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Le guichet unique va créer une plateforme de 3eme génération

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Le guichet unique va créer une plateforme de 3eme génération
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La nouvelle technologie annoncée va intégrer l’intelligence artificielle, sera dotée d’un système de sécurité plus renforcé, tout en améliorant l’expérience des milliers opérateurs économiques qui utilisent la plateforme pour leurs opérations de commerce extérieur.

Le Guichet Unique des Opérations de Commerce Extérieur (GUCE) compte moderniser sa plateforme électronique. Ce sera une transformation digitale pour renforcer ses missions qui sont de simplifier et faciliter les procédures et, de réduire les coûts et délais de passage de marchandises. Très bientôt, on assistera à la mise en place d’un guichet unique de troisième génération, annoncent les responsables de l’entreprise.

Il est question de modernisation de l’infrastructure avec une certification des données et big data. Concrètement, ce qui va changer sera notamment la technologie. La plateforme va intégrer de nouvelles technologies modernes telles que l’intelligence artificielle et la BlockChain. Les mesures de sécurité seront aussi renforcées avec l’utilisation de nouveaux protocoles sécurisés et de l’authentification moderne. Les utilisateurs pourront par ailleurs expérimenter une interface adaptable aux dispositifs mobiles et personnalisables. Le mode de fonctionnement va aussi changer. Car, même hors connexion, il sera possible de travailler et d’actualiser les données à la reprise de la connexion.

Cette mutation, selon les responsables du guichet unique, répond à une exigence d’amélioration continue de ses services et de modernisation. Cela ne signifie pas que l’actuelle plateforme électronique E-Guce connait des dysfonctionnements. «La plateforme actuelle date de 2012, elle a permis d’atteindre de très bons objectifs mais actuellement nous avons besoin de passer à un niveau supérieur parce que le périmètre a augmenté, la charge d’utilisation a augmenté. Et il faudrait une plateforme qui utilise les technologies plus récentes, encore plus sécurisées qui permettent de répondre de manière efficace aux besoins des utilisateurs», explique Serges Joel Anyam Edjenguele, chef de département prospectives et relations avec les partenaires au GUCE.

La plateforme électronique eGUCE regroupe plus de 5000 importateurs, plus de 1000 exportateurs ; plus de 400 commissionnaires agréés en douanes ; plus de 19 banques ; plus de 100 assureurs et courtiers en assurance et plus de 10 ministères et administrations techniques. Elle permet la suppression du contact humain dans les opérations du commerce extérieur, la réduction des délais ; la traçabilité des opérations en temps réel ainsi que la sécurisation des documents et des recettes.

La plateforme électronique enregistre à date plus de 35 procédures digitalisées en exploitation ; plus de 8210 milliards de FCFA de droits de douane collectés jusqu’en 2023 et plus de 98 milliards d’impôts.

Le délai pour le dédouanement des véhicules est passé de 7 jours à 48h si toutes les conditions sont réunies, soutient Joel Anyam Edjenguele. Pour la liquidation, déclaration en douane ; il est passé de 6 jours et plus à une heure et les domiciliations bancaires de plus de 48h à moins de 2h.

Interview

Serges Joel Anyam Edjenguele, chef de dpt prospectives et relations avec les partenaires, GUCE

« L’opérateur économique fera des économies »

Ce cadre du guichet unique donne des détails sur la transformation digitale projetée au sein de l’entreprise, ses enjeux ainsi que son impact sur les opérations de commerce extérieur, tout en analysant le fonctionnement actuel.

Le Guichet Unique des Opérations de Commerce Extérieur (GUCE) prépare une mutation de sa plateforme pour une technologie de 3eme génération. Quels sont les enjeux de cette décision ?

Le guichet unique de 3eme génération sera composé de plusieurs composantes dont la première est la modernisation de l’infrastructure qui porte aujourd’hui notre plateforme. Qui dit modernisation dit utilisation des systèmes et des outils qui sont les plus récents et qui permettent de donner les meilleurs résultats aux solutions logicielles qui seront portées sur cette infrastructure.La deuxième composante qui nécessite une infrastructure beaucoup plus moderne, c’est la nouvelle plateforme digitale du guichet unique qui va venir moderniser tout ce qui existe et apporter également des choses nouvelles. Lorsqu’on parle de modernisation, il s’agit de l’utilisation des technologies les plus récentes. La plateforme actuelle date de 2012, elle a permis d’atteindre de très bons objectifs mais actuellement nous avons besoin de passer à un niveau supérieur, parce que le périmètre a augmenté, la charge d’utilisation a augmenté. Et il faudrait une plateforme qui utilise les technologies plus récentes, encore plus sécurisées qui permettent de répondre de manière efficace aux besoins des utilisateurs.

Quels sont les besoins auxquels répond cette transformation ?

L’un des besoins est la possibilité de travailler même quand il n’y a pas de connexion Internet. Alors le Guce 3eme génération, c’est aussi un module hors-ligne qui permet de continuer son travail même sans connexion et de voir toutes ces informations synchronisées. La dernière composante c’est la composante Business intelligence (BI), cette capacité de tirer profit de l’important vivier de données du commerce extérieur pour aider les décideurs à prendre les décisions les plus idéales. Couplée à l’intelligence artificielle, dans le Guce 3eme génération, on aura la capacité de faire une meilleure analyse des risques des données du commerce extérieur, on aura la capacité de faire des analyses prédictives qui donnent des tendances sur les opérations du commerce extérieur et pouvoir prendre les meilleures décisions en anticipation pour assurer la protection de nos opérateurs et une meilleure célérité dans la réalisation des formalités.

Comment évaluez-vous les opérations du GUCE aujourd’hui ?

Aujourd’hui il y a énormément de services qui existent, qui sont fonctionnels et qui peuvent faciliter des opérations des partenaires économiques. Il s’agit notamment du simulateur du paiement qui permet sur la base de quelques informations relatives à son opération d’anticiper sur l’ensemble des droits et taxes à payer. Ne plus être surpris quand la marchandise est déjà au port par le montant des droits et taxes qui entraine un rallongement des délais et des coûts. Mais anticiper pour être capable de prendre les meilleures mesures et avoir le temps le plus court de dédouanement et de passage de sa marchandise.En termes de droits et taxes, c’est plus de 8000 milliards de FCFA collectés et plus de 90 milliards de FCFA collectés pour les impôts. Il en est de même pour d’autres recettes encore. Mais pour l’opérateur économique, c’est également des économies d’échelle parce qu’une solution qui est beaucoup plus robuste, disponible et qui permet une rapidité dans les opérations, permet également de réduire les coûts au niveau de l’exécution de ses opérations.

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Filière coton : Les producteurs asphyxiés par le coût des intrants agricoles

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Filière coton : Les producteurs asphyxiés par le coût des intrants agricoles
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Les acteurs ont récemment entamé un plaidoyer à l’endroit du gouvernement pour la subvention des engrais et l’augmentation du prix du coton comme dans d’autres pays en Afrique.

Après une embellie de la production de coton lors de la campagne agricole 2023/2024, avec une production record avoisinant les 400 000 tonnes, les producteurs ont des difficultés à rembourser la totalité de leurs crédits, octroyés par la Confédération nationale des producteurs de coton du Cameroun (CNPC-C), à travers la Société de développement de coton (SODECOTON).

Les acteurs de la filière ont récemment entamé un plaidoyer à l’endroit du gouvernement pour la subvention des engrais et l’augmentation du prix du coton comme dans d’autres pays en Afrique. La semence du coton pour emblaver 1 hectare de coton est commercialisée à 3 500 FCFA contre 5 000 FCFA le sac de 40kg. Le prix de la famille du glyphosate connait aussi une hausse de 100 FCFA par sachet de 260 ou 250 grammes, passant de 1 200 FCFA lors de la campagne écoulée à 1 300 FCFA.

Selon les producteurs, le prix du kilogramme du coton graine est resté bas, alors que les prix des intrants sont restés onéreux. L’engrais reste l’un des principaux leviers de la productivité parce que sa disponibilité conditionne les rendements, la compétitivité des exploitations et les revenus agricoles. Pourtant, le Cameroun continue de s’appuyer fortement sur l’importation pour couvrir ses besoins, ce qui expose la filière aux chocs de prix et d’approvisionnement.

Depuis les deux dernières années campagnes, le kilogramme de coton coûte 280 FCFA, un prix qui selon les producteurs n’atteint jamais le seuil de 300 FCFA à l’instar de l’Afrique de l’Ouest qui oscille autour de 350 FCFA alors que les engrais et urées sont devenus très chers soit 26 000 FCFA et 25 000 FCFA le sac de 50 kg dans d’autres pays, ces prix sont de 14 000 FCFA et 15 000 FCFA.

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13ème Forum de Paris sur la dette : quel horizon pour l’Afrique et le modèle camerounais ?

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13ème Forum de Paris sur la dette : quel horizon pour l’Afrique et le modèle camerounais ?
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Sous le thème « Mieux coopérer dans un paysage de l’endettement en transformation », le Forum a réuni les grands argentiers mondiaux, de Kristalina Georgieva (FMI) à la direction de la Banque mondiale. L’enjeu majeur de cette grand-messe réside dans la distinction désormais vitale entre crise de liquidité et crise de solvabilité.

Pour de nombreuses économies africaines, étranglées par des taux d’intérêt durablement élevés et l’échéance imminente de leurs Eurobonds, l’accès au refinancement à court terme est devenu un goulet d’étranglement. L’objectif de Paris est clair : concevoir des mécanismes d’urgence pour éviter des défauts de paiement en chaîne, non par insolvabilité structurelle, mais par simple assèchement du cash disponible.

LA VOIX DE YAOUNDÉ FACE AU « MUR DU REFINANCEMENT »

Pour le Cameroun, la présence de Louis Paul Motaze à Bercy n’avait rien d’une simple formalité diplomatique. Yaoundé incarne cette catégorie de pays à revenu intermédiaire qui, bien que classés à risque de surendettement « élevé » par les institutions de Bretton Woods, maintiennent une trajectoire rigoureuse et honorent scrupuleusement leurs engagements. Le ministre camerounais est venu rappeler une réalité de terrain : la viabilité de la dette ne peut se construire au détriment du Budget d’Investissement Public (BIP), moteur de la stratégie nationale de développement SND30.

Face aux exigences de transparence absolue des données – l’un des grands chevaux de bataille de la France lors de ce sommet pour contrer les dettes cachées – , le Cameroun affiche une posture de clarté. La publication régulière des données de la Caisse Autonome d’Amortissement (CAA) en témoigne. Cependant, l’enjeu pour la délégation camerounaise résidait dans l’assouplissement des règles du « Cadre commun » du G20.

Ce mécanisme, conçu pour inclure la Chine (premier créancier bilatéral du Cameroun) et les investisseurs privés, brille encore par sa lenteur bureaucratique. Pour Yaoundé, obtenir une harmonisation rapide et une comparabilité de traitement entre créanciers occidentaux, asiatiques et privés est une nécessité absolue pour optimiser le profil de sa dette sans subir de décote souveraine.

L’URGENCE D’UNE FINANCE CLIMAT PRAGMATIQUE

L’autre grand axe défendu par l’Afrique lors de ce forum touche à l’articulation entre dette, développement et urgence climatique. Louis Paul Motaze et ses pairs africains ont insisté sur l’intégration systématique des clauses de suspension de la dette en cas de choc exogène ou de catastrophe naturelle (CRDCs). Plus encore, le Cameroun, au cœur du bassin du Congo, est particulièrement légitime pour revendiquer la mise en œuvre à grande échelle des « debt-for-nature swaps » (échanges de dette contre investissements verts).

L’enjeu est de convertir le fardeau financier en opportunités de financement pour la transition écologique et l’industrialisation locale, notamment à travers des projets d’infrastructures d’envergure. En somme, ce 13ème Forum de Paris consacre une certitude : la gouvernance financière mondiale ne peut plus s’écrire sans une concertation symétrique.

Pour le Cameroun, le défi des prochains mois consistera à manœuvrer avec agilité entre ces nouveaux mécanismes de liquidité multilatéraux et le maintien d’une discipline budgétaire interne, condition sine qua non pour préserver sa crédibilité sur les marchés internationaux tout en finançant son émergence.

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Coopération : 484 milliards FCFA décaissés dans le cadre de l’accord triennal avec l’ITFC

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Coopération : 484 milliards FCFA décaissés dans le cadre de l’accord triennal avec l’ITFC
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Le bilan de la coopération entre le Cameroun et l’International Islamic Trade Finance Corporation (ITFC), filiale du Groupe de la Banque islamique de développement (BID), est jugé satisfaisant. Les deux parties ont procédé à cette évaluation en marge des Assemblées annuelles 2026 du Groupe de la BID, qui se sont tenues du 16 au 19 juin 2026 à Bakou, en Azerbaïdjan. Le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey, a conduit la délégation camerounaise à ce rendez-vous financier.

En marge de ces assises, il a tenu une séance de travail avec le directeur général de l’ITFC, Adeeb Al Aama. Les échanges entre les deux responsables ont permis de faire le point sur l’état de la coopération entre les deux parties. Les financements accordés à des entreprises stratégiques telles que la Sonara, la Sodecoton et Alucam ont été passés en revue, de même que les lignes de crédit mises en place dans les banques camerounaises pour soutenir les petites et moyennes entreprises (PME) et les petites et moyennes industries (PMI).

Au terme de cette évaluation, il ressort que les financements mobilisés atteignent déjà 840 millions de dollars, soit 484,26 milliards de FCFA. Ce montant représente 105 % de l’objectif initial de 800 millions de dollars, équivalant à 462,7 milliards de FCFA. Signé en avril 2024 pour une durée de trois ans (2024-2027), le cadre de partenariat n’arrivera à échéance que dans un an, ce qui conforte les deux parties dans leur appréciation positive des résultats enregistrés.

DES FINANCEMENTS AU PROFIT DES ENTREPRISES PUBLIQUES ET DES PME

Dans le cadre de cet accord triennal, le Cameroun a notamment conclu un accord de financement Mourabaha de 126,5 milliards de FCFA avec l’ITFC. Ce crédit vise à sécuriser et à pérenniser les importations de produits pétroliers de la Société nationale de raffinage (Sonara). Officiellement autorisé par la présidence de la République, il doit soutenir la trésorerie et les activités commerciales de l’entreprise. Depuis l’incendie majeur de mai 2019, la raffinerie publique a dû adapter son modèle d’exploitation et recourt régulièrement à des facilités de crédit pour assurer l’approvisionnement du marché national en produits pétroliers.

Le concours de l’ITFC s’inscrit ainsi dans une logique de soutien à la continuité de l’approvisionnement énergétique du pays. Parallèlement, le secteur bancaire camerounais a renforcé son accès à des ressources financières alternatives grâce à la mobilisation de 20 millions d’euros, soit près de 13 milliards de FCFA, par l’intermédiaire de deux banques locales. Le premier accord, d’un montant de 10 millions d’euros, a été signé le 21 mai 2025 à Alger, en marge des Assemblées annuelles du Groupe de la BID, entre l’ITFC et CCA-Bank.

Cette facilité est dédiée au financement du commerce et vise à soutenir les opérations des entreprises locales. La Commercial Bank-Cameroun (CBC) a, elle aussi, conclu, lors du même rendez-vous, une opération de 10 millions d’euros avec l’ITFC. Structurée selon le principe islamique de la Mourabaha, cette facilité vise à soutenir les importations stratégiques, notamment dans les domaines de l’énergie, des intrants industriels et des biens de consommation. Une partie de ces ressources servira à renforcer Aman Finance Islamique, la fenêtre de finance islamique de la CBC, opérationnelle depuis 2022.

Ce guichet propose des produits conformes aux principes de la finance islamique afin de favoriser l’inclusion financière des populations peu bancarisées. Le crédit comprend également un mécanisme de confirmation de lettres de crédit destiné à sécuriser les paiements liés aux opérations d’importation. L’accord-cadre 2024-2027 constitue le prolongement d’un précédent partenariat triennal conclu entre le Cameroun et l’ITFC. Dans le cadre de ce premier programme, près de 602 millions de dollars, soit environ 348,4 milliards de FCFA, avaient été mobilisés par l’institution, représentant plus de 80 % de l’enveloppe initiale de 750 millions de dollars.

Fort de ces résultats, les deux parties ont signé, en avril 2024, un nouvel accord triennal portant l’enveloppe globale à 800 millions de dollars à déployer jusqu’en 2027. L’objectif affiché est d’accompagner la transformation économique post-crise, de soutenir les PME et de diversifier les instruments de financement.

Au regard des performances déjà enregistrées, le Cameroun et l’ITFC ont réaffirmé leur volonté de renforcer davantage leur partenariat. Les deux parties entendent accroître les financements en faveur de l’économie nationale et stimuler les échanges commerciaux, afin de consolider la dynamique de coopération engagée au cours des dernières années.

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