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Fichier solde de l’Etat : Paul Biya ordonne la révocation de 1172 fonctionnaires

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Fichier solde de l’Etat : Paul Biya ordonne la révocation de 1172 fonctionnaires
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Une vague de radiations a secoué la Fonction publique camerounaise. 1 172 agents ont été révoqués ou licenciés, comme l’a annoncé le ministre Joseph-Le. Cette décision fait suite à une opération de contrôle rigoureuse qui a mis en évidence de nombreuses anomalies dans les effectifs de l’État. Les agents concernés sont principalement reprochés des absences injustifiées et des irrégularités dans leur situation administrative.

Ces licenciements, apprend-on, ont été faits dans le cadre de la phase contentieuse de l’Opération de comptage physique des personnels de l’État (COPPE).

En octobre 2024, le président Paul Biya a annoncé que 8000 agents publics risquent d’être retirés des fichiers de solde en raison d’absences injustifiées.

Cette mesure fait partie de la préparation du budget 2025 et s’inscrit dans le cadre de l’opération de comptage physique des personnels de l’État, lancée en 2018.

Depuis juillet 2024, tout fonctionnaire absent plus de 30 jours sera révoqué. Sur 8766 cas d’absences irrégulières, 7133 n’ont pas pu justifier leur absence.

En 2021, l’élimination de 10 000 agents fictifs avait permis d’économiser environ 30 milliards de FCFA.

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Agro-alimentaire : Mârah transforme le sésame, l’arachide et la pistache en produits à valeur ajoutée

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Agro-alimentaire : Mârah transforme le sésame, l’arachide et la pistache en produits à valeur ajoutée
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Deuxième de la finale panafricaine du Prix Pierre Castel 2026, organisée le 30 septembre à Cotonou, au Bénin, Riter Metiayim porte les ambitions de Biotop Commodity SARL. Avec sa marque Mârah, l’entreprise camerounaise transforme le sésame, l’arachide et la pistache en huiles vierges et en poudres alimentaires. Elle veut désormais augmenter ses volumes de production.

Le Made in Cameroon s’est distingué sur la scène entrepreneuriale africaine. Le 30 septembre 2026, à Cotonou, Riter Metiayim, promotrice de Biotop Commodity SARL, a décroché la deuxième place de la finale panafricaine du Prix Pierre Castel. Ce prix récompense le parcours d’une entreprise qui transforme des graines agricoles locales en produits finis, commercialisés sous la marque Mârah.

Cette distinction fait suite à sa qualification lors de la finale nationale camerounaise du 27 juillet 2026. La dirigeante avait déjà participé à la compétition en 2025, parmi les six finalistes de la sélection nationale. Son retour en 2026 lui a ouvert les portes de la finale panafricaine et a accru la visibilité de son activité.

UNE OPPORTUNITÉ DEVENUE ENTREPRISE

L’histoire de Biotop Commodity remonte à 2018, apprend-on. Riter Metiayim travaille alors comme gestionnaire de comptes dans une banque de la place. Un client lui demande de l’huile de sésame, qu’il veut intégrer à son alimentation sur recommandation médicale. Malgré ses recherches, elle n’en trouve pas sur le marché camerounais. « J’ai fouillé partout, je n’ai pas trouvé », raconte-t-elle.

Cette difficulté lui révèle un créneau commercial. Après deux années de maturation, elle crée officiellement Biotop Commodity SARL en 2020. L’entreprise se consacre d’abord au sésame, puis élargit son activité à l’arachide et à la pistache. Elle commercialise des huiles vierges obtenues par pression à froid, ainsi que des poudres alimentaires déshuilées issues de l’extraction. Elle valorise ainsi les graines au-delà de leur vente à l’état brut.

ONZE TONNES DE GRAINES TRANSFORMÉES PAR AN

Biotop Commodity s’approvisionne auprès de coopératives agricoles. Le sésame vient du Nord. L’arachide et la pistache sont achetées à des producteurs organisés en coopératives dans le Littoral et le Centre. L’entreprise transforme actuellement 11 tonnes de graines par an, soit 7 tonnes de sésame, 3 tonnes d’arachide et 1 tonne de pistache. Selon sa promotrice, cette activité donne environ 5 500 litres d’huile chaque année.

Le processus comprend plusieurs opérations. Après la pression, l’équipe décante et filtre l’huile. Elle envoie ensuite des échantillons en laboratoire avant l’embouteillage et l’étiquetage. « C’est lorsque le laboratoire nous garantit que l’huile est conforme à l’utilisation que nous pouvons aller au niveau de la salle d’embouteillage », explique Riter Metiayim.

L’entreprise dispose d’une ligne dont la capacité annoncée atteint environ 1 000 bouteilles par jour. Elle emploie neuf salariés permanents, dont de jeunes recrues qu’elle forme aux tâches de production et de conditionnement.

Cette distinction arrive au moment où Biotop Commodity prépare une nouvelle phase de développement. L’entreprise vise une production de 10 000 litres d’huile et de 10 000 kg de poudre alimentaire d’ici à la fin de 2026. Elle envisage aussi de lancer de nouveaux produits et de rapprocher ses activités des bassins de production.

La rentabilité dépendra de la maîtrise des coûts, de la régularité des approvisionnements et de la capacité à écouler des volumes plus importants. La promotrice avance une marge de 60 à 70 %. Cet indicateur reste à apprécier au regard des charges réellement supportées par l’entreprise. Avec Mârah, Biotop Commodity veut capter une plus grande part de la valeur ajoutée issue des productions agricoles camerounaises.

La deuxième place obtenue à Cotonou renforce cette ambition. Le prochain défi consistera à convertir cette reconnaissance en débouchés commerciaux et en croissance durable de la production.

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AGENDA : Cosumaf – RAPEC – JEF 2026 – Rebranding Africa Forum

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AGENDA : Cosumaf – RAPEC – JEF 2026 – Rebranding Africa Forum
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Marché financier : La Cosumaf lève les restrictions

A partir du 1er novembre 2026, les entreprises et autres émetteurs pourront mobiliser des financements privés sur le marché financier de la CEMAC. Le placement privé consiste à proposer des titres financiers à un groupe déterminé d’investisseurs, sans publicité auprès du grand public. Ils ne pourront pas être soumis au plafond de 20 milliards FCFA applicable sur 12 mois. Ces dispositions figurent dans le règlement modificatif adopté le 7 octobre 2026 à N’Djamena, par le Comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique Central (UMAC) sur proposition de la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique Central (Cosumaf).

Développement communautaire : Une formation initiée par le RAPEC

Il sera organisé du 25 au 28 novembre 2026, à Yaoundé, une formation professionnelle sur la gestion des projets et le développement communautaire. L’évènement est organisé par le Réseau pour l’accompagnement des produits et entrepreneurs camerounais (RAPEC). Pendant quatre jours, des participants vont être outillés aux études de cas adaptées au contexte africain, assister aux ateliers pratiques, aux exercices d’application, avec à la clé une attestation de fin de formation entre autres. Sont attendus, des cadres d’administration, des chargés de projets, des membres des Collectivités territoriales décentralisées, des ONG…

Journée de l’emploi : Douala va abriter l’évènement

La ville de Douala va abriter la 7ème édition de la Journée de l’emploi et de la formation (JEF 2026) sous le thème : «Capital humain, levier intournable pour la croissance et la prospérité des entreprises». L’évènement aura lieu du 28 au 30 octobre 2026. Au programme, des masterclass, pour développer des compétences, des ateliers pratiques permettront de passer à l’action, des conférences pour comprendre les enjeux du marché, des tables rondes pour échanger avec des professionnels et des experts, des opportunités d’emploi et des stages.

Rebranding Africa Forum : On parle d’investissement pour la santé en Afrique

Bruxelles la capitale belge va accueillir la 12ème édition du Rebranding Africa Forum prévue les 23 et 24 octobre 2026. L’évènement est placé sous le thème : «Systèmes de santé en Afrique : innover pour soigner, soigner pour développer». Les travaux porteront sur la production locale de médicaments et de vaccins, les investissements dans les infrastructures, la formation du personnel médical et la santé numérique. Les possibilités offertes par l’intelligence artificielle pour le diagnostic et le suivi des patients seront également examinées.

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Alios Finance Cameroun : la SFI investit 6,6 milliards de FCFA dans son emprunt obligataire

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Alios Finance Cameroun : la SFI investit 6,6 milliards de FCFA dans son emprunt obligataire
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Dans un document financier publié le 14 octobre 2026, la Société financière internationale révèle les détails de sa participation à l’opération obligataire lancée par Alios Finance Cameroun. L’institution du Groupe de la Banque mondiale apporte jusqu’à 6,6 milliards de FCFA à un financement destiné notamment aux PME, avec un dispositif de partage des risques et des engagements spécifiques en faveur des entreprises détenues par des femmes.

La Société financière internationale (SFI), filiale du Groupe de la Banque mondiale dédiée au secteur privé, apporte son soutien à Alios Finance Cameroun. Dans une fiche d’investissement rendue publique le 14 octobre 2026 et consultée par Défis Actuels, l’institution détaille son engagement dans une émission obligataire de la Société camerounaise de crédit automobile (SCCA), qui exerce sous la marque commerciale Alios Finance Cameroun.

Enregistrée sous le numéro 51984, l’opération porte sur une enveloppe maximale de 13,2 milliards de FCFA, dont 6,6 milliards susceptibles d’être mobilisés directement par la SFI. Cette participation représente la moitié du financement envisagé dans la documentation de l’institution internationale.

Mais le calendrier révélé par la SFI apporte un éclairage supplémentaire. Le projet a été approuvé le 26 juin 2026, signé le 30 juin, puis enregistré comme investi le 25 août 2026. Autrement dit, l’engagement de l’institution financière internationale ne relève plus de la seule intention de financement. Sa matérialisation figure dans les données officielles publiées par la SFI.

UNE OPÉRATION DÉJÀ LANCÉE SUR LE MARCHÉ RÉGIONAL

Ce financement s’inscrit dans l’emprunt obligataire lancé par Alios Finance Cameroun le 29 juin 2026 sur le marché financier de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). L’entreprise avait annoncé vouloir lever 13 milliards de FCFA à travers deux tranches.

La première, d’un montant de 10 milliards, est assortie d’un taux d’intérêt annuel brut de 6,60 % sur trois ans. La seconde, de 3 milliards de FCFA, offre une rémunération annuelle brute de 7,20 % sur cinq ans.

L’opération, autorisée par la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (COSUMAF) sous le visa APE 04/26, est conduite par un consortium comprenant Société Générale Capital Securities Central Africa, Attijari Securities Central Africa et Elite Capital Securities Central Africa.

Initialement prévue pour s’achever le 20 juillet, la période de souscription avait été prolongée au 7 août, puis au 10 septembre 2026. Ces reports avaient laissé ouverte la question de la capacité de l’émetteur à mobiliser l’intégralité des ressources recherchées.

La publication de la SFI apporte désormais une confirmation sur la participation de l’investisseur institutionnel, sans toutefois préciser le montant définitif collecté auprès de l’ensemble des souscripteurs.

Une différence apparaît également entre les 13 milliards annoncés au public et le plafond de 13,2 milliards figurant dans le document de la SFI. Les éléments consultés ne permettent pas d’en déterminer l’origine.

UN FINANCEMENT DE CINQ ANS POUR DÉVELOPPER LE CRÉDIT-BAIL

Selon la fiche financière examinée par Défis Actuels, les titres concernés par l’investissement de la SFI sont des obligations senior non garanties, d’une maturité de cinq ans, avec remboursement du principal par échéances semestrielles égales.

Le caractère senior signifie que ces titres bénéficient d’un rang de remboursement prioritaire par rapport aux dettes subordonnées. En revanche, l’absence de sûretés spécifiques signifie qu’ils ne sont pas directement adossés à des actifs donnés en garantie.

L’objectif économique de l’opération est de renforcer les capacités d’Alios Finance Cameroun à financer les équipements productifs, les investissements des entreprises et les besoins des micro, petites et moyennes entreprises.

Le crédit-bail occupe une place particulière dans ce dispositif. Cette formule permet à une entreprise d’utiliser des équipements professionnels, des véhicules ou des machines moyennant des loyers, sans devoir nécessairement mobiliser immédiatement la totalité de leur prix d’acquisition.

Pour les PME camerounaises, dont l’accès aux financements bancaires à moyen terme demeure souvent difficile, ce mécanisme constitue une alternative au crédit classique.

En apportant des ressources sur cinq ans, la SFI entend ainsi accompagner le développement d’une activité qui exige des financements relativement longs, mieux adaptés à la durée d’utilisation des équipements.

AU MOINS 15 % DES RESSOURCES RÉSERVÉES AUX ENTREPRISES FÉMININES

L’une des particularités de l’opération concerne l’affectation des fonds. La documentation prévoit qu’au moins 15 % du produit de l’émission soient destinés aux micro, petites et moyennes entreprises détenues par des femmes.

Sur une enveloppe de 13,2 milliards de FCFA, cette proportion représenterait au minimum 1,98 milliard de FCFA si le montant maximal était effectivement mobilisé.

Cette orientation s’inscrit dans la plateforme de financement des PME soutenue par la SFI, qui accorde une attention particulière aux entreprises féminines, souvent confrontées à des difficultés d’accès au crédit et aux financements d’investissement.

Le dispositif prévoit également un accompagnement technique d’Alios Finance Cameroun. Celui-ci portera notamment sur l’amélioration de la gestion des risques, les procédures d’analyse et d’octroi des crédits, la gestion actif-passif, la digitalisation et le renforcement des ressources humaines.

La SFI entend aussi améliorer les capacités de l’établissement à mesurer et documenter les financements accordés aux entreprises détenues par des femmes.

UN MÉCANISME INTERNATIONAL DE PARTAGE DES RISQUES

L’opération bénéficie par ailleurs d’une architecture financière particulière. Elle s’appuie sur des instruments de financement mixte mobilisant l’Association internationale de développement (IDA), autre institution du Groupe de la Banque mondiale.

Le premier dispositif repose sur une garantie mutualisée de première perte pouvant atteindre 40 millions de dollars, destinée à couvrir une partie des risques supportés par les investisseurs dans le cadre d’un portefeuille de projets.

Il ne s’agit donc pas d’une garantie de 40 millions de dollars exclusivement accordée à Alios Finance Cameroun, mais d’un mécanisme plus large auquel son financement est rattaché.

Le second dispositif consiste en un contrat d’échange de devises, ou cross-currency swap, soutenu par l’IDA. Il vise à faciliter les financements en monnaie locale et à réduire les risques liés aux fluctuations de change.

Ces instruments permettent de rendre possibles des opérations qui seraient plus difficiles à financer aux conditions ordinaires du marché.

La SFI estime notamment à 5,2 % du coût total du projet l’élément concessionnel associé au mécanisme de couverture en monnaie locale.

La publication apporte également une précision sur l’actionnariat d’Alios Finance Cameroun. Selon la SFI, Crédit d’Afrique Groupe (CREDAF) détient 70,6 % du capital de la société, confirmant sa position d’actionnaire majoritaire.

Par Yves TCHENANG
Défis Actuels du 21/10/2026

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