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Fichier électoral : Maurice Kamto saisit le Conseil constitutionnel

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Fichier électoral : Maurice Kamto saisit le Conseil constitutionnel
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Maurice Kamto ne lâche pas Elections Cameroon (Elecam) en ce début d’année 2025. Alors que les inscriptions sur les listes électorales ont repris le 2 janvier dernier, le président national du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) est monté au créneau ce 9 janvier pour dénoncer une nouvelle violation du Code électoral par l’organe chargé de l‘organisation des élections. « La loi dit ‘’la liste électorale nationale’’, le directeur général des élections dit ‘’les listes électorales nationales’’. Cette déclaration constitue une violation flagrante de l’article 80 du Code électoral», souligne le leader du MRC. « En effet, en procédant tel qu’il l’a fait, de son propre aveu, le directeur général d’Elecam n’a pas publié la liste électorale nationale tel que prescrit par la loi. Cela revient à dire qu’à ce jour, il n’y a pas de liste électorale nationale disponible et accessible au public », regrette Maurice Kamto.

Une situation à laquelle Elecam est habituée. En effet, l’organe en charge de l’organisation des élections n’a jamais publié le fichier électoral national. Et le MRC n’entend plus laisser faire. Le MRC a saisi le conseil constitutionnel qui veille à la régularité du processus électoral dès la publication des listes électorales, et le Conseil électoral d’Elecam en requête pour dénoncer les manquements relevés dans cette phase : «nous demandons au Conseil électoral d’agir en urgence pour contraindre le directeur général des élections à publier comme le lui impose l’article 80 du Code électoral, la liste électorale nationale complète, de mettre la liste électorale nationale complète à la disposition des électeurs, en version numérique, sur le site officiel d’Elecam, d’afficher en plus de la version numérique sur le site officiel d’Elecam, la liste électorale nationale dans tous les centres de vote du pays et de la diaspora ; de rétablir sur la liste électorale nationale les 120 000 électeurs arbitrairement exclus et dont l’annonce publique de leur intégration avait été faite par le directeur général d’Elecam, et de mettre sur le site officielle d’Elecam la liste distincte des 120 000 électeurs».

C’est un nouvel épisode du combat que mène le MRC contre Elecam depuis plusieurs mois. Le parti d’opposition accuse Elecam de violations du Code électoral. Le parti avait déjà été à l’avant-garde de la publication des listes électorales brutes en octobre dernier, puis à la publication des listes par l’organe en charge des élections, avait dénoncé le défaut d’empreintes digitales de 120 mille électeurs. Défaut pour lequel Elecam mettait à l’écart ces citoyens qui se sont régulièrement inscrits. Face à la pression du MRC, Elecam avait annoncé la réintégration de ces électeurs.

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Piqué : sa société essuie une perte historique de 23,9 M€

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Piqué : sa société essuie une perte historique de 23,9 M€
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Un an après avoir enregistré son meilleur résultat depuis sa création, la holding de Gerard Piqué plonge dans le rouge. Kerad Holding a perdu 23,9 millions d’euros en 2022 — un chiffre qui interroge sur la solidité de l’empire économique bâti par l’ancien défenseur du Barça.

Le pire exercice depuis la création de la société

Le contraste est brutal. En 2021, Kerad Holding avait engrangé plus de 8 millions d’euros de bénéfices, son meilleur résultat depuis sa fondation en 2009. Un an plus tard, la société enregistre au contraire sa pire performance historique : 23,9 millions d’euros de pertes nettes. Un basculement d’une ampleur rare, qui n’a rien d’anecdotique pour une entreprise qui gère l’ensemble des activités économiques de l’ancien international espagnol.

La Coupe Davis, épine dorsale de cette dégringolade

Une bonne partie de l’explication se trouve du côté du tennis. Kosmos, la branche sportive du holding, avait signé en 2018 un accord retentissant avec la Fédération internationale de tennis (ITF) : 25 ans de partenariat pour organiser la Coupe Davis, chiffré à 3 milliards de dollars sur toute la durée du contrat. Un pari ambitieux, censé révolutionner l’une des plus vieilles compétitions du tennis mondial.

Le pari a tourné court. Début 2023, l’accord a volé en éclats après plusieurs mois de désaccord entre les deux parties sur le montant que Kosmos devait continuer à verser à l’ITF — la fédération réclamait environ 40 millions d’euros par édition, une somme que la société de Piqué ne parvenait plus à assumer, faute de rentabilité suffisante du format. Conséquence directe de cette rupture : l’ITF a exécuté une caution de 25,4 millions d’euros, versée en garantie au moment de la signature du contrat initial. C’est très précisément cette somme qui explique l’essentiel du trou financier apparu dans les comptes 2022 de Kerad Holding, comptabilisé sous la ligne « dépréciation et résultat de cession d’instruments financiers ».

Une solvabilité qui reste, malgré tout, solide

Malgré l’ampleur de la perte, l’entreprise n’est pas en danger immédiat. Kerad Holding a clôturé l’exercice avec des capitaux propres nets de 41 millions d’euros, un matelas financier qui garantit sa solvabilité à court terme. La société, qui ne publie pas de comptes consolidés regroupant l’ensemble des filiales du groupe Kosmos, voit ses résultats fluctuer fortement d’une année sur l’autre en fonction des réévaluations ou dépréciations appliquées à ses différentes participations — un mode de comptabilisation qui explique en partie l’écart spectaculaire entre les deux derniers exercices.

Tous les projets de Piqué ne sont d’ailleurs pas dans le rouge. La Kings League, cette compétition de football à sept animée par des streamers et lancée sous l’égide de Kosmos, continue au contraire de gagner en visibilité et en partenariats, y compris institutionnels, loin des déboires rencontrés du côté du tennis.

Une vie mouvementée, aussi en dehors des terrains

Cette tempête financière s’inscrit dans une période particulièrement agitée pour l’ancien joueur du Barça, séparé de la chanteuse Shakira depuis 2022 après plusieurs années de vie commune et deux enfants. Entre les projecteurs braqués sur sa vie personnelle et les turbulences économiques de son groupe, l’année 2022 restera, pour Piqué, celle où plusieurs fronts se sont ouverts en même temps — sportif, entrepreneurial et médiatique.

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Affaire Jessica Edima : le MINPROFF appelle à un sursaut moral face à la polémique

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Affaire Jessica Edima : le MINPROFF appelle à un sursaut moral face à la polémique
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Le MINPROFF est sorti de son silence dans l’affaire Jessica Edima. Le ministère dénonce les dérives observées sur les réseaux sociaux et appelle à un sursaut moral.

L’affaire Jessica Edima ne se limite plus à un affrontement entre influenceuses. Après plusieurs jours de polémique alimentée par des accusations, des vidéos largement relayées et un flot de réactions sur les réseaux sociaux, le ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF) a pris publiquement position.

Le MINPROFF sort de son silence

Face à l’ampleur prise par cette affaire, le ministère dirigé par Marie-Thérèse Abena Ondoa a publié un communiqué exprimant sa préoccupation devant les contenus diffusés en ligne. L’institution estime que certaines publications mettent en avant des comportements incompatibles avec les valeurs sociales et familiales défendues par le Cameroun.

Cette réaction intervient alors que les réseaux sociaux continuent d’être inondés de commentaires, de vidéos et de captures d’écran liés à Jessica Edima et à Kimmy Crush.

Une polémique qui dépasse désormais les réseaux sociaux

Au départ, il s’agissait d’un conflit entre deux anciennes proches. Puis les accusations se sont multipliées. Des allégations de prostitution de luxe, des supposés liens avec de hauts responsables de l’État et l’apparition de l’expression « nattes ministérielles » ont rapidement propulsé cette histoire au rang de sujet national.

À mesure que les publications devenaient virales, le débat a quitté les plateformes numériques pour s’inviter dans les médias et les discussions publiques.

Le ministère insiste sur la protection des jeunes

Dans son intervention, le MINPROFF rappelle que la dignité humaine doit rester une priorité et invite les familles à renforcer leur rôle éducatif auprès des jeunes. Le ministère met également en garde contre les contenus susceptibles de banaliser certaines pratiques ou d’encourager des comportements à risque.

L’administration rappelle par ailleurs l’existence du numéro vert 116, destiné au signalement des cas d’abus concernant les enfants, tout en réaffirmant son engagement en faveur de leur protection.

Une affaire qui continue de diviser l’opinion

Pendant que les autorités appellent au calme et à la responsabilité, les internautes restent profondément partagés. Certains estiment que cette affaire révèle un véritable problème de société. D’autres dénoncent surtout les dérives des réseaux sociaux, où des accusations non vérifiées peuvent être relayées à une vitesse impressionnante.

Jessica Edima, de son côté, a rejeté les accusations portées contre elle et conteste les différentes allégations diffusées depuis le début de cette polémique. Plusieurs éléments relayés en ligne, dont un document présenté comme un avis de recherche, n’ont pas fait l’objet d’une confirmation officielle par les autorités compétentes.

Un débat qui dépasse le cas Jessica Edima

Au-delà des protagonistes, cette affaire relance les discussions sur l’influence des réseaux sociaux, la responsabilité des créateurs de contenus et la protection de la dignité des personnes exposées publiquement. En intervenant, le MINPROFF entend rappeler que les débats numériques peuvent avoir des conséquences bien réelles sur les individus, les familles et la société, tout en appelant à un véritable sursaut moral face aux dérives observées ces derniers jours.

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Mariage posthume en France : l’histoire de Magali et Jonathan

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Mariage posthume en France : l’histoire de Magali et Jonathan
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Peut-on vraiment épouser quelqu’un qui n’est plus là pour dire oui ? En France, la réponse est oui, sous des conditions extrêmement strictes. L’histoire de Magali Jaskiewicz en est l’illustration la plus marquante de ces dernières années.

En novembre 2008, la vie de Magali Jaskiewicz bascule. Son compagnon, Jonathan George, meurt dans un accident de la route, quelques semaines à peine avant la date prévue pour leur mariage, fixée au 24 janvier 2009. Le couple, ensemble depuis six ans, avait déjà deux petites filles. Magali, elle, était enceinte au moment du drame.

Beaucoup, à sa place, auraient renoncé. Elle a fait le choix inverse : entamer les démarches pour un mariage posthume, cette procédure d’exception que le droit français autorise depuis 1959, mais qui reste soumise à des conditions particulièrement rigoureuses.

Ce que dit vraiment la loi sur le mariage posthume

Contrairement à une idée reçue, ce mariage n’a rien d’une simple formalité administrative. L’article 171 du Code civil encadre précisément ce dispositif : le président de la République peut, pour des motifs graves, autoriser la célébration du mariage si l’un des futurs époux est décédé après l’accomplissement de formalités officielles marquant sans équivoque son consentement. Autrement dit, il faut prouver, preuves à l’appui, que le mariage était bel et bien engagé avant le décès — publication des bans, choix des témoins, ou tout autre élément démontrant l’intention claire de se marier.

Le texte, introduit après la catastrophe du barrage de Malpasset en 1959, a depuis été assoupli en 2011 : il n’est plus nécessaire d’avoir accompli l’intégralité des formalités prénuptiales, tant que le consentement du défunt peut être établi sans équivoque. La procédure implique une enquête minutieuse, menée par le parquet, avant que le dossier ne remonte jusqu’à l’Élysée pour la décision finale.

Un dossier « costaud » qui a fait la différence

Pour Magali, tout s’est joué sur la solidité de son dossier. Le maire de sa commune, dans la Meuse, avait résumé la situation en ces termes : « Le dossier de Magali était costaud, avec cinq années passées ensemble, leurs deux enfants, les photos de la robe de mariée qu’elle avait déjà achetée et les formalités pour le mariage. » Cinq ans de vie commune, deux enfants, une robe déjà achetée un an plus tôt : autant d’éléments qui ont visiblement pesé dans la décision présidentielle.

La réponse est arrivée en septembre 2009. Quelques semaines plus tard, dans le petit bourg de Dommary-Baroncourt, qui compte à peine 850 habitants, la cérémonie a eu lieu. Magali portait la robe achetée un an auparavant. À ses côtés, sur un chevalet, un grand portrait de Jonathan tenait lieu de présence symbolique. Le maire lui a posé la question rituelle, avant qu’elle ne devienne, en l’espace d’un instant, épouse puis veuve.

Une union qui reste avant tout symbolique

Ce mariage n’a jamais eu pour ambition de recréer une vie de couple, évidemment impossible dans ces circonstances. Son but est ailleurs : reconnaître officiellement un projet d’union brutalement interrompu par un accident. D’un point de vue juridique, ses effets restent d’ailleurs très limités — l’article 171 du Code civil précise clairement que ce type de mariage n’ouvre aucun droit de succession légale au profit du conjoint survivant, et qu’aucun régime matrimonial n’est réputé avoir existé entre les deux époux.

Chaque année en France, une cinquantaine de mariages posthumes sont célébrés dans ces conditions. Un chiffre stable, presque discret, qui témoigne d’un besoin bien identifié : celui de donner une reconnaissance officielle à des histoires d’amour que la mort a suspendues sans jamais pouvoir vraiment les effacer.

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