Actualités locales
Le gouvernement renforce la substitution des importations pour 2025
Le Premier ministre et chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute, a appelé les ministres en charge de la mise en œuvre du Plan intégré de substitution des importations agropastorales et halieutiques du Cameroun à assurer la mise en œuvre efficace de ses composantes au cours de l’exercice 2025.
Le Premier ministre a lancé cet appel le 30 janvier à Yaoundé lors du premier conseil des ministres de l’année, où les discussions ont porté sur les succès, les défis et les progrès de l’initiative.
Le Plan intégré de substitution des importations agropastorales et halieutiques est une stratégie gouvernementale visant à accroître la production nationale de denrées alimentaires essentielles telles que le riz, le maïs, le poisson et le lait.
Le gouvernement espère que l’initiative réduira considérablement les dépenses consacrées aux importations alimentaires tout en favorisant l’autosuffisance et la stabilité économique.
Une directive présidentielle pour l’équilibre économique
Le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Alamine Ousman Mey, a précisé les principaux objectifs du plan.
Il a également souligné l’importance de ce programme pour assurer la sécurité alimentaire, stabiliser l’inflation et remédier au déséquilibre commercial qui perdure au Cameroun. « La première priorité est la sécurité alimentaire », a déclaré le ministre Ousman Mey.
« L’inflation reste une préoccupation majeure et nous sommes déterminés à lutter contre ce problème. Deuxièmement, le chef de l’État a exprimé son ambition d’inverser notre déficit commercial, qui persiste depuis 10 à 15 ans. Pour passer à un équilibre plus favorable, nous devons réduire considérablement notre dépendance aux importations, notamment dans le secteur agricole. »
Avec un budget prévu de 1 500 milliards de FCFA sur la période 2024-2026, le gouvernement espère que ce programme stimulera la production locale et réduira la dépendance aux produits étrangers.
Principales réalisations et objectifs futurs
La première réunion du cabinet de l’année a servi de plateforme pour évaluer les réalisations du plan de substitution des importations tout en élaborant des stratégies pour son exécution efficace en 2025.
Le ministre Ousman Mey a présenté les principaux résultats, notamment la sécurisation de 200 000 hectares de terres agricoles, la production de 452 tonnes de semences de haute qualité et la mise à disposition de 2 millions de tonnes d’engrais pour les producteurs locaux.
Dans le secteur agricole, le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Gabriel Bairobe, a souligné les progrès réalisés dans la réduction des importations de maïs. « Dans la production de maïs, nous avons franchi des étapes importantes », a déclaré le ministre Bairobe.
« Nous avons réussi à réduire les importations de maïs de 500 000 tonnes à seulement 40 000 tonnes, démontrant ainsi notre engagement en faveur de l’autosuffisance. »
Pour les secteurs de l’élevage et de la pêche, le ministre de l’élevage, de la pêche et des industries animales, le Dr Taiga, a présenté les objectifs du gouvernement pour 2025.
Cela comprend la stimulation de la production locale de poisson, l’amélioration de l’accès aux résultats de la recherche et la stimulation de la production laitière.
Le Premier ministre Dion Ngute a réitéré l’importance d’une supervision rigoureuse pour garantir que le gouvernement mette en œuvre efficacement tous les éléments du plan de substitution des importations dans le budget de l’État 2025.
Surmonter les défis structurels
Malgré les ambitions du gouvernement, le Cameroun continue de se débattre avec des contraintes structurelles qui entravent la pleine réalisation de la politique de substitution des importations.
La balance commerciale négative persistante du pays est en grande partie due à une base industrielle sous-développée, à un accès limité au financement et à une pénurie de main-d’œuvre qualifiée.
Les experts veulent un renforcement du climat des affaires
Les experts économiques affirment que relever ces défis pourrait garantir le succès de la politique. L’initiative de trois ans renforcera les capacités de production nationale, favorisera la valeur ajoutée des ressources locales et encouragera la consommation de produits locaux.
Les analystes avertissent toutefois que ces objectifs pourraient rester irréalisables à moins que les autorités n’améliorent considérablement le climat des affaires.
Gilbert Ewane, consultant en affaires et entrepreneur social, estime que faciliter l’accès au financement pour les jeunes entrepreneurs pourrait changer la donne et accélérer la substitution des importations. « Il est essentiel d’améliorer l’accès au financement pour les jeunes entrepreneurs », explique Gilbert Ewane.
« Le gouvernement doit donner la priorité aux infrastructures et aux avancées technologiques pour améliorer les capacités de production. En outre, les investissements dans la recherche et le développement seront essentiels pour stimuler la production industrielle. »
Les experts soulignent en outre l’importance de mettre en œuvre des mesures strictes de contrôle de la qualité pour améliorer la compétitivité et l’attrait des produits fabriqués localement. Ces mesures, affirment-ils, contribueront à créer une économie plus résiliente et plus autonome.
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Actualités locales
le choix politique de Jean Marie Tchakui Noundie

Ce n’est pas un fait anodin dans le landerneau politique camerounais. Si de nombreux hauts commis de l’État, après leur retraite, choisissent de rejoindre le parti au pouvoir, Jean-Marie Tchakui Noundie a fait le choix inverse.
Administrateur civil principal, il est désormais militant du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). Il milite depuis trois ans au sein de cette formation politique très redoutée par le régime de Paul Biya.
Jean-Marie Tchakui Noundie l’a rendu public le week-end dernier lors d’un meeting dans le département du Haut-Nkam, Région de l’Ouest.
Quatre ans après son départ à la retraite en 2022, il estime n’être plus tenu par le devoir de réserve.
« Je suis venu au MRC pour donner le meilleur de moi-même »
Devant les militants, l’ancien sous-préfet est revenu sur son parcours : « Je suis le tout premier sous-préfet à avoir servi dans deux unités de la grande métropole économique du Cameroun, Douala, pendant 5 ans. […] Ceux qui m’ont côtoyé peuvent témoigner que j’ai toujours été un homme intègre. À Douala, j’ai toujours veillé à ce que les résultats sortis des urnes soient respectés. »
Sur les raisons de son engagement dans l’opposition, il assume : « Les gens pensent qu’être opposé veut dire qu’on est compromis. Vous croyez que si j’avais été avec eux, à mon âge, on m’aurait éjecté du système ? Je suis venu au MRC pour donner le meilleur de moi-même. »
Un ralliement qui ne manquera pas de faire parler dans les cercles politiques…
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PME : Access Bank et l’ITC incluent le Cameroun dans un programme africain d’accès au financement et aux marches

(Investir au Cameroun) – Le Cameroun fait partie des 14 pays africains retenus par l’International Trade Centre (ITC) et Access Bank dans un partenariat de trois ans destiné à améliorer l’accès des petites et moyennes entreprises au financement, aux marchés et à la formation. L’accord, annoncé le 22 septembre 2026, doit d’abord être testé au Ghana entre septembre 2026 et juin 2027, avant une extension à d’autres marchés à partir de 2027. Aucun calendrier spécifique au Cameroun, aucune enveloppe nationale et aucun nombre de bénéficiaires n’ont encore été annoncés.
Le protocole d’accord a été conclu entre l’ITC, agence conjointe de l’Organisation mondiale du commerce et des Nations unies, et The Access Africa Office, qui coordonne les filiales africaines d’Access Bank. Outre le Cameroun et le Ghana, le programme couvre l’Angola, le Botswana, la République démocratique du Congo, la Gambie, la Guinée, le Kenya, le Mozambique, le Rwanda, la Sierra Leone, l’Afrique du Sud, la Tanzanie et la Zambie.
Le dispositif doit intervenir sur cinq volets : l’accès au financement, notamment pour les entreprises détenues par des femmes et des jeunes, la création d’emplois par les PME, la pérennisation des entreprises, le renforcement des compétences — y compris dans le commerce numérique — et l’accès aux marchés. Les partenaires prévoient également d’accompagner les entreprises dans le commerce intra-africain dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine.
Pour les entreprises camerounaises, l’enjeu du financement reste mesurable. Selon la Banque des États de l’Afrique centrale, le taux effectif global moyen appliqué aux nouveaux crédits accordés aux PME au Cameroun s’établissait à 11,85 % au premier trimestre 2026, contre 7,59 % pour les grandes entreprises. L’écart atteint ainsi 4,26 points de pourcentage. Sur le même trimestre, les nouveaux concours déclarés par les banques aux PME ressortaient à 231,19 milliards de FCFA, contre 970,66 milliards de FCFA pour les grandes entreprises.
Access Bank dispose déjà d’un premier terrain d’intervention auprès des petites entreprises au Cameroun. En novembre 2025, sa filiale locale avait lancé, avec IFC et l’African Guarantee Fund, la première édition camerounaise du Womenpreneur Pitch-A-Ton. Le programme avait retenu 150 femmes entrepreneures pour des formations en gestion financière et prévoyait trois dotations de 3 millions, 2 millions et 1 million de FCFA, soit 6 millions de FCFA au total.
Le groupe bancaire a par ailleurs signé, en mai 2026, un accord-cadre avec IFC portant sur environ 500 millions de dollars de financements en monnaies locales destinés notamment aux micro, petites et moyennes entreprises, à l’agriculture, au logement et aux infrastructures. Access Bank indique que cette facilité doit couvrir plusieurs marchés africains, parmi lesquels la Cemac. Le groupe n’a toutefois publié aucune ventilation de cette enveloppe entre les pays de la sous-région.
Ce financement IFC et le nouveau partenariat avec l’ITC constituent deux accords distincts. Le communiqué du 22 septembre ne précise pas si les PME qui seront accompagnées par l’ITC pourront bénéficier des ressources du dispositif IFC. Il ne fournit pas non plus, pour le Cameroun, les conditions d’éligibilité, les volumes de crédit envisagés ou les modalités de partage des risques avec Access Bank Cameroon. Ces éléments détermineront la portée financière réelle du programme lorsqu’il sera déployé dans le pays.
BE
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la phase préparatoire du projet Bus Rapid Transit TransYaoundé lancée
Le projet de Bus Rapid Transit (BRT) TransYaoundé a été officiellement lancé ce 23 septembre 2026 à l’Hôtel de Ville. Avec un corridor de 22 km, 28 stations et 52 bus électriques articulés à terme, le dispositif ambitionne de renforcer la mobilité urbaine dans la capitale camerounaise.
Présidé par le maire de Yaoundé, Luc Messi Atangana, le lancement officiel du projet TransYaoundé marque une nouvelle étape dans la modernisation du transport urbain. Le futur corridor reliera la plateforme multimodale d’Olembé à Ahala, en desservant notamment Messassi, Etoudi, l’Hôtel de Ville, le marché central, le Poste central, Mvog-Mbi et Mvan.
En effet, le système prévoit la mise en circulation, à terme, de 52 bus électriques articulés de 18 mètres, avec une capacité annoncée pouvant atteindre 43 000 passagers par jour. Le tarif moyen devrait se situer entre 200 et 300 FCFA.
Soutenu par l’Union européenne et l’Agence française de développement, le projet entre désormais dans une phase d’études et de concertation avec les différentes parties prenantes. Il vise notamment à améliorer la fluidité des déplacements et à proposer une offre de transport collectif adaptée aux besoins croissants de la population de Yaoundé.
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