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Présidentielle 2025 : Paul Biya confirmé comme candidat malgré les contestations

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Présidentielle 2025 : Paul Biya confirmé comme candidat malgré les contestations
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Le secrétaire général du Comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), Jean Nkuete, a réagi aux débats qui animent la scène politique du pays autour de la candidature du président sortant Paul Biya, 91 ans, à l’élection présidentielle de cette année.

Selon Jean Nkuete, le RDPC soutient son candidat et déjouera toute tentative visant à attiser les tensions lors des élections présidentielles de 2025.

La réaction du scribe du RDPC intervient après que plusieurs ministres, dont le ministre de la Communication René Emmanuel Sadi, le ministre de l’Enseignement supérieur Jacques Fame Ndongo et le ministre du Travail Grégoire Owona, ont insisté lors de sorties séparées sur le fait que le président Paul Biya avait toujours le droit, garanti par la constitution et le texte du parti, de se présenter à nouveau aux élections.

Les voix de l’opposition, renforcées par le clergé dans le pays, se sont élevées contre la réélection de Paul Biya, en basant leur argument sur l’âge, la stagnation en termes de développement, la corruption endémique et les nombreux maux sociaux qui affectent les Camerounais, conséquences de ses 42 ans de règne.

Dans ce qui semble être les positions officielles du parti au pouvoir, il a déclaré qu’il y a eu une certaine fébrilité parmi les différents acteurs politiques et sociaux sur la scène politique nationale depuis le début de l’année 2025.

Le président Paul Biya, qui est le président du parti RDPC, a noté M. Nkuete, est la cible d’attaques verbales et de diffamations destinées à le dénigrer.

Ceci, a-t-il dit, « se caractérise par une recrudescence de discours haineux, diaboliques et trompeurs, visant à dénigrer le président de la République, Son Excellence Paul Biya, et à discréditer le gouvernement et les institutions, en particulier celles impliquées dans le processus électoral ».

Paul Biya est candidat du RDPC à la présidence !

La communication du RDPC, que les commentateurs politiques qualifient de définitive, confirme Paul Biya, 91 ans, comme candidat du parti aux prochaines élections. Bien que sans surprise, elle répond à une question persistante chez les Camerounais curieux qui aspirent à la fois au changement et au maintien du statu quo.

Selon les mots de Jean Nkuete, les récents débats « ont généré des messages de déstabilisation, diabolisant le Rassemblement démocratique du peuple camerounais et son président national en sa qualité de candidat statutaire du parti lors de la prochaine élection présidentielle ». Le RDPC va faire taire les « fauteurs de troubles ».

Les élections de 2025 seront probablement différentes de celles des années précédentes, car de plus en plus de Camerounais manifestent leur intérêt et exigent un changement de régime.

Le parti au pouvoir, en mode panique, a menacé de contrecarrer ceux qui sont perçus comme des fauteurs de troubles dans le pays. Ces figures réunis sont de fortes figures de l’opposition qui représentent une menace pour le parti au pouvoir.

« Le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais, en sa position de premier parti proche du pouvoir, reste vigilant et prêt à contrecarrer toute tentative visant à ternir l’image des institutions et de la République et à attiser les tensions sociales », a déclaré le SG du RDPC dans un extrait du long communiqué de presse.

Réaction au clergé

Jean Nkuete fustige également les sentiments anti-Biya partagés par le clergé et insiste sur le fait que le Cameroun est un État laïc. Certains chefs religieux du pays ont publiquement exprimé leur opposition à la candidature de Paul Biya aux prochaines élections présidentielles.

Des prélats catholiques, notamment Samuel Kleda, archevêque de Douala ; Emmanuel Abbo, évêque de Ngaoundéré ; Yaouda Hourgo, évêque de Yagoua ; et Yves Foncha, pasteur de l’Église évangélique du Cameroun, font partie de ceux qui appellent au départ de Biya.

Un autre militant anti-Biya est Ludovic Lado, un prêtre jésuite qui a déclaré qu’il se présenterait aux élections législatives de l’année prochaine dans la circonscription de Bamboutos.

Le scribe du RDPC a exprimé son malaise face à la dénonciation de certains ecclésiastiques du pays, affirmant que l’État doit préserver sa laïcité pour la paix et la concorde.

« La nature laïque de l’État, qui doit être préservée et consolidée, sachant que la laïcité a jusqu’à présent facilité la lutte pour l’émancipation de notre peuple dans la paix, l’unité et la concorde », a-t-il déclaré.

La popularité de Biya chute

Selon un sondage réalisé par la plateforme AllPo, le président du PCRN, le député Cabral Libii apparaît comme le favori pour remporter l’élection présidentielle de 2025.

Les résultats du sondage d’opinion réalisé auprès des électeurs placent Cabral Libi à 27%, Paul Biya arrivant en deuxième position avec 23% tandis que Maurice Kamto arrive en troisième position avec 20%.

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MSF investit les quartiers de Yaoundé pour sensibiliser les populations

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MSF investit les quartiers de Yaoundé pour sensibiliser les populations
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À l’occasion de l’édition 2026 de la Journée mondiale de la propreté, Médecins Sans Frontières (MSF), en partenariat avec les autorités sanitaires et locales, a organisé le 21 septembre une opération d’assainissement dans plusieurs quartiers de Yaoundé 1ᵉʳ. Baptisée « Tous ensemble pour le Mfoundi et ses affluents », l’initiative entend inscrire la prévention du choléra dans la durée, en agissant à la fois sur l’environnement et les comportements.

De Nlongkak II à Tongolo, en passant par Elig-Edzoa et les abords du Mfoundi, les équipes mobilisées ont procédé à des opérations de nettoyage et de sensibilisation. Des points de lavage des mains ont également été installés et animés par des agents de santé communautaire. L’objectif est de rapprocher les messages de prévention des populations et de rappeler les gestes essentiels face aux maladies hydriques.

Le choléra demeure en effet étroitement lié aux conditions d’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) considère l’amélioration durable de ces services comme un levier essentiel de prévention. Le Cameroun a d’ailleurs inscrit l’eau, l’hygiène et l’assainissement parmi les axes majeurs de son Plan national de lutte contre le choléra 2026-2030.

L’assainissement au-delà des opérations ponctuelles

La descente de terrain s’est poursuivie dans des zones à forte concentration d’ordures. Ces visites ont permis de constater la persistance de dépôts sauvages malgré les efforts des pouvoirs publics et des acteurs locaux. Une situation qui illustre la difficulté de faire évoluer durablement les comportements dans certains quartiers.

« Nous avons initié cette activité parce que nous pensons que la propreté est l’élément important dans la lutte contre le choléra. L’un des vecteurs de propagation du choléra, c’est la saleté. Or, si la saleté est endiguée, on sait que le virus ne se propagera pas », explique Tebere Frida, responsable de l’approche patient et population et partenaire de MSF.

Pour Mme Pyssang Maïdoukoula, chef du district de santé de Djoungolo, la sensibilisation doit se poursuivre malgré les difficultés. « Nous n’allons pas nous lasser de sensibiliser parce que les changements de mentalité, c’est une lutte acharnée », souligne-t-elle. Un travail qui doit associer autorités, acteurs sanitaires et populations.

Sur le terrain, les actions portent également sur les cours d’eau. Bikaï François Eric explique ainsi que des aménagements ont été réalisés afin de faciliter l’écoulement des eaux et limiter les risques d’inondation. Cette approche rejoint les recommandations de l’OMS, qui préconise une action combinée sur l’eau, l’assainissement, l’hygiène et la mobilisation communautaire.

Au-delà de la seule Journée mondiale de la propreté, l’enjeu est donc de maintenir ces efforts dans le temps. Lavage régulier des mains à l’eau et au savon, consommation d’eau potable, bonne gestion des déchets et recours rapide aux services de santé en cas de diarrhée aiguë figurent parmi les principales mesures de prévention.

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L’ancien préfet Jean Marie Tchakui explique son ralliement au Mrc

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Le temps d’un meeting ce week-end dans son village natal à Batchieu, il a souligné qu’il est militant du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) depuis 2023, notamment après sa retraite.

Un ancien préfet rejoint le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) de Maurice Kamto. Il s’agit de Jean Marie Tchakui, ancien préfet du département du Kupé-Manengouba. Son adhésion est diversement appréciée dans le landerneau médiatique.

«Ce n’est pas un fait anodin dans le landerneau politique camerounais. Si de nombreux hauts commis de l’État, après leur retraite, choisissent de rejoindre le parti au pouvoir, Jean Marie Tchakui Noundie a fait le choix inverse», clame le journaliste Nana Paul Sabin.

Il a rendu public son adhésion ce week-end lors d’un meeting dans son village natal. Quatre ans après son départ à la retraite en 2022, il estime n’être plus tenu par le devoir de réserve. «Je suis venu au MRC pour donner le meilleur de moi-même», souligne-t-il.

«Je suis le tout premier sous-préfet à avoir servi dans deux unités de la grande métropole économique du Cameroun, Douala, pendant 5 ans. […] Ceux qui m’ont côtoyé peuvent témoigner que j’ai toujours été un homme intègre. À Douala, j’ai toujours veillé à ce que les résultats sortis des urnes soient respectés», a-t-il poursuivi.

Sur les raisons de son engagement dans l’opposition, il assume : «Les gens pensent qu’être opposé veut dire qu’on est compromis. Vous croyez que si j’avais été avec eux, à mon âge, on m’aurait éjecté du système ? Je suis venu au MRC pour donner le meilleur de moi-même», a ajouté Jean Marie Tchakui.

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22 km, 28 stations, 52 bus électriques : Yaoundé lance son BRT

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22 km, 28 stations, 52 bus électriques : Yaoundé lance son BRT
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22 km de corridor, 28 stations et, à terme, 52 bus électriques articulés : le projet Bus Rapid Transit (BRT) TransYaoundé entre dans une nouvelle phase. Son lancement officiel a eu lieu ce 23 septembre à l’Hôtel de Ville, sous la présidence du maire Luc Messi Atangana.

Le futur corridor reliera la plateforme multimodale d’Olembé à Ahala, en passant notamment par Messassi, Etoudi, l’Hôtel de Ville, le marché central, le Poste central, Mvog-Mbi et Mvan.

Les bus de 18 m devraient transporter jusqu’à 43 000 passagers par jour, pour un tarif moyen annoncé entre 200 et 300 F. Soutenu par l’Union européenne et l’Agence française de développement, le projet entre dans sa phase d’études et de concertation.

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