Actualités locales
Bourses d’études ofi : une année d’actions pour l’éducation dans les communautés cacaoyères du Cameroun

(ofi) – Dans les communautés productrices de cacao du Cameroun, la pauvreté reste généralisée, de nombreux agriculteurs ayant du mal à obtenir un revenu vital. Ces difficultés économiques font qu’il est difficile pour les familles de couvrir les dépenses liées à la scolarité de leurs enfants. Bien que le gouvernement ait déclaré l’enseignement primaire gratuit en 2000, les écoles des zones rurales productrices de cacao sont confrontées à de graves défis, notamment une pénurie critique d’enseignants. Bien que des enseignants soient souvent affectés à ces écoles, de nombreux postes restent vacants.
Cela oblige les communautés à compter sur les cotisations des associations de parents d’élèves (APE) pour embaucher des enseignants supplémentaires et pour les fournitures de base. Malheureusement, de nombreux parents ne peuvent pas se permettre ces cotisations, ce qui exclut leurs enfants de l’éducation. De plus, Les frais de dossier pour le Certificat d’Étude Primaire (CEP) – un examen essentiel pour la transition de l’école primaire à l’école secondaire – sont à environ 20 dollars. Pour de nombreuses familles, ce coût est élevé, ce qui entrave davantage l’accès à l’éducation.
Conscient de ces défis, ofi Cameroun a lancé en 2023 un programme de bourses pour soutenir les enfants des communautés cacaoyères. Les bourses sont attribuées sur la base de deux critères principaux :
- Excellence académique – Une aide financière est accordée aux élèves exceptionnellement brillants.
- Difficultés graves – Les enfants issus de familles confrontées à d’importantes difficultés économiques sont également soutenus.
Pour l’année scolaire 2023/2024, ofi Cameroun a accordé 20 bourses d’environ 50 $ chacune à chaque élève de quatre écoles primaires de différentes communautés cacaoyères. Au cours de l’année scolaire 2024/2025, ce soutien s’est étendu à 64 bourses, d’une valeur de 81 $ chacune. Ces fonds couvrent les principales dépenses, notamment les frais d’examen (20 $), les cotisations d’APE (15 $), les livres scolaires (40 $) et d’autres besoins scolaires de base.
Cette initiative, qui est un engagement à long terme d’ofi et de ses clients, a suscité un sentiment d’enthousiasme dans les écoles, inspirant une saine compétition entre les apprenants en lice pour une bourse d’études ofi.
Austin Kidzeru, responsable du développement durable chez ofi Cameroun, a réaffirmé l’engagement indéfectible de l’entreprise à lutter contre le travail des enfants. Il a déclaré : «Nous promouvons intentionnellement l’excellence académique dans le but d’inspirer non seulement les enfants des producteurs de cacao, mais tous les élèves de la communauté. Ce programme de bourses est l’un des moyens par lesquels nous faisons progresser l’éducation tout en envoyant un message fort contre le travail des enfants, car nous voulons encourager tous nos enfants à aller à l’école.»
Combler les écarts de revenu vital et lutter contre la pauvreté est un problème complexe et multi-causal qu’aucune entreprise ne peut résoudre toute seule. Cependant, cela fait partie intégrante de notre engagement à favoriser le développement durable par le biais d’efforts collaboratifs, d’initiatives percutantes et de partenariats visant à créer un changement durable dans les communautés que nous servons.
Au-delà des bourses d’études, ofi Cameroun a distribué plus de 13 000 cahiers, 1 200 cartables et autres matériels pédagogiques en 2024. Ces efforts s’inscrivent dans le cadre de l’engagement continu de l’entreprise à promouvoir l’éducation au sein de sa chaîne d’approvisionnement et à lutter contre le travail des enfants.
Combler les écarts de revenu vital et lutter contre la pauvreté est un problème complexe et multi-causal qu’aucune entreprise ne peut résoudre seule. Cependant, cela fait partie de ce que nous faisons pour lutter contre le travail des enfants et promouvoir des communautés prospères.
À propos d’ofi
ofi (olam food ingredients) est un groupe opérationnel né d’Olam. ofi propose des produits et ingrédients alimentaires durables, naturels et à valeur ajoutée afin que les consommateurs puissent profiter des produits sains et gourmands qu’ils aiment, composés de six plateformes de produits de premier plan dans les domaines du cacao, du café, des produits laitiers, des noix, des épices et des solutions alimentaires et de boissons. ofi a construit une présence unique dans la chaîne de valeur mondiale, y compris ses propres opérations agricoles, son approvisionnement à la ferme et ses installations de fabrication. ofi s’associe à ses clients, en s’appuyant sur son portefeuille complémentaire et différencié de produits alimentaires « tendance », pour co-créer des solutions qui anticipent et répondent aux préférences changeantes des consommateurs à mesure que la demande augmente pour des aliments plus sains, traçables et durables. ofi a plus de 29 ans d’histoire et d’héritage au Cameroun, notamment dans l’approvisionnement en cacao, ofi Cameroun – opère sous le nom d’OFI CAM SA.
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Actualités locales
MSF investit les quartiers de Yaoundé pour sensibiliser les populations

À l’occasion de l’édition 2026 de la Journée mondiale de la propreté, Médecins Sans Frontières (MSF), en partenariat avec les autorités sanitaires et locales, a organisé le 21 septembre une opération d’assainissement dans plusieurs quartiers de Yaoundé 1ᵉʳ. Baptisée « Tous ensemble pour le Mfoundi et ses affluents », l’initiative entend inscrire la prévention du choléra dans la durée, en agissant à la fois sur l’environnement et les comportements.
De Nlongkak II à Tongolo, en passant par Elig-Edzoa et les abords du Mfoundi, les équipes mobilisées ont procédé à des opérations de nettoyage et de sensibilisation. Des points de lavage des mains ont également été installés et animés par des agents de santé communautaire. L’objectif est de rapprocher les messages de prévention des populations et de rappeler les gestes essentiels face aux maladies hydriques.
Le choléra demeure en effet étroitement lié aux conditions d’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) considère l’amélioration durable de ces services comme un levier essentiel de prévention. Le Cameroun a d’ailleurs inscrit l’eau, l’hygiène et l’assainissement parmi les axes majeurs de son Plan national de lutte contre le choléra 2026-2030.
L’assainissement au-delà des opérations ponctuelles
La descente de terrain s’est poursuivie dans des zones à forte concentration d’ordures. Ces visites ont permis de constater la persistance de dépôts sauvages malgré les efforts des pouvoirs publics et des acteurs locaux. Une situation qui illustre la difficulté de faire évoluer durablement les comportements dans certains quartiers.
« Nous avons initié cette activité parce que nous pensons que la propreté est l’élément important dans la lutte contre le choléra. L’un des vecteurs de propagation du choléra, c’est la saleté. Or, si la saleté est endiguée, on sait que le virus ne se propagera pas », explique Tebere Frida, responsable de l’approche patient et population et partenaire de MSF.
Pour Mme Pyssang Maïdoukoula, chef du district de santé de Djoungolo, la sensibilisation doit se poursuivre malgré les difficultés. « Nous n’allons pas nous lasser de sensibiliser parce que les changements de mentalité, c’est une lutte acharnée », souligne-t-elle. Un travail qui doit associer autorités, acteurs sanitaires et populations.
Sur le terrain, les actions portent également sur les cours d’eau. Bikaï François Eric explique ainsi que des aménagements ont été réalisés afin de faciliter l’écoulement des eaux et limiter les risques d’inondation. Cette approche rejoint les recommandations de l’OMS, qui préconise une action combinée sur l’eau, l’assainissement, l’hygiène et la mobilisation communautaire.
Au-delà de la seule Journée mondiale de la propreté, l’enjeu est donc de maintenir ces efforts dans le temps. Lavage régulier des mains à l’eau et au savon, consommation d’eau potable, bonne gestion des déchets et recours rapide aux services de santé en cas de diarrhée aiguë figurent parmi les principales mesures de prévention.
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L’ancien préfet Jean Marie Tchakui explique son ralliement au Mrc
Le temps d’un meeting ce week-end dans son village natal à Batchieu, il a souligné qu’il est militant du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) depuis 2023, notamment après sa retraite.
Un ancien préfet rejoint le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) de Maurice Kamto. Il s’agit de Jean Marie Tchakui, ancien préfet du département du Kupé-Manengouba. Son adhésion est diversement appréciée dans le landerneau médiatique.
«Ce n’est pas un fait anodin dans le landerneau politique camerounais. Si de nombreux hauts commis de l’État, après leur retraite, choisissent de rejoindre le parti au pouvoir, Jean Marie Tchakui Noundie a fait le choix inverse», clame le journaliste Nana Paul Sabin.
Il a rendu public son adhésion ce week-end lors d’un meeting dans son village natal. Quatre ans après son départ à la retraite en 2022, il estime n’être plus tenu par le devoir de réserve. «Je suis venu au MRC pour donner le meilleur de moi-même», souligne-t-il.
«Je suis le tout premier sous-préfet à avoir servi dans deux unités de la grande métropole économique du Cameroun, Douala, pendant 5 ans. […] Ceux qui m’ont côtoyé peuvent témoigner que j’ai toujours été un homme intègre. À Douala, j’ai toujours veillé à ce que les résultats sortis des urnes soient respectés», a-t-il poursuivi.
Sur les raisons de son engagement dans l’opposition, il assume : «Les gens pensent qu’être opposé veut dire qu’on est compromis. Vous croyez que si j’avais été avec eux, à mon âge, on m’aurait éjecté du système ? Je suis venu au MRC pour donner le meilleur de moi-même», a ajouté Jean Marie Tchakui.
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22 km, 28 stations, 52 bus électriques : Yaoundé lance son BRT

22 km de corridor, 28 stations et, à terme, 52 bus électriques articulés : le projet Bus Rapid Transit (BRT) TransYaoundé entre dans une nouvelle phase. Son lancement officiel a eu lieu ce 23 septembre à l’Hôtel de Ville, sous la présidence du maire Luc Messi Atangana.
Le futur corridor reliera la plateforme multimodale d’Olembé à Ahala, en passant notamment par Messassi, Etoudi, l’Hôtel de Ville, le marché central, le Poste central, Mvog-Mbi et Mvan.
Les bus de 18 m devraient transporter jusqu’à 43 000 passagers par jour, pour un tarif moyen annoncé entre 200 et 300 F. Soutenu par l’Union européenne et l’Agence française de développement, le projet entre dans sa phase d’études et de concertation.
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