Actualités locales
Paul Biya est l’artisan de notre démocratie

L’ouverture de la première session ordinaire de l’Assemblée Nationale pour l’année législative 2025 a été marquée par un discours empreint d’émotion et de responsabilité, prononcé par l’Honorable Laurentine Koa Mfegue, Doyenne d’Âge de l’Assemblée Nationale du Cameroun.
Devant un parterre de personnalités politiques et diplomatiques, elle a insisté sur l’importance du moment que traverse le pays, à quelques mois de l’élection présidentielle d’octobre 2025.
Lire l’intégralité du discours :
DISCOURS D’OUVERTURE DE L’HONORABLE Laurentine KOA MFEGUE, DOYENNE D’AGE DE
L’ASSEMBLEE NATIONALE DU CAMEROUN
– Monsieur le Doyen d’Age du Sénat ;
– Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;
– Monsieur le Premier Président de la Cour Suprême ;
– Monsieur le Procureur Général près ladite Cour ;
– Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;
– Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et les Représentants des Organisations Internationales ;
– Honorables Députés et chers collègues ;
– Distingués membres de la Société Civile ;
– Chers invités ;
– Excellences Mesdames et Messieurs ;
Au nom du Bureau d’Age de l’Assemblée Nationale du Cameroun, je voudrais tout d’abord vous souhaiter une chaleureuse bienvenue dans ce somptueux Palais, le Palais de Verre Paul Biya, ainsi qu’il sied de l’appeler désormais.
Aussi comprenez-vous mon émotion, ma profonde émotion d’être cette modeste personne à qui il revient l’insigne honneur de présider pour la première fois, la séance d’ouverture d’une année législative de notre Chambre en ces lieux.
Ma charge de Doyenne d’Age m’y contraint. C’est avec joie, une indicible joie que j’assume cette charge, exprimant ma profonde reconnaissance au Président National du RDPC, lui qui avait bien voulu m’accorder l’investiture. Par ailleurs, je m’incline devant les dispositions de notre Constitution, les hasards de la nature, surtout devant la volonté du Créateur, le Dieu Tout Puissant. Toutes choses qui font de moi votre Doyenne d’Age depuis le début de cette législature.
Eh oui ! tout est grâce
Après la décision issue de la dernière réunion du Bureau de notre Chambre, nous attendons avec impatience la cérémonie solennelle de baptême du Palais de Verre Paul Biya. Nul doute que la date nous sera dévoilée en temps opportun.
– Honorables Députés et chers collègues ;
– Distingués invités ;
– Excellences, Mesdames et Messieurs
Vivons nos émotions, mais il me semble utile de relever que nos travaux s’ouvrent ce jour dans un contexte on ne peut plus particulier. En effet, la première session ordinaire de l’Assemblée Nationale pour l’année législative 2025, intervient alors que sonnent déjà les carillons de l’élection présidentielle d’octobre prochain au Cameroun.
Depuis quelque temps, la scène politique nationale vit en pleine ébullition. Assurément, l’échéance attendue attise à souhait des convoitises, suscitant beaucoup d’engouement, tel que l’intérêt à elle consacré va grandissant au fil des jours. Cet engouement, toutes ces convoitises et tant d’intérêt véritablement perceptibles, démontrent à suffisance l’importance de cette échéance. Ne s’agit-il pas de l’élection à la plus haute charge de l’Etat, la fonction suprême, celle de Président de la République du Cameroun.
Mesdames et Messieurs,
Toute cette ébullition constitue, à n’en point douter, la preuve qu’au Cameroun, la démocratie est une réalité. Mieux, au Cameroun la démocratie vit, elle s’exerce, elle est agissante, tel qu’elle est devenue le levain de la vie politique nationale. Elle n’est pas comme ailleurs une démocratie de façade, de duperie, d’illusion ou de politique politicienne.
Qu’on l’aime ou pas, qu’on adhère à ses idéaux ou pas, l’honnêteté nous oblige de reconnaitre une vérité constante à savoir : cette démocratie dont nous nous targuons tant, cette démocratie dont nous usons si abondamment aujourd’hui, est le fait de la volonté d’un Homme, j’ai nommé Son Excellence Monsieur PAUL BIYA, le Président de la République, le Chef de l’Etat en poste.
N’ayons pas la mémoire courte. Rappelons-nous son premier discours d’investiture, le 06 novembre 1982. La Politique de Renouveau National qu’il avait annoncé à cette occasion avait pour principaux fondements : La démocratisation, la libéralisation et la moralisation de la nation camerounaise.
Le 21 juillet 1990, répondant aux questions de Yves MOUROUSI, célèbre journaliste de Radio Monte Carlo, le Président Paul Biya avait alors déclaré, je cite : « Je voudrais que l’histoire retienne de moi l’image de l’homme qui a apporté à son pays la démocratie et la prospérité ». Fin de citation.
Prenant l’opinion à témoin, n’est-il pas loisible de constater aujourd’hui qu’il n’a pas failli à cet engagement en particulier. Certes, nous ne saurons être au paradis. Les affres des contingences, des conjonctures nationales ainsi qu’internationales et les autres vicissitudes de la vie n’ont pas épargné notre Pays. Mais, je vous le répète, la vérité est là, elle est têtue : Paul BIYA est l’artisan de notre Démocratie. Au regard de certains balbutiements vécus ailleurs, le Cameroun apparait comme un modèle, un pays profondément démocratique, une démocratie bâtie avec méthode, pondération et sagesse.
– Distingués invités ;
– Excellences Mesdames et Messieurs ;
Au moment où des dissonances grouillent dans l’univers politique de notre pays et que des loups, même les plus insoupçonnables, sortent de leur tanière pour entrainer le Cameroun dans des déchirures qu’il sera certainement difficile de panser demain, du haut de mon âge, Doyenne d’Age de la Représentation du peuple, il est de mon devoir, un devoir sacré, d’exhorter la classe politique de mon pays, notre pays, d’user de cette large ouverture démocratique avec sagesse, foi, patriotisme, et dans un respect total de la légalité, avec toujours à l’esprit qu’au-delà de nos ambitions personnelles, la seule chose qui vaille la peine est le Cameroun, notre cher et beau pays.
En incitant par exemple les compatriotes à la déstabilisation de ce pays et au chaos, en souhaitant l’avènement des esprits maléfiques pour présider aux destinées de la nation, nous qui aspirons accéder au pouvoir, quel Cameroun allons-nous diriger par la suite ? Comme les jeunes athéniens, nous devons plutôt jurer de laisser la patrie meilleure que nous ne l’avons reçue, non pas un Etat en lambeaux, mais une nation prospère et fière de ses avancées.
Face à la prochaine élection présidentielle et loin des polémiques stériles ou des gesticulations de mauvais aloi, j’en appelle au sens des responsabilités, à la conscience nationale de tous et de chacun, afin que cette échéance se déroule dans le calme, la sérénité et dans une vision d’un Cameroun qui devra toujours être en marche pour son progrès après octobre 2025
A tous les acteurs je dis :
– Que ceux qui ont la charge d’organiser, qu’ils sachent organiser conformément aux règles établies ;
– Que ceux qui doivent juger disent le droit, rien que le droit ;
– Que ceux qui savent mobiliser, mobilisent afin de battre, le moment venu, tous les records de participation ;
– Que ceux qui savent sanctifier et invoquer les esprits, puissent-ils sanctifier et prier afin d’éloigner de notre terre le spectre de la division et l’esprit maléfique du diable. Nous le savons, ce dernier est toujours prompt à venir semer l’ivraie entre les frères et sœurs.
– Enfin, ceux qui sont chargés de rapporter, je les invite plus que jamais à rester professionnels et respectueux de la déontologie. Je pense aux dames et messieurs de la presse, aux multiples acteurs des réseaux sociaux. Par définition, ils sont tous les apôtres de la vérité, les historiens du présent. Un important rôle qui ne s’accommode point de manipulation, de désinformation ou d’intoxication.- Mon vœu est de voir mon pays, notre pays, réussir avec éclat, dignité et hauteur la prochaine élection présidentielle ;
– Mon vœu est de voir qu’après les joutes électorales, les camerounaises et les camerounais, toutes chapelles confondues, mon vœu est de les voir, dis-je, se remettre ensemble, la main dans la main pour sauvegarder l’essentiel, c’est-à-dire, la paix, l’unité, le vivre ensemble surtout notre légendaire « Fighting spirit », afin d’affronter les défis du futur.
Mesdames et Messieurs,
Plus qu’un appel aux uns et autres, c’est un cri du cœur que je pousse du haut de cette tribune du peuple, le cri du cœur de votre Doyenne d’Age, élue de la Nation.
Que Dieu bénisse le Cameroun
Je déclare ouverts les travaux de la première session ordinaire de notre Chambre pour l’année législative 2025.
– Vive l’Assemblée Nationale ;
– Vive Son Excellence, Monsieur PAUL BIYA, Président de la République, Chef de l’Etat ;
– Pour que vive le Cameroun, notre cher et beau pays.
Je vous remercie !
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50 féminicides en 4 mois, deux lois attendues… le Parlement face à ses responsabilités en novembre

La session de novembre 2026 du Parlement camerounais s’annonce comme une session de vérité. Va-t-elle enfin doter le Cameroun d’un Code des personnes et de la famille et d’une loi contre les féminicides ?
Le panorama africain comparé de la LEFE au 30 septembre 2026 : 24 pays africains disposent d’un Code de la famille, 38 d’une loi spécifique contre les violences faites aux femmes. Le Cameroun n’a ni l’un ni l’autre.
Pour les Codes : Tunisie 1956, Sénégal 1972, Côte d’Ivoire 1983, Algérie 1984/2005, Burkina 1989 et nouveau Code 1er septembre 2025, Bénin 2004, Maroc 2004, Mali 2011, Togo 1980/2012, RDC 1987/2016, Rwanda 2016. Pour les lois VFF : Afrique du Sud 1998, Centrafrique 2006, Ghana 2007, Rwanda 2008, Ouganda 2010, Bénin 2012, Burkina 2015, Côte d’Ivoire 2021, Gabon 2021, Congo 2022 Loi Mouébara.
Le Cameroun, avec le Tchad et la Guinée équatoriale, est dans le dernier carré.
Pourtant les alertes se multiplient. 50 féminicides en 4 mois, 8 femmes tuées en 8 jours en août. Le projet de loi spécifique VBG du gouvernement, validé en 2024, est toujours dans les services du Premier ministre depuis juin 2026.
La LEFE met sur la table une Proposition de Loi portant Code des Personnes et de la Famille. Article 3 : respect culture sous réserve Constitution, ordre public, dignité, égalité, intérêt supérieur de l’enfant. 20 ans minimum mariage sans dispense, reconnaissance viol conjugal, protection logement familial, éloignement conjoint violent, égalité direction famille, reconnaissance contribution non monétaire, obligation reconnaissance enfant par père, articulation avec loi 2024/016 sur l’état civil.
“NOUS NE DEMANDONS PAS UNE MINUTE DE SILENCE DE PLUS. DEUX TEXTES. UN BUDGET. DES DÉLAIS. DES COMPTES.”
Trois options pour novembre : voter la proposition LEFE, accélérer le projet gouvernemental bloqué, ou renvoyer encore.
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Management : Nadine Tinen prépare le lancement d’un nouveau club APM à Douala en 2027

(Investir au Cameroun) – L’Association Progrès du Management (APM) a annoncé, le 21 octobre 2026 à Douala, la création d’un nouveau club destiné aux dirigeants d’entreprises. La structure, dont les activités devraient démarrer en janvier 2027, sera conduite par Nadine Tinen, ancienne directrice générale de PwC Afrique francophone subsaharienne et actuelle dirigeante du cabinet de conseil VINKA.
« Notre action prioritaire consistera à rassembler les dirigeants, à identifier les besoins urgents de leurs entreprises et à faire venir des experts pour renforcer les compétences de leurs dirigeants », a expliqué Nadine Tinen.
Le futur club entend notamment développer le codéveloppement, une méthode de travail qui permet à un chef d’entreprise de soumettre une difficulté de gestion ou une décision à d’autres dirigeants. Ces derniers partagent leurs expériences et proposent des pistes de réflexion, dans un cadre confidentiel.
Fondée en 1987 à l’initiative de Pierre Bellon, fondateur du groupe français Sodexo, l’APM organise des rencontres entre dirigeants autour de problématiques managériales. Ses clubs réunissent généralement entre 20 et 25 membres, sélectionnés par cooptation. Ils associent des interventions d’experts à des échanges entre chefs d’entreprise.
Gouvernance et transmission des entreprises familiales
Au Cameroun, l’association dispose déjà d’une expérience dans l’accompagnement des dirigeants. En novembre 2019, elle avait annoncé le lancement du club Ubuntu à Douala, issu du club pionnier Suellaba. À cette époque, Ubuntu était présenté par l’APM elle-même comme son deuxième club dans le pays. Le décompte des structures existantes devra donc être clarifié à l’occasion de la nouvelle implantation.
Selon Olivier Baman, directeur général d’Alios Finance Cameroun et président du club Ubuntu, les rencontres organisées par l’association ont notamment porté sur la gouvernance, les relations avec les conseils d’administration et la transmission des entreprises familiales. Il affirme que les échanges ont bénéficié à plus de 200 chefs d’entreprise camerounais. L’intelligence artificielle figure également parmi les sujets abordés.
Cette offre s’adresse à un public relativement restreint. L’APM exige notamment que les candidats exercent des responsabilités de direction dans une entreprise de plus de dix salariés et soient acceptés par les membres du club.
Sur son site officiel, l’association propose une formule destinée notamment aux clubs africains, à partir de 4 030 euros hors taxes, soit environ 2,64 millions de FCFA, pour dix rencontres annuelles. Ce montant constitue un tarif de référence proposé par l’APM, et non un tarif confirmé pour le nouveau club de Douala.
Selon l’Annuaire statistique 2025 du ministère des PME, le Cameroun compte 472 208 petites et moyennes entreprises. L’association entend contribuer à l’amélioration des pratiques de gestion, mais son modèle de clubs à effectifs limités cible une fraction de ce tissu entrepreneurial.
Le nombre d’adhérents attendus dans le nouveau club, ses conditions financières locales et son programme détaillé pour 2027 n’ont pas encore été établis dans les informations consultées.
Frédéric Nonos
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