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Dette salariale: L’Etat indique avoir soldé 82,3% de la dette due aux enseignants

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Dette salariale: L’Etat indique avoir soldé 82,3% de la dette due aux enseignants
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En l’espace de deux ans, l’État camerounais a déboursé 164,67 milliards de FCFA en faveur des enseignants du primaire et du secondaire. Une somme importante, mais qui laisse encore un reliquat de 35,33 milliards de FCFA à régler pour solder définitivement une dette globale estimée à 200 milliards de FCFA. C’est lors de son allocution du dimanche 1er décembre 2024 à Yaoundé, devant les députés, que le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, a révélé ces chiffres.

C’était dans le cadre de la présentation du programme économique, financier, social et culturel pour l’exercice 2025. «Quant à la gestion budgétaire de l’Etat, elle s’est, entre autres, traduite par la réalisation des principales actions ci-après : l’apurement à date de 164 milliards 67 millions de FCFA, sur les 200 milliards de FCFA, de dettes dues aux enseignants du secondaire et du primaire», a-t-il déclaré, soulignant que le gouvernement reste engagé à régler les montants restants.

UNE DETTE EN VOIE DE LIQUIDATION TOTALE

Le règlement des 35,33 milliards de FCFA encore dus devrait s’effectuer d’ici fin 2025, selon les projections du gouvernement. Joseph Dion Ngute l’a confirmé devant l’Assemblée nationale, insistant sur la volonté de l’État de s’acquitter de ses engagements «vis-à-vis de certaines catégories professionnelles, dont les enseignants». Cette annonce prolonge toutefois l’échéance initiale donnée par le ministre des Finances en août 2024, qui prévoyait un apurement complet pour fin 2024.

Louis Paul Motaze avait, dans un communiqué, détaillé les modalités de règlement de la dette flottante, indiquant que «la dette académique, la dette locative, la dette sociale et les indemnisations seront prises en charge par le budget de l’État au cours de l’année 2024 ». Quant à la dette salariale, son apurement complet «devait s’étaler sur deux ans à compter de 2024, à l’exception de celle des enseignants, initialement prévue pour être soldée avant fin 2024», a-t-il ajouté.

Cependant, une note d’apurement ayant circulé sur les réseaux sociaux en août 2023 laissait entendre que le gouvernement pourrait aller jusqu’en septembre 2025 pour régler intégralement les dettes envers les enseignants. Ce projet concernait plus de 84 000 enseignants qui réclament des arriérés de paiements, de rappels d’avancements d’échelon ou de grade, certains remontant à 1980.

UN COMBAT PORTÉ PAR LES SYNDICATS

La pression exercée par le mouvement «On a trop supporté» (OTS), créé en 2022, a joué un rôle décisif dans la prise en compte de cette dette par le gouvernement. Mobilisés autour de la revendication du paiement intégral de ces arriérés, les enseignants affiliés à ce mouvement évaluaient les sommes dues à plusieurs milliards de FCFA.

Leurs revendications s’inscrivaient dans un contexte plus large, où les arriérés englobaient également des rappels d’intégration, des avancements et d’autres actes de carrière. Depuis les manifestations massives de 2022, le gouvernement a entrepris un processus progressif d’apurement, témoignant de son engagement à répondre aux attentes de cette catégorie de fonctionnaires.

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Recensement de la population : Le Wouri et le Sud-Ouest tirent le taux de couverture vers le bas

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Recensement de la population : Le Wouri et le Sud-Ouest tirent le taux de couverture vers le bas
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Plus de 30,4 milliards FCFA ont déjà été approuvés par le collectif de l’opération de collecte des données.

Les chiffres ne sont pas rassurant du côté du 4ème recensement général de la population (RGPH) qui arrive à son terme le 31 juillet 2026. Le processus rencontre encore plusieurs difficultés dans certaines zones, à l’instar de la région du Sud-Ouest et les arrondissements de Douala 3ème Douala 5ème et Yaoundé 6. Malgré leur forte concentration humaine, ces zones affichent des contreperformances au niveau de la collecte des données de moins de 50%.

Selon l’évaluation faite vendredi 17 juillet 2026 à Yaoundé au cours de la 14ème session du comité technique du RGPH couplé au recensement général de l’agriculture et de l’élevage (REGAE), il en ressort que le processus connait un déficit des chefs d’équipes qui se pose dans certaines zones, outre la réticence des populations à adhérer à cette initiative gouvernementale.

Le collectif budgétaire de l’opération de collecte des données a été approuvé par les autorités compétentes. Il s’élève désormais à 30,429 milliards FCFA, a-t-on appris au cours des travaux de la 14ème session du comité technique du RGPH et du REGAE. L’on apprend aussi que le gouvernement a pris des dispositions visant à accorder une priorité à la prise en charge des activités des recenseurs par le Trésor publics.

Dans un document publié le 17 juillet 2026, Paul Atanga Nji, ministre de l’Administre territoriale (Minat) demande aux sous-préfets, sous couvert des gouverneurs et préfets, de mobiliser chefs traditionnels, responsables politiques, religieux, élus et forces vives pour appuyer les agents recenseurs. Il leur ordonne aussi de se rendre personnellement sur le terrain, et ce quotidiennement, jusqu’à la clôture des opérations.

Lors des travaux de la 14ème session du comité technique tenu le 17 juillet dernier, il a été demandé de répartir la charge de travail entre les chefs d’équipe pour plus d’efficacité et de mettre l’accent sur le volet agropastoral qui enregistre un léger retard par rapport au RGPH. Il est également demandé de communiquer davantage sur les dates de clôture de l’opération par région et sur les avantages attendus par les agents recenseurs et les chefs d’équipe encore mobilisés.

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Assainissement : Atanga Nji lance la guerre contre le port illégal des insignes militaires

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Assainissement : Atanga Nji lance la guerre contre le port illégal des insignes militaires
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Par un arrêté signé ce mardi 21 juillet 2026, le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, rappelle qu’«il est désormais strictement interdit à toute personne physique ou morale non habilitée de confectionner, d’importer, de vendre ou de porter des vêtements, effets militaires, insignes ou attributs réservés aux forces de défense et de sécurité sur toute l’étendue du territoire national». Faisant le constat d’une prolifération de tenues et insignes militaires ou assimilées, par des civils : vêtements divers, sacs, accessoires, et autres insignes. Des objets et articles qui n’appartiennent pas toujours aux Forces de défense et de sécurité, mais parfois des objets de nature approximativement imités. Ce qui crée une confusion selon le Minat, entre personnels des FDS et des personnes civiles, facilitant des situations d’usurpation de titre et la commission de crimes. Parmi ces personnes arborant régulièrement ces ténues et objets prêtant à confusion, il y a en bonne place les agents de sécurité et de gardiennage.

Le Minat instruit les gouverneurs, préfets et sous-préfets, de mettre en pratique cet arrêté, et donc de traquer les contrevenants à cet arrêté. Par ailleurs, les forces de maintien de l’ordre ont reçu le feu vert du Minat, par ailleurs secrétaire permanent du Conseil national de la sécurité, pour interpeller toute personne prise en infraction, et de saisir l’objet incriminé. Du couturier au porteur en passant par le commerçant, nul ne sera épargné.

Ce n’est pas là première fois que le gouvernement lance la traque contre le port illégal des tenues et objets portant des insignes des forces de défense et de sécurité. Mais la chasse s’est estompé à un moment. La reprise du combat survient dans un contexte d’insécurité grandissante sur l’ensemble du territoire national.

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Transformation du bois : Le gouvernement envisage l’implantation des SMEs Wood’s Park dans quatre localités

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Transformation du bois : Le gouvernement envisage l’implantation des SMEs Wood’s Park dans quatre localités
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Au sein de ces espaces, les entreprises vont bénéficier d’un accès facilité au financement, d’un accompagnement technique permanent, d’une fiscalité incitative et d’un dispositif de certification des produits destinés à renforcer leur compétitivité sur les marchés nationaux et internationaux.

Le Programme d’appui au développement de la filière bois (PAD-Bois) va ouvrir des SMEs Wood’s Park dans les localités de Edéa (région du Littoral) ; Sangmélima (région du Sud) ; Meyomessala (région du Sud) et Lomié (région de l’Est). Ces structures en gestation sont des parcs industriels spécialement conçus pour accueillir les PME, les Unités de production artisanales (UPA) et les Organisations de l’économie sociale (OES) intervenant dans la transformation du bois.

A travers le choix de ces sites, le gouvernement envisage tout d’abord, la sécurisation de l’approvisionnement en matière première. Sur place, il est prévu la conclusion des conventions entre les communes locales et les exploitants forestiers légalement établis afin de garantir aux entreprises installées dans les parcs un accès durable au bois légal.

Le Minpmeesa va assurer l’encadrement technique et industriel, tandis que les partenaires au développement à l’instar de la Banque mondiale, vont accompagner les investissements structurants destinés aux incubateurs, aux centres techniques et aux équipements collectifs.

«Cette organisation permettra de transformer localement des essences de grande valeur telles que le sapelli, l’ayous, le tali, l’iroko, l’azobé ou encore le moabi, aujourd’hui largement exportées à l’état brut, pour produire au Cameroun du mobilier, des panneaux, des charpentes, des menuiseries, des objets décoratifs et d’autres produits à forte valeur ajoutée» informe le Minpmeesa.

Au sein de ces SMEs Wood’s Park, les entreprises vont bénéficier d’un accès facilité au financement, d’un accompagnement technique permanent, d’une fiscalité incitative et d’un dispositif de certification des produits destiné à renforcer leur compétitivité sur les marchés nationaux et internationaux.

Sous l’impulsion du ministère en charge des PME, de l’économie sociale et de l’artisanat (Minpmeesa), le gouvernement entend faire de la transformation locale du bois, le moteur d’une nouvelle croissance industrielle, créatrice d’emplois, de valeur ajoutée et de prospérité pour les territoires.

Selon les prévisions du Minpmeesa, sur un même site seront regroupés des ateliers modernes, des hangars mutualisés, des équipements industriels collectifs, des espaces de stockage, des centres techniques d’incubation et d’accélération des entreprises, des espaces de coworking, un guichet unique de formalisation, des mécanismes de commercialisation, des infrastructures sociales ainsi qu’une unité de production d’énergie garantissant l’autonomie électrique du parc.

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