La région de l’Adamaoua, tristement surnommée le « sanctuaire des trafiquants d’ossements humains » vient une fois de plus d’être secouée par un crime macabre. Ici, on ne vous salue pas sans arrière-pensées sordides.
Hapsatou Aboukar, élève en classe de 2nde STT, ne rentrera jamais chez elle après les cours. Sur le chemin du retour, elle croise la route de Ndassi (photo à droite), un criminel notoire à peine sorti de prison, célèbre pour son implication dans plusieurs affaires de trafic d’ossements humains.
Prédateur aguerri, Ndassi l’attire dans une zone broussailleuse où l’attendent ses complices. Ensemble, ils se jettent sur la jeune fille, la rouent de coups avec une sauvagerie inouïe jusqu’à ce que mort s’ensuive. Ce crime barbare porte la signature d’une famille bien connue dans la région : Ndassi n’est autre que le fils de Teufang, puissant homme d’affaires habitué à corrompre policiers, gendarmes et magistrats pour couvrir les atrocités de son fils démoniaque.
Après l’avoir tuée, le groupe abandonne le corps d’Hapsatou dans une plantation appartenant à Teufang lui-même. Le plan était clair : attendre la décomposition du corps pour récupérer « la marchandise » — son squelette.
C’est justement l’emplacement du cadavre qui met les enquêteurs sur la piste de Ndassi. Lors de son interpellation, le sang de la victime éclaboussait encore ses vêtements. Placé en garde à vue, Ndassi garde le silence, convaincu que son père usera encore de son influence pour l’extirper de la justice.














