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Douala : le financement de l’immobilier reste tiré par les tontines

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Douala : le financement de l’immobilier reste tiré par les tontines
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Malgré une forte demande en logement décent du fait d’une population grandissante, les investisseurs éprouvent des difficultés à obtenir des prêts immobiliers dans les canaux formels tels que les banques et les EMF.

En 2018, la population du Cameroun est estimée à environ 25 millions, dont près de 25% concentré dans les deux plus grandes villes (Douala et Yaoundé). Ces données de l’Institut National de la Statistique (INS) renseignent également que le taux de croissance de la population est de 2.5%. Dans la ville de Douala, l’accroissement démographique évolue à un rythme accéléré. Les migrations massives sont de plus favorisées ces dernières années par des crises, notamment dans les régions du sud-ouest. Conséquence, l’accès au logement devient de plus en plus limité.

Cette crise de logement est pourtant bien perçue par les investisseurs qui y voient une opportunité de marché. Sur l’ensemble du territoire, le déficit de logement est estimé à plus d’un million d’unités en 2018. 49.8% de la population habite dans des logements en matériaux définitifs, et la proportion de la population habitant dans des logements disposant d’installations sanitaires améliorées (WC avec chasse d’eau, latrines aménagées) n’est que de 40,4%.

Mais face à ce potentiel marché, les investisseurs disent éprouver des difficultés à lever des fonds auprès des banques pour financer des projets immobiliers. Les analyses faites par divers acteurs au cours de la troisième édition du forum économique de Douala, soutiennent que les canaux de financement informel sont le plus utilisés par les investisseurs dans le logement au Cameroun. Les tontines sont sollicitées dans plus de 50% des cas. Ce qui corrobore une enquête publiée en 2022 sur les investissements dans le logement abordable au Cameroun par Centre for affordable housing finance in Africa (CAHF). Les résultats de cette enquête révèlent que les financements formels sont très peu utilisés de manière générale dans le pays. Seulement 19% des personnes interrogées déclarent avoir sollicité au moins un financement formel. Les banques apparaissent comme les institutions qui offrent le plus de crédit. Elles sont suivies par les institutions de micro-finance (14%) et les établissements financiers (SCE, CFC, etc.) avec un taux de 13%. Les données renseignent également que moins de 50% des propriétaires de logement ont reçu au moins un crédit durant leur processus de construction.

Les investissements dans le secteur de l’immobilier sont importants. Car les coûts de construction pour les familles restent très élevés comparés à leurs revenus. Les revenus des ménages proviennent essentiellement du commerce (38,79%), du salaire (33,10%) et de la pension retraite (12,31%). D’où la nécessité de la mise en place des mécanismes de financement adaptés pour la population à faibles revenus.

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Entrepreneuriat : 2,8 milliards FCFA disponibles pour 1 300 projets

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Entrepreneuriat : 2,8 milliards FCFA disponibles pour 1 300 projets
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C’est dans le cadre du Fonds de garantie aux jeunes entrepreneurs. Le Fonds de garantie aux jeunes entrepreneurs (Fogajeune) va accorder une attention particulière aux postulants jeunes ex-combattants issus des centres de désarmement, de démobilisation et de réinsertion.

Le comité national du Fonds de garantie aux jeunes entrepreneurs (Fogajeune) a tenu sa 4ème session ordinaire le mardi 28 octobre 2026 à Yaoundé. La structure sous l’égide du ministère de la Jeunesse et de l’éducation civique (Minjec) va injecter 2,8 milliards FCFA pour soutenir 1 300 projets portés par les jeunes.

«Nous allons encourager les jeunes à se rapprocher rapidement des encadreurs ou des accompagnateurs pour que les dossiers soient mis en forme et transmis aux institutions financières pour le déblocage des financements» a indiqué Jean Dupleix Dogmo, président du comité national de crédit et de garanti du Fogajeune, invitant les jeunes par la même occasion les promoteurs concernés à accélérer la préparation de leurs dossiers.

Comme critères d’éligibilité, les porteurs de projets doivent être âgés entre 15 et 35 ans et inscrits à l’Observatoire national de la jeunesse. Les différents postulants vont au préalable bénéficier d’un réarmement moral, civique et entrepreneurial. La sélection retiendra les projets les plus pertinents, innovants et en adéquation avec les priorités nationales.

Lors des travaux, Valérie Gara Nina, chef du département des opérations au Fogajeune a expliqué que les initiatives liées aux filières prioritaires à l’instar de la pêche et de la culture du maïs et du soja seront privilégiées.

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Garoua-Boulaï : Le HCR installe un poste avancé d’état civil

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L’infrastructure vient mettre fin aux longues distances et aux délais contraignants dont les populations de cette partie du pays font l’objet.

La commune de Garoua-Boulaï, département du Lom-et-Djerem dans la région de l’Est Cameroun dispose désormais d’un poste avance de l’état civil. C’est grâce à un partenariat entre les autorités locale et le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés (HCR). L’édifice a été inauguré le 9 octobre 2026 au centre polyvalent du HCR.

L’objectif est de faciliter l’accès aux actes de naissance pour les réfugiés et les populations locales, pour une inclusion effective. Le nouveau poste de l’état civil vient mettre fin aux longues distances et aux délais contraignants en approchant l’état civil des bénéficiaires.

Ousmanou Saladoudine, président des réfugiés de Garoua-Boulaï s’est dit satisfait et a indiqué que «Nos enfants naissent ici, mais sans papiers, ils restent invisibles. Ce bureau est une porte ouverte vers la reconnaissance. Désormais, nous savons que leur avenir sera protégé par une identité légale».

Pour Guy René Dagbo, responsable par intérim du bureau du HCR à Bertoua, l’enregistrement des naissances est un acte fondateur qui garantit aux enfants le droit à l’éducation, à la santé et à la protection.

Au Cameroun, selon les chiffres officiels, environ 1 enfant sur 3 (soit près de 33 %) est privé d’acte de naissance, et plus de 7 millions de citoyens au total ne disposent pas de ce document d’identité légale. L’absence de ce document essentiel pour l’accès à l’éducation, à la santé et à d’autres services publics, touche particulièrement les zones rurales et les régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

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Sécurité sociale au Cameroun : Le système fera l’objet d’un audit

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Le pays à du mal à s’arrimer aux exigences de la Conférence internationale de la prévoyance sociale (CIPRES).

Le Cameroun envisage d’étendre sa couverture sociale à au moins 50% de sa population active dans le cadre de sa Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30).

Malheureusement, cette ambition reste confrontée à des défis majeurs, à l’instar de la faible couverture des travailleurs du secteur informel, les contraintes liées à la soutenabilité financière des régimes, le renforcement de la gouvernance institutionnelle ainsi que la nécessité d’assurer la conformité du système aux normes et standards internationaux, en particulier aux exigences de la Conférence interafricaine de la prévoyance sociale (CIPRES).

C’est dans ce contexte que le gouvernement envisage de disposer d’une évaluation globale, objective et prospective de son système national de sécurité sociale, afin d’identifier les réformes prioritaires susceptibles d’améliorer sa performance, sa résilience et son efficacité. Pour cette opération, le pays va injecter 17 millions FCFA.

Grégoire Owona, ministre en charge du Travail et de la sécurité sociale a récemment lancé un avis d’appel d’offres national ouvert, en vue du recrutement d’un cabinet chargé de réaliser la revue du système de sécurité sociale au Cameroun. Le communiqué du membre du gouvernement précise que le délai maximum d’exécution des prestations fixé par le maître d’ouvrage pour la réalisation du projet est de 60 jours calendaires.

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