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Journée internationale de la femme : débat autour du coût et de l’importance du tissu commémoratif au Cameroun

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Journée internationale de la femme : débat autour du coût et de l’importance du tissu commémoratif au Cameroun
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L’utilité du tissu pour célébrer la Journée internationale de la femme au Cameroun a récemment suscité un débat. Comme les années précédentes, le tissu de l’édition 2025 a été dévoilé au prix de 10 000 FCFA. Cependant, de nombreuses femmes estiment que ce prix est trop élevé, surtout au vu des difficultés économiques actuelles du pays. Certaines considèrent cette dépense comme une priorité mal placée.

Fridegarte, une commerçante, a déclaré qu’elle préférerait investir les 10 000 Frs dans son commerce, affirmant qu’elle ne voit plus l’importance de cette journée dans sa vie. « C’est un jour comme les autres », a-t-elle déclaré, ajoutant que même lorsqu’on lui offre le tissu, elle le porte comme une robe ordinaire. Fridegarte a souligné ses inquiétudes quant à la manière dont certaines femmes célèbrent la journée, qu’elle perçoit comme irresponsable.

Une autre femme, Mary, a fait écho à cette perception, en déclarant : « Cette journée n’est pas importante pour moi. Après avoir vu comment les femmes célèbrent la journée de manière irresponsable, elle a déploré que de nombreuses femmes se livrent à des fêtes et à des beuveries excessives, déclarant : « Il semble que certaines femmes deviennent folles ce jour-là, faisant des choses anormales. »

Par ailleurs, certaines femmes accordent une importance considérable à l’acquisition du tissu. Abiba, propriétaire d’une petite entreprise, a mentionné qu’elle attend que le prix baisse à la dernière minute avant d’acheter. « J’achète toujours le tissu », a-t-elle déclaré.

D’autres femmes de Douala intéressées par l’acquisition du tissu ont recours à différentes stratégies pour réunir les fonds nécessaires. Un groupe de femmes a créé un groupe WhatsApp pour planifier un « Njangi », dans le but d’économiser suffisamment d’argent pour acheter le tissu. Ce tissu est souvent choisi comme symbole de solidarité et appel à l’action pour la promotion des droits des femmes.

La Société industrielle du coton du Cameroun (CiCam) produit chaque année différents modèles de tissu et le distribue sur tout le marché.

Blandine a exprimé son mécontentement quant aux prix, déclarant : « Je pense que c’est du gaspillage car c’est une robe que l’on porte uniquement ce jour-là, et elle ne devrait pas avoir des prix aussi exorbitants. » D’autres femmes ont suggéré que si le tissu doit être produit pour cette occasion, il ne faut pas se limiter à un seul modèle par an. « Il vaut mieux utiliser deux à trois ans au moins », a ajouté Gael.

L’année dernière, la CICAM aurait importé 2,2 millions de mètres linéaires de pagnes d’Inde pour approvisionner le marché national à l’occasion de l’édition 2024 de la Journée internationale de la femme. L’entreprise d’État de 59 ans recourait à l’importation de pagnes depuis 2023 pour compenser son déficit de production dû à la vétusté de ses installations de production.

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Yaoundé Cœur de ville : le carrefour Elig-Edzoa retiré du projet, 7 milliards de plus pour Mvan et Elig-Effa

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Yaoundé Cœur de ville : le carrefour Elig-Edzoa retiré du projet, 7 milliards de plus pour Mvan et Elig-Effa
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(Investir au Cameroun) – Le carrefour Elig-Edzoa ne fera finalement pas partie des aménagements structurants du projet Yaoundé Cœur de ville. Selon des responsables de la Communauté urbaine de Yaoundé (CUY) approchés par Investir au Cameroun, son retrait résulte de contraintes budgétaires apparues après l’appel d’offres, notamment sous l’effet de la hausse du coût des travaux prévus à Mvan et Elig-Effa.

Dans la convention de financement du 4 février 2022, expliquent ces responsables, 9,5 milliards de FCFA étaient prévus pour Elig-Edzoa, contre 15,2 milliards pour Mvan et 13,6 milliards pour Elig-Effa. L’enveloppe affectée aux trois carrefours atteignait ainsi 38,3 milliards de FCFA.

Mais à l’ouverture des offres, le 24 septembre 2024, l’offre de l’entreprise qualifiée et évaluée la moins-disante dépassait d’environ 25 % les montants inscrits dans la convention, selon les mêmes sources. La CUY a alors décidé de réduire le périmètre des travaux pour rester dans les ressources disponibles.

Les aménagements maintenus à Mvan et Elig-Effa, avec les gares routières de Mvan et Messa, mobilisent désormais environ 35,8 milliards de FCFA, contre 28,8 milliards initialement prévus pour les deux carrefours. L’écart atteint ainsi 7 milliards de FCFA, soit une hausse de 24,3 %.

Rapporté aux 9,5 milliards initialement réservés à Elig-Edzoa, ce surcoût représente près des trois quarts de cette enveloppe. Il explique en grande partie le retrait du troisième carrefour du programme, même si les éléments disponibles ne permettent pas d’établir l’affectation précise des 2,5 milliards de FCFA restants.

Selon les responsables de la CUY contactés, les coûts supplémentaires proviennent notamment de contraintes techniques apparues ou précisées après les études réalisées entre 2020 et 2022. À Mvan, des remblais rocheux ont notamment été nécessaires pour traiter le sous-sol marécageux de la future gare routière. Le projet doit également prendre en charge le déplacement de réseaux de Camwater, Eneo, Camtel et Orange, ainsi que d’installations relevant de la DGSN et du ministère de l’Administration territoriale, dont la configuration a évolué depuis les études initiales.

Le retrait d’Elig-Edzoa modifie ainsi le périmètre du projet présenté au lancement de la procédure de passation des marchés. L’appel d’offres international publié en mai 2024 portait encore sur l’aménagement des trois carrefours de Mvan, Elig-Effa et Elig-Edzoa, ainsi que sur les gares routières de Mvan et Messa.

Yaoundé Cœur de ville est financé principalement par la France, à travers l’Agence française de développement (AFD), dans le cadre du Contrat de désendettement et de développement (C2D). L’État camerounais a obtenu ces ressources avant de les rétrocéder à la Communauté urbaine de Yaoundé, maître d’ouvrage du projet. Les marchés bénéficient également d’une contribution financière de l’État.

Le programme vise notamment à restructurer plusieurs nœuds de circulation de la capitale, moderniser les gares routières, améliorer les cheminements piétons et renforcer la sécurité routière. Les travaux de Mvan et Elig-Effa ont été officiellement lancés en juin 2025.

Ludovic Amara

Lire aussi:

18-09-2025 – Yaoundé Cœur de ville : les fonds sécurisés, le maire rassure sur la réalisation des travaux au-delà de la Présidentielle

09-10-2023 - Mobilité urbaine à Yaoundé : lancement des travaux d’un projet de 54,7 milliards FCFA annoncé en 2024

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le gouverneur du Littoral promet toute la lumière sur ce drame

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Le gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua a rendu visite ce 22 septembre, à la famille de la petite Ozanne Moukoko Essoe, élève de 5e A au collège De La Salle, décédée le 18 septembre dans des conditions non encore élucidées.

La première autorité de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua s’est rendu au domicile de l’élève Ozanne Moukoko Essoe. Inscrite en classe de 5e A au collège De La Salle, l’élève âgée de 11 ans, avait été retrouvée inconsciente dans les toilettes de son école.

Conduite d’urgence à l’hôpital Laquintinie de Douala, elle a été déclarée morte quelque temps après. Cinq jours après ce drame, le gouverneur de la région s’est rendu auprès de ses parents pour leur exprimer les compassions de l’État.

À l’occasion, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua a indiqué que des enquêtes sont en cours pour déterminer les circonstances et les causes exactes du décès. Il a assuré que les éventuelles responsabilités seront établies, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’établissement.

Selon Cameroon Tribune, le père de l’élève affirme que sa fille aurait subi une agression sexuelle et demande que toute la lumière soit faite sur cette affaire. Il souhaite également que l’établissement apporte des éclaircissements sur les circonstances du drame, rapporte le média. Lundi, de nombreux parents d’élèves ont manifesté leur mécontentement face à ce qu’ils qualifient de mutisme de l’administration face à ce drame.

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04 journalistes incarcérés pour soupçon de vol des lunettes d’Alamine Ousmane Mey

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Quatre journalistes ont été interpellés et placés en garde à vue le 16 septembre 2026 à Yaoundé avant d’être libérés le 21 septembre 2026, à la suite d’une suspicion de vol des lunettes du ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (MINEPAT), Alamine Ousmane Mey.

L’affaire de l’interpellation des quatre journalistes à Yaoundé s’est close le 21 septembre 2026 par leur libération sans poursuites, après qu’il a été établi que les lunettes égarées du ministre se trouvaient en réalité dans son propre véhicule.

Il s’agit notamment de François Essomba (Chine Afrique), Igor Gwet Bibey (Inform Plus), Solange Djuikam (Univers Info) et Pierre Mouchili (Le Procès International).

Ils ont été interpellés le 16 septembre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé lors de la clôture des journées de la BID présidée par le ministre Alamine Ousmane Mey, avant d’être soupçonnés du vol de ses lunettes.

Malgré la découverte rapide de l’accessoire dans le véhicule personnel du ministre, la détention a été prolongée pour « intrusion non autorisée » avant leur libération après cinq jours.

Le SPIC et la Redhac ont qualifié cette détention d’abusive et d’arbitraire. La communication du ministre a toutefois précisé qu’aucune plainte n’avait été déposée, tandis que l’affaire a relancé les débats sur la liberté de la presse au Cameroun.

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