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Fiscalité locale : un projet de loi pour renforcer les communes fait débat au Parlement

ange1poireau

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Fiscalité locale : un projet de loi pour renforcer les communes fait débat au Parlement
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Le gouvernement camerounais a présenté au Parlement un projet de loi visant à réorganiser les lois sur la fiscalité locale, augmentant ainsi les recettes municipales tout en remédiant aux inefficacités systémiques. Cependant, les réformes proposées ont suscité un débat animé parmi les législateurs, les responsables des collectivités locales et le public.

En présentant le projet de loi au Parlement, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a déclaré : « Cette réforme est nécessaire pour remédier aux inefficacités et donner aux communes les moyens de fournir de meilleurs services à leurs citoyens. »

Le projet de loi vise notamment à donner aux communes davantage de pouvoirs pour générer des recettes dans leurs communes. Il vise également à harmoniser les taux d’imposition entre les différentes communes afin de favoriser un développement régional équilibré.

Le projet de loi intègre des catégories supplémentaires d’actifs imposables, notamment certaines propriétés commerciales et terres agricoles. Il établit des taux d’imposition normalisés dans toutes les régions, réduisant ainsi les écarts qui ont historiquement désavantagé les communes les plus pauvres.

En outre, le projet de loi impose l’adoption de plateformes numériques pour les évaluations et les paiements des impôts afin de minimiser la corruption et d’améliorer la transparence. Il prévoit également des réductions d’impôts pour les paiements anticipés ou ponctuels afin d’encourager le respect volontaire des règles.

Le projet de loi introduit également une formule de redistribution des recettes fiscales des régions riches vers les régions défavorisées.

De nombreux conseils municipaux soutiennent le projet de loi, le considérant comme une opportunité d’améliorer leur indépendance financière.

« Cela change la donne pour la gouvernance locale. Avec de meilleures ressources, nous pouvons enfin nous attaquer aux déficits d’infrastructures », a déclaré Tonde Gabriel Lifanje, maire d’Idenau, dans la région du Sud-Ouest.

D’un autre côté, les opérateurs économiques estiment que l’élargissement de l’assiette fiscale et les taux normalisés pourraient alourdir leur charge financière.

« Le gouvernement doit veiller à ce que ces réformes n’étouffent pas l’entreprenariat. Nous sommes déjà aux prises avec des coûts de fonctionnement élevés », a fait remarquer Ndima Samuel, un homme d’affaires de Tiko.

Certains citoyens craignent que les réformes n’entraînent une augmentation des impôts sans amélioration significative de la prestation de services.

« Nous avons déjà vu des réformes auparavant, mais les avantages ne se font jamais sentir. Cette fois-ci, les choses seront-elles différentes ? » Mbeng Richard, un habitant de Bonaberi, à Douala, a interrogé.

Les critiques affirment que même si le projet de loi promet l’équité, il pourrait avoir un impact disproportionné sur les contribuables de la classe moyenne et les petites entreprises.

Parallèlement, des inquiétudes ont été soulevées quant à la volonté des conseils locaux d’adopter des outils numériques et de gérer des responsabilités élargies.

Au Parlement, certains législateurs se sont même demandé si les conseils les plus riches se conformeraient volontiers aux mandats de redistribution.

En attendant, les opérateurs économiques ont souligné que le succès du projet de loi dépend de sa mise en œuvre.

« Les principes sont solides, mais le diable est dans les détails. S’il est mal exécuté, cela pourrait exacerber les inégalités plutôt que de les résoudre », a déclaré Ewane Derick, économiste à Buea.

Les partisans soutiennent que la numérisation et les incitations à la conformité sont des réformes attendues depuis longtemps. « Ces mesures peuvent réduire les fuites et favoriser une culture de responsabilité », a déclaré Regina Etoundi, consultante fiscale.

Le projet de loi doit être débattu au Parlement la semaine prochaine, où des amendements sont susceptibles d’être proposés.

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Présidentielle 2025 : Paul Biya, toujours le candidat inoxydable du Moungo

diangonange

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À un an du scrutin présidentiel prévu le 12 octobre 2025, la machine du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) se met en branle dans le département du Moungo. Lejeune Mbella Mbella, ministre des Relations extérieures et chef de la délégation permanente départementale du Comité central, a mené une vaste caravane politique à travers plusieurs arrondissements. Objectif affiché : préparer le terrain pour une victoire éclatante de Paul Biya.

Une caravane pour remobiliser la base du RDPC

Melong, Baré-Bakem, Nkongsamba I, II et III… La tournée de Lejeune Mbella Mbella s’est poursuivie ce week-end dans les grandes localités du Moungo. Partout, la même mission : rallier et galvaniser les militants autour de la candidature de Paul Biya à la présidentielle 2025.

Le ministre ne s’est pas déplacé seul. À ses côtés, plusieurs cadres du parti : le sénateur Siegfried Étamé Massoma, Patrice Essobmadje, chargé de mission, ainsi que Mpoudi Ngolle Evelyne. Tous mobilisés derrière le même mot d’ordre : unité, discipline et fidélité au « candidat naturel ».

Recommandations ciblées et défis électoraux

Après avoir écouté les différents responsables des organes de base du RDPC, Mbella Mbella a délivré des recommandations adaptées à chaque arrondissement, insistant sur l’importance de tenir compte des réalités locales. Le mot d’ordre est clair : renforcer les structures, apaiser les tensions internes et surtout… reconquérir les bastions perdus.

Car le défi majeur reste bien identifié : reprendre les communes de Njombé-Penja et Loum, passées sous le contrôle de l’opposition. Une priorité stratégique pour assurer une victoire sans appel en octobre 2025.

« Taire les divisions » pour la victoire de Paul Biya

Devant les militants, le chef de la délégation permanente départementale a exhorté ses troupes à rester soudées : « L’heure n’est pas aux querelles intestines. Nous devons taire nos divisions pour aller vers la victoire de Paul Biya », a martelé Mbella Mbella, reprenant un message d’unité déjà répété lors des étapes précédentes.

Dans une atmosphère parfois festive, parfois solennelle, le RDPC a affiché sa détermination. Paul Biya, candidat annoncé pour un nouveau mandat, reste plus que jamais la figure tutélaire autour de laquelle s’organise toute la stratégie du Moungo.

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Palais de l’Unité : l’ambassadeur de France Thierry Marchand fait ses adieux à Paul Biya

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Le président de la République, Paul Biya, a reçu ce vendredi 29 août 2025 en audience d’adieu l’ambassadeur de France sortant au Cameroun, Thierry Marchand.

Une rencontre d’adieu empreinte de cordialité

Durant plus d’une heure et demie, l’entretien a permis au diplomate français de saluer le chef de l’État camerounais et de revenir sur ses trois années passées à Yaoundé. Thierry Marchand a tenu à exprimer toute sa reconnaissance pour « l’hospitalité légendaire du Cameroun », qui l’a profondément marqué tout au long de sa mission diplomatique.

Un partenariat historique entre le Cameroun et la France

Au sortir de l’audience, l’ambassadeur a rappelé la solidité des liens qui unissent les deux pays. « Le Cameroun et la France sont des partenaires de longue date », a-t-il souligné, tout en saluant les efforts continus des dirigeants des deux nations pour renforcer une coopération bilatérale jugée mutuellement bénéfique.

Trois années de coopération renforcée

Nommé en 2022, Thierry Marchand aura accompagné plusieurs chantiers stratégiques de la relation franco-camerounaise, notamment sur les plans économique, culturel et sécuritaire. Son départ marque la fin d’une étape importante, mais les deux capitales entendent maintenir le cap d’un partenariat solide.

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Batouri : le nouveau sous-préfet Adelphe Wenceslas Evaga officiellement installé

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La ville de Batouri a accueilli, le 1er août dernier, une cérémonie solennelle d’installation de son nouveau sous-préfet. Nommé par décret présidentiel le 22 juillet 2025, Adelphe Wenceslas Evaga prend désormais les rênes de l’arrondissement, avec la lourde mission d’assurer ordre, coordination et développement local.

Une cérémonie empreinte de solennité

La place des fêtes de Batouri a servi de cadre à l’événement, présidé par le préfet du département de la Kadey, Djadaï Yacouba. Devant autorités administratives, forces vives locales et population venue en nombre, le représentant de l’État a rappelé les missions fondamentales qui attendent le nouveau sous-préfet.

« Maintien de l’ordre, application des lois et règlements, supervision et coordination des services publics », a martelé le préfet, insistant sur l’importance du rôle du chef d’arrondissement dans la vie quotidienne des citoyens.

Un parcours déjà bien étoffé

Avant sa nomination à Batouri, Adelphe Wenceslas Evaga exerçait comme premier adjoint préfectoral à Dschang. Administrateur civil de formation, il est originaire de l’arrondissement de Monatélé, dans la région du Centre. Marié et père de trois enfants, le nouveau sous-préfet est décrit par ses proches collaborateurs comme un homme de terrain, attaché au dialogue et à la proximité avec les populations.

Des attentes fortes de la population

À Batouri, les défis sont nombreux : sécurité, développement socio-économique, gestion des services publics… Autant de chantiers sur lesquels le nouveau sous-préfet est attendu au tournant. La population espère voir en lui un interlocuteur à l’écoute, capable d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations quotidiennes.

Un nouveau chapitre pour Batouri

L’installation d’Adelphe Wenceslas Evaga marque le début d’une nouvelle étape pour l’arrondissement. Les regards sont désormais tournés vers le futur : réussira-t-il à relever les défis de gouvernance et à imprimer sa marque dans la Kadey ?

Seul l’avenir le dira, mais une chose est sûre : les attentes sont grandes. Et Batouri n’a pas l’intention de rester en marge des ambitions de développement du Cameroun.

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