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Elections 2025-2026 : Le SDF en quête de 75 000 scrutateurs pour les bureaux de vote

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Elections 2025-2026 : Le SDF en quête de 75 000 scrutateurs pour les bureaux de vote
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Les prochaines échéances électorales ont préoccupé le National executive comittee (NEC) du Social democratic front (SDF) réuni ce 1er février 2025. C’est la dernière instance statutaire du parti avant la convocation du corps électoral pour la présidentielle. Du coup, le moment était ultime pour s’intéresser à cette question. Et dans son discours introductif, Joshua Osih le président national du SDF a indiqué qu’il est temps de poser les jalons de la participation du parti aux prochaines échéances électorales. Avec notamment la présidentielle prévue en octobre prochain, et les régionales en 2025, mais aussi les législatives et municipales en 2026. «Il était très important de faire cette réunion aujourd’hui pour faire le point sur le recrutement des volontaires, des agents électoraux et aussi sur la préparation du parti au niveau des circonscriptions électorales pour ces élections, le débat est en plein là-dedans», a souligné le Chairman. Le parti envisage recruter et former 75 000 scrutateurs qu’il déploiera sur l’ensemble du territoire. Cet aspect s’avérant très important pour le processus électoral, tant ils sont les regards « sûrs » du parti dans les bureaux de vote, et ceux qui doivent fournir au parti les résultats des différents bureaux de vote. «Les élections ne se gagnent pas sur les réseaux sociaux et les médias, mais sur le terrain, en sécurisant le vote par des scrutateurs formés pour les besoins de la cause.C’est le rôle de chaque membre du SDF ; on doit s’assurer d’avoir un représentant dans chaque bureau de vote et qu’aucun ne soit vide», a-t-il insisté.

Vacances

Mais il va déjà falloir désigner les candidats du SDF aux différentes élections à venir, en commençant par la présidentielle. A cet effet, une réunion extraordinaire du NEC est prévue pour la cause. Le SDF ayant pour tradition de choisir son candidat de façon « démocratique », au moment où la plupart des partis optent pour leurs présidents en fonction. «Nous avons pour ambition d’avoir ce candidat le plus tôt possible et c’était l’une des résolutions du dernier congrès du parti», rappelle-t-il.

Le Nec de ce 1er février était aussi l’occasion de régler la question de la vacance à certains postes dans le gouvernement du parti. Plusieurs coordinations départementales et régionales manquant de responsables. De même que le shadow cabinet. L’exécutif du parti s’est penché sur ce point ; mais les résolutions restent attendues. «Le NEC doit être complet pendant cette période. Si des gens pensaient qu’en rejoignant le NEC, ils vont demeurer dans l’opposition, ce cycle prend fin car nous devons être dans le gouvernement en gagnant les élections. Nous aspirons à diriger ce pays», a réaffirmé Joshua Osih. En invitant les militants du parti à investir le terrain.

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FINANCE NUMÉRIQUE : La BEAC s’attaque aux lenteurs des paiements en Afrique centrale

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FINANCE NUMÉRIQUE : La BEAC s’attaque aux lenteurs des paiements en Afrique centrale
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Face à l’augmentation des transactions numériques, la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) veut accélérer la modernisation des infrastructures de paiement. Son rapprochement avec la Banque nationale du Cambodge doit notamment contribuer à fluidifier les règlements interbancaires et à préparer le déploiement des paiements instantanés dans la CEMAC.

Après son adhésion au Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS) en juillet 2026 et le lancement de SYSTAC 2 en août, la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) ouvre un nouveau chantier. Elle a conclu une convention avec la Banque nationale du Cambodge. Signé le 22 octobre à Phnom Penh par les gouverneurs Yvon Sana Bangui et Chea Serey, l’accord a été annoncé le 2 novembre. Il prévoit, pour 2027-2028, une coopération sur l’interconnexion des systèmes de paiement et la cybersécurité.

Pour les entreprises, des règlements plus rapides peuvent accélérer les encaissements, faciliter le paiement des fournisseurs et améliorer la trésorerie. Les PME pourraient en tirer profit, à condition que les gains techniques se répercutent sur les tarifs. La BEAC n’a pas chiffré les économies attendues ni la baisse éventuelle des commissions.

Le Cambodge s’appuie sur Bakong, sa plateforme nationale lancée en 2020. En 2025, elle a traité 1,33 milliard de transactions, en hausse de 118,7 %, pour environ 224 milliards de dollars. Le système permet les paiements instantanés et se connecte par QR code à huit économies asiatiques. Les paiements transfrontaliers ont progressé de 74,5 %, à 270 600 opérations. Ces performances offrent des références à la BEAC, sans annoncer de connexion directe entre Bakong et les réseaux de la CEMAC.

En Afrique centrale, le mobile money a enregistré 3,74 milliards de transactions en 2024, pour près de 34 800 milliards de FCFA. La région comptait plus de 51 millions de comptes de paiement mobile, selon les données de la BEAC. GIMACPAY contribue à l’interopérabilité des services, tandis que SYSTAC 2 modernise la compensation interbancaire.

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Opérationnel depuis le 3 août 2026, SYSTAC 2 repose sur la norme internationale ISO 20022. La migration a concerné 71 participants dans les six pays de la CEMAC. La prochaine étape est la mise en production du module de paiements instantanés. La BEAC pourra alors mesurer les effets du dispositif sur les délais de règlement entre banques.

La coopération couvrira aussi le renforcement des compétences, la transformation digitale, l’inclusion financière et la sécurisation des infrastructures. Les deux banques centrales prévoient des évaluations périodiques sur l’efficacité des transactions, l’interopérabilité des réseaux et l’accès aux services financiers.

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

Pour les opérateurs économiques, les retombées restent à établir. La réduction des délais entraînera-t-elle une baisse des frais de transfert et des paiements transfrontaliers plus simples ? Le résultat se jugera aux commissions facturées, aux délais d’encaissement et à la disponibilité des fonds.

Par Fabrice BELOKO
Défis Actuels du 03/11/2026

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Hydrocarbures : Dangote crée une société pétrolière au Cameroun ; Par Blaise NNANG

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Hydrocarbures : Dangote crée une société pétrolière au Cameroun ; Par Blaise NNANG
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Constituée le 28 octobre 2026 avec un capital initial de 10 millions de FCFA, Dangote Oil & Gas Cameroon SA marque une nouvelle étape dans l’implantation du groupe nigérian au Cameroun. Dirigée par Bertrand Mbouck, la société dispose d’un siège à Douala et d’un centre d’opérations déclaré à Kribi. Sa création intervient au moment où Dangote renforce ses relations avec la SONARA dans l’approvisionnement du marché camerounais en produits pétroliers.

Le groupe industriel nigérian Dangote dispose désormais d’une société dédiée aux hydrocarbures au Cameroun. Dangote Oil & Gas Cameroon SA a été constituée le 28 octobre 2026, avec un capital social de 10 millions de FCFA. Selon l’annonce légale publiée le lendemain dans Cameroon Tribune, l’entreprise a établi son siège à Douala-Bonanjo et déclaré un centre d’opérations dans la zone industrielle de Kribi. Cette implantation élargit la présence du conglomérat d’Aliko Dangote, déjà actif dans l’industrie cimentière camerounaise.

La direction générale de la nouvelle entreprise a été confiée à Bertrand Mbouck, qui dirige également Dangote Cement Cameroon depuis 2020. Le conseil d’administration comprend quatre membres : Aliko Dangote, fondateur du groupe, Devakumar Victor Gnanadoss Edwin, dirigeant de ses activités industrielles, Fatima Aliko-Dangote et Bertrand Mbouck. Deloitte & Touche a été désigné commissaire aux comptes titulaire, tandis que KPMG Afrique centrale occupe les fonctions de commissaire aux comptes suppléant.

Le capital initial de 10 millions de FCFA correspond au minimum légal applicable à une société anonyme ne faisant pas publiquement appel à l’épargne dans l’espace OHADA. Il constitue donc la base juridique de l’entreprise et non le budget de ses futurs investissements. Les montants nécessaires à la construction d’installations pétrolières, de dépôts ou de pipelines sont sans commune mesure avec cette dotation de départ. Aucun programme d’investissement chiffré n’accompagne, à ce stade, l’annonce de constitution.

DU CIMENT AUX INFRASTRUCTURES PÉTROLIÈRES

Les activités statutaires de Dangote Oil & Gas Cameroon couvrent un périmètre étendu de la chaîne pétrolière. Elles comprennent notamment l’importation, l’exportation, le raffinage, le stockage, le transport et la commercialisation des hydrocarbures, ainsi que le développement d’infrastructures associées. Ce champ d’activité donne à la société la possibilité juridique d’intervenir dans plusieurs segments du marché, sous réserve des autorisations et agréments exigés par la réglementation camerounaise.

Le choix de Kribi comme centre d’opérations déclaré présente un intérêt industriel particulier. La ville abrite le principal port en eau profonde du Cameroun et une zone industrialo-portuaire appelée à accueillir de nouvelles activités de transformation et de logistique. Pour les opérateurs pétroliers, les installations portuaires constituent un maillon essentiel de l’importation des cargaisons, de leur stockage et de leur acheminement vers les centres de consommation. La nouvelle société n’a cependant annoncé ni construction de dépôt ni attribution de concession portuaire.

La création de Dangote Oil & Gas Cameroon prolonge des démarches engagées plusieurs mois auparavant. En juillet 2026, Devakumar Edwin avait présenté aux autorités camerounaises un projet portant sur le stockage et le transport de produits pétroliers. Les discussions avaient notamment conduit le dirigeant nigérian auprès du Premier ministre Joseph Dion Ngute. L’immatriculation d’une société locale fournit désormais un véhicule juridique susceptible de porter les activités envisagées, sans préjuger de leur calendrier de réalisation.

UN RAPPROCHEMENT AVEC LA SONARA

Cette implantation intervient également dans un contexte de rapprochement commercial entre Dangote et la Société nationale de raffinage (SONARA). Le 30 octobre 2026, la raffinerie camerounaise a confirmé la signature, le 22 octobre à Lagos, d’un accord de fourniture de produits pétroliers raffinés avec Dangote et MRS Oil & Gas Company. La cérémonie officielle initialement prévue le 29 octobre a été reportée pour des raisons de calendrier, sans remettre en cause la signature annoncée.

L’accord vise à renforcer la sécurité des approvisionnements du Cameroun, devenu entièrement dépendant des importations de carburants raffinés depuis l’incendie qui a endommagé les installations de la SONARA en mai 2019. La raffinerie continue d’exercer des fonctions essentielles dans l’organisation de l’approvisionnement national, tandis que sa reconstruction nécessite des investissements importants. Le partenariat avec Dangote intervient ainsi dans un marché où la disponibilité des cargaisons, les coûts logistiques et les conditions de paiement jouent un rôle déterminant.

Le groupe nigérian dispose d’un avantage industriel avec sa grande raffinerie de Lekki, près de Lagos. Cette installation lui permet de produire des carburants destinés au marché nigérian et à l’exportation. Pour le Cameroun, la proximité géographique peut offrir de nouvelles possibilités d’approvisionnement par voie maritime. Les gains éventuels dépendront cependant des prix contractuels, des volumes, du fret, des coûts de stockage et des conditions de règlement négociées entre les partenaires.

Les deux opérations doivent être distinguées. L’accord annoncé par la SONARA concerne l’approvisionnement en produits raffinés, tandis que Dangote Oil & Gas Cameroon est une société nouvellement constituée, dont les activités statutaires couvrent plusieurs métiers pétroliers. Aucun document publié n’établit que la nouvelle filiale est partie au contrat signé à Lagos ou qu’elle en assurera directement l’exécution. Les liens opérationnels éventuels entre ces deux initiatives dépendront des décisions commerciales et réglementaires à venir.

UNE IMPLANTATION INDUSTRIELLE À CONSTRUIRE

Le développement de la société pourrait modifier la configuration du marché camerounais des hydrocarbures si les projets de stockage et de transport présentés aux autorités se concrétisent. Ces activités nécessitent des investissements lourds, des autorisations administratives, des études techniques et des engagements financiers de long terme. Elles mettent également en jeu les relations avec les importateurs, les distributeurs et les gestionnaires des infrastructures existantes.

Dangote connaît déjà le marché camerounais à travers ses activités cimentières. Cette expérience lui a permis de développer des relations avec les administrations, les opérateurs logistiques et les entreprises locales. Son extension aux hydrocarbures représente toutefois un changement d’échelle et de métier. Le secteur pétrolier impose des contraintes spécifiques de sécurité industrielle, de financement des stocks, de gestion des prix et de conformité réglementaire.

Avec Dangote Oil & Gas Cameroon, le groupe nigérian se dote ainsi d’une structure permanente pour développer ses ambitions pétrolières dans le pays. L’entreprise dispose désormais d’une direction, d’organes de gouvernance et d’une implantation déclarée à Douala et Kribi. La prochaine étape sera celle des investissements effectivement engagés, des autorisations obtenues et des infrastructures réalisées, qui détermineront son poids dans l’approvisionnement et la logistique pétrolière du Cameroun.

Par Blaise NNANG
Défis Actuels du 03/11/2026

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La création de la Banque africaine de l’énergie ouvre des perspectives de financement au Cameroun

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La création de la Banque africaine de l’énergie ouvre des perspectives de financement au Cameroun
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Officiellement créée le 31 octobre 2026 à Abuja par Afreximbank et l’Organisation des producteurs de pétrole africains, la Banque africaine de l’énergie entend financer les investissements pétroliers et gaziers du continent. Pour le Cameroun, membre de l’organisation fondatrice, cette nouvelle institution pourrait constituer une source de financement pour la reconstruction de la SONARA, les projets gaziers et les infrastructures pétrolières.

La reconstruction de la Société nationale de raffinage (SONARA), le développement des projets gaziers et la modernisation des infrastructures pétrolières camerounaises pourraient bénéficier d’une nouvelle source de financement africaine. Le 31 octobre 2026, la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) et l’Organisation des producteurs de pétrole africains (APPO) ont officiellement créé, à Abuja, au Nigeria, la Banque africaine de l’énergie (Africa Energy Bank, AEB). Dotée d’un capital autorisé de 5 milliards de dollars, soit environ 2 800 milliards de FCFA, l’institution aura vocation à financer l’exploration, la production, le transport, la transformation, le raffinage et la distribution des hydrocarbures.

La première assemblée générale de la banque, tenue dans la capitale nigériane, a désigné l’Égyptien Helmy Ghazi comme premier président et constitué son conseil d’administration. La nouvelle institution fonctionnera comme une banque panafricaine supranationale et indépendante. Ses promoteurs entendent mobiliser des ressources auprès des gouvernements, des compagnies pétrolières nationales, des établissements financiers et des investisseurs privés. Le capital autorisé de 5 milliards de dollars représente le plafond statutaire de capital, et non le montant des ressources déjà disponibles pour accorder des crédits.

Le Cameroun appartient à l’APPO, organisation intergouvernementale créée le 27 janvier 1987 à Lagos pour renforcer la coopération entre les pays africains producteurs de pétrole. Cette appartenance place le pays dans le périmètre institutionnel de l’initiative. Les entreprises camerounaises du secteur énergétique pourraient ainsi rechercher des financements auprès de la nouvelle banque, sous réserve des conditions d’éligibilité et des procédures d’approbation qui seront établies.

LA RECONSTRUCTION DE LA SONARA PARMI LES BESOINS POTENTIELS

La SONARA constitue l’un des principaux dossiers camerounais susceptibles d’intéresser cette nouvelle institution. Depuis l’incendie du 31 mai 2019, qui a endommagé ses installations de raffinage à Limbé, le Cameroun dépend des importations de produits pétroliers raffinés pour approvisionner son marché. La reconstruction de l’unique raffinerie du pays nécessite d’importants investissements, auxquels s’ajoutent les engagements financiers accumulés par l’entreprise.

Le mandat de la Banque africaine de l’énergie correspond à plusieurs composantes de ce chantier : raffinage, stockage, transport et distribution des produits pétroliers. Une intervention pourrait prendre la forme d’un prêt à long terme, d’un financement structuré ou d’une participation à un montage associant plusieurs institutions. Les modalités exactes dépendront de la politique de crédit de la banque et de la structure financière du projet présenté.

DES PERSPECTIVES POUR LE GAZ ET LES INFRASTRUCTURES PÉTROLIÈRES

Au-delà de la SONARA, les projets de développement du gaz naturel constituent un autre champ d’intervention potentiel. Le Cameroun dispose de ressources gazières exploitées ou en cours de valorisation, notamment dans les bassins sédimentaires côtiers. Leur développement nécessite des investissements dans les installations de production, de traitement, de transport et, selon les projets, de liquéfaction ou de distribution aux industries.

Les besoins concernent également les infrastructures de stockage et de transport des produits pétroliers. La sécurisation des approvisionnements dépend de la capacité à réceptionner les cargaisons, à conserver des stocks suffisants et à acheminer les carburants vers les principaux centres de consommation. Les investissements correspondants mobilisent des capitaux importants et exigent des financements adaptés à la durée de vie des équipements.

La création récente de Dangote Oil & Gas Cameroon, avec un centre d’opérations déclaré à Kribi, intervient dans ce contexte de développement potentiel des infrastructures pétrolières. Les projets envisagés par le groupe nigérian dans le stockage et le transport des hydrocarbures pourraient s’inscrire dans les catégories d’investissements que la Banque africaine de l’énergie souhaite soutenir. Aucun engagement financier entre la nouvelle banque et Dangote Oil & Gas Cameroon n’a été annoncé.

Pour les compagnies pétrolières et gazières, l’intérêt de l’AEB réside notamment dans la possibilité de mobiliser des capitaux auprès d’une institution spécialisée dans les risques énergétiques africains. Les projets d’exploration présentent des incertitudes géologiques et commerciales importantes, tandis que les installations de production ou de transport nécessitent souvent plusieurs années avant de générer des recettes suffisantes. Ces caractéristiques compliquent leur financement par les circuits bancaires traditionnels.

UNE RÉPONSE AU RETRAIT DES FINANCEURS INTERNATIONAUX

La création de la banque répond à l’évolution des politiques de financement du secteur énergétique. Plusieurs institutions financières internationales et banques commerciales ont réduit leurs engagements dans les nouveaux projets pétroliers et gaziers, dans le cadre de leurs politiques climatiques et de gestion des risques. Cette évolution limite les sources de capitaux disponibles pour les pays africains qui souhaitent développer leurs ressources en hydrocarbures.

Dans leur communiqué conjoint du 31 octobre, Afreximbank et l’APPO constatent que les financeurs traditionnels « se retirent du financement des énergies fossiles », alors que le pétrole et le gaz demeurent essentiels aux systèmes énergétiques africains. Les deux organisations évaluent à 200 milliards de dollars les besoins d’investissement énergétique du continent. La Banque africaine de l’énergie est présentée comme un instrument destiné à contribuer à la mobilisation de ces ressources.

L’institution entend également soutenir la transformation locale des ressources. Ses promoteurs indiquent que les investissements doivent permettre de « réduire la dépendance à l’égard des produits pétroliers importés » et de promouvoir le commerce énergétique entre pays africains. Cette orientation concerne directement le Cameroun, dont les exportations d’hydrocarbures coexistent avec une dépendance aux importations de carburants raffinés depuis l’arrêt des activités de transformation de la SONARA.

Le développement du raffinage africain constitue d’ailleurs une priorité affichée par l’APPO. Dans un entretien accordé à S&P Global Commodity Insights le 15 octobre 2026, son secrétaire général, Farid Ghezali, avait insisté sur la nécessité de développer les marchés énergétiques intérieurs et de transformer davantage les ressources produites sur le continent. Cette stratégie vise à réduire la dépendance des économies africaines aux importations de produits finis et aux perturbations des marchés internationaux.

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500 MILLIONS DE DOLLARS MOBILISÉS POUR LE DÉMARRAGE

Le financement initial de la banque demeure une étape déterminante. Le 15 octobre, Farid Ghezali avait indiqué à S&P Global Commodity Insights que l’institution disposait de 500 millions de dollars de capital de départ, soit environ 280 milliards de FCFA. Le responsable de l’APPO annonçait également l’ambition de lever 5 milliards de dollars sur les marchés et de porter les ressources mobilisées à 10 milliards de dollars d’ici à la fin de 2027.

Dans le même entretien, le secrétaire général précisait que les premières décisions d’investissement étaient attendues en 2027, avec l’objectif de financer au moins trois projets au cours de l’année. La priorité initiale serait accordée aux opérations transfrontalières, notamment les raffineries régionales et les infrastructures de transport des hydrocarbures. Le système de pipelines d’Afrique centrale figure parmi les projets cités par l’APPO.

La constitution du capital associe les États membres et Afreximbank. Selon des déclarations d’Helen Brume, directrice du financement de projets et d’actifs à Afreximbank, rapportées le 13 octobre, le Nigeria avait engagé 200 millions de dollars et Afreximbank 222 millions. Ces deux contributions représentent ensemble 422 millions de dollars. La participation financière propre du Cameroun à la capitalisation de la nouvelle banque n’a pas été rendue publique dans les documents examinés.

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Par Bonaventure TCHOUANGE
Défis Actuels du 03/11/2026

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