Me Alice Nkom, avocate renommée et symbole de la lutte pour les droits humains au Cameroun, fait une fois de plus l’objet de ce qu’elle qualifie de harcèlement judiciaire ciblé. Le 22 janvier 2025, elle a été convoquée par la Direction Régionale de la Police Judiciaire du Littoral, une démarche qui alimente l’indignation de ses soutiens et des défenseurs des libertés fondamentales.
Depuis plusieurs mois, Me Nkom fait face à une série d’actions perçues comme des tentatives d’intimidation : convocations par la gendarmerie, le Tribunal Militaire et même le Préfet du Wouri. Ces pressions répétées ciblent une avocate reconnue pour son engagement auprès des minorités, des opposants politiques et de la communauté LGBTQ+, dans un contexte marqué par une répression croissante des voix dissidentes.
Dans ses déclarations, Me Alice Nkom dénonce une stratégie concertée visant à entraver son travail de défense des droits humains. Elle considère ces actions comme symptomatiques d’une restriction systématique des libertés individuelles au Cameroun. « Ces convocations répétées ne sont rien d’autre qu’une tentative de me réduire au silence », affirme-t-elle avec détermination.
La mobilisation internationale n’a pas tardé : plusieurs organisations de défense des droits humains dénoncent ces pratiques, qu’elles qualifient de harcèlement judiciaire. Elles appellent les autorités camerounaises à respecter l’indépendance des avocats et à mettre fin aux pressions exercées sur ceux qui osent défendre les principes fondamentaux de justice et d’égalité.
Cette affaire met en lumière les nombreux obstacles auxquels se heurtent les défenseurs des droits humains dans un pays où la liberté d’expression et l’accès à une justice équitable sont régulièrement remis en cause. Malgré les intimidations, Me Alice Nkom reste une figure incontournable de cette lutte.
Alors que cette nouvelle convocation soulève de vives inquiétudes sur l’état de la justice au Cameroun, la nécessité de protéger les défenseurs des droits humains apparaît plus pressante que jamais. Leur combat, crucial pour un avenir plus juste, mérite un soutien sans faille, tant au niveau national qu’international.















