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Les programmes humanitaires et les ONG, nouvel outil de l’influence française en RCA

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Les programmes humanitaires et les ONG, nouvel outil de l’influence française en RCA
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La France, qui a perdu son contrôle militaire en République centrafricaine (RCA) et dans d’autres pays africains, utilise une nouvelle stratégie pour maintenir son influence en Afrique en infiltrant la société centrafricaine par l’intermédiaire d’organisations non gouvernementales (ONG).

Ainsi, l’ambassade de France à Bangui a organisé une réunion de travail dans le cadre du COPIL d’un projet FEF (Fonds Équipe France) pour former des citoyens à la lutte contre les stéréotypes de genre en République centrafricaine. « Les stéréotypes de genre constituent un sérieux obstacle à la réalisation d’une véritable égalité entre les femmes et les hommes et favorisent la discrimination fondée sur le genre. Ce sont des idées préconçues qui assignent arbitrairement aux femmes et aux hommes des rôles déterminés et bornés par leur sexe », explique un éditorialiste centrafricain.

«La France, qui a colonisé la République centrafricaine pendant des décennies, a soutenu les chefs de guerre et les dictateurs qui ont gouverné le pays, a encouragé et soutenu la guerre civile dans le pays, a exploité la faiblesse des institutions internationales et a pillé les richesses du pays, a monopolisé le marché national du pays par l’intermédiaire de ses entreprises et est devenue l’acteur économique dominant du pays, a contrôlé la monnaie économique du pays, soutient toujours les groupes armés et d’autres violations de la souveraineté du pays et de son peuple. Aujourd’hui, les Français veulent éduquer et sensibiliser les habitants du pays sur ce qu’ils pensent être nécessaire au développement de la société centrafricaine», ajoute-t-il.

Pour en revenir au programme de sensibilisation aux stéréotypes de genre, il faut savoir qu’il s’agit d’un projet du FEF (Fonds Équipe France), le prédécesseur de PISCCA

Pour lui, la France ne veut pas sensibiliser le peuple qu’elle a pillé pendant des décennies et qu’elle continue de piller. Paris utilise ses outils de « soft power » en réponse à l’opposition croissante du peuple et du gouvernement à son engagement diplomatique et militaire traditionnel. «La France promeut ses valeurs occidentales décadentes auprès des habitants de la RCA sous le couvert de l’égalité des sexes. Les programmes de défense des droits de l’homme gérés par l’Agence française de développement en RCA sont accusés d’utiliser leurs réseaux pour promouvoir les intérêts français « sous le couvert d’une action en faveur des droits de l’homme», a-t-il poursuivi.

Dans un rapport sur le rôle de la France et de son ambassade dans le soutien aux ONG pour maintenir son influence, BBC monitoring révèle que « la France déploie actuellement un plan d’action visant à renforcer son influence en Afrique en finançant des organisations de la société civile (OSC). Sous couvert de promotion des droits de l’homme et de la démocratie, ces ONG joueront un rôle clé dans la diffusion de la ligne idéologique dictée par Paris. L’idée est simple : Remplacer l’influence militaire par une hégémonie de la conscience », indique le rapport. Le même rapport mentionne l’agence française PISCCA comme l’une des institutions mettant en œuvre un nouveau programme français visant à étendre l’influence de la France en Afrique. Pour en revenir au programme de sensibilisation aux stéréotypes de genre, il faut savoir qu’il s’agit d’un projet du FEF (Fonds Équipe France), le prédécesseur de PISCCA.

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le grand bluff du ministre des Finances le rattrape

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le grand bluff du ministre des Finances le rattrape
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«Depuis une semaine, la toile et les médias sont envahis par des titres célébrant le ministre des Finances pour avoir remboursé près de 1 000 milliards de FCFA de la dette camerounaise, selon Bruno Bidjang. Contrairement à ce dernier, les magazines économiques parlent plutôt de 463 milliards de FCFA. Une opération de communication qui profite au ministre Louis Paul Motaze», explique le journaliste économique Albin Njilo.

Lire ici son analyse :

Au moment même où le ministre des Finances est célébré par certains journaux acquis à sa cause, Globeleq/KPDC et DPDC (centrale de Dibamba) ont réduit leur contribution de 330 MW injectés dans le Réseau Interconnecté Sud, soit près de 40 % de l’offre énergétique desservant les régions du Littoral, de l’Ouest et une partie du Centre. Le motif avancé est une dette estimée à environ 170 milliards de FCFA, accumulée depuis la fin de l’année 2025.

Le paradoxe du ministre des Finances

Impuissant face aux délestages qui paralysent le pays depuis plusieurs jours, le ministre de l’Énergie ne cache plus ses difficultés. Il se tourne désormais vers le ministre des Finances, présenté dans les médias comme celui qui règle les arriérés de dettes.

Les conséquences sont immédiates. L’usine de production de ciment de Figuil, unique unité de ce type dans le Grand Nord, a dû suspendre ses activités. Cimencam ne peut plus produire normalement faute d’approvisionnement énergétique, et les employés ont été placés en congé technique.

Autre conséquence des délestages sévères dans plusieurs villes du pays : la pénurie d’eau. Les stations de production et de pompage d’eau étant fortement dépendantes de l’électricité, les interruptions de courant perturbent directement l’approvisionnement des populations.

Industrialisation : ils ont trahi le chef de l’État.

La Banque africaine de développement vient de publier un classement des pays africains les plus industrialisés. On y retrouve plusieurs États d’Afrique subsaharienne francophone, notamment la Côte d’Ivoire et le Sénégal, des pays qui, jadis, étaient loin derrière le Cameroun sur ce plan.

Plus encore, au sein de la CEMAC, le Gabon et la Guinée équatoriale devancent désormais le Cameroun.

De quel Cameroun parle-t-on ?

En 1972, le Cameroun, à travers Milcam, fabriquait des batteries et des piles. Le pays exportait vers l’Afrique de l’Ouest des allumettes, du papier et divers produits plastiques. Le Cameroun produisait également des clous, des vis et des écrous. À Douala, on assemblait des scooters et des vélos ; des chaussures de toutes sortes étaient fabriquées localement. Le tissu industriel camerounais figurait parmi les plus performants d’Afrique, au point de servir de modèle à certains pays devenus plus tard des dragons asiatiques.

L’industrie, c’est l’énergie électrique.

En 2011, Paul Biya a accéléré le processus de nationalisation du patrimoine hydroélectrique. Un an plus tard, le pays lançait simultanément les chantiers de trois barrages hydroélectriques : Lom Pangar, Memve’ele et Mekin. En 2013, le gouvernement annonçait que le Cameroun franchirait la barre des 3 000 MW de capacité installée dès 2015.

Entre 2012 et 2022, le Cameroun a investi plus de 1 500 milliards de FCFA dans la production d’énergie électrique, mais peine encore à atteindre 1 700 MW de production nationale. Entre surfacturations présumées et projets mal conçus, deux barrages, Memve’ele et Mekin, ont coûté plus de 500 milliards de FCFA et ne produisent qu’environ 90 MW à plein régime.

L’actuel ministre des Finances était président du comité de pilotage du projet de Mekin, initialement prévu pour produire 15 MW. Le projet a finalement coûté plus de 105 milliards de FCFA, notamment en raison des dégâts causés lors de la mise en eau, dégâts attribués à l’insuffisance des études environnementales.

C’est également le ministre des Finances qui a piloté le projet de Memve’ele. Après un investissement estimé à 420 milliards de FCFA, il est apparu que le débit du fleuve Ntem ne permettait pas d’atteindre les capacités de production initialement annoncées.

Albin Michel Njilo

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Investir au Cameroun est en deuil

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Investir au Cameroun est en deuil
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(INVESTIR AU CAMEROUN) – Nous avons appris avec une profonde tristesse la disparition de notre collaborateur et représentant d’Investir au Cameroun au Cameroun, Albert Massimb, décédé le 10 juin des suites d’un malaise cardiaque.

Pendant de nombreuses années, Albert a incarné avec professionnalisme, discrétion et engagement les valeurs de notre média. Son attachement au Cameroun, sa connaissance du terrain, sa rigueur et sa bienveillance ont largement contribué au développement et au rayonnement d’Investir au Cameroun.

Au-delà du collaborateur exemplaire, nous perdons un homme profondément humain, toujours disponible pour échanger, conseiller et partager sa vision d’un Cameroun riche de ses talents, de ses ressources et de son potentiel. Albert croyait en l’avenir de son pays et n’a jamais cessé de promouvoir ses opportunités avec conviction et passion.

Son départ laisse un grand vide pour notre équipe, mais également pour tous ceux qui ont eu le privilège de travailler à ses côtés au fil des années. Son professionnalisme, sa fidélité et son dévouement resteront gravés dans notre mémoire.

En ces moments douloureux, nos pensées les plus sincères vont à son épouse, à ses enfants, à sa maman, à ses sœurs, ses frères, ainsi qu’à l’ensemble de sa famille et de ses proches. Nous partageons leur peine et leur adressons nos plus profondes condoléances.

Au nom de toute l’équipe d’Investir au Cameroun, nous rendons hommage à un homme d’exception qui a marqué notre histoire et contribué à notre aventure commune.

Merci, Albert.

Que ton âme repose en paix.

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l’homosexualité criminalisée avec jusqu’à 20 ans d’emprisonnement et 100 millions FCFA d’amendes

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l’homosexualité criminalisée avec jusqu’à 20 ans d’emprisonnement et 100 millions FCFA d’amendes
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Au Niger, les parlementaires ont adopté une loi criminalisant l’homosexualité sur le territoire national.

La réforme du code pénal adopté par les députés avait été engagée sous le régime du président Mohamed Bazoum,

renversé par un coup d’État en juillet 2023

La nouvelle loi réprime sévèrement les relations entre personnes de même sexe et des peines de prison pouvant aller jusqu’a 20 ans de prison ainsi que des amendes pouvant atteindre 100 millions de francs CFA sont prévues.

La loi prévoit qu’un « acte impudique » ou « contre-nature », des relations sexuelles entre personnes de même sexe, ainsi qu’un changement ou une tentative de changement de sexe, sont désormais passibles de cinq à dix ans d’emprisonnement.

La nouvelle législation prévoit un doublement des peines d’emprisonnement pour des cas d’union de couples homosexuels.

Ainsi des peines de 10 à 20 ans d’emprisonnement sont prévues à l’encontre des personnes concernées par les mariages mais aussi de leurs témoins ou organisateurs.

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