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Électricité : le Cameroun projette de construire deux nouvelles centrales à gaz d’une capacité de 500 MW

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Électricité : le Cameroun projette de construire deux nouvelles centrales à gaz d’une capacité de 500 MW
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(Investir au Cameroun) – S’exprimant le 26 février 2025 à Yaoundé, au cours du panel «Industrie et énergie», organisé à l’occasion de la première édition des «Rencontres économiques du Cameroun », le ministre de l’Eau et de l’Énergie a révélé que deux projets de construction de centrales thermiques à gaz sont en gestation dans le pays. Selon Gaston Eloundou Essomba, ces deux infrastructures d’une capacité totale de 500 MW devraient être installées dans les localités de Bekoko (350 MW), dans la banlieue de Douala, et dans la capitale économique du pays elle-même (150 MW).

Sans plus de détails sur les partenaires aux deux projets, le membre du gouvernement a cependant précisé que ces infrastructures énergétiques devraient être construites sous le modèle du partenariat public-privé (PPP). «Les deux projets sont d’ores et déjà maturés. Nous attendons simplement que la Société nationale des hydrocarbures (SNH) nous rassure sur la disponibilité du gaz» sur les différents sites, a indiqué le ministre Eloundou Essomba.

À en croire ce dernier, la construction de ces deux centrales devrait permettre au gaz de porter sa contribution au mix énergétique du pays à 10% à l’horizon 2035. Avec des perspectives beaucoup plus reluisantes. «Depuis 2012, la SNH a démontré que le gaz peut contribuer de manière significative au développement du secteur de l’électricité au Cameroun, en assurant un approvisionnement continu de la centrale à gaz naturel de 216 MW construite dans la ville côtière de Kribi, la première du Cameroun. Le gaz pourrait représenter entre 20% et 30% du mix énergétique au plan national», estime par exemple Adolphe Moudiki. L’administrateur directeur général de la SNH faisait cette projection en 2019, dans la publication interne (SNH Infos) du mastodonte de l’exploration et l’exploitation pétro-gazière au Cameroun.

Pour l’heure, le Cameroun dispose d’une seule centrale à gaz de grande envergure à Kribi, la cité balnéaire du pays. D’une capacité de 216 MW, cette infrastructure permettant généralement de stabiliser la production d’électricité en cas de baisse de production dans les centrales hydro-électriques, est opérée par Kribi Power Development Company (KPDC). Il s’agit d’une co-entreprise formée par l’Etat du Cameroun et le producteur indépendant d’énergie électrique britannique Globeleq.

Depuis au moins l’année 2016, KPDC est porteur d’un projet d’extension de la centrale thermique à gaz de Kribi, pour porter sa production de 216 MW à 330 MW. Mais, le projet n’a pas été réalisé jusqu’ici, en dépit de l’intérêt manifesté par la Banque africaine de développement (BAD) de mettre à disposition plus de 15 milliards de FCFA sur les 65 milliards de FCFA nécessaires à la réalisation de cette extension.

Brice R. Mbodiam

Lire aussi:

06-03-2025 - Électricité : Globeleq Cameroun dément sa cessation d’activité et redémarre ses centrales

14-09-2015 – Cameroun : Actis cède les centrales de Dibamba et Kribi à un consortium contrôlé par Norfund et CDC

28-10-2019 - Les producteurs indépendants fournissent plus de 25% de l’électricité distribuée au Cameroun
06-01-2016 - Cameroun : la BAD va financer l’extension de la centrale à gaz de Kribi à 15,7 milliards FCfa

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Faux décret à Crtv : les enquêteurs du SED évoquent la piste d’un ou de plusieurs complices

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L’enquête menée par le Secrétariat d’État à la Défense (SED) sur la tentative de diffusion d’un faux décret présidentiel à la Crtv explore la piste […]

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Joseph Espoir Biyong : « Le FSNC ne prépare aucune élection pour le moment »

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Le Front pour le Salut National du Cameroun (FSNC) ne prépare pour l’heure aucun processus électoral alors que les législatives et municipales devraient se tenir […]

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« un élève dont la santé est négligée ne peut réussir »

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À quelques semaines de la rentrée scolaire au Cameroun, l’économiste de la santé Albert Zé relance le débat sur la prise en compte de la santé des enfants dans les établissements scolaires, appelant les pouvoirs publics à accorder davantage d’attention à cette question.

Dans une tribune consacrée à la santé scolaire, Dr Albert Zé s’interroge sur l’efficacité de la politique mise en œuvre dans ce domaine et sur le niveau de protection sanitaire dont bénéficient les élèves au quotidien.

« Quelle est la véritable politique de santé au sein du système éducatif camerounais ? », demande-t-il, estimant que la question mérite une attention particulière à l’approche de chaque rentrée scolaire.

Lire la tribune du Dr Albert Zé :

« La santé des enfants à l’école : que dit le gouvernement camerounais ?

À l’approche de cette nouvelle rentrée scolaire, une question fondamentale se pose : quelle est la véritable politique de santé au sein du système éducatif camerounais ?

Nos enfants bénéficient-ils d’une réelle sécurité sanitaire à l’école ? Ce sujet ne mérite-t-il pas une attention particulière dans notre pays ?
Depuis plusieurs rentrées scolaires, les mêmes interrogations reviennent, accompagnées de propositions concrètes. Pourtant, tout porte à croire que le gouvernement ne manifeste qu’un intérêt limité pour cette problématique cruciale.

Une mission essentielle de santé publique et de réussite scolaire

Pour rappel, une politique de santé à l’école vise à favoriser le bien-être et la réussite de tous les élèves. L’institution scolaire a en effet pour mission de veiller à la santé des enfants et à leur épanouissement, répondant ainsi à un double objectif de santé publique et de réussite éducative. Un élève dont la santé est négligée ne peut prétendre à un épanouissement ni à des résultats scolaires satisfaisants.

Cependant, au Cameroun, le débat public s’est focalisé sur la gestion de l’APEE et d’autres enjeux administratifs ou financiers, reléguant une fois de plus la protection sanitaire des élèves au second plan.

L’école : un levier stratégique de promotion de la santé

L’établissement scolaire demeure pourtant le lieu par excellence pour les activités de prévention et de promotion de la santé. À ce titre, elle doit :

– Favoriser le développement personnel de l’enfant ;
– Développer ses compétences psychosociales, à travers une démarche dynamique s’appuyant sur les connaissances, les capacités et les aptitudes de chacun ;
– S’appuyer sur des données probantes, élaborées à partir de l’observation du milieu scolaire et de l’analyse des indicateurs de santé.

Les actions d’éducation déployées dans ce cadre visent à rendre l’élève autonome, responsable et, à son tour, un acteur pleinement engagé dans la prévention.

Albert ZE
Économiste de la santé »

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