Dernières actualités
Un Cameroun sans fumée : Les réalisations de la Suède offrent un modèle de réussite

(Dr Akinwande Puddicombe) – Le 13 novembre 2024, la Suède a franchi une étape historique en devenant officiellement « sans tabac », avec seulement 4,5 % de ses adultes nés en Suède qui fument. Ce résultat est arrivé avec 16 ans d’avance sur l’objectif de l’Union européenne et contraste fortement avec le taux de tabagisme moyen en Europe de 24 %. Pour le Cameroun, les leçons du succès de la Suède ouvrent clairement la voie vers une société plus saine et sans fumée.
Au cœur du triomphe de la Suède se trouve son approche avant-gardiste et axée sur la réduction des méfaits en matière de lutte antitabac. Plutôt que de se concentrer uniquement sur la prohibition, la Suède a adopté des alternatives à la nicotine plus sûres telles que le snus, les sachets de nicotine orale et les produits de vapotage. Ces alternatives ont été rendues légalement accessibles, abordables et largement disponibles.
Le Dr Anders MILTON, ancien président de l’Association médicale suédoise, souligne l’importance de cette stratégie : « En donnant la priorité à la réduction des risques, la Suède a offert aux fumeurs des alternatives viables qui réduisaient considérablement leurs risques pour la santé. Cette approche pragmatique a apporté des bénéfices extraordinaires en matière de santé publique ».Les principales politiques soutenant le modèle suédois de réduction des risques comprenaient : Campagnes d’éducation du public : les initiatives de sensibilisation ont permis aux gens de faire des choix plus sains. Taxes d’accise proportionnelles : les produits sans fumée étaient taxés à des taux inférieurs à ceux des cigarettes, ce qui les rendait plus abordables pour les consommateurs.
Soutien juridique pour des produits plus sûrs : la Suède a veillé à ce que des options de nicotine plus sûres soient légalement disponibles dans les magasins et en ligne.L’impact a été profond. La Suède a désormais le taux de maladies liées au tabac le plus bas de l’UE et une incidence de cancers liés au tabac 41 % inférieure à celle des autres pays européens.
Au Cameroun, le taux de tabagisme reste élevé, ce qui pose d’importants défis en matière de santé publique et d’économie. Les maladies liées au tabac non seulement mettent à rude épreuve le système de santé, mais privent également les familles de soutiens de famille et d’années de vie productives.
Pour inverser cette tendance, le Cameroun peut adopter l’approche suédoise de réduction des risques. En promouvant des produits à base de nicotine plus sûrs tels que les sachets de nicotine et les cigarettes électroniques, le pays peut offrir aux fumeurs des alternatives moins nocives. Un système de taxation proportionnelle, similaire à celui de la Suède, garantirait que ces produits soient abordables, encourageant ainsi les fumeurs à changer de tabac.
De plus, des campagnes ciblées d’éducation du public pourraient jouer un rôle essentiel dans l’évolution des perceptions sur le tabagisme et la réduction des méfaits et encourager un changement de culture. Au-delà de la santé, la poursuite d’un Cameroun sans fumée a également des implications économiques importantes. Les maladies liées au tabac coûtent actuellement beaucoup au pays en dépenses de santé et en perte de productivité. Réduire les taux de tabagisme allégerait ce fardeau, libérant ainsi des ressources pour d’autres priorités nationales urgentes.La réussite de la Suède est un signal d’alarme pour les nations du monde entier. Comme le dit succinctement Smoke Free Suède, un groupe de défense : « Le succès de la Suède est la preuve vivante que les produits alternatifs à la nicotine constituent une force puissante de changement positif lorsqu’ils sont soutenus par des politiques fondées sur des données probantes. »
Pour le Cameroun, le message est clair : la réduction des méfaits du tabac en tant que politique de santé publique fonctionne. En adoptant une approche progressiste et fondée sur la science en matière de lutte antitabac, le Cameroun peut réduire la prévalence du tabagisme, sauver des vies et bâtir une société plus saine.
Un Cameroun sans fumée n’est pas seulement un rêve : c’est un objectif réalisable. La Suède a fourni une feuille de route éprouvée, démontrant que des politiques pragmatiques et une réduction des risques peuvent produire des résultats remarquables en matière de santé publique.
Le Cameroun a une opportunité unique de créer un avenir dans lequel le tabagisme ne constituera plus une crise de santé publique. Les outils pour y parvenir sont facilement disponibles, et le moment est venu de prendre des mesures décisives. Le Cameroun a la chance de devenir une lueur d’espoir pour l’Afrique, en donnant l’exemple et en ouvrant la voie vers un continent sans fumée.Basé sur le poids des preuves scientifiques et en supposant un abandon complet de la cigarette. Ces produits ne sont pas sans risque et créent une dépendance.
Dr Akinwande Puddicombe
Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Dernières actualités
Coopération Cameroun-ONU : le gouvernement veut mobiliser 672 milliards de FCFA pour financer le développement durable

Le Cameroun et le système des Nations Unies disposent de cinq ans pour réunir près de 672 milliards de FCFA supplémentaires.
Signé le 30 octobre 2026 à Yaoundé, le nouveau Cadre de coopération pour le développement durable 2027-2031 prévoit une enveloppe globale de 1,465 milliard de dollars, soit environ 859 milliards de FCFA. Sur cette somme, 346,08 millions de dollars soit près de 203,3 milliards de FCFA sont déjà disponibles. Le déficit de financement atteint ainsi 1,119 milliard de dollars, équivalant à près de 671,8 milliards de
FCFA. Les ressources acquises couvrent seulement 23,6 % des besoins, laissant les 76,4 % restants à mobiliser auprès des partenaires techniques et financiers, des institutions financières internationales et du secteur privé.
Pour Issa Sanogo, coordonnateur résident du système des Nations Unies au Cameroun, les financements disponibles permettront néanmoins de lancer les premières interventions dès 2027. « 346 millions sont déjà disponibles. Cela veut dire qu’à partir de 2027, nous sommes prêts déjà à démarrer », a-t-il déclaré. Il reconnaît cependant que le financement de l’ensemble du programme nécessitera des ressources complémentaires. « Le GAP va nécessiter des efforts complémentaires qui vont nécessiter des mobilisations, des financements qui soient innovants, des financements qui soient mixtes », a-t-il précisé.
La transformation économique en quête de ressources
Le programme s’articule autour de trois priorités. La première concerne le capital humain et la cohésion sociale. Elle concentre près de la moitié des ressources prévues et vise notamment l’amélioration de l’accès aux soins, à l’éducation et à la protection sociale. À l’horizon 2031, les objectifs portent sur 95 % d’accouchements assistés et de couverture vaccinale, 100 % d’achèvement du cycle primaire et 40 % de couverture des personnes vulnérables par les dispositifs de protection sociale.
La deuxième priorité porte sur la transformation économique et la résilience. Elle englobe la diversification de l’économie, l’industrialisation, les systèmes alimentaires, les énergies propres et la création d’emplois décents. C’est aussi le volet le moins financé, avec seulement 15,7 % des ressources nécessaires déjà disponibles. Ce faible niveau de financement souligne les difficultés à réunir les capitaux destinés aux investissements productifs.
Le troisième axe concerne la gouvernance, la décentralisation et la paix. Il prévoit notamment le renforcement des institutions, l’amélioration de la gestion publique et une meilleure prise en compte des besoins des collectivités territoriales.
Pour le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey, cette programmation doit permettre de mieux coordonner les interventions des différents partenaires. « Le cadre de partenariat avec le système des Nations Unies s’inscrit d’abord dans nos stratégies nationales de développement », a-t-il souligné. Le dispositif prend également en compte les Objectifs de développement durable et l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Le ministre appelle ainsi les partenaires à mutualiser leurs moyens et à privilégier la complémentarité des interventions. « Il s’agit aussi d’un message fort à l’ensemble des partenaires techniques et financiers du développement de mettre ensemble leurs efforts », a-t-il insisté.
Le secteur privé appelé à contribuer
Pour combler le déficit, les Nations Unies envisagent de diversifier les sources de financement. Issa Sanogo évoque notamment une collaboration renforcée avec le gouvernement, les entreprises privées et les institutions financières internationales. Les fonds climatiques, notamment le Fonds vert pour le climat, les mécanismes de financement mixte et la coopération Sud-Sud et triangulaire figurent également parmi les pistes retenues.
Le coordonnateur résident défend par ailleurs une nouvelle méthode de travail fondée sur « l’action conjointe ». Celle-ci doit favoriser des programmes communs, une meilleure coordination des partenaires et une concentration des ressources sur les projets ayant le plus fort impact. L’objectif est d’éviter la dispersion des financements et de renforcer les résultats sur le terrain.
De son côté, Alamine Ousmane Mey insiste sur la nécessité d’améliorer la sélection des projets et le suivi de leur exécution. Le gouvernement prévoit la mise en place d’un comité stratégique chargé d’orienter la mise en œuvre du cadre. Le dispositif s’appuiera sur les statistiques nationales, des indicateurs de performance et des évaluations indépendantes. Le ministre appelle également à corriger les approches qui n’ont pas produit les résultats attendus. « Il va falloir bien entendu aller vers une rupture de ce qui ne se passe pas bien », a-t-il déclaré.
Cette mobilisation financière intervient alors que le Cameroun cherche à accélérer sa croissance économique. Alamine Ousmane Mey l’estime à 3,3 % en 2026, avec des projections supérieures à 4 % à l’horizon 2030. Ces perspectives restent toutefois en deçà de l’ambition nationale d’une croissance annuelle moyenne de 8 % dans la perspective de l’émergence à l’horizon 2035.
Les femmes, les jeunes, les enfants, les réfugiés, les déplacés internes, les personnes handicapées et les populations autochtones figurent parmi les bénéficiaires ciblés. Pour Issa Sanogo, ce partenariat devra surtout être jugé à l’aune de ses résultats concrets sur les conditions de vie des populations. Une ambition qui dépendra largement de la capacité des deux parties à transformer les engagements financiers annoncés en ressources effectivement mobilisées.
Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Dernières actualités
Adamaoua : Le Conseil régional prépare son Plan de développement

C’est dans le cadre du Projet gouvernance locale et communautés résilientes (Prolog).
Le Conseil régional de l’Adamaoua veut réaliser son Plan régional de développement (PRD). C’est un document unique d’orientation stratégique quinquennal fédérant l’ensemble des interventions publiques et privées à l’échelle régional, tout en assurant l’articulation entre la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30) et la planification locale de basse. C’est dans le cadre du Projet gouvernance locale et communautés résilientes (Prolog).
L’objectif du Conseil régional de l’Adamaoua est de se doter d’un outil de planification stratégique quinquennal validé, fédérateur et opérationnel, traduisant les aspirations des populations locales. Il s’agit d’établir le profil vulnérabilité biophysique et climatique de la région en lien avec les données de l’Observatoire national sur les changements climatiques (ONACC).
Définir la vision prospective régionale à l’horizon 2035 et formuler les options stratégies adaptées. La durée totale d’exécution de la mission est fixée à 6 mois, soit 180 jours. Concrètement, la mission s’appui sept étapes. D’abord, le cadrage du PRD et le lancement institutionnel (arrêté de création des organes de pilotage et note de cadrage).
Ensuite, faire un diagnostic territorial intégré et la capitalisation des acquis du document de Système d’Information Géographique Communal (Sigcom) et établir une prospective territoriale et la construction de la vision régionale 2035. Le consultant retenu devra également faire la synthèse des enjeux, fixer les objectifs smart et organiser des assises départementales pour le développement régional dans les 5 départements de l’Adamaoua (Vine, Mbéré, Djerem, Mayo-Banyo, Faro-et-Déo.
Et enfin, le consultant devra formuler des programmes et un plan d’actions quinquennal, faire un cadrage budgétaire, élaborer un CBMT/CDMT et une stratégie de financement et mettre en œuvre un dispositif de suivi-évaluation qui sera adopté par le conseil régional.
Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Dernières actualités
Bali : une explosion provoque un violent incendie sur un bateau de plongée

Une sortie de plongée a failli tourner au drame au large de Nusa Penida, en Indonésie. Quatre touristes étrangers et leur guide ont dû se jeter à l’eau après une violente explosion suivie d’un incendie à bord de leur bateau. Le capitaine, blessé aux jambes, a été transporté à l’hôpital. Les circonstances exactes de l’accident restent à déterminer.
La scène a provoqué la panique dans la baie de Gamat, une destination très fréquentée par les amateurs de plongée avec masque et tuba à Bali. Alors que le bateau s’apprêtait à quitter les lieux, une détonation a soudainement retenti. Quelques instants plus tard, les flammes ont envahi une partie de l’embarcation, obligeant les passagers à abandonner le navire.
Une explosion à bord du Naomi en pleine excursion à Bali
Selon les informations publiées le vendredi 30 octobre 2026 par l’agence de presse indonésienne ANTARA, l’accident s’est produit le jeudi 29 octobre, aux alentours de 13h40, heure locale.
Le bateau, baptisé Naomi, avait quitté sa base opérationnelle vers 12h30 avec quatre touristes étrangers à bord. Le groupe participait à une excursion privée comprenant trois étapes réputées pour leurs fonds marins : Manta Bay, Crystal Bay et Gamat Bay.
Alors que l’embarcation s’apprêtait à quitter cette dernière destination, une forte explosion s’est produite à l’une de ses extrémités. Les premières informations recueillies par la police orientent les soupçons vers un composant de la batterie installée sur le bateau.
La détonation a rapidement été suivie par un incendie qui s’est propagé à l’embarcation. Face aux flammes, le guide touristique Made Wirya et les quatre visiteurs ont immédiatement sauté dans l’eau pour éviter d’être piégés à bord.
Les images de l’accident montrent un bateau entièrement gagné par les flammes, tandis qu’une épaisse fumée s’élève au-dessus de la baie. La violence de l’incendie a rendu toute évacuation à bord particulièrement dangereuse.
Le capitaine blessé, les cinq autres personnes secourues
Le sauvetage a finalement eu lieu grâce à un autre bateau qui naviguait à proximité. Vers 14h50, soit un peu plus d’une heure après le début de l’incendie, cette embarcation est venue récupérer les personnes présentes dans l’eau.
D’après les informations communiquées par la police de Klungkung et relayées par ANTARA, les quatre touristes et le guide ont tous été évacués sains et saufs. Aucun décès n’a été signalé.
Le capitaine, identifié par les autorités sous le nom de I Kadek Dwiyana, âgé de 31 ans et originaire de Nusa Penida, a toutefois subi des brûlures aux jambes. Les secours l’ont transporté aux urgences de l’hôpital Gema Santhi, sur l’île, pour recevoir des soins médicaux.
Les autorités indonésiennes n’ont pas communiqué officiellement l’identité des quatre touristes ni leur nationalité.
La police de Bali enquête sur l’origine de l’explosion
L’accident soulève désormais des questions sur les conditions techniques du bateau. Selon les premiers témoignages recueillis par les enquêteurs, le Naomi avait pourtant fait l’objet de vérifications avant son départ.
Made Wirya a notamment indiqué aux autorités que les équipements de sécurité et l’état technique de l’embarcation avaient été contrôlés et jugés satisfaisants avant l’excursion.
La police de Klungkung a également confirmé que le bateau avait récemment bénéficié de réparations et d’un entretien régulier. Malgré ces précautions, les enquêteurs n’écartent pas l’hypothèse d’une défaillance liée à un élément de la batterie.
Dans un communiqué publié le 30 octobre, la police de Nusa Penida a indiqué poursuivre les investigations, notamment à travers la collecte de témoignages et l’examen des éléments disponibles sur les lieux.
Rapportée par ANTARA, l’enquête doit permettre de déterminer les circonstances exactes de l’explosion et de l’incendie qui ont détruit le bateau de plongée. Les autorités attendent également que le propriétaire de l’embarcation se présente au commissariat pour déposer une plainte officielle.
CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR www.laminutedubuzz.com
Pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Société2 years agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique2 years agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique2 years agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Sports2 years agoA. Song ⁚ >

Actualités locales8 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !

Sports2 years agoCameroun ⁚ les clubs déjà sous pression
- Société2 years ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun















