Il y a exactement deux ans, le 17 janvier 2023, le paysage médiatique camerounais était bouleversé par un événement tragique. Ce jour-là, comme le rappelle 237online.com, Martinez Zogo, animateur emblématique de l’émission Embouteillage sur Amplitude FM, disparaissait dans des circonstances mystérieuses avant que son corps mutilé ne soit retrouvé cinq jours plus tard.
Une affaire non résolue qui ébranle toujours la presse
Malgré les promesses d’enquêtes approfondies et les arrestations initiales, l’assassinat de Martinez Zogo demeure entouré d’un voile d’ombre. Sa découverte, dans des conditions atroces dans la région de la Mefou et Afamba, avait déclenché une onde de choc à travers le pays. Pourtant, deux ans après, les auteurs intellectuels de ce crime restent introuvables.
Embouteillage était bien plus qu’une émission ; c’était un espace de dénonciation des dérives de certains puissants, un rendez-vous prisé par les habitants de Yaoundé. En s’attaquant aux symboles de la corruption, Martinez Zogo avait fait de son micro une arme redoutée. Son assassinat brutal a depuis soulevé des interrogations profondes sur l’état de la liberté de la presse et la sécurité des journalistes au Cameroun.
“Nous vivons avec la peur”
Un confrère et proche du défunt, préférant garder l’anonymat, témoigne :
> “Deux ans après, nous continuons à exercer notre métier, mais avec une peur constante. Le silence entourant l’affaire de Martinez Zogo est encore plus écrasant que ses dénonciations retentissantes à l’antenne.”
Cette tragédie reste une plaie ouverte, symbolisant les défis et les dangers auxquels sont confrontés les journalistes d’investigation dans un environnement où la vérité semble parfois coûter la vie.















