Connect with us

Actualités locales

Triplés décédés à Douala : une tragédie qui expose les failles du système de santé camerounais

Published

on

Triplés décédés à Douala : une tragédie qui expose les failles du système de santé camerounais
Spread the love

Les Camerounais ont appris avec stupeur la mort tragique de triplés nés la semaine dernière à l’hôpital de district de Logbaba, un établissement public très fréquenté situé à Douala, la plus grande ville du pays.

Nés prématurément le 23 janvier, les triplés sont morts en raison du manque d’incubateurs dans l’hôpital public. Beaucoup ont qualifié cet incident de scandaleux pour un hôpital public qui, bien que financé par les contribuables, manque d’équipements vitaux de base comme les incubateurs.

Le Conseil médical du Cameroun, une association de médecins du pays, fait partie des personnes choquées par cet incident. Dans un communiqué du 26 janvier, le président du CMC, Fonkoua Rodolphe, a déclaré que le conseil était profondément bouleversé après avoir appris la tragédie.

« L’incident aurait été précipité par une disponibilité insuffisante d’incubateurs néonatals », a écrit le CMC. « Dans cette sombre conjoncture, nous adressons nos plus sincères condoléances aux familles endeuillées. »

Les rapports suggèrent que la mort prématurée des triplés aurait pu être évitée, malgré l’absence de couveuses. La mère des bébés, âgée de 25 ans, a accusé l’hôpital de négligence.

Les accoucheuses n’auraient pas manipulé et habillé correctement les bébés lors de leur transfert à l’hôpital Laquintinie, le plus grand établissement de santé de Douala, où se trouvent des couveuses.

La mère a déclaré qu’elles avaient placé les bébés dans des cartons et les avaient enveloppés de morceaux de tissu. L’un d’eux serait décédé à son arrivée à l’hôpital Laquintinie, tandis que les deux autres auraient succombé quelques instants plus tard.

La CMC ouvre une enquête

Pour faire la lumière sur ce qui s’est réellement passé, la CMC a déclaré avoir « lancé une enquête approfondie pour élucider les circonstances entourant cette tragédie ». L’enquête permettra de « déterminer les responsabilités pertinentes et d’identifier et de rectifier toute déficience dans les soins médicaux prodigués », a ajouté l’association.

L’incident de l’hôpital de Logbaba n’est pas un cas isolé de décès prématuré dû à un équipement insuffisant, à une panne d’équipement ou à la nonchalance des professionnels de santé. Le cas de l’hôpital régional de Nkongsamba remonte à seulement deux ans.

Le 10 mars 2023, un nouveau-né est mort brûlé vif à l’hôpital de Nkongsamba après qu’une couveuse a pris feu à cause de fluctuations de courant. Alors que la compagnie d’électricité Eneo a tenté de fournir des explications, les autorités n’ont pris aucune mesure concrète pour prévenir de tels incidents.

En décembre dernier, une patiente est décédée tragiquement à l’hôpital régional de Bamenda, propriété de l’État, après qu’un homme est entré dans la salle des femmes et a débranché le tuyau d’oxygène par inadvertance du personnel de l’hôpital.

Ces incidents et plusieurs autres suscitent la méfiance envers le système de santé, que le gouvernement tente de normaliser à travers le programme de couverture maladie universelle.

Triplés décédés à Douala : une tragédie qui expose les failles du système de santé camerounais
Les derniers articles par Cameroun Actuel (tout voir)

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

Click to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Actualités locales

Sani Mohamadou porte plainte en France contre le capitaine Effoudou

Published

on

Spread the love

Dans un communiqué dont Actu Cameroun a eu copie, Sani Mohamadou un ancien militaire franco-camerounais et conseiller en sécurité, propulsé au centre de l’actualité politique […]

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Actualités locales

la chercheuse camerounaise de Johns Hopkins, Fatima Ameaka, arrêtée puis libérée aux États-Unis

Published

on

la chercheuse camerounaise de Johns Hopkins, Fatima Ameaka, arrêtée puis libérée aux États-Unis
Spread the love

Une chercheuse camerounaise en santé publique, Fatima Ameaka, travaillant à l’Université Johns Hopkins, a été libérée après avoir passé plusieurs jours en détention aux États-Unis suite à son arrestation alors qu’elle tentait d’embarquer sur un vol intérieur.

Fatima Ameaka a été arrêtée mardi par l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) à l’aéroport international Thurgood Marshall de Baltimore-Washington. L’ICE a indiqué qu’elle était en situation irrégulière. Vendredi matin, elle a été transférée d’un centre de détention en Virginie à un autre en Louisiane avant d’être libérée.

Selon son avocat, Benjamin Osorio, l’arrestation de Mme Ameaka est intervenue alors qu’elle avait une demande d’asile en cours auprès des Services de citoyenneté et d’immigration des États-Unis (USCIS), une agence du Département de la Sécurité intérieure.

Maître Osorio a précisé que Mme Ameaka possède une autorisation de travail valide, que les demandeurs d’asile peuvent obtenir après un délai de traitement d’au moins 180 jours. Il a ajouté qu’elle avait déjà bénéficié du statut de protection temporaire (TPS).

Les circonstances de sa détention ont mis en lumière le traitement des dossiers d’immigration concernant les personnes ayant des demandes d’asile en cours et une autorisation de travail valide.

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

Continue Reading

Actualités locales

Julie Ngue quitte définitivement Equinoxe Tv

Published

on

Spread the love

La présentatrice vedette de l’émission « Paroles de Femmes » a fait une annonce ce jeudi 6 août 2026 sur son compte Facebook, où, elle dit merci […]

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Trending

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infosCliquez ici