Connect with us

Dernières actualités

L’essor de l’économie numérique au Cameroun : un secteur en pleine mutation

Published

on

L’essor de l’économie numérique au Cameroun : un secteur en pleine mutation
Spread the love

Entre ambitions et réalités, le pays dessine les contours d’une économie moderne, portée par une jeunesse dynamique et une volonté politique affirmée de transformation digitale.

La transformation numérique du Cameroun

Le paysage numérique camerounais vit une métamorphose profonde qui redéfinit les perspectives économiques du pays. Avec 25,40 millions de connexions mobiles en 2024, le Cameroun affiche une appétence croissante pour l’innovation digitale, malgré un développement contrasté selon les territoires.

Une digitalisation à deux vitesses

Le contraste est saisissant entre zones urbaines et rurales. Les métropoles comme Douala et Yaoundé surfent sur la vague digitale avec un taux de pénétration internet impressionnant, tandis que les zones rurales restent en marge de cette révolution. Avec 43,9% de la population connectée, le pays montre un potentiel considérable, mais la qualité et la stabilité de la connexion demeurent des enjeux majeurs.

Les initiatives de développement numérique

Pour combler ce fossé digital, le pays déploie des programmes ambitieux. L’Africa Tech Schools forme une nouvelle génération aux métiers du numérique via des bootcamps innovants, tandis que « Skill Up » accompagne gratuitement 500 jeunes par an vers les compétences digitales de demain.

Le boom de la fintech camerounaise

La révolution fintech camerounaise illustre parfaitement la transformation des habitudes financières du pays. Cette évolution, bien que moins spectaculaire que celle des géants est-africains, dessine une trajectoire prometteuse.

Un écosystème en construction

Avec 2,4 millions d’utilisateurs de mobile money et un volume de transactions de 490 millions USD, le Cameroun pose les jalons d’une inclusion financière élargie. Si ces chiffres paraissent modestes face aux 12 milliards USD du Kenya, ils témoignent d’une adoption croissante des solutions digitales par la population.

Les champions de l’innovation financière

Au-delà des acteurs traditionnels comme Orange Money et MTN Mobile Money, une nouvelle vague d’entrepreneurs redéfinit les services financiers. Des startups comme Nkwa, proposant une épargne rémunérée à 3%, bousculent les codes établis et forcent le secteur bancaire traditionnel à se réinventer.

L’émergence du e-commerce camerounais

Le commerce électronique camerounais connaît une évolution silencieuse mais déterminante. Dans ce pays où le commerce traditionnel garde une place prépondérante, les plateformes digitales séduisent une classe moyenne urbaine de plus en plus connectée.

Un potentiel de croissance considérable

Les projections parlent d’elles-mêmes : un marché estimé à 475,50 millions de dollars en 2024, avec une croissance annuelle prévue de 8,64%. Cette dynamique s’appuie sur :

  • La démocratisation des smartphones
  • La maturité croissante des solutions de paiement mobile
  • L’évolution des comportements d’achat vers le digital

Le secteur du divertissement en ligne

La transformation numérique bouleverse également l’industrie du divertissement camerounaise. Des plateformes de streaming aux casinos en ligne, l’offre se diversifie pour répondre aux attentes d’un public de plus en plus connecté.

Un marché en pleine expansion

Le divertissement numérique camerounais connaît une évolution remarquable, portée par l’émergence de nouvelles plateformes et l’évolution des habitudes de consommation. Les services de streaming enrichissent leurs catalogues de contenus africains, tandis que les jeux mobiles s’adaptent aux spécificités culturelles locales, créant un écosystème de divertissement de plus en plus diversifié.

L’essor des casinos en ligne

Le secteur des casinos en ligne se développe rapidement au Cameroun, avec des stratégies marketing innovantes pour attirer les joueurs. Les plateformes comme Casinozer proposent des codes promotionnels attractifs, permettant aux utilisateurs de bénéficier d’avantages spéciaux. Cette approche, courante dans l’industrie, illustre les efforts des opérateurs pour se démarquer dans un marché de plus en plus concurrentiel. Les codes promo sont devenus un levier majeur d’acquisition et de fidélisation des joueurs, tout en offrant une expérience de jeu plus avantageuse aux utilisateurs.

Les défis et opportunités du numérique camerounais

La transformation numérique du Cameroun révèle un paradoxe fascinant : celui d’un pays qui embrasse l’innovation tout en naviguant entre obstacles structurels et opportunités émergentes.

Les freins au développement

Le secteur fait face à des défis fondamentaux : insuffisance des infrastructures rurales, fracture numérique persistante et manque de compétences digitales, particulièrement dans les PME traditionnelles.

Les leviers de croissance

Face à ces enjeux, le gouvernement déploie un arsenal d’initiatives :

  • Un régime fiscal incitatif pour les startups innovantes
  • Le Centre Digital et d’Innovation du Cameroun (CDIC)
  • Des programmes de formation numérique ambitieux

Perspectives d’avenir

L’économie numérique camerounaise atteint un tournant décisif. Les avancées dans la fintech, le e-commerce et le divertissement en ligne esquissent les contours d’un écosystème digital mature.

Pour concrétiser ces ambitions, plusieurs priorités émergent :

  • L’extension des infrastructures vers les zones rurales
  • Le renforcement de la formation aux métiers du numérique
  • L’adaptation du cadre réglementaire à l’innovation
  • Le développement des partenariats public-privé

La transformation numérique du Cameroun, bien qu’inégale, trace une voie prometteuse. Si les défis restent nombreux, les succès enregistrés dans plusieurs secteurs démontrent la capacité du pays à construire un écosystème digital inclusif et durable.

Click to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Dernières actualités

Kousseri : Manifestations violentes de jeunes

Published

on

Kousseri : Manifestations violentes de jeunes
Spread the love

La ville de Kousseri dans la région de l’Extrême-Nord a connu une journée du 27 juillet 2026 agitée. Selon des images circulant sur les réseaux sociaux et authentifiées par des sources locales, des hordes de jeunes gens en furie se sont déchaînés dans les rues du quartier Wali, brûlant des pneus et criant leur rage d’en decoudre avec les forces de l’ordre et notamment des policiers. Leur marche s’est heurtée à un mur sécuritaire érigé par la police, la gendarmerie et des militaires prêts au combat, autour de la préfecture du Logone et Chari et des bâtiments administratifs voisins.

D’après Mahamat, un résident de Kousseri, »ils voulaient en découdre avec les policiers impliqués dans la mort de leurs amis la semaine dernière ». Parlant d’une opération de lutte contre la consommation de stupéfiants effectuée le 22 juillet dernier par une mission des Équipes spéciales d’intervention rapide (Esir) dans ce quartier réputé abriter des personnes à la moralité douteuse. La descente faite à la suite d’un renseignement, avait abouti à la mort de deux jeunes, dans un contexte de refus d’obtempérer des personnes interpellées dans un domicile.

C’est donc la mort par balles de ces deux jeunes voulaient venger. »Certains d’entre eux disaient connaître les policiers impliqués dans ce drame», rapporte Idrissa, habitant de Kousseri, en soulignant que »ils ne croient pas à l’enquête annoncée par le préfet ». Notre source précise que, »ils ont incendié la maison d’une dame présentée comme celle ayant déposé une plainte pour dénoncer les jeunes qui fument et causent des dégâts dans le quartier. Ils disent que c’est après sa plainte que les policiers sont descendus les arrêter’‘. Au passage, une moto garée dans un carrefour, s’est ajoutée aux dégâts collatéraux en finissant dans le feu.

Face à la difficulté, le préfet Mathias Fombele est resté terré dans son bureau, pour apprécier la situation. C’est le sultan de Kousseri qui est personnellement descendu sur le terrain ramener la paix. »Le sultan est passé de carrefour en carrefour parler aux manifestants, puis il les a emmenés au sultanat. Il leur a dit qu’il y a une enquête qui est ouverte, que même si cela prend du temps, une chose est certaine, les policiers impliqués dans vette affaire vont répondre de leurs actes. Que Yaoundé est au courant de ce qui se passe et qu’ils auront une réponse d’ici peu’‘, rapporte Idrissa qui a assisté à la rencontre.

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Dernières actualités

SIARC 2026 : le pari de l’innovation pour faire entrer l’artisanat camerounais dans une nouvelle économie

Published

on

SIARC 2026 : le pari de l’innovation pour faire entrer l’artisanat camerounais dans une nouvelle économie
Spread the love

Au Musée national de Yaoundé, les étals racontent une histoire commune. Un tissu tressé à la main côtoie un objet en cuir travaillé selon des techniques séculaires. Pendant dix jours, des milliers d’artisans venus du Cameroun et d’ailleurs occupent l’espace. Le Salon international de l’artisanat du Cameroun a ouvert ses portes le 27 juillet, porté par une ambition qui dépasse la simple exposition de savoir-faire.

Le représentant personnel du chef de l’État a donné le ton dès la cérémonie d’ouverture. Selon le Premier ministre Joseph Dion Ngute, le SIARC contribue à revaloriser les métiers de l’artisanat, à susciter des vocations et à transmettre les savoir-faire aux nouvelles générations. Il ajoute que l’événement sensibilise le public aux mutations que connaît le secteur, notamment en matière d’innovation.

Un secteur plus vaste qu’il n’y paraît

Le ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie sociale et de l’Artisanat, Achille Bassilekin III, veut corriger une image trop étroite de l’artisanat camerounais. « Nous avons recensé un peu plus de 240 métiers artisanaux au Cameroun », affirme-t-il. Le secteur couvre les métiers d’art, de production et de services. Il cite les coiffeurs, les plombiers, les menuisiers, les vanniers et les potiers. Ensemble, ces activités mobilisent près de 60 % de la population active.

Pour les pouvoirs publics, l’enjeu consiste désormais à accompagner ces acteurs pour qu’ils vivent durablement de leur métier. « Il faut permettre que ceux qui en vivent au quotidien puissent libérer leur potentiel de créativité, valoriser leurs produits et surtout faciliter l’accès aussi bien au marché national qu’aux marchés étrangers », explique Achille Bassilekin III.

Innover sans perdre son identité

Le thème retenu cette année, « Entre tradition et modernité. Comment stimuler l’innovation artisanale ? », résume cette tension. Le Premier ministre Joseph Dion Ngute la reprend à son compte dans son discours d’ouverture. Il interroge directement les artisans et les experts présents. L’innovation implique-t-elle nécessairement une rupture avec les traditions et les savoir-faire ancestraux ? Ou devrait-elle plutôt puiser dans le patrimoine pour concevoir des produits nouveaux et améliorer les procédés de fabrication ?

Sa réponse ne laisse pas de doute. « Loin d’être inconciliables, tradition et modernité peuvent constituer le socle d’un artisanat renouvelé, compétitif et durable », affirme-t-il. La tradition apporte l’identité, la mémoire et l’inspiration. La modernité apporte de nouveaux outils, de nouveaux modes de production et de nouveaux circuits de commercialisation.

Le ministre Bassilekin traduit cette philosophie en feuille de route concrète. Le SIARC prévoit des conférences et des ateliers consacrés à l’innovation, au marketing, au design, à la propriété intellectuelle, à la normalisation et à la certification. « Des produits artisanaux normés constituent de vraies opportunités d’accès au marché », insiste-t-il. Cette stratégie répond aux exigences de la Zone de libre-échange continentale africaine, qui ouvre un marché de plus de 1,3 milliard de consommateurs aux entreprises camerounaises.

Une politique d’État assumée

Dans son discours, Joseph Dion Ngute inscrit cette ambition dans un cadre plus large. Le gouvernement camerounais, sous l’impulsion du président Paul Biya, entend faire de l’artisanat un levier majeur de la transformation structurelle de l’économie, de la création de richesses et d’emplois, et de la promotion d’une croissance inclusive. La Stratégie nationale de développement identifie plusieurs filières à fort potentiel, dont le bois, le textile-coton, la confection, le cuir et la transformation agroalimentaire.

Le Premier ministre détaille les priorités qui en découlent. Mieux structurer le secteur. Renforcer les capacités des artisans. Améliorer la qualité et la compétitivité des produits. Consolider le cadre juridique et institutionnel. Favoriser la transition des unités artisanales vers le secteur formel, condition de leur accès au financement et aux chaînes de valeur.

Cette politique s’appuie sur des relais concrets. Des villages artisanaux internationaux, régionaux et spéciaux ont été créés. Des salons et des foires se tiennent régulièrement aux niveaux communal, départemental, régional et national. Le SIARC en constitue, selon le Premier ministre, l’expression la plus emblématique.

La jeunesse et les femmes en première ligne

L’édition 2026 intervient quelques semaines après la publication de l’Annuaire statistique 2025 du ministère. Le document montre que 42 % des petites et moyennes entreprises sont créées par des jeunes. L’entrepreneuriat féminin poursuit également sa progression. Pour les organisateurs, ces chiffres confirment un basculement. Les artisans ne sont plus seulement les gardiens d’un héritage culturel. Ils deviennent des créateurs d’emplois et des producteurs de richesse.

Joseph Dion Ngute reprend cette lecture dans sa conclusion. Il dit compter sur la sagacité des experts et des professionnels présents pour dégager des propositions concrètes. L’objectif affiché est que l’artisanat contribue à l’autonomisation des jeunes et des femmes, à la création d’emplois décents et à une croissance inclusive.

La Côte d’Ivoire, invitée d’honneur, plaide pour l’intégration régionale

Le Cameroun n’est pas seul à porter cette ambition. En accueillant l’Algérie et la Côte d’Ivoire comme pays invités d’honneur, il ouvre le débat à l’échelle continentale. Le ministre ivoirien en charge de l’industrie et de l’artisanat, Ibrahim Kalil Konaté, situe l’enjeu dans une perspective économique précise. Il rappelle que l’artisanat constitue le deuxième secteur pourvoyeur d’emplois en Afrique après l’agriculture, avec une croissance estimée à plus de 5 %.

Le ministre détaille la trajectoire ivoirienne. La valeur ajoutée du secteur est passée de 3 855 milliards FCFA en 2015 à 8 633 milliards FCFA en 2022. Elle représente aujourd’hui 19,5 % du produit intérieur brut ivoirien et 30 % de l’emploi total du pays. Sous l’impulsion du président Alassane Ouattara, l’artisanat a été inscrit au premier axe du Plan national de développement 2026-2030, celui de la promotion du secteur privé et de la réduction de l’informalité. Des réformes du cadre légal et réglementaire sont prévues, ainsi qu’un renforcement de la Chambre des métiers de Côte d’Ivoire.

Pour Ibrahim Kalil Konaté, le SIARC dépasse largement le cadre commercial. « Ce salon, qui réunit sur cette terre camerounaise des artisans venus de tout le continent, est bien plus qu’une vitrine commerciale. Il est un acte de coopération Sud-Sud », déclare-t-il. Il y voit une pierre posée à l’édifice d’une Afrique commerçante, qui valorise ses propres talents et investit dans sa propre jeunesse. Le ministre annonce que son pays vient à Yaoundé pour nouer des partenariats durables et échanger ses expériences en matière de formation et de promotion des produits artisanaux.

Un carrefour continental

Le Premier ministre camerounais salue à son tour la présence du Maroc, de la Côte d’Ivoire et de l’Algérie, qu’il présente comme un témoignage de l’amitié et de la coopération entre les pays africains. Il se félicite également de la présence du secrétaire général de l’Organisation pour le développement et la promotion de l’artisanat africain, de retour de la 12e Conférence des ministres de cette organisation, tenue à Bamako. Les réformes issues de ces assises devraient renforcer, selon lui, la structuration et le rayonnement de l’artisanat africain.

Dix jours durant, le SIARC se présente ainsi comme un carrefour où le savoir-faire artisanal rencontre les exigences de la compétitivité et les perspectives du marché africain. Entre les étals du Musée national, artisans camerounais, ivoiriens, algériens et maliens comparent leurs gestes et leurs matières. Chacun d’eux, à sa mesure, teste déjà la promesse portée par les discours officiels.

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Dernières actualités

Entrepreneuriat : Yaya Ousman Tchounkeu Batchamen, le bâtisseur de la première école des ascenseurs

Published

on

Entrepreneuriat : Yaya Ousman Tchounkeu Batchamen, le bâtisseur de la première école des ascenseurs
Spread the love

Le parcours de Yaya Ousman Tchounkeu Batchamen ne suit pas une trajectoire classique. Né à Makénéné, il commence par le football. En France, il évolue comme joueur semi-professionnel sous les couleurs du FC Grimaud puis du Sporting Club Toulon. En parallèle, il prépare son avenir loin des terrains.

Il choisit l’électrotechnique. Cette formation lui ouvre les portes des métiers de l’énergie et des installations électriques. Il poursuit ensuite une spécialisation dans les technologies des ascenseurs à Tours. Il y apprend la mise en service, la programmation, le réglage et la maintenance des équipements de mobilité verticale. Son expérience professionnelle débute comme électricien aux Prairies de la Mer. Il rejoint ensuite TK Elevator en qualité de technicien metteur en service. Il participe aux essais, aux réglages et à la programmation d’ascenseurs destinés aux immeubles résidentiels, commerciaux et industriels. Cette expérience lui permet de maîtriser les normes de sécurité et les exigences techniques du secteur.

Fort de cette expérience, il décide de rentrer au Cameroun. Il fonde BTE Engineering Group Cameroun, une entreprise spécialisée dans l’ingénierie électrique, les solutions énergétiques et les ascenseurs. Aujourd’hui, l’entreprise dispose d’un capital social de 83 millions de FCFA, emploie plus de vingt collaborateurs et intervient dans l’installation, la maintenance, le dépannage et la modernisation des ascenseurs ainsi que dans les installations électriques et les solutions solaires. Selon les données communiquées par l’entreprise, son chiffre d’affaires s’est établi à 39 millions de FCFA entre 2024 et 2025.

Mais l’entrepreneur estime que le véritable défi dépasse les résultats financiers. « Le projet de création de l’académie BTE Engineering répond à une vision de long terme. Développer une expertise locale dans un secteur technique encore peu structuré en Afrique centrale », explique-t-il.

Une école pour répondre à une pénurie de techniciens

À Nyom, dans la périphérie de Yaoundé, Yaya Ousman Tchounkeu Batchamen prépare la création de ce qu’il présente comme la première école spécialisée dans les métiers des ascenseurs au Cameroun et en Afrique centrale. L’investissement est évalué à 428 millions de FCFA. Il financera les bâtiments, les équipements pédagogiques, les ateliers pratiques et les programmes de formation.

Pour le promoteur, le besoin est devenu évident. Le développement des immeubles de grande hauteur, des hôtels, des centres commerciaux et des infrastructures publiques augmente la demande en ascenseurs. En revanche, les techniciens qualifiés restent rares. « Le secteur fait face à un manque important de techniciens spécialisés capables d’assurer l’installation, la maintenance et le dépannage des équipements de mobilité verticale. Notre projet vient répondre à cette problématique en créant une formation adaptée aux réalités du marché et aux exigences internationales », affirme-t-il.

L’académie ambitionne de former 150 techniciens durant ses premières années d’activité. Les enseignements seront centrés sur la pratique afin de rendre les diplômés rapidement opérationnels. Les débouchés visés concernent les entreprises spécialisées dans les ascenseurs, la maintenance industrielle, le BTP, les promoteurs immobiliers, les hôtels, les administrations publiques et toutes les structures ayant besoin de compétences techniques.« Notre objectif est de former des professionnels qui répondent directement aux besoins du marché », résume le fondateur. Il annonce également la mise en place de partenariats avec des industriels afin de faciliter l’insertion professionnelle des futurs diplômés. « À terme, nous voulons créer un véritable écosystème reliant la formation, l’entreprise et l’emploi. »

Une ambition qui dépasse le Cameroun

Le projet ne se limite pas au marché national. Son initiateur affiche déjà une vision régionale. « Notre première ambition est de construire un centre de référence au Cameroun capable de répondre aux besoins nationaux en matière de formation aux métiers de l’ascenseur et de l’ingénierie technique. À moyen terme, nous avons effectivement une vision sous-régionale, car les besoins en compétences spécialisées existent également dans plusieurs pays d’Afrique centrale. » Pour concrétiser cette ambition, BTE Engineering Group souhaite associer les pouvoirs publics, les organismes de formation, les bailleurs de fonds et les partenaires industriels. « La réussite d’un tel projet nécessite une collaboration entre le secteur privé, les institutions et les acteurs industriels », insiste-t-il.

Au-delà de la création d’une école, Yaya Ousman Tchounkeu Batchamen défend une vision de développement industriel fondée sur la formation. Il veut faire de BTE Engineering Academy un centre reconnu dans les métiers des ascenseurs, de l’électrotechnique et de la maintenance industrielle. « Les perspectives sont importantes, car la mobilité verticale accompagne directement la modernisation des villes. Nous voulons contribuer à créer des emplois qualifiés, renforcer les compétences locales et participer à l’émergence d’une expertise technique africaine capable de répondre aux défis des infrastructures de demain. » Sa vision tient en une phrase: « Former aujourd’hui les techniciens qui construiront et maintiendront les infrastructures de demain. »

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Trending

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infosCliquez ici