refuse l’inacceptable. Et c’est précisément ce qui dérange. Il a toujours été un électron libre, un homme qui va à contre-courant lorsqu’il juge que les principes en jeu ne respectent pas les valeurs africaines. C’est le Donald Trump camerounais. Ce que beaucoup ignorent, c’est que son attachement profond à l’Afrique est aussi ce qui inquiète la FIFA. Mais une chose est sûre : avec lui, de nombreuses choses vont changer », a-t-elle affirmé.
Pour elle, Samuel Eto’o représente une résistance face à ce qu’elle perçoit comme une « ingérence » de la FIFA dans la gestion du football africain.
« Quand Gianni Infantino annonce que l’Afrique pourrait obtenir neuf ou dix places à la Coupe du monde, c’est un tournant majeur. Mais n’oublions pas que sur 52 fédérations africaines, chacune participe à l’élection du président de la FIFA. Pendant ce temps, l’Europe, avec un nombre de fédérations inférieur, bénéficie de plus de places au Mondial. Aujourd’hui, il faut des leaders courageux, des connaisseurs du football capables de défendre les intérêts du continent au sein de la CAF pour que l’Afrique puisse enfin obtenir la reconnaissance qu’elle mérite », a-t-elle martelé.
Un travailleur acharné au service de l’Afrique
Présente lors de l’assemblée générale extraordinaire ayant conduit à son élection, Priscille Messene témoigne du dévouement sans relâche du président de la Fécafoot.
« Cette élection par acclamations est l’aboutissement d’un travail acharné, de nuits blanches. J’en ai été témoin. Aux côtés de la délégation camerounaise, j’ai vécu ces journées intenses au Caire, et je peux l’affirmer : Eto’o est un bourreau de travail. Durant ces deux jours, je ne sais même pas si j’ai trouvé le temps de dormir. Lui, en revanche, n’a pas fermé l’œil. Quand je quittais le site à 4 h du matin, il était encore en pleine activité. À 7 h, alors que je n’étais même pas réveillée, il était déjà sur place, prêt à poursuivre son combat », a-t-elle raconté.
Avec cette élection au comité exécutif de la CAF, Samuel Eto’o affiche clairement son ambition : redonner à l’Afrique une voix forte et imposer une nouvelle dynamique. Son engagement suffira-t-il à transformer durablement le paysage du football africain ? L’avenir le dira.
















