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Bananes : avec des exportations en baisse de 39% en octobre, PHP réalise sa plus mauvaise performance depuis début 2024

(Investir au Cameroun) – Au cours du mois d’octobre 2024, les exportations de la société des Plantations du haut Penja (PHP), l’une des deux filiales de la Compagnie fruitière de Marseille au Cameroun, ont chuté de 39%. Selon les données révélées par l’Association bananière du Cameroun (Assobacam), ces ventes à l’international ont culminé à 9894 tonnes en octobre 2024, après 16 252 tonnes à la même période en 2023, révélant ainsi une baisse en valeur absolue de 6358 tonnes en glissement annuel.
C’est la plus mauvaise performance réalisée depuis le début de l’année 2024 par le leader du marché de la banane au Cameroun. En effet, sur la foi des données publiées mensuellement par l’Assobacam, il faut remonter au mois de mai 2023 pour retrouver pareille performance de la PHP (9761 tonnes exportées). Cependant, les volumes d’octobre 2024 et de mai 2023 sont de loin plus reluisants que les 8714 tonnes de bannes expédiées vers le marché international en juillet 2023 par cette entreprise. Même en 2020, en pleine période du Covid-19, PHP n’avait pas pu faire pire.
Comme à l’accoutumée, la contre-performance de cette entreprise en octobre 2024 a déteint sur l’ensemble des exportations de bananes du Cameroun. Selon l’Assobacam, elles ont atteint 13 898 tonnes en octobre 2024, en baisse de 5635 tonnes (-28,9%) par rapport aux 19 533 tonnes expédiées vers l’international au mois d’octobre 2023.
Au demeurant, la PHP n’est pas le seul producteur de bananes à avoir plombé les performances de la filière en octobre 2024. Avec des ventes de seulement 2092 tonnes à l’étranger au cours de la période sous revue, l’agro-industriel public CDC a enregistré une baisse de sa performance de 19% (-494 tonnes) en glissement annuel. En effet, en octobre 2023, les exportations de cette entreprise contrôlée à 100% par l’État du Cameroun avaient culminé à 2586 tonnes.
La CDBM sauve la mise
Sur la même période, Boh Plantations Plc enregistre également une baisse de ses exportations de bananes de 25%. Les ventes de ce producteur ont en effet atteint 661 tonnes en octobre 2024, contre 883 tonnes un an plus tôt, révélant une réduction des volumes de 222 tonnes en valeur absolue.
Seule la Compagnie des bananes de Mondoni (CDBM), la 2ᵉ filiale de Compagnie fruitière de Marseille au Cameroun, a vu ses exportations progresser en octobre 2024, par rapport à la même période en 2023. Arrivée sur le marché en juin 2023, cette entreprise qui dispute désormais la place de numéro 3 du marché camerounais à Boh Plantations Plc, a exporté 1251 tonnes de bananes en octobre 2024, après 695 tonnes (+556 tonnes) en octobre 2023. Ce qui révèle une augmentation des volumes expédiés de 80% en valeur relative.
La banane fait partie des principaux pourvoyeurs de recettes d’exportation au Cameroun. Selon les données de l’Institut national de la statistique (INS), pour la seule année 2023, le Cameroun a exporté pour 42,9 milliards de FCFA de bananes vers les pays du G7, groupe constitué des sept pays les plus industrialisés au monde (Canada, France, Allemagne, Italie, Japon, Grande-Bretagne et États-Unis).
Afin de pouvoir tirer davantage de revenus de ce produit d’exportation, le pays entend porter la production nationale annuelle à 500 000 tonnes en 2030 (contre 210 000 à 240 000 tonnes actuellement, NDLR), selon les projections contenues dans la Stratégie nationale de développement du Cameroun à l’horizon 2030 (SND 20-30).
Brice R. Mbodiam
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les Jeunes Patriotes préparent une veillée pour célébrer les 44 ans de Paul Biya au pouvoir

L’Association des Jeunes Patriotes du Cameroun et de la Diaspora s’apprête à rendre un vibrant hommage à l’homme du 6 novembre 1982, Son Excellence Paul Biya.
En conférence de presse le lundi 26 octobre 2026 à Ebolowa, Roger Davy Ella Enguele, le secrétaire général du bureau exécutif national de l’Association des Jeunes Patriotes du Cameroun et de la Diaspora, a confié aux journalistes accrédités que l’initiative dans ses deux déclinaisons consiste dans un premier volet à organiser le 5 novembre 2026 une méga veillée de sensibilisation et de remobilisation des jeunes, des femmes et des hommes autour de la célébration du 44ᵉ anniversaire de l’accession à la magistrature suprême du président de la République Son Excellence Paul Biya au quartier Mbanga.
La deuxième articulation sera une séquence d’éducation au patriotisme et au loyalisme qui sera axée sur une orientation pour une ruée massive vers les urnes pour les élections municipales et législatives à venir dans la ville d’Ebolowa et ses environs.
Ces interventions, a précisé Roger Davy Ella Enguele, sont accompagnées et soutenues de bout en bout par les chefs des communautés anglophones, Bamileke, Haoussa, et les leaders des autres communautés des ressortissants des autres régions de l’Est, du Centre, du Littoral, du département de l’Océan qui ont souscrit entièrement à cette démarche. Car si Mbanga est un quartier cosmopolite, il reste également et pour toujours un bastion infranchissable du RDPC, donc une propriété exclusive de Son Excellence Paul Biya.
La pensée politique de Paul Biya
Lorsqu’il prête serment pour la première fois le 6 novembre 1982, Paul BIYA axe son action sur la démocratisation de la vie politique, la libéralisation sociale et économique, la rigueur dans la gestion, la moralisation des comportements et le renforcement de la coopération internationale.
Le nouveau chef de l’État décide d’asseoir son pouvoir sur la structure politique la mieux organisée de l’époque, l’ancien parti unique : l’Union Nationale Camerounaise (UNC). Il est élu président du Parti le 14 septembre 1983. Il organise ensuite une élection présidentielle anticipée et est élu Président de la République en janvier 1984, réélu en avril 1988 et en octobre 1992. Ce dernier scrutin est la première élection présidentielle au suffrage universel direct avec multiplicité de candidatures dans l’histoire du Cameroun. En novembre 1997 et en octobre 2004, il est réélu pour un mandat de sept ans.
Paul BIYA décide alors d’accélérer les réformes politiques pour engager résolument le pays dans la voie de la modernisation, la démocratisation et la participation du plus grand nombre au processus de prise de décision. En mars 1985, il redynamise l’UNC, lors d’un mémorable Congrès tenu à Bamenda, en réorganisant ses structures et en la rebaptisant Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC).
Puis il encourage ses compatriotes à s’intéresser à la vie politique et à exprimer librement leurs idées. Il n’en fallait pas plus pour susciter un foisonnement d’initiatives de toutes tendances. Y compris au sein même de son propre parti, le RDPC. Paul BIYA dira plus tard : «le nom Rassablement Décmocratique du Peuple Camerounais (RDPC) n’est pas dû au hasard. Il s’agissait, en effet, d’abord, de rassembler, sans exclusive, nos concitoyens de bonne volonté, pour qui l’unité et la stabilité de notre pays sont les biens les plus précieux. Il s’agissait aussi de démocratiser une société politique qui avait eu sans doute ses mérites à un moment de notre histoire nationale, mais qui paraissait incapable d’évoluer. Il s’agissait enfin de rapprocher le pouvoir du peuple souverain, afin que celui-ci soit mieux associé à la conduite des affaires publiques . Ce sont ces objectifs que le RDPC s’est efforcé d’atteindre progressivement. D’abord en s’appliquant à lui-même les règles de pluralisme, ensuite, en donnant la parole à la base pour qu’elle puisse s’exprimer. C’est dire que lorsque le vent d’Est a abordé le rivage de l’Afrique, nous avions déjà entamé le processus démocratique« .
Le « vent d’Est » dont parle le chef de l’État stimule, en 1990, moult initiatives politiques de toutes colorations. Même si les premiers partis d’opposition ne sont reconnus et légalisés qu’en début février 1991, l’année 1990 marque l’apothéose du processus démocratique camerounais. Cette année-là, le Cameroun a renoué de manière irréversible avec la démocratie pluraliste.
C’est l’aboutissement du travail mené avec méthode, tact et réalisme par Paul BIYA dès son accession à la Magistrature suprême le 6 novembre 1982. Son expérience à la tête de l’État lui a permis de consolider les acquis démocratiques (élections pluralistes, Constitution moderne) et d’engager une profonde réforme de l’État. En outre, la paix et l’unité ont été préservées, voire renforcées.
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Le Pcrn invite Atanga Nji à reconsidérer sa décision de suspension du Fsnc
Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, Christian Ndjock Nkongo, Secrétaire National aux Affaires Politiques aux Droits de l’Homme et aux Libertés du Parti camerounais […]
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« s’agit-il d’une mesure conservatoire ou d’une autre sanction s’ajoutant à celle de la justice ? », Tomaino Ndam Njoya

Pour l’Union démocratique du Cameroun, la suspension du FSNC suscite des interrogations.
Par la plume d’Hermine Patricia Tomaino Ndam Njoya, l’Union démocratique du Cameroun (UDC) pose une série d’interrogations sur la suspension du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC). Ces interrogations démontrent une incompréhension de la décision prise par le ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji. Ce dernier a suspendu le parti d’Issa Tchiroma Bakary pour une période de trois mois.
Les motifs avancés par le membre du gouvernement dans son arrêté sont l’appel à l’insurrection, l’atteinte à l’intégrité territoriale, à l’unité nationale et à la souveraineté nationale, l’incitation à la violence ayant occasionné des destructions de biens publics et privés, des troubles graves à l’ordre public et la résidence de l’un des dirigeants statutaires à l’étranger.
Retrouvez ci-dessous le communiqué de l’UDC.
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