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Maurice Kamto et Akere Muna dénoncent les sanctions contre les ONG au Cameroun

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Maurice Kamto et Akere Muna dénoncent les sanctions contre les ONG au Cameroun
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Des personnalités politiques camerounaises, dont le professeur Maurice Kamto et l’avocat Akere Muna, ont désapprouvé la récente interdiction par le gouvernement de deux organisations non gouvernementales (ONG) et la suspension de trois autres.

Akere Muna, militant anti-corruption et candidat à l’élection présidentielle de 2025, affirme que cette décision est contraire à la Constitution camerounaise.

Une décision du 6 décembre du ministère de l’Administration territoriale suspend et interdit cinq ONG du pays pour irrégularités financières et violations de la loi.

Le ministère a suspendu REDHAC 1, Reach Out Cameroun et l’Association Charitable Socioculturelle pour trois mois. Entre-temps, il a carrément interdit REDHAC 2 et Nanje Foundation Inc pour avoir opéré illégalement.

Une violation de la Constitution

En réaction aux sanctions, l’avocat Akere Muna a déclaré que la suspension des ONG est profondément préoccupante.

« Cette action contredit non seulement les principes inscrits dans notre constitution, mais souligne également l’intention claire du gouvernement de restreindre davantage l’espace déjà limité disponible pour la société civile », a-t-il déclaré dans un communiqué partagé sur son compte de réseau social.

Ces mesures, a-t-il ajouté, portent atteinte aux valeurs démocratiques et aux droits fondamentaux des citoyens de se réunir et de s’exprimer librement.

« Cette mesure est symptomatique de problèmes plus vastes qui affligent notre nation, notamment la prévalence alarmante de l’impunité, la corruption rampante et les mauvais traitements infligés aux citoyens », a-t-il déclaré.

« Les rapports troublants faisant état d’agressions contre des avocats et de tortures infligées à des citoyens soulignent encore davantage le besoin urgent de rendre des comptes et de réformer. »

Exprimant la nécessité pour les Camerounais de s’unir pour défendre les principes de justice, de transparence et de droits de l’homme, il a souligné l’incapacité du gouvernement à collaborer avec la société civile.

« Le gouvernement, en état de panique, ne semble pas être en mesure de s’engager de manière constructive avec les organisations de la société civile et de garantir que les droits de tous les citoyens soient respectés et protégés », a-t-il noté.

Un délai pour se conformer

Le célèbre leader de l’opposition, Maurice Kamto, a également fustigé la décision du MINAT dans un communiqué qu’il a partagé sur Twitter. Il a qualifié cette décision de « coup dur » pour la liberté et les droits de l’homme au Cameroun.

Il a exprimé sa profonde inquiétude quant à l’interdiction du REDHAC 2, une organisation de premier plan connue pour défendre les droits des Camerounais.

« J’invite le ministre de l’Administration territoriale à reconsidérer ses décisions à ce sujet. Il pourrait accorder au REDHAC un délai supplémentaire pour se conformer aux textes potentiellement violés », a écrit Maurice Kamto.

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« La FIFA n’appartient à personne » : Abdouraman Hamadou Babba relance ses accusations contre Gianni Infantino

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Cinq ans après avoir interpellé les 211 fédérations membres de la FIFA sur la gouvernance de l’instance mondiale du football, Abdouraman Hamadou Babba remet le […]

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Nachtigal : l’ARSEL présélectionne CPCS, KPMG et Grant Thornton-BBI pour auditer les modèles financiers

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Nachtigal : l’ARSEL présélectionne CPCS, KPMG et Grant Thornton-BBI pour auditer les modèles financiers
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(Investir au Cameroun) – L’Agence de régulation du secteur de l’électricité (Arsel) a présélectionné trois candidats pour l’audit des modèles financiers de Nachtigal Hydro Power Company (NHPC), l’entreprise qui exploite la centrale hydroélectrique de Nachtigal. Il s’agit de CPCS, KPMG Afrique centrale et du groupement Grant Thornton Conseil-BBI Advisory & Audit, selon un communiqué signé le 30 juillet 2026.

Ces candidats seront invités à présenter des offres techniques et financières dans le cadre de la consultation restreinte qui doit conduire au choix du prestataire. La procédure est financée sur le budget 2026 de l’ARSEL. Elle découle d’un avis à manifestation d’intérêt lancé le 30 juin 2026, et non de la procédure préparatoire engagée en septembre 2025.

Le futur consultant devra examiner les modèles financiers établis lors de la clôture du financement du projet, leurs différentes versions postérieures ainsi que le modèle actualisé à la date de l’audit. L’objectif est d’en vérifier la conformité contractuelle, la cohérence des hypothèses et la robustesse financière.

Dette, rentabilité et conséquences tarifaires

L’audit portera notamment sur les coûts réels d’investissement et d’exploitation, les tirages sur la dette, les intérêts accumulés pendant la construction, les ajustements de calendrier et les hypothèses de production.

Le consultant devra également analyser la structure du financement, les flux de trésorerie, la rentabilité du projet et celle des actionnaires, le coût du capital ainsi que les effets des variations des taux d’intérêt, de l’inflation et des taux de change. Le dossier prévoit par ailleurs des tests de sensibilité et des scénarios de stress destinés à mesurer la résistance du modèle à une évolution défavorable de ces paramètres.

Pour le régulateur, l’enjeu dépasse la seule vérification comptable de NHPC. La mission doit mesurer l’impact du modèle financier sur le tarif de capacité et le prix de l’énergie achetée à Nachtigal, mais aussi sur les charges supportées par la Société camerounaise d’électricité (Socadel) et la Société nationale de transport de l’électricité (Sonatrel).

L’ARSEL veut ainsi apprécier la « soutenabilité pour le secteur et les consommateurs » des engagements associés au projet. Le cabinet retenu devra identifier les éventuelles incohérences, fragilités financières ou divergences avec le contrat d’achat d’électricité, la convention de concession et les accords de financement.

L’audit intervient dans un contexte de fortes tensions de trésorerie dans le secteur électrique. Lors d’une visite à Nachtigal le 18 mars 2026, le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, avait reconnu l’existence de difficultés de paiement envers NHPC et appelé à un assainissement financier du secteur.

Une procédure distincte de l’audit des coûts de construction

La sélection de CPCS, KPMG Afrique centrale et Grant Thornton Conseil-BBI Advisory & Audit ne concerne pas directement l’audit général du coût de construction de Nachtigal.

L’ARSEL a lancé, à la même date du 30 juin 2026, une seconde procédure consacrée à l’analyse des coûts de développement et de construction de l’aménagement hydroélectrique. Cette autre mission doit notamment vérifier les dépenses engagées, leur conformité avec le cahier des charges de la concession et le respect des spécifications des contrats de construction.

Elle prévoit également une évaluation des coûts des phases de développement et de construction, avec l’intervention d’experts techniques, financiers, juridiques, fiscaux, comptables et environnementaux. La durée annoncée de cette mission est de 24 mois.

Les deux audits sont donc complémentaires. Le premier examinera la traduction financière du projet, son endettement, sa rentabilité et ses conséquences tarifaires. Le second se concentrera sur la justification et la conformité des dépenses engagées pour développer et construire les installations.

Un investissement d’environ 800 milliards de FCFA

Entièrement mise en service en mai 2025, la centrale de Nachtigal dispose d’une capacité installée de 420 MW. À fin mai 2026, elle avait produit plus de 3 TWh d’électricité depuis le début de sa mise en service progressive et injecté cette énergie dans le réseau national.

NHPC évalue le coût du projet à environ 1,2 milliard d’euros, soit près de 800 milliards de FCFA. Le montage financier repose à 24 % sur les apports des actionnaires et à 76 % sur des emprunts consentis par des institutions internationales de développement et des banques commerciales camerounaises.

Le capital de NHPC est détenu à 40 % par EDF et à 20 % par la Société financière internationale. L’État camerounais et Africa50 contrôlent chacun 15 %, tandis que le fonds d’investissement STOA détient les 10 % restants.

En auditant les hypothèses financières qui déterminent la rémunération de ces investissements et le prix de l’électricité, l’ARSEL cherche à établir si le modèle de Nachtigal demeure conforme aux contrats et soutenable pour un secteur confronté à des déficits de trésorerie. Le résultat pourrait éclairer aussi bien les obligations financières de Socadel et de Sonatrel que l’évolution future des charges reconnues dans les tarifs réglementés.

Amina Malloum

Lire aussi :

25-09-2025 – Electricité : l’Arsel prépare un audit du projet hydroélectrique de Nachtigal

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Palais de l’Unité : des personnels civils et militaires distingués au nom du Chef de l’État

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Au Palais de l’Unité de Yaoundé, environ 140 personnels civils et militaires ont été distingués au nom du Chef de l’Etat, Paul Biya pour service […]

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