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China Focus: Chinese netizens welcome influx of “TikTok refugees”

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China Focus: Chinese netizens welcome influx of “TikTok refugees”
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BEIJING, Jan. 14 (Xinhua) — Chinese internet users on a popular social networking platform have noticed a sudden influx of foreign newcomers who claim to have migrated from TikTok due to concerns about a potential ban by the U.S. government within the week.

On Xiaohongshu, a Chinese platform with combined features of Instagram and Pinterest, hashtags such as #TikTokRefugee have garnered hundreds of thousands of posts from accounts mostly registered in the United States.

The surge in activity has propelled Xiaohongshu, also known as RedNote abroad, to the top of the U.S. Apple app store download rankings within just a few days.

TikTok, owned by Chinese internet company ByteDance but operated independently, has approximately 170 million users in the United States, nearly half that country’s population.

Washington has sought to ban TikTok for many years, citing unfounded national security concerns and alleged risks to data privacy. It faces a possible ban on Jan. 19 as the U.S. Supreme Court is set to rule on enforcing a law that could either ban TikTok or force ByteDance to sell it to an American firm.

While anxiously waiting for the outcome, some content creators did not waste time laughing at the proposed ban and the irony it has created.

« They tried to ban TikTok (for national security concerns), so everybody now goes to an actual Chinese app, » said a self-claimed « TikTok refugee » on Xiaohongshu, via a short video post.

« TikTok refugees are migrating to legitimate Chinese apps to willingly give their data directly, » another post said on X in a sarcastic tone.

The proposed ban is not an isolated case. In recent years, an increasing number of Chinese tech companies, including Huawei and DJI, have been unfairly targeted by Washington — which rolled out a slew of measures to restrict their presence.

« U.S. TikTok users are voting with their feet, » said Lyu Xiang, a non-resident senior fellow at the Center for China and Globalization.

« This demonstrates that suppressing normal business activities of non-U.S. companies is unpopular, as such actions by U.S. politicians are harming the immediate interests of the American public, » he added.

Lyu suggested that Washington should instead adopt an open mindset, ensure fair competition, and encourage U.S. companies to innovate in creating products that meet the evolving demands of American users for social networking.

WELCOMED IN CHINA

« TikTok refugees » have been warmly received by Xiaohongshu users, who shared photos and videos with these newcomers, offering food and travel tips, while even providing free language lessons, given that the app’s content is predominantly in Chinese.

Founded in 2013, Xiaohongshu initially focused on shopping tips but has evolved into a comprehensive lifestyle platform, blending social media and e-commerce. Users can share content and purchase products directly through the app, creating a seamless shopping experience.

« Welcome you to join us in this vibrant and colorful community, » said a Xiaohongshu user who works as an English interpreter in Beijing.

« Let’s start the new journey with Chinese food, » posted another user from Sichuan, introducing the southwestern province’s signature food recipes.

As conversations deepened, some Chinese students began seeking help with their English homework — and help they did receive.

A « TikTok refugee » named « Rosie_in_Wonderland » said Xiaohongshu is very similar to TikTok in making content and easy to do, and she hopes to find her community soon like she did on TikTok.

« You are not refugees. You all are explorers. Welcome to the new world, » said another Xiaohongshu user who lives in China. ■

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le Congo-Brazzaville à l’école du Cameroun

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le Congo-Brazzaville à l’école du Cameroun
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Une délégation de la République du Congo séjourne à Yaoundé du 20 au 30 septembre 2026 dans le cadre d’une mission d’imprégnation consacrée à la comptabilité-matières, dispositif essentiel à la gestion du patrimoine de l’État.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la Directive CEMAC nᵒ 01/20-UEAC-CM-35 du 3 juillet 2020 relative à la comptabilité des matières, Cyrill Edou Alo’o, Directeur Général du Budget, par ailleurs Responsable du Programme 233 (Gestion Budgétaire de l’État), a reçu une délégation de la République du Congo-Brazzaville qui effectue une mission d’imprégnation à Yaoundé du 20 au 30 septembre 2026.

Conduite par Saturnin Ipodo-Nzingou, Directeur Général des Comptes Publics et du Patrimoine, la délégation est composée de cinq autres responsables de service : Belly Vadim Mongouo Ngonkoli, Grace Dauriane Ngoulou Mouetoua, Dantès Stève Hermann Fourou, de Mongo Thalès Gandzien et Godefroy Ossoa.

A son arrivée, la délégation a été accueillie à l’Ambassade de la République du Congo par S.E.M l’Ambassadeur, pour les civilités d’usage et les orientations diplomatiques liées à son séjour.

Elle a ensuite été reçue dans les locaux de la Direction de la Normalisation et de la Comptabilité-Matières (DNCM), structure pilote du dispositif camerounais, pour une prise de contact technique et la présentation du programme de travail.

La mission s’est poursuivie par une audience accordée par le Directeur Général du Budget, au cours de laquelle un exposé thématique sur « La place de la comptabilité-matières dans la réforme des finances publiques » a été présenté, mettant en exergue son rôle central comme condition de sincérité du bilan de l’État et de certification du Compte Général de l’État (CGE).

L’objectif pour la partie congolaise est de s’inspirer de l’expérience camerounaise, jugée forte et structurante, en matière de normalisation, d’organisation du réseau des comptables-matières, de définition des responsabilités et de synergie entre les acteurs de la chaîne (DGB, Trésor, Cour des comptes, Parlement).

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Télécoms : le groupe canadien NuRAN veut utiliser Starlink pour ses sites ruraux au Cameroun, après un test au Nigeria

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Télécoms : le groupe canadien NuRAN veut utiliser Starlink pour ses sites ruraux au Cameroun, après un test au Nigeria
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(Investir au Cameroun) – NuRAN Wireless envisage d’utiliser Starlink pour assurer la liaison de transmission de certains de ses sites de télécommunications rurales au Cameroun. Le projet reste toutefois conditionné aux résultats d’un premier test au Nigeria et à la disponibilité légale du service Starlink sur le marché camerounais, a indiqué l’entreprise canadienne dans un communiqué déposé le 22 septembre 2026 auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC) américaine.

Le test sera mené avec Infratel sur un site de NuRAN au Nigeria. Il doit permettre de mesurer les performances, la fiabilité, l’intégration et le coût de Starlink comme solution de « backhaul », c’est-à-dire comme liaison chargée d’acheminer le trafic d’une antenne mobile installée en zone rurale vers le reste du réseau de l’opérateur et Internet. Si l’expérience est concluante, NuRAN prévoit de reproduire ce dispositif en République démocratique du Congo, en Côte d’Ivoire, au Bénin et au Cameroun.

L’entreprise précise qu’elle n’a conclu aucun contrat direct avec Starlink ou sa maison mère SpaceX dans le cadre de cette opération. Au Nigeria, le service Starlink utilisé pour le test sera obtenu par l’intermédiaire d’un prestataire tiers. NuRAN envisage le même modèle dans les autres pays, sous réserve que le service y soit autorisé et disponible.

Davantage de bande passante pour les sites 3G et 4G

L’intérêt de NuRAN pour les satellites en orbite basse intervient au moment où l’entreprise augmente les capacités de ses installations camerounaises. Dans son rapport de gestion au 30 juin 2026, publié fin août, elle indiquait avoir lancé ses premiers sites 3G et 4G au Cameroun au cours du premier semestre.

Elle disait également tester plusieurs technologies de transmission, notamment l’UHF et les faisceaux hertziens, et prévoyait de tester prochainement les satellites LEO afin de disposer de davantage de bande passante.

Le communiqué du 22 septembre apporte donc une précision nouvelle : Starlink est désormais identifié comme la solution satellitaire que NuRAN veut expérimenter et, si les résultats sont satisfaisants, déployer sur certains de ses réseaux africains.

L’entreprise ne prévoit toutefois pas d’abandonner les solutions terrestres. Elle indique vouloir continuer à utiliser notamment les faisceaux hertziens et d’autres technologies de transmission lorsque les conditions locales le permettent. Le satellite serait utilisé dans les zones où les solutions terrestres sont limitées, indisponibles ou trop coûteuses.

Aucun coût comparatif entre Starlink et les technologies actuellement utilisées au Cameroun n’a été communiqué. Le test nigérian doit précisément permettre à NuRAN d’évaluer, entre autres paramètres, l’efficacité économique de cette solution à l’échelle commerciale.

Au Cameroun, l’entreprise travaille déjà avec Orange Cameroun et MTN Cameroon. Au 28 août 2026, elle indiquait avoir achevé la livraison de la première tranche de 122 sites prévue avec Orange et poursuivre le déploiement de sites pour MTN. Selon NuRAN, la majorité de ses sites en exploitation, particulièrement au Cameroun, enregistrent des niveaux moyens de trafic conformes à ses objectifs commerciaux.

L’autorisation de Starlink reste le verrou camerounais

La possibilité d’étendre le dispositif au Cameroun dépend cependant de la réglementation. Dans son communiqué du 22 septembre, NuRAN indique que Starlink a récemment obtenu des autorisations en République démocratique du Congo, en Côte d’Ivoire et au Bénin, mais présente toujours le dossier camerounais comme étant « en cours ».

En décembre 2025, Investir au Cameroun avait rapporté que l’Agence de régulation des télécommunications (ART) avait finalisé le projet de convention de concession et le cahier des charges de Starlink Cameroon Sarl. Selon les déclarations faites à l’époque par la ministre des Postes et Télécommunications devant l’Assemblée nationale, les documents avaient été transmis à la tutelle technique pour la poursuite de la procédure d’octroi éventuel d’une concession.

Au 23 septembre 2026, les sources publiques consultées ne permettent pas d’établir qu’une convention définitive a depuis été accordée à Starlink Cameroon. Le communiqué de NuRAN ne modifie donc pas, à lui seul, le statut réglementaire de Starlink dans le pays.

Il révèle en revanche un autre débouché potentiel pour son réseau satellitaire au Cameroun. Au-delà de la commercialisation directe d’accès Internet aux particuliers et aux entreprises, Starlink pourrait être utilisé comme infrastructure de transmission pour des antennes 3G et 4G rurales exploitées par NuRAN pour le compte des opérateurs mobiles.

NuRAN ne précise encore ni le nombre de sites camerounais susceptibles d’être équipés, ni le calendrier d’un éventuel déploiement, ni son coût.

Baudouin Enama

Lire aussi:

07-09-2026 – Télécoms : le Canadien NuRAN voit sa trésorerie chuter de 80 % au T2 malgré ses déploiements au Cameroun

31-01-2024 – Le Canadien NuRAN Wiresless lance la construction de 21 sites télécoms supplémentaires pour Orange Cameroun

19-10-2023 – Télécoms : le fournisseur canadien des infrastructures NuRAN décroche la licence pour ouvrir une filiale au Cameroun

30-04-2021 – Fin 2021, le Canadien NuRAN Wireless aura livré à Orange Cameroun 122 sites télécoms à installer dans les zones rurales

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« Ibrahim Traoré parle-t-il trop ? »

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«Certains Africains reprochent au capitaine Ibrahim Traoré de présenter publiquement les infrastructures construites, les équipements acquis ou le matériel technique, scientifique et médical mis à la disposition des populations. À leurs yeux, cette manière de faire relèverait de la légèreté, voire de la fanfaronnade. Ils aimeraient que Traoré adopte le comportement des dirigeants européens ou asiatiques: travailler dans le silence, agir avec discrétion et ne communiquer qu’une fois les résultats obtenus», soutient Jean-Claude Djéréké.

Lire ici son analyse :

Cette critique mérite d’être entendue, car il existe effectivement une différence entre informer les citoyens sur l’action publique et transformer chaque réalisation en instrument de propagande personnelle. Un chef d’État ne doit pas nécessairement faire de chaque tracteur, chaque machine ou chaque bâtiment une occasion de célébrer sa propre personne.

Mais cette réserve ne doit pas conduire à une autre erreur: considérer que toute communication gouvernementale sur une réalisation constitue automatiquement de la fanfaronnade. Car les États modernes communiquent. Et ils communiquent beaucoup.

Il suffit de regarder l’histoire récente des pays occidentaux pour s’en convaincre. La Bibliothèque nationale de France, aujourd’hui Bibliothèque François-Mitterrand, n’a certainement pas été inaugurée en catimini. Le 30 mars 1995, le président François Mitterrand a officiellement inauguré le nouveau site de la Bibliothèque nationale de France.

Même chose pour le musée du Quai Branly. Jacques Chirac ne s’est pas contenté de faire construire l’édifice puis de laisser les Français découvrir un jour, par hasard, qu’un nouveau musée existait à Paris. L’inauguration présidentielle, le 20 juin 2006, a constitué un événement public et politique important.

Pourquoi donc ce qui est considéré comme de la communication institutionnelle normale en Europe deviendrait-il automatiquement de la fanfaronnade lorsqu’un dirigeant africain procède de la même manière ?

Lorsqu’Ibrahim Traoré inaugure une infrastructure hospitalière, une installation industrielle, un ouvrage hydraulique ou remet publiquement des équipements agricoles à des producteurs, il ne fait donc rien d’exceptionnel ni de nouveau dans la pratique gouvernementale. Il rend visible une partie de l’action publique. Le 24 décembre 2025, par exemple, il a inauguré à Bobo-Dioulasso le Centre hospitalier universitaire de Pala et son centre de radiothérapie.

Le gouvernement burkinabè indique que le CHU dispose de 500 lits et représente un investissement de plus de 70 milliards de francs CFA. Le 25 juillet 2026, il a également présidé à Pô la mise en eau du barrage de Pô-Kapro. Selon les informations officielles, l’ouvrage, réalisé en huit mois, possède une capacité d’environ 1,1 million de mètres cubes et doit notamment contribuer à l’accès à l’eau ainsi qu’au développement de l’agriculture et de la pisciculture.

La population a le droit de savoir qu’un barrage a été construit, qu’un hôpital a été inauguré ou que des équipements agricoles ont été distribués.

Traoré devait-il le faire publiquement ? Oui.

D’abord, parce qu’un gouvernement travaille avec de l’argent public et qu’il doit rendre compte de son action aux citoyens. Les habitants de Pô ne sont évidemment pas les seuls Burkinabè concernés par la construction du barrage de Pô-Kapro. Les habitants de Bobo-Dioulasso, Ouagadougou, Dédougou, Banfora ou Fada N’Gourma doivent également pouvoir savoir ce qui se réalise ailleurs dans le pays. La communication permet précisément de rendre visible une action qui, autrement, resterait géographiquement limitée.

Il y a aussi une deuxième raison, plus politique: la communication permet de répondre aux accusations par des faits.

Depuis l’arrivée d’Ibrahim Traoré au pouvoir, ses contempteurs l’accusent de beaucoup parler et de peu réaliser. Dans ces conditions, inaugurer un ouvrage, montrer un équipement ou présenter une réalisation concrète permet de déplacer le débat du terrain des discours vers celui des faits. À ceux qui disent : « Il ne fait que parler », on peut alors répondre : voici un hôpital ; voici un barrage ; voici une infrastructure ; voici des équipements ; voici une usine ou un complexe industriel.

Cela ne signifie pas que toute réalisation doit être attribuée à une seule personne. Un État ne fonctionne pas grâce à un individu isolé. Des ingénieurs, des techniciens, des ouvriers, des fonctionnaires, des agriculteurs, des entrepreneurs et des administrations participent à ces projets. Mais cela ne dispense pas le chef de l’État de rendre compte de l’action du gouvernement qu’il dirige.

Il faut cependant maintenir une distinction importante: faire connaître une réalisation n’est pas la même chose que prétendre que tout a été réalisé par soi-même.

C’est ici que la critique de la communication politique peut devenir pertinente. Une démocratie ou un État responsable doit éviter que la communication ne remplace l’évaluation. Une cérémonie d’inauguration ne constitue pas, à elle seule, une preuve de réussite durable. Un hôpital doit fonctionner ; un barrage doit produire les effets annoncés ; une usine doit créer réellement de la valeur et des emplois ; les équipements agricoles doivent être utilisés efficacement ; les populations doivent en bénéficier. L’image du chantier achevé ne doit donc jamais dispenser du contrôle des résultats.

Mais l’inverse est également vrai: l’exigence de discrétion ne doit pas devenir une obligation de silence, surtout à une époque où l’information est devenue une arme politique. Les gouvernements, les oppositions, les médias, les réseaux sociaux et les puissances étrangères s’affrontent aussi par les récits qu’ils imposent. Une réalisation qui n’est pas expliquée peut être ignorée. Une décision qui n’est pas documentée peut être déformée. Une action qui n’est pas montrée peut être présentée comme inexistante.

Dans cet environnement, ne rien dire peut donc être une faute stratégique.

Cela ne signifie pas qu’Ibrahim Traoré doive tout révéler. Et, précisément, son comportement montre qu’il existe une différence entre communiquer et tout dévoiler. L’exemple de ce qu’il a appelé « l’hiver noir » est révélateur : il n’a pas publiquement exposé tous les détails de ce qu’il entendait par cette expression. Il existe donc, dans sa communication, des choses annoncées, des choses montrées et d’autres qui restent volontairement dans la discrétion.

C’est probablement là que se situe la véritable question. Il ne s’agit pas de savoir si un président africain doit communiquer ou se taire. Il s’agit de savoir quoi communiquer, pourquoi le communiquer et jusqu’où le communiquer.

La communication gouvernementale peut être légitime lorsqu’elle informe les citoyens, explique les politiques publiques, présente les résultats obtenus et permet aux populations de suivre l’utilisation des ressources publiques. Elle devient problématique lorsqu’elle cherche à substituer l’image au bilan, le spectacle au travail ou la personne du dirigeant aux institutions de l’État.

Il faut donc se garder de deux excès. Le premier consiste à croire qu’un chef d’État sérieux devrait nécessairement travailler dans le silence. L’Histoire démontre que même les dirigeants des grandes puissances ont largement utilisé les cérémonies publiques, les inaugurations et les grands projets pour présenter leur action. Le second consiste à croire que toute communication constitue une preuve de réussite.

Pour Ibrahim Traoré comme pour n’importe quel autre dirigeant, la véritable mesure de l’action publique ne sera finalement ni le nombre de discours prononcés ni celui des cérémonies organisées. Elle sera dans la durée: des infrastructures qui fonctionnent, des populations qui vivent mieux, une économie qui produit, une agriculture qui nourrit, une industrie qui transforme et des institutions capables de poursuivre le travail au-delà des personnes.

Communiquer n’est donc pas nécessairement trop parler. Parler sans agir serait un problème. Agir sans jamais rendre compte de son action pourrait en être un autre. Entre le silence absolu et la propagande permanente, il existe une troisième voie: informer, montrer les réalisations, accepter la contradiction et laisser les résultats être finalement jugés par les faits.

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