Un jeune militant du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN) s’est retrouvé en garde à vue à Soa après avoir osé poser une simple question : pourquoi les jeunes de son parti ont-ils été exclus du défilé par les forces de l’ordre sans explication ?
Selon Cabral Libii, président du PCRN, Brice Cathy Ngono a été interpellé après s’être adressé directement au sous-préfet à la tribune, une démarche qui n’a visiblement pas plu. « Le camarade Brice Cathy Ngono est placé en garde à vue pour avoir demandé des comptes au sous-préfet après que les jeunes du PCRN ont été sortis des rangs par les gendarmes, sans aucune notification officielle », a-t-il déclaré.
Indigné, Cabral Libii demande la libération immédiate de son militant : « Nous demandons que cet abus cesse et qu’il soit libéré ! »
Les abus à répétition dénoncés
Le leader du PCRN ne décolère pas. Plus tôt dans la journée, il avait déjà pointé du doigt les nombreuses entraves rencontrées par son parti à l’occasion de la fête de la jeunesse. Depuis Meiganga, où il était aux côtés de ses militants, Cabral Libii a salué leur mobilisation tout en dénonçant les pressions exercées par certaines autorités locales.
« Des interdictions fallacieuses à Tombel, Yaoundé 1er ou Nguelemndouga, des abus de pouvoir répétés… Malgré tout, nos camarades font preuve de courage et continuent de se battre pour nos idéaux », a-t-il écrit.
Il a également rappelé les victoires judiciaires obtenues par le PCRN face à ces agissements qu’il qualifie de « bordéliques, illégaux et ridicules ». Selon lui, ces attaques répétées ne font que confirmer la crainte de ses adversaires politiques face à une possible victoire du PCRN lors des élections d’octobre 2025 et février 2026.
« Ces épreuves doivent être le moteur de notre détermination. Par la Grâce de Dieu et avec la volonté des Camerounais, nous irons de l’avant », conclut-il.
Une tension politique palpable
Cette affaire illustre une nouvelle fois le climat tendu autour des activités du PCRN, particulièrement en période de célébrations nationales. Pour Cabral Libii et ses militants,la lutte continue.














