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Présidentielle 2025 : Asong Michael Khumbah, le jeune de 36 ans qui veut défier Paul Biya

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Présidentielle 2025 : Asong Michael Khumbah, le jeune de 36 ans qui veut défier Paul Biya
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À 36 ans, Asong Michael Khumbah, médecin et avocat, entend bouleverser les codes de la politique camerounaise en se lançant dans la course à la présidence. Le jeune candidat espère se mesurer au président sortant, Paul Biya, au pouvoir depuis plus de quatre décennies, lors des élections prévues pour octobre 2025.

Diplômé en droit et en médecine de l’Université de Douala, et membre de l’Ordre des avocats du Rwanda, Asong Michael Khumbah incarne une nouvelle génération de leaders. Sa double formation lui confère une perspective multidisciplinaire qu’il souhaite mettre au service de son pays.

Il se distingue également par son programme audacieux, qui mêle réformes institutionnelles, innovations technologiques et propositions sociales ambitieuses.

Un programme axé sur le changement

Parmi les mesures phares de son programme, Asong Michael Khumbah propose de rémunérer les chefs traditionnels selon leur classe : 500 000 FCFA pour ceux de 1ère classe, 400 000 FCFA pour ceux de 2ème classe, et 250 000 FCFA pour ceux de 3ème classe. Il ambitionne également de développer les chutes de Menchum afin d’améliorer l’approvisionnement énergétique du Cameroun, une question cruciale pour le développement économique du pays.

Dans le domaine de l’éducation, le jeune candidat met l’accent sur l’acquisition de compétences pratiques. Il souhaite également recourir à la technologie satellitaire pour cartographier les terres et ainsi réduire les conflits fonciers, un problème récurrent dans plusieurs régions du pays.

Sur le plan institutionnel, Khumbah milite pour une réduction du mandat présidentiel de 7 à 4 ans et s’engage à garantir l’indépendance du pouvoir judiciaire. Ces propositions visent à renforcer la démocratie et la séparation des pouvoirs dans un pays souvent critiqué pour ses dérives autoritaires. Il entend également interdire les relations dites “à deux SIM”, limitant les relations amoureuses et le mariage aux personnes de sexe opposé.

Un défi face à un système solidement établi

Le Cameroun, république constitutionnelle à système multipartite, reste dominé par le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), le parti du président Paul Biya.

Ce dernier, au pouvoir depuis 1982, est devenu une figure emblématique de la politique camerounaise, bien qu’il soit régulièrement critiqué pour son bilan en matière de gouvernance et de respect des droits humains. La liste officielle des candidats pour la présidentielle de 2025 sera publiée après validation par les autorités compétentes. En attendant, Asong Michael Khumbah devra convaincre l’électorat face à un système solidement ancré et des adversaires expérimentés.

Avec sa jeunesse, ses propositions audacieuses et son ambition de moderniser le Cameroun, Khumbah représente un vent de fraîcheur dans le paysage politique. Reste à savoir si cette candidature suffira à mobiliser une population souvent désabusée par des décennies de domination politique du RDPC.

Les mois à venir seront déterminants pour cet outsider qui rêve de faire l’histoire. Pour l’heure, l’homme se dit confiant et espère faire un résultat exceptionnel “Octobre 2025 nous serons tous au palais de l’unité. C’est notre année de changement et la présidence. Nous gouvernerons tous ensemble. Une gouvernance par le Peuple et pour le Peuple dans le COMMUNISME.” a t-il affirmé.

MMI

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l’OMP veut transformer les élections en « référendum pour ou contre le RDPC »

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l’OMP veut transformer les élections en « référendum pour ou contre le RDPC »
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Alors que les partis politiques autant sérieux que des accompagnateurs préparent les prochaines échéances électorales en vue de remporter des sièges dans des assemblées, l’Organisation des mouvements patriotique signe pour la descente aux enfers du parti au pouvoir. L’OMP entend matérialiser la rupture inscrite dans son projet de société.

Les prochaines consultations électorales au Cameroun « ne seront pas de simples élections locales. »Ce sera un référendum pour ou contre le RDPC. » Déclare Léon Theiller Onana, président de l’Organisation du mouvement patriotique. À quatre mois des législatives et municipales de début 2027, l’OMP change la donne. Pour le parti, le double scrutin de début 2027 sera un jugement sur le bilan des élus et surtout des chefs des exécutifs communaux appartenant au régime. Chaque député et chaque maire sortant, souvent aux mêmes postes depuis des années, devra rendre des comptes. Et c’est sur ce bilan que les Camerounais devront voter. Députés et maires devront ainsi ‘’répondre de leurs résultats.’’

Le constat qui justifie cet appel est simple. Partout dans le pays, des récriminations se font entendre. Des populations indécises ou déçues expriment leur désir de connaitre le changement. Les motifs sont les mêmes : promesses non tenues, manque d’eau potable, mauvais état des routes, manque d’électricité, chômage des jeunes, favoritisme, corruption et autres scandales financiers, détournements, système de santé inefficace, crises sécuritaires multiples, insécurité urbaine… « Aux électeurs désormais de regarder les bilans, de comparer les alternatives et de faire entendre clairement leur choix dans les urnes ». Insiste le président de l’OMP, transfuge du Rdpc.

Pour le parti de Léon Theiller Onana, il ne s’agit plus de voter pour un parti, mais de sanctionner ou non 43 ans de gestion du Rdpc commune par commune, circonscription par circonscription. Le but ultime étant de mettre en œuvre l’alternative pour améliorer la situation économique et sociale du Cameroun avec 3600 projets communaux, la refondation de l’école ou encore l’Aide médicale souveraine.

Mais juger ne suffit pas, il faut comparer. Et c’est là que l’OMP propose son projet. « J’invite les Camerounais à interroger, comparer et examiner sérieusement les projets politiques proposés. Celui de l’OMP est public et accessible à tous’’, lance le président du parti.

Rupture au plan économique

Ce projet propose entre autres une rupture économique maîtrisée. À cet effet, le parti dresse un diagnostic implacable qui explique selon lui la colère sur le terrain : crise économique marquée par la dépendance aux exportations de matières premières ; faiblesse de transformation locale ; prédominance du secteur informel ; déséquilibres territoriaux ; une croissance peu inclusive. Un pays qui vend brut son coton, son cacao, son bois, et rachète cher ce qu’il aurait pu transformer. Un pays où Yaoundé et Douala écrasent tout. En réponse, l’OMP présente une rupture fondée sur la souveraineté productive, la justice territoriale et la dignité sociale.

Plus concrètement, le parti prépare 10 projets de transformation locale par commune. Plus de modèle unique dicté depuis Yaoundé. On produit ou on cultive. 10 missions législatives obligatoires pour chaque département : chaque futur député OMP aura un contrat : industrialisation, souveraineté alimentaire, emploi jeune. Fini les mandats sans bilan.

Décoloniser le système éducatif

« Système éducatif largement hérité de modèles exogènes conçu pour administrer. » L’OMP estime que l’école actuelle forme des chômeurs diplômés à l’heure de l’explosion démographique, du chômage massif des jeunes, de la transition technologique et de l’urgence climatique. Le parti propose une refondation complète de la maternelle à l’université, déconnectée de la « soumission impérialiste », pour former des producteurs, des inventeurs, des agriculteurs modernes, pas seulement des bureaucrates.

La santé comme premier pilier de la dignité : l’AMS

C’est l’une des réformes les plus ambitieuses qu’annonce le parti. « L’OMP considère la santé comme premier pilier de la dignité humaine, de la cohésion nationale et du développement économique. » D’après la formation politique, aujourd’hui on paie avant d’être soigné, les médecins s’exilent, on importe tout, même le paracétamol. Elle propose l’Aide médicale souveraine (AMS), un système obligatoire, universel, solidaire, décentralisé et numérisé, un système pensé pour les réalités du Cameroun en 2026 et au-delà, qui met fin au paiement direct qui tue les pauvres.

En repositionnant les municipales et législatives comme un référendum, l’OMP force chaque électeur à se poser de bonnes questions avant de voter.

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Cacao : le prix aux producteurs recule de 150 à 200 FCFA en trois semaines, mais reste plus élevé qu’en Côte d’Ivoire

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Cacao : le prix aux producteurs recule de 150 à 200 FCFA en trois semaines, mais reste plus élevé qu’en Côte d’Ivoire
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(Investir au Cameroun) – Entre le 31 août et le 21 septembre 2026, les prix servis aux producteurs dans les bassins de production de cacao du Cameroun ont reculé de 150 à 200 FCFA. Selon les données compilées par le Système d’information des filières (SIF), dispositif d’alerte sur les prix piloté par l’Office national du cacao et du café (ONCC), les prix minimums sont passés de 2750 à 2600 FCFA entre les deux périodes, soit une baisse de 150 FCFA. Les producteurs les mieux payés ont quant eux vu leur rémunération passer de 2900 à 2700 FCFA sur la même période, enregistrant ainsi une perte de 200 FCFA par kilogramme en trois semaines.

Le SIF n’indique pas les causes de cette baisse des prix plus d’un mois après le lancement de la saison cacaoyère 2026-2027, le 6 août dernier à Yaoundé. Pourtant, un peu plus de vingt jours après ce lancement, le prix du kilogramme de fèves au Cameroun tutoyait la barre de 3000 FCFA selon les relevés du SIF, dépassant les 2700 à 2750 FCFA enregistrés à la fin de la campagne 2025-2026, théoriquement clôturée le 15 juillet 2026.

La baisse des prix observée peut cependant être mise sur le compte de l’intensification des pluies dans les bassins de production en ce mois de septembre. En effet, les périodes de grandes pluies sont généralement marquées par des décotes imposées par les acheteurs aux producteurs, pour compenser l’impraticabilité des routes donnant accès aux zones de production.

Au demeurant, en dépit de l’actuelle baisse des prix, la rémunération du cacaoculteur camerounais reste largement supérieure à celle de son collègue ivoirien. En effet, pour la saison 2026-2027, le prix du kilogramme de fèves a été fixé à 1200 FCFA en Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao. Ce prix représente moins de la moitié du minimum de 2600 FCFA enregistré au Cameroun. Ce même prix dépasse de 500 FCFA les 2100 FCFA servis au cours de cette campagne au producteur du Ghana, 2è producteur mondial de fèves.

Pour rappel, depuis la fin des années 90, le prix du cacao est libéralisé au Cameroun, tandis qu’il est fixé par l’Etat au Ghana et en Côte d’Ivoire. Cette liberté offerte au producteur camerounais de fixer son prix, couplée aux informations sur l’évolution des prix communiquées en temps réel par le SIF, renforce ses capacités de négociation face à l’acheteur. Ce qui n’est pas le cas dans les deux autres pays, où les acteurs dénonce l’existence d’une flopée d’intermédiaire entre l’acheteur et le producteur, qui voit ainsi ses marges réduites.

BRM

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Mieux comprendre le code de la gouvernance chinoise

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Le temps d’une conférence de presse à Yaoundé, Li Jianghua, le chargé d’Affaires à l’ambassade de Chine au Cameroun a partagé avec les journalistes l’essence fondamentale de la pensée de Xi Jinping sur la construction du Parti en s’appuyant sur les faits et les données concrètes, les raisons profondes pour lesquelles le Parti communiste chinois est capable de mener le peuple vers des succès continus.

La « gouvernance chinoise » en vedette à Yaoundé. En effet, le 18 septembre 2026, Li Jianghua, le chargé d’Affaires à l’ambassade de Chine au Cameroun a animé une conférence de presse sur comment : « la pensée du président Xi Jinping sur la construction du parti a guidé un parti centenaire vers le succès ». Cette stratégie apprend-on résulte de la centralisation du pouvoir et de la discipline interne menée par Xi Jinping depuis son arrivée à la tête du PCC fin 2012.

L’on aura appris que contrairement aux prédictions occidentales qui anticipaient une libéralisation politique avec le développement économique, la doctrine de Xi Jinping réaffirme que le succès de la Chine dépend exclusivement d’un leadership fort du Parti communiste chinois. Avec le leadership du président chinois, le parti s’est réinvité dans tous les secteurs de la société : « entreprises privées, universités, minorités ethniques et nouvelles technologies ». Ceci en bonus avec un « code spirituel ».

Mao Zedong et Deng Xiaoping

Li Jianghua soutiendra que c’est cette « force spirituelle qui permet à la Chine de maintenir une résilience sociale extrêmement élevée face aux crises majeurs ». Le chargé d’affaires à l’ambassade de Chine à Yaoundé ajoutera dans la foulée que le mécanisme de direction du PCC est un dispositif institutionnel scientifique et rigoureux.

De manière plus concrète, « la Chine pratique un système de direction collective fondée sur le centralisme démocratique. Les décisions majeures suivent la procédure (de direction collective, centralisme démocratique, consultation individuelle et décision en réunion), ce qui permet à la fois de développer pleinement la démocratie et de garantir une exécution efficace une fois une décision prise », rassure Li Jianghua.

« Le pays, c’est le peuple, le peuple c’est le pays »

Aussi, le noyau de valeur de la pensée de Xi Jinping sur la construction du Parti se résume par la notion du peuple. Pour le numéro un chinois, « le pays, c’est le peuple, le peuple c’est le pays ». Surfant dans la même lancée, le Dr Etienne Tayo Demanou, journaliste écrivain et universitaire soutiendra que le PCC est indissociable de la modernisation de la Chine.

En ancrant sa pensée dans la constitution du parti et de l’État, Xi Jinping s’est positionné comme le continuateur direct de Mao Zedong et Deng Xiaoping, théorisant un socialisme à la chinoise adapté à une « nouvelle ère ». La force du Parti communiste chinois repose sur sa fusion totale avec l’appareil d’État, sa structure pyramidale centralisée et sa capacité d’adaptation économique et institutionnelle.

Sommet à la base

Le PCC et l’État ne font qu’un. Les institutions gouvernementales à tous les niveaux doublent les structures du parti, garantissant une application immédiate des directives du sommet à la base (des ministères jusqu’aux administrations locales). Les postes de direction dans l’administration, les entreprises publiques et l’armée sont exclusivement occupés par des membres du parti.

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