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Paul Atanga Nji : le ministre le moins populaire au Cameroun selon un sondage

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Paul Atanga Nji : le ministre le moins populaire au Cameroun selon un sondage
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Un récent sondage réalisé par le Mouvement Jeunes Révoltés a révélé que le ministre Paul Atanga Nji est l’homme politique le moins populaire au Cameroun.

L’enquête, qui a porté sur plus de 1 900 répondants, tous âgés de plus de 21 ans, a montré qu’Atanga Nji a reçu le pourcentage le plus élevé d’avis négatifs, avec 96 % des personnes interrogées exprimant leur désapprobation.

Dans le même sondage, le ministre des Travaux Publics Nganou Djoumessi s’est classé deuxième avec 88 % d’avis négatifs. Il a été suivi de près par le maire de la ville de Yaoundé, Luc Messi Atangana, qui a reçu 81 %. Le président de l’Assemblée nationale, Cavaye Yeguie Djibril, a recueilli 74 %, juste derrière le député de l’opposition Nourane Foster.

Les actions controversées d’Atanga Nji

Le ministre Atanga Nji a attiré une attention publique importante tout au long de l’année 2024 pour ses diverses actions et déclarations, notamment dans les domaines relevant de sa responsabilité.

Sa controverse la plus récente a été un avertissement adressé aux églises non autorisées, menaçant de prendre des mesures à leur encontre à partir de janvier 2025 si elles n’obtenaient pas l’autorisation du gouvernement leur permettant de fonctionner.

Plus tôt en décembre, la décision d’Atanga Nji de suspendre plusieurs organisations non gouvernementales (ONG) pendant trois mois, invoquant des violations présumées des lois, a suscité un large débat.

En outre, Atanga Nji s’est fréquemment livré à des confrontations verbales avec des membres de l’opposition. Lors du conclave du gouverneur qui s’est tenu du 18 au 19 décembre, il a adressé des avertissements sévères aux politiciens de l’opposition, les exhortant à se conformer à la loi et les avertissant de « contre-mesures sévères » en 2025.

Atanga Nji a également fait la une des journaux en octobre de cette année lorsqu’il a demandé aux médias privés de ne pas rendre compte de la santé du président Paul Biya après que le dirigeant de 92 ans ait passé plus de 40 jours à l’étranger, ce qui a suscité des spéculations dans le public quant à sa santé et à son aptitude à la présidence. Il a menacé de sanctions sévères tout média qui défierait l’ordre et a ordonné aux gouverneurs régionaux de surveiller la couverture médiatique locale.

En tant que membre du parti au pouvoir dans la région du Nord-Ouest en proie à des conflits, Atanga Nji a toujours exprimé son soutien indéfectible au président Biya, le présentant comme le symbole de la démocratie et de la stabilité du Cameroun, au grand désarroi de ses concitoyens du Nord-Ouest, ce qui n’est pas nécessairement la même opinion que les gens ont de l’octogénaire.

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MSF investit les quartiers de Yaoundé pour sensibiliser les populations

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MSF investit les quartiers de Yaoundé pour sensibiliser les populations
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À l’occasion de l’édition 2026 de la Journée mondiale de la propreté, Médecins Sans Frontières (MSF), en partenariat avec les autorités sanitaires et locales, a organisé le 21 septembre une opération d’assainissement dans plusieurs quartiers de Yaoundé 1ᵉʳ. Baptisée « Tous ensemble pour le Mfoundi et ses affluents », l’initiative entend inscrire la prévention du choléra dans la durée, en agissant à la fois sur l’environnement et les comportements.

De Nlongkak II à Tongolo, en passant par Elig-Edzoa et les abords du Mfoundi, les équipes mobilisées ont procédé à des opérations de nettoyage et de sensibilisation. Des points de lavage des mains ont également été installés et animés par des agents de santé communautaire. L’objectif est de rapprocher les messages de prévention des populations et de rappeler les gestes essentiels face aux maladies hydriques.

Le choléra demeure en effet étroitement lié aux conditions d’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) considère l’amélioration durable de ces services comme un levier essentiel de prévention. Le Cameroun a d’ailleurs inscrit l’eau, l’hygiène et l’assainissement parmi les axes majeurs de son Plan national de lutte contre le choléra 2026-2030.

L’assainissement au-delà des opérations ponctuelles

La descente de terrain s’est poursuivie dans des zones à forte concentration d’ordures. Ces visites ont permis de constater la persistance de dépôts sauvages malgré les efforts des pouvoirs publics et des acteurs locaux. Une situation qui illustre la difficulté de faire évoluer durablement les comportements dans certains quartiers.

« Nous avons initié cette activité parce que nous pensons que la propreté est l’élément important dans la lutte contre le choléra. L’un des vecteurs de propagation du choléra, c’est la saleté. Or, si la saleté est endiguée, on sait que le virus ne se propagera pas », explique Tebere Frida, responsable de l’approche patient et population et partenaire de MSF.

Pour Mme Pyssang Maïdoukoula, chef du district de santé de Djoungolo, la sensibilisation doit se poursuivre malgré les difficultés. « Nous n’allons pas nous lasser de sensibiliser parce que les changements de mentalité, c’est une lutte acharnée », souligne-t-elle. Un travail qui doit associer autorités, acteurs sanitaires et populations.

Sur le terrain, les actions portent également sur les cours d’eau. Bikaï François Eric explique ainsi que des aménagements ont été réalisés afin de faciliter l’écoulement des eaux et limiter les risques d’inondation. Cette approche rejoint les recommandations de l’OMS, qui préconise une action combinée sur l’eau, l’assainissement, l’hygiène et la mobilisation communautaire.

Au-delà de la seule Journée mondiale de la propreté, l’enjeu est donc de maintenir ces efforts dans le temps. Lavage régulier des mains à l’eau et au savon, consommation d’eau potable, bonne gestion des déchets et recours rapide aux services de santé en cas de diarrhée aiguë figurent parmi les principales mesures de prévention.

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L’ancien préfet Jean Marie Tchakui explique son ralliement au Mrc

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Le temps d’un meeting ce week-end dans son village natal à Batchieu, il a souligné qu’il est militant du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) depuis 2023, notamment après sa retraite.

Un ancien préfet rejoint le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) de Maurice Kamto. Il s’agit de Jean Marie Tchakui, ancien préfet du département du Kupé-Manengouba. Son adhésion est diversement appréciée dans le landerneau médiatique.

«Ce n’est pas un fait anodin dans le landerneau politique camerounais. Si de nombreux hauts commis de l’État, après leur retraite, choisissent de rejoindre le parti au pouvoir, Jean Marie Tchakui Noundie a fait le choix inverse», clame le journaliste Nana Paul Sabin.

Il a rendu public son adhésion ce week-end lors d’un meeting dans son village natal. Quatre ans après son départ à la retraite en 2022, il estime n’être plus tenu par le devoir de réserve. «Je suis venu au MRC pour donner le meilleur de moi-même», souligne-t-il.

«Je suis le tout premier sous-préfet à avoir servi dans deux unités de la grande métropole économique du Cameroun, Douala, pendant 5 ans. […] Ceux qui m’ont côtoyé peuvent témoigner que j’ai toujours été un homme intègre. À Douala, j’ai toujours veillé à ce que les résultats sortis des urnes soient respectés», a-t-il poursuivi.

Sur les raisons de son engagement dans l’opposition, il assume : «Les gens pensent qu’être opposé veut dire qu’on est compromis. Vous croyez que si j’avais été avec eux, à mon âge, on m’aurait éjecté du système ? Je suis venu au MRC pour donner le meilleur de moi-même», a ajouté Jean Marie Tchakui.

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22 km, 28 stations, 52 bus électriques : Yaoundé lance son BRT

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22 km, 28 stations, 52 bus électriques : Yaoundé lance son BRT
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22 km de corridor, 28 stations et, à terme, 52 bus électriques articulés : le projet Bus Rapid Transit (BRT) TransYaoundé entre dans une nouvelle phase. Son lancement officiel a eu lieu ce 23 septembre à l’Hôtel de Ville, sous la présidence du maire Luc Messi Atangana.

Le futur corridor reliera la plateforme multimodale d’Olembé à Ahala, en passant notamment par Messassi, Etoudi, l’Hôtel de Ville, le marché central, le Poste central, Mvog-Mbi et Mvan.

Les bus de 18 m devraient transporter jusqu’à 43 000 passagers par jour, pour un tarif moyen annoncé entre 200 et 300 F. Soutenu par l’Union européenne et l’Agence française de développement, le projet entre dans sa phase d’études et de concertation.

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