Le président de la Fécafoot, Samuel Eto’o, ne compte pas en rester là dans sa bataille juridique contre la Confédération africaine de football (CAF). Ses conseils ont adressé un courrier au Secrétaire Général de la CAF, avec pour objet une « relance et mise en demeure » concernant la décision du jury d’appel dans l’affaire DC23137.
Pour rappel, le dossier de candidature de Samuel Eto’o au sein du comité exécutif de la CAF avait été rejeté en janvier dernier. L’ancien attaquant avait alors fait appel de cette décision.
Aujourd’hui, Samuel Eto’o somme le département juridique de la CAF de répondre à son recours dans les 48 heures. Ses conseils insistent sur le caractère « immédiat » de cette demande.
Affaire à suivre…
Voici la lettre des avocats de Samuel Eto’o
« Objet : Relance et mise en demeure – Transmission de la Décision du Jury d’appel dans l’affaire DC23137
Madame, Monsieur,
Nous vous adressons la présente afin de relancer, avec insistance et en ultime recours, notre demande de communication de la décision du Jury d’appel de la CAF dans l’affaire référencée en marge, mise en délibéré depuis le 8 janvier 2025.
Par courrier du 13 février 2025, nous avions déjà sollicité cette transmission, sans recevoir la moindre réponse à ce jour. Nous constatons avec étonnement que ce silence persiste, alors même que l’ensemble des délais annoncés ont été largement dépassés.
Cette situation est anormale et injustifiée. Le Jury Disciplinaire de la CAF statuant sur les mêmes faits, avait rendu sa décision en dix (10) jours. Or, en ce qui concerne l’appel, quarante-et-un (41) jours se sont écoulés sans qu’aucune décision ne nous ait été notifiée.
Ce retard injustifié soulève de légitimes interrogations sur l’origine du blocage et sur d’éventuelles manœuvres administratives tendant à retarder la communication d’une décision pourtant attendue.
Nous rappelons que toute entrave volontaire ou négligence dans la transmission d’une décision judiciaire interne constitue une violation des principes de transparence et de bonne gouvernance régissant les institutions sportives.
L’absence de communication de cette décision porte directement préjudice à la FECAFOOT et à Monsieur ETO’O Fils Samuel, en les privant de leur capacité d’exercer pleinement leurs droits et d’adopter les suites qui en découlent.
Par ailleurs, ce retard intervient dans un contexte où cette affaire a été invoquée pour écarter la candidature de Monsieur ETO’O Fils Samuel au Comité Exécutif de la CAF, ce qui alimente des doutes sérieux quant aux motivations réelles de ce retard qui ressemble le temps passant, à une obstruction administrative.
Compte tenu de ces éléments, nous escomptons un retour de votre part un délai de 48 heures à compter de la réception de la présente :
• Soit, pour communiquer la décision du Jury d’appel de la CAF rendue dans l’affaire DC23137.
• Soit pour fournir une explication claire et documentée sur les causes du retard anormal de ce délibéré.
À défaut de réponse sous ce délai, nous nous n’aurons pas d’autres choix que d’engager sans autre préavis toutes les actions nécessaires à la sauvegarde des intérêts de nos clients.
Nous comptons sur votre diligence pour mettre fin à cette situation préjudiciable.
Dans l’attente de votre réponse dans les délais impartis, nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de nos salutations distinguées.»
Rappelons que depuis le 8 janvier la décision du jury de la CAF est toujours attendue. Alors même que Samuel ETO’O a vu sa candidature au comité exécutif de la CAF invalidée par la commission éthique.














