« Alice Nkom : l’exil comme dernier recours face à l’immobilisme ? »
L’avocate et militante des droits humains, Me Alice Nkom, exprime son ras-le-bol et envisage de quitter le Cameroun. « Tout le monde veut partir. Si ça continue ainsi, je vais partir moi aussi. Quitter mon propre pays… Bientôt », confie-t-elle avec amertume dans l’émission Rendez-vous avec l’Afrique sur Voxafrica. Elle déplore l’absence de progrès démocratique, malgré les décennies de confiance accordées au président Paul Biya.
Lors de son intervention, elle revient sur son audition au Secrétariat d’État à la Défense (SED), où elle a été interrogée sur des accusations graves. « On m’a reproché de financer le terrorisme et de chercher à déstabiliser le pays… Des accusations vagues, sans fondement. Pour preuve, on m’a fait écouter un discours que j’avais prononcé il y a six ans lors d’une rencontre de la diaspora camerounaise en Allemagne », explique-t-elle.
Sans détour, Me Nkom dresse également un portrait au vitriol du gouvernement : « Qui voudrait être ministre dans un tel système ? L’inaction et la paresse règnent. C’est le moyen le plus facile de s’enrichir sur le dos des autres, ceux qui triment pour gagner leur vie. Voilà pourquoi les caisses sont vides », assène-t-elle.
Un constat implacable qui en dit long sur son désenchantement.















