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Projet Nachtigal : l’assistant technique propose la création d’une Agence de gestion du bassin de la Sanaga

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Projet Nachtigal : l’assistant technique propose la création d’une Agence de gestion du bassin de la Sanaga
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(Investir au Cameroun) – Le Projet d’assistance technique pour le développement de l’hydroélectricité sur la Sanaga (Patdhs) a présenté, le 31 janvier à Yaoundé, les conclusions de ses travaux, marquant ainsi la fin de la mission. Et l’une des recommandations du Patdhs est la création d’une « Agence pour la gestion du bassin de la Sanaga ». D’après le rapport de mission de l’assistance technique, cette agence va « assurer la continuité des effets liés aux diverses exploitations du fleuve en application des dispositions de protection et de préservation de l’environnement tout en assurant des intérêts socio-économiques des riverains ». Le projet d’assistance technique précise que l’Agence de gestion du bassin de la Sanaga est « la stratégie d’après projet la plus pertinente pour pérenniser les bienfaits initiés par le Patdhs». Cependant, la création de cette agence « dépend de l’appropriation faite par le politique et surtout la décision de ce dernier ».

Le Patdhs insiste sur le fait que la mission a permis de mieux prendre conscience que le Cameroun est à la fois pourvoyeur, utilisateur et consommateur de l’eau des différents bassins du Lac Tchad, du Niger, et des eaux de l’Oubangui et de la Sangha; « d’où l’urgence et la pertinence de créer une Agence pour gérer le bassin de la Sanaga ».

Pour l’heure, la création de cette agence n’est plus que soumise à la décision des autorités politiques, car rassure le projet d’assistance technique, « tous les éléments portant création, organisation, fonctionnement et travail de cette Agence ont été élaborés, il ne reste que les dernières validations avant l’acte de création officielle par qui de droit ».

À noter que pour le Patdhs, le travail sur l’optimisation du bassin de la Sanaga a démontré qu’il est possible d’y construire 11 barrages. Les résultats de cette optimisation ont été partagés au niveau des investisseurs potentiels qui sont intéressés à investir dans l’hydroélectricité sur le bassin de la Sanaga. « Il est donc possible que plusieurs projets soient envisageables dans le futur en exploitant les résultats de ce travail », fait savoir le projet d’assistance technique.

En rappel, le Patdhs était le conseiller technique du gouvernement sur le projet hydroélectrique de Nachtigal. Ce dernier consistait en la construction d’un barrage de production d’électricité d’une capacité de 420 MW en amont du fleuve Sanaga. Le Patdhs avait ainsi pour but de renforcer les capacités institutionnelles du gouvernement et d’améliorer ses connaissances dans les domaines de « l’optimisation technico-économique, de la planification intégrée et de la mitigation des risques environnementaux et sociaux, afin d’assurer le développement de ses ressources hydroélectriques sur la Sanaga d’une manière intégrée et durable, puis d’attirer le secteur privé et des capitaux commerciaux », rappelle le rapport.

Le Projet d’assistance technique pour le développement de l’hydroélectricité sur la Sanaga était cofinancé à hauteur de 18 milliards FCFA par le gouvernement du Cameroun et la Banque mondiale.

Ludovic Amara

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MSF investit les quartiers de Yaoundé pour sensibiliser les populations

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MSF investit les quartiers de Yaoundé pour sensibiliser les populations
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À l’occasion de l’édition 2026 de la Journée mondiale de la propreté, Médecins Sans Frontières (MSF), en partenariat avec les autorités sanitaires et locales, a organisé le 21 septembre une opération d’assainissement dans plusieurs quartiers de Yaoundé 1ᵉʳ. Baptisée « Tous ensemble pour le Mfoundi et ses affluents », l’initiative entend inscrire la prévention du choléra dans la durée, en agissant à la fois sur l’environnement et les comportements.

De Nlongkak II à Tongolo, en passant par Elig-Edzoa et les abords du Mfoundi, les équipes mobilisées ont procédé à des opérations de nettoyage et de sensibilisation. Des points de lavage des mains ont également été installés et animés par des agents de santé communautaire. L’objectif est de rapprocher les messages de prévention des populations et de rappeler les gestes essentiels face aux maladies hydriques.

Le choléra demeure en effet étroitement lié aux conditions d’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) considère l’amélioration durable de ces services comme un levier essentiel de prévention. Le Cameroun a d’ailleurs inscrit l’eau, l’hygiène et l’assainissement parmi les axes majeurs de son Plan national de lutte contre le choléra 2026-2030.

L’assainissement au-delà des opérations ponctuelles

La descente de terrain s’est poursuivie dans des zones à forte concentration d’ordures. Ces visites ont permis de constater la persistance de dépôts sauvages malgré les efforts des pouvoirs publics et des acteurs locaux. Une situation qui illustre la difficulté de faire évoluer durablement les comportements dans certains quartiers.

« Nous avons initié cette activité parce que nous pensons que la propreté est l’élément important dans la lutte contre le choléra. L’un des vecteurs de propagation du choléra, c’est la saleté. Or, si la saleté est endiguée, on sait que le virus ne se propagera pas », explique Tebere Frida, responsable de l’approche patient et population et partenaire de MSF.

Pour Mme Pyssang Maïdoukoula, chef du district de santé de Djoungolo, la sensibilisation doit se poursuivre malgré les difficultés. « Nous n’allons pas nous lasser de sensibiliser parce que les changements de mentalité, c’est une lutte acharnée », souligne-t-elle. Un travail qui doit associer autorités, acteurs sanitaires et populations.

Sur le terrain, les actions portent également sur les cours d’eau. Bikaï François Eric explique ainsi que des aménagements ont été réalisés afin de faciliter l’écoulement des eaux et limiter les risques d’inondation. Cette approche rejoint les recommandations de l’OMS, qui préconise une action combinée sur l’eau, l’assainissement, l’hygiène et la mobilisation communautaire.

Au-delà de la seule Journée mondiale de la propreté, l’enjeu est donc de maintenir ces efforts dans le temps. Lavage régulier des mains à l’eau et au savon, consommation d’eau potable, bonne gestion des déchets et recours rapide aux services de santé en cas de diarrhée aiguë figurent parmi les principales mesures de prévention.

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L’ancien préfet Jean Marie Tchakui explique son ralliement au Mrc

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Le temps d’un meeting ce week-end dans son village natal à Batchieu, il a souligné qu’il est militant du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) depuis 2023, notamment après sa retraite.

Un ancien préfet rejoint le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) de Maurice Kamto. Il s’agit de Jean Marie Tchakui, ancien préfet du département du Kupé-Manengouba. Son adhésion est diversement appréciée dans le landerneau médiatique.

«Ce n’est pas un fait anodin dans le landerneau politique camerounais. Si de nombreux hauts commis de l’État, après leur retraite, choisissent de rejoindre le parti au pouvoir, Jean Marie Tchakui Noundie a fait le choix inverse», clame le journaliste Nana Paul Sabin.

Il a rendu public son adhésion ce week-end lors d’un meeting dans son village natal. Quatre ans après son départ à la retraite en 2022, il estime n’être plus tenu par le devoir de réserve. «Je suis venu au MRC pour donner le meilleur de moi-même», souligne-t-il.

«Je suis le tout premier sous-préfet à avoir servi dans deux unités de la grande métropole économique du Cameroun, Douala, pendant 5 ans. […] Ceux qui m’ont côtoyé peuvent témoigner que j’ai toujours été un homme intègre. À Douala, j’ai toujours veillé à ce que les résultats sortis des urnes soient respectés», a-t-il poursuivi.

Sur les raisons de son engagement dans l’opposition, il assume : «Les gens pensent qu’être opposé veut dire qu’on est compromis. Vous croyez que si j’avais été avec eux, à mon âge, on m’aurait éjecté du système ? Je suis venu au MRC pour donner le meilleur de moi-même», a ajouté Jean Marie Tchakui.

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22 km, 28 stations, 52 bus électriques : Yaoundé lance son BRT

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22 km, 28 stations, 52 bus électriques : Yaoundé lance son BRT
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22 km de corridor, 28 stations et, à terme, 52 bus électriques articulés : le projet Bus Rapid Transit (BRT) TransYaoundé entre dans une nouvelle phase. Son lancement officiel a eu lieu ce 23 septembre à l’Hôtel de Ville, sous la présidence du maire Luc Messi Atangana.

Le futur corridor reliera la plateforme multimodale d’Olembé à Ahala, en passant notamment par Messassi, Etoudi, l’Hôtel de Ville, le marché central, le Poste central, Mvog-Mbi et Mvan.

Les bus de 18 m devraient transporter jusqu’à 43 000 passagers par jour, pour un tarif moyen annoncé entre 200 et 300 F. Soutenu par l’Union européenne et l’Agence française de développement, le projet entre dans sa phase d’études et de concertation.

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