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Visite : Dion Ngute annoncé à Ngaoundéré

Selon des sources concordantes, le Premier ministre se rendra à Ngaoundéré le 13 décembre prochain. Pour un séjour qui s’étend jusqu’au 15 décembre 2024. Joseph Dion Ngute va inaugurer le Centre hospitalier régional (CHR) de Ngaoundéré, dont les travaux de construction sont achevés depuis le mois de juin dernier. C’est un moment important pour la région qui accusait jusqu’à une époque récente un déficit en infrastructures hospitalières. Et le CHR est une solution majeure pour une bonne partie des problèmes d’offres de services dans la région, tant la plupart des services y sont prévus (hémodialyse, scanner, morgue,…) D’où l’importance qu’accordent les pouvoirs publics à l’inauguration de cet établissement hospitalier.
18 millions Fcfa collectés sur 100 millions
A cet effet, le gouverneur de la région, Kildadi Taguieke Boukar est au four et au moulin pour donner un cachet particulier à cet événement rare. Une réunion de crise a été convoquée le 29 novembre dernier. A l’occasion, Dion Ngute pourrait se pencher sur un certain nombre de problèmes auxquels est confrontée la région Château d’eau du Cameroun. Entre autres l’enclavement, l’épineuse question de la route Ngaoundéré-Garoua, le phénomène du « zoua zoua » (carburant frelaté), l’inflation galopante, l’insécurité rampante, avec le retour des enlèvements avec demande de rançon, la grande criminalité, les crimes rituels,… mais aussi, la question de la représentativité de l’Adamaoua dans les hautes sphères de l’Etat, que l’on rumine depuis des années, et surtout les fortes divisions entre les élites de la région, qui plombent le développement. Le passage du Premier ministre Chef du gouvernement est une occasion idoine pour la région de renouveler son plaidoyer pour une meilleure prise en compte dans la répartition des fruits de la croissance.
Initialement, la visite de Joseph Dion Ngute était prévue pour le 26 juillet dernier pour le même objet officiel. Elle a été annulée sine die, trois jours avant. Dans un contexte d’impréparation. Non seulement les contributions pour l’organisation de cette visite n’avaient donné que 18 millions sur le budget de 100 millions de francs CFA arrêté par le gouverneur de l’Adamaoua, mais aussi, les travaux préparatoires avaient été bâclés. La route reliant l’aéroport de Ngaoundéré et le lieu des cérémonies, avait juste été rafistolé, avec une fine couche de bitume sur une partie de la route, sans matérialisation, ni électrification.
Confiance
Au moment où Joseph Dion Ngute annonce une nouvelle fois son arrivée dans la capitale régionale de l’Adamaoua, les lignes n’ont pas assez bougé. Les élites ont brillé par leur absence massive à la réunion préparatoire du 29 novembre dernier. « C’est vrai qu’il n’y a pas eu une forte mobilisation ici, mais nos élites du Comité central avaient déjà mobilisé 24 millions pour envoyer, mais lorsque cette visite a été annulée, cet argent n’est plus venu », essaie d’expliquer un cadre du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), parti au pouvoir, à Ngaoundéré, dans les colonnes du trihebdomadaire L’œil du Sahel ce 4 décembre 2024. Une autre source au sein du même parti, crève une partie de l’abcès : « Je pense qu’en matière d’argent, il faut avoir confiance en certaines personnes. Si cette confiance n’y est pas, on ne peut pas donner son argent à n’importe qui pour garder », lâche cette source. Il semble donc qu’il s’est posé un problème de confiance envers les personnes devant gérer les fonds collectés pour l’occasion.
En tout cas, Dion Ngute voudrait en finir avec ce dossier avant la fin de l’année en cours. En cas de nécessité, l’Etat pourrait puiser dans ses propres réserves pour mieux organiser son séjour. Déjà, l’on apprend qu’en juillet, la Ligne 94 du budget de l’Etat avait été sollicitée pour la réfection de la route. Sauf que, « seulement » 49 millions de francs y avaient été obtenus, pour bitumer 1,1km de route. Somme qui a été minimisé, au motif que pour oins que ce dossier, des sommes plus importantes ont souvent été tirées de cette ligne.
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Recensement de la population : Le Wouri et le Sud-Ouest tirent le taux de couverture vers le bas

Plus de 30,4 milliards FCFA ont déjà été approuvés par le collectif de l’opération de collecte des données.
Les chiffres ne sont pas rassurant du côté du 4ème recensement général de la population (RGPH) qui arrive à son terme le 31 juillet 2026. Le processus rencontre encore plusieurs difficultés dans certaines zones, à l’instar de la région du Sud-Ouest et les arrondissements de Douala 3ème Douala 5ème et Yaoundé 6. Malgré leur forte concentration humaine, ces zones affichent des contreperformances au niveau de la collecte des données de moins de 50%.
Selon l’évaluation faite vendredi 17 juillet 2026 à Yaoundé au cours de la 14ème session du comité technique du RGPH couplé au recensement général de l’agriculture et de l’élevage (REGAE), il en ressort que le processus connait un déficit des chefs d’équipes qui se pose dans certaines zones, outre la réticence des populations à adhérer à cette initiative gouvernementale.
Le collectif budgétaire de l’opération de collecte des données a été approuvé par les autorités compétentes. Il s’élève désormais à 30,429 milliards FCFA, a-t-on appris au cours des travaux de la 14ème session du comité technique du RGPH et du REGAE. L’on apprend aussi que le gouvernement a pris des dispositions visant à accorder une priorité à la prise en charge des activités des recenseurs par le Trésor publics.
Dans un document publié le 17 juillet 2026, Paul Atanga Nji, ministre de l’Administre territoriale (Minat) demande aux sous-préfets, sous couvert des gouverneurs et préfets, de mobiliser chefs traditionnels, responsables politiques, religieux, élus et forces vives pour appuyer les agents recenseurs. Il leur ordonne aussi de se rendre personnellement sur le terrain, et ce quotidiennement, jusqu’à la clôture des opérations.
Lors des travaux de la 14ème session du comité technique tenu le 17 juillet dernier, il a été demandé de répartir la charge de travail entre les chefs d’équipe pour plus d’efficacité et de mettre l’accent sur le volet agropastoral qui enregistre un léger retard par rapport au RGPH. Il est également demandé de communiquer davantage sur les dates de clôture de l’opération par région et sur les avantages attendus par les agents recenseurs et les chefs d’équipe encore mobilisés.
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Assainissement : Atanga Nji lance la guerre contre le port illégal des insignes militaires

Par un arrêté signé ce mardi 21 juillet 2026, le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, rappelle qu’«il est désormais strictement interdit à toute personne physique ou morale non habilitée de confectionner, d’importer, de vendre ou de porter des vêtements, effets militaires, insignes ou attributs réservés aux forces de défense et de sécurité sur toute l’étendue du territoire national». Faisant le constat d’une prolifération de tenues et insignes militaires ou assimilées, par des civils : vêtements divers, sacs, accessoires, et autres insignes. Des objets et articles qui n’appartiennent pas toujours aux Forces de défense et de sécurité, mais parfois des objets de nature approximativement imités. Ce qui crée une confusion selon le Minat, entre personnels des FDS et des personnes civiles, facilitant des situations d’usurpation de titre et la commission de crimes. Parmi ces personnes arborant régulièrement ces ténues et objets prêtant à confusion, il y a en bonne place les agents de sécurité et de gardiennage.
Le Minat instruit les gouverneurs, préfets et sous-préfets, de mettre en pratique cet arrêté, et donc de traquer les contrevenants à cet arrêté. Par ailleurs, les forces de maintien de l’ordre ont reçu le feu vert du Minat, par ailleurs secrétaire permanent du Conseil national de la sécurité, pour interpeller toute personne prise en infraction, et de saisir l’objet incriminé. Du couturier au porteur en passant par le commerçant, nul ne sera épargné.
Ce n’est pas là première fois que le gouvernement lance la traque contre le port illégal des tenues et objets portant des insignes des forces de défense et de sécurité. Mais la chasse s’est estompé à un moment. La reprise du combat survient dans un contexte d’insécurité grandissante sur l’ensemble du territoire national.
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Transformation du bois : Le gouvernement envisage l’implantation des SMEs Wood’s Park dans quatre localités

Au sein de ces espaces, les entreprises vont bénéficier d’un accès facilité au financement, d’un accompagnement technique permanent, d’une fiscalité incitative et d’un dispositif de certification des produits destinés à renforcer leur compétitivité sur les marchés nationaux et internationaux.
Le Programme d’appui au développement de la filière bois (PAD-Bois) va ouvrir des SMEs Wood’s Park dans les localités de Edéa (région du Littoral) ; Sangmélima (région du Sud) ; Meyomessala (région du Sud) et Lomié (région de l’Est). Ces structures en gestation sont des parcs industriels spécialement conçus pour accueillir les PME, les Unités de production artisanales (UPA) et les Organisations de l’économie sociale (OES) intervenant dans la transformation du bois.
A travers le choix de ces sites, le gouvernement envisage tout d’abord, la sécurisation de l’approvisionnement en matière première. Sur place, il est prévu la conclusion des conventions entre les communes locales et les exploitants forestiers légalement établis afin de garantir aux entreprises installées dans les parcs un accès durable au bois légal.
Le Minpmeesa va assurer l’encadrement technique et industriel, tandis que les partenaires au développement à l’instar de la Banque mondiale, vont accompagner les investissements structurants destinés aux incubateurs, aux centres techniques et aux équipements collectifs.
«Cette organisation permettra de transformer localement des essences de grande valeur telles que le sapelli, l’ayous, le tali, l’iroko, l’azobé ou encore le moabi, aujourd’hui largement exportées à l’état brut, pour produire au Cameroun du mobilier, des panneaux, des charpentes, des menuiseries, des objets décoratifs et d’autres produits à forte valeur ajoutée» informe le Minpmeesa.
Sous l’impulsion du ministère en charge des PME, de l’économie sociale et de l’artisanat (Minpmeesa), le gouvernement entend faire de la transformation locale du bois, le moteur d’une nouvelle croissance industrielle, créatrice d’emplois, de valeur ajoutée et de prospérité pour les territoires.
Selon les prévisions du Minpmeesa, sur un même site seront regroupés des ateliers modernes, des hangars mutualisés, des équipements industriels collectifs, des espaces de stockage, des centres techniques d’incubation et d’accélération des entreprises, des espaces de coworking, un guichet unique de formalisation, des mécanismes de commercialisation, des infrastructures sociales ainsi qu’une unité de production d’énergie garantissant l’autonomie électrique du parc.
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